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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:30

...Terre de haut, l'ile rebelle,  se  reveilla dans une atmosphère lacrymale , tout en silence, après une nuit blanche lourde en recueillement; reflet d'un désordre intérieur incommensurable. Au milieu de la miniature salle de délibération de la  mairie tronait,à l'etroit,la dépouille de Théodore SAMSON... Un par un, des gens éffondrés de toutes conditions sociales venaient s'y recueillir, en hommage à leur valeureux maire; tous  avouaient  regretter le désormais martyr de la cause du saintois vertical. Le ciel etait d'un bleu pictural  au dessus du calvaire, quand soudainement une pluie drue surgissant de nulle part ,sans une bribe de vent - bénédiction du seigneur penseraient les plus férus des croyants  - s'abattit des heures durant  sur tout l'archipel; offrant, aux reptations redistributrices des bords de mer houleux , fatras et ex votos  issus des flancs du Morne à Craie, un des champs de bataille de la guerre assymétrique de l' avant veille. Disons le, dame nature  qui n'avait que faire de la souffrance   humaine, y alla de sa petite partition, en rajoutant une couche de contrarietes à l'humeur maussade ambiante. L'onde de  choc de la violence publique employée par les autorités, pour annhiler les mutins, avait mis toutes les têtes sens dessus dessous ; réactivant en chacun, hommes et femmes tous ages confondus, une blessure originelle insuffisamment pacifiée. Le moindre bruit auparavant ignoré car anodin devenait suspect et matière à supputations irrationnelles ; rendant fébriles et nerveux les esprits les plus malmenés et sensibles. Ceux parmis  les plus avertis  se rendirent  vite compte de la cassure apparue entre saintois de terre de bas et saintois de terre de haut . La situation etait grave, l'avenir de la communauté, jadis unie en une seule entité, se revela subitement incertain et opaque . Par affinités,, Cassandres et Optimistes s' agglutinaient par petits groupes, partout là ou l'espace public le permettait ;  les uns et les autres y allant  de leur ressenti , pour exprimer leur part de vérité ou leur perception des choses , facon  thérapie Brain Storming ou exutoire émotionnel de leur moi traumatisé...il n'eût point besoin d' etre sondeur  de l'inconscient ou gadè zafè, pour déceler  à travers ces  effusions de paroles : ici, la marque d'une peur maitrisée , là le regard fuyant d'un pleutre ou  les stigmates d' un esprit égaré; plus loin, la   posture d'un psycho-rigide ; voire aussi, la gnak d'un dandy  legitimiste , la jactance d' un  pseudo revolutionnaire délirant et tant d'autres psychodrames.

 

Autres lieux, autres moeurs ...Sous une véranda,  à  l'arrière cours d 'une batisse bleue de la rue de l'hopital , dans le quartier du Mouillage, une famille d'origine protestante au grand complet, ersatz  d'une  aristocratie "joues poudrées bouche pointue " auto proclamée noblesse royale, répondant à l'expressif  patronyme De La FouFoune Sang Bleu, refaisait le monde autour d' un plat d' haricots rouges et de viande roussie...Assis à la droite du patriarche maquignon pète-sec, un jeune blanc-bec sus nommé Lou Mol,don de la Paroisse Notre Dame de l'Assomption, par l'alliance de sa génitrice avec un roturier de la lignee des petits blancs "sauve la race", ne perdait rien des propos fieleux déversés à l'encontre des fauteurs de troubles venant de Terre de Bas ; la nouvelle  du  transfert des mutins  sur Basse-Terre suscita un gigantesque éclat de rire  carnassier, suivi d'un proutt  dérogatoire aux caracteres  hautains et  suffisants cultivés dans cette famille...Au même moment, dans le salon Bonaparte de la préfecture en la Basse-Terre,une réunion des instances représentatives des corps constitués  concluait à la nécéssité de lever l' hypothèque d'une reprise des  manifestations; désignant les frères PINEAU - la technique du bouc-émissaire- seuls coupables du soulèvement . Missions furent  également données à des hommes de l'ombre de s'assurer de la loyauté des futurs élus saintois vis a vis de la FRANCE, pour en faire des intermédiaires capables , en toutes circonstances, de trahir sa population pour l'interet superieur de la patrie Bleu Blanc Rouge...C'est ainsi qu' à Terre de haut les margoulins de la politique  supplantèrent les serviteurs désinteréssés en politique...Vous avez assez dit m'annonça la Diabless griffon .A suivre...

 

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:45

 

 

 

« Maint amoureux d’un grain de beauté commet l’erreur d’épouser la fille entière.  », proverbe Americain <<♣>>

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:26

Les deux mon général...

L’année 2013 est en passe d’entrer dans le top 10 des années les plus chaudes depuis 1850  ! Ce type de records se succède dangereusement depuis quelques années. Malgré un certain fatalisme, des pistes de réduction des gaz à effet de serre s’avèrent très prometteuses.

C’est mal parti

Anticipée par le GIEC, la multiplication des événements météo extrêmes vient d’être tristement confirmée par le typhon Haiyan, l’un des plus puissants jamais observés, qui a touché le 8 novembre les Philippines. Encore plus pessimiste que le précédent, le nouveau rapport du GIEC (le cinquième) laisse entendre qu’Haiyan n’est qu’un avant-goût de ce qui pourrait nous attendre dans les prochaines décennies.

Il serait donc grand temps d’agir. Pourtant, dans le meilleur des cas, ce n’est qu’en 2015, à Paris, que sera signé (si il est signé) un nouveau protocole international visant à limiter à 2°C le réchauffement climatique d’ici la fin du siècle. Pire, ce nouveau protocole ne rentrerait en vigueur qu’en 2020.

Comment agir tout de suite ?

2020, l’échéance est trop lointaine pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Dans son rapport 2013, l’agence estime que c’est dès à présent qu’il faut agir. Selon elle, « sur la base des politiques actuelles », les températures moyennes vont augmenter « de 3,6°C à 5,3°C » d’ici la fin du siècle. Ces prévisions sont bien au-delà des 2°C évalués comme le seuil qui conduirait à une importante hausse du niveau de la mer et à une extinction massive des espèces animales et végétales.

L’agence ne baisse cependant pas les bras. La limitation du réchauffement à 2°C « reste techniquement faisable », si une série de mesures est mise en place avant 2020 partout dans le monde. Parmi celles-ci, l’abandon des centrales à charbon les plus polluantes, et, surtout, le développement de l’efficacité énergétique.

En améliorant l’usage de l’énergie dans les bâtiments et les transports, il serait possible de réduire d’1,5 milliards de tonnes les émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit autant que celles de la Russie. Ce moyen d’agir est d’autant plus intéressant que son coût (évalué à 200 milliards de dollars) « serait plus que compensé par la baisse des factures énergétiques ». Non seulement bon pour l’environnement, l’efficacité énergétique serait aussi un « avantage compétitif » en faisant baisser les besoins d’une énergie toujours plus chère.

Dans la lutte contre le changement climatique, l’efficacité énergétique est donc l’un des principaux moyens d’agir. Mieux, il est dans l’intérêt économique (puissante motivation) des Etats, des entreprises et des particuliers d’investir dans ce domaine.

 

in Agora vox

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 20:17

 

Sur une brèche de crête, trouée des sentes du sud

Canopée immobile de vetiver tressé ,soleil rude ,

Entre terre et mer .

Neg à  eloi , meute  voltigeuse , assoiffée de  pitance

Lorgnant épopées et  waches d'ogives en transhumance ,

 

Maitre senneur, à l'affut de bancs pélagiques

Offrandes  successives  des courants  atlantiques

Balaous, osselets vivants.

Aux signaux convenus du guetteur embusqué,

Corde la potence " Baton ! "; rets "Nagez!" manne encerclée.

 

Frontière milieu entrelacs resserrés , mailles luminescentes

Bulles benthiques-coulirous- aux couleurs évanescentes

Charivari Grand-étang

Kamades rusées, centurions des gouffres alumines

Fioles enivrantes ;pêcheur, coeur vaillant magnanime.

 

Terre de haut le 27/11/2013  Ψ

 

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 17:45

C'est  GUGUSSE un peu saoul qui entre dans un bar à petite anse et qui dit au barman  JOBARD ébahi :
- Je te parie cinquante euros que j'arrive à remplir mon verre de pisse sans en mettre une goutte à côté.
- Ok, pari tenu. Répond le  barman JOBARD.
GUGUSSE baisse son froc et essaye de remplir son verre, mais ça gicle partout, même sur notre  JOBARD, lequel rigole bien en regardant un saoulard se démener comme il peut. Quand il a finis, notre GUGUSSE sort de sa poche les cinquante euros et les donne à JOBARD  avec un grand sourire. Un peu étonné, celui-ci demande:
- J'ai gagner le pari et vous souriez, pourquoi?
- Vous voyez le NENESS là-bas? J'avais parié cent euros avec lui que je vous pisserais dessus et que ça vous ferais rire...

 

 

PS: toute ressemblance avec untel serait purement un fait du au hasard...Hic :

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 18:30

Rimbaud n'etait pas qu'un poête, ce fut aussi un voyageur en quête de découverte hors des sentiers balisés ; il etait fasciné par cette richesse négligée  que représente l'altérité. Cette rencontre-découverte  avec  l'autre nous -même quelque soit son origine ...L' article qui suit nous raconte  sa passion du partage  durant son périble , sans à priori, dans un continent fascinant l 'Afrique...

 

 

 

Voyage vers l'Est : dernière partie d'un périple vers l'est de l'Ethiopie qui nous fait découvrir l'ancienne ligne de chemin de fer d'Addis à Djibouti construite par les Français, la ville francophone de Dire Daoua et la fameuse cité de Harar, chère au poète Arthur Rimbaud.

Avant la construction de la ligne de chemin de fer Addis-Djibouti et la création de la ville de Dire Daoua, la citadelle de Harar était le grand centre de négoce de l'est de l'Ethiopie, fièrement située sur la route commerciale reliant les hauts-plateaux d'Abyssinie à l'Océan Indien. Elle était aussi et reste toujours un centre primordial de l'Islam, quatrième en importance après La Mecque, Médina et Jérusalem. Mythique et historique, Harar attira en son temps des générations de voyageurs, artistes, écrivains et poètes dont le grand Arthur Rimbaud, qui en fit sa ville d'adoption dans les années 1880.

A l'age de 26 ans, Rimbaud, fort de sa réputation grandissante de poète et voyageur errant par nature, décida d'abandonner l'écriture pour se lancer dans le commerce international. Il souhaitait quitter la mentalité étroite de la France de son époque et surmonter la douleur que lui avait causée sa relation tumultueuse avec Paul Verlaine. Harar était à l'époque un lieu exotique, clos et chargé de mystère, où encore très peu d'étrangers avait pu pénétrer. Un lieu à priori parfait pour un poète vagabond comme lui.

Jusqu'en 1875, date à laquelle les Egyptians prirent possession d'Harar, la ville restait fermée aux non-musulmans. Le premier étranger à avoir pu y entrer en 1855 fut l'explorateur britannique, Richard Burton, qui camouflé en riche marchand musulman, réussit à franchir les portes de la ville. Il décrit ses aventures dans son livre : "Premier pas en Afrique de l'Est-Exploration d'Harar." Vers la fin du XIXème siècle, la cité s'ouvrit aux sociétés étrangères de négoce qui y installèrent des comptoirs. Rimbaud y travailla d'abord comme représentant du commerçant français, Alfred Bardley, déjà établi à Tadjoura (Djibouti) et Aden, mais son premier séjour fut interrompu par une insurrection qui poussa les autorités égyptiennes à quitter Harar en 1884. Le pouvoir retomba entre les mains de l'autorité traditionnelle, incarnée par l'émir Abdullah qui tenta une fois de plus de chasser les étrangers. Ce parti pris déplut au roi Ménélik qui souhaitait bâtir une grande Ethiopie et comptait y inclure Harar. Il y envoya son meilleur général, Ras Makkonen, qui vint à bout de l'Emir et fut nommé gouverneur d'Harar, où quelques années plus tard nacquit son fils Tafari, le futur empereur Haile Selassié.

Une fois le calme rétabli, Rimbaud retourna à Harar, cette fois-ci pour y ouvrir sa propre société de négoce, au nom de laquelle il fut impliqué dans tout un éventail de transactions, y compris la vente d'arme au roi Ménélik qui défendait son trône sur le front nord. A son retour à Harar, Rimbaud fit une description sordide de la ville qui d'après lui, ressemblait à des égouts à ciel ouvert aux odeurs de putréfaction et à la limite de la famine et de la peste. Le nouveau gouverneur, Ras Makkonen, qui devint très vite son ami, réussit à retourner la situation, rétablir les infrastructures urbaines et redonner à Harar son rayonnement d'antan.

Durant tout son séjour dans la ville, Rimbaud travailla beaucoup, écrit très peu, principalement des lettres adressées à sa mère et à sa soeur. C'est cependant le poète que l'on célèbre dans la ville aujourd'hui. Un musée a été ouvert il y a quelques années à l'emplacement où il vivait mais dans une maison édifiée après son départ. A l'intérieur, une exposition permanente permet de retracer sa vie depuis son enfance dans le nord de la France jusqu'à ses derniers jours d'homme malade quittant Harar sur une civière pour aller se faire soigner et ensuite amputer à Marseille. Quelques photographies prises par Rimbaud lui-même sont aussi exposées. Cependant, la seul trace qui reste de la France à Harar est la présence abondante de vieilles Peugeot 404. A côté de la maison de Rimbaud, se trouve celle de Tafari Makkonen, devenue un musée de la ville de Harar, où l'on peut admirer toute sorte d'objets tels que des bijoux, costumes, armes, pièces de monnaie, illustrant la culture très particulière de cette place forte musulmane aux portes de l'Ethiopie chrétienne orthodoxe.

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Les deux Harar

De nos jours, Harar est composée de deux villes distinctes : la vieille ville musulmane à l'intérieur des murailles, aussi surnommée le Jegol et fondée au XVIème siècle, et la ville moderne chrétienne bâtie par les Italiens lors de l'occupation des années 1930. Pour l'Ethiopie, dont la plupart des villes sont de construction récente, Harar est une très ancienne cité presque orientale. Les habitants d'Addis savent que pour la savourer pleinement, il faut loger dans une des deux maisons d'hôtes du vieux centre, tenues par deux soeurs et communément appelées cultural guest house (maison culturelle). C'est ce que nous fîmes ce qui nous permit d'arpenter à loisir les ruelles de la ville - certaines sont tellement étroites qu'une seule personne peut y passer à la fois - et de découvrir ses trésors cachés, comme la plus petite mosquée du pays ou encore la plus ancienne torréfaction de café de la ville où les murs en ont absorbé la forte odeur. Le Jegol contient plus de 90 mosquées dans son enceinte et une seule église orthodoxe datant du temps du Ras Mekkonen. Nous fîmes également appel aux services d'un guide local, indispensable pour véritablement explorer la vieille ville et comprendre son histoire et son fonctionnement, en particulier la place que tiennent les maisons individuelles.

Ces dernières sont célèbres en Ethiopie et au-delà pour leur riche décoration intérieure et le symbolisme de chaque objet et pièce de décoration. A chaque évènement important pour la famille tel qu'un mariage, une naissance ou un décès, on rajoute un objet. Un oeil averti saura lire dans la décoration toute l'histoire de la famille. Ainsi, dans la maison d'hôtes où nous logeâmes, nous fûmes conviés dans le salon de famille, sauf aux moments de la prière. Notre guide dut nous expliquer en détail la signification de la décoration pour pouvoir la comprendre. Ainsi, il nous montra une petite pièce à côté du salon principal, appelée chambre des mariés et où les jeunes époux de la famille étaient contraints de passer leur première semaine de noces. Une petite ouverture permettait aux membres plus expérimentés de la famille de leur expliquer les gestes de base de l'intimité du couple. Après une semaine de confinement, les nouveaux époux en ressortaient plus avertis et préférablement avec une nouvelle gestation en cours.

Les couleurs sont aussi très présentes dans la culture harari. Contrairement aux vêtements traditionnels blancs du reste de l'Ethiopie, Harar est un festin de couleurs rappelant la proximité du Moyen-Orient, voire de l'Inde. La qualité de son café est également réputée dans toute la région ainsi que son commerce de Khat, plante narcotique aux vertus stimulantes. Elle est machée surtout par les chauffeurs routiers qui veulent rester éveillés au volant des nuits entières, ce qui provoque un nombre élevé d'accidents de la route dans l'est de l'Ethiopie.

Enfin, Harar a aussi son attraction touristique : Mr Yosef, le dompteur de hyènes. Il est présent tous les soirs à la porte de la ville pour nourrir les quelques hyènes qui y trainent et épater les visiteurs moyennant rémunération. Ces derniers sont d'ailleurs encouragés à nourrir eux-mêmes ces animaux sauvages mais presque domestiqués à force. La journée, Mr Yosef et sa famille se promènent dans Harar élegamment vêtus. L'âme négociante de la ville ne s'est pas perdue.

Fin

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les hyènes de M. Yusef
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decoration typique d’une maison harari

Auteur : Salambo in agora vox
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 18:30

Morale civique:

 

 

"Toute connaissance est une réponse à une question".Gaston BACHELARD. <<♥>>...

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 18:30

Y a des jours ou les agences officielles, distributrices en flux tendus  de produits informatifs "prime time ", nous formatent en timbré ou en  schizophrène. Les séquences suivantes en témoignent:

 

Séquence une:  Abdelhakim ,ex militant d,extrême gauche et aussi ex détenu pour crapulerie en bande organisée ,se trouve affublé du label  d' ennemi public no1, pour avoir contrevenu, à travers ses périgrinations meurtrières insensées (BFM Liberation. Societé Générale la Defense ) aux règles du vivre  ensemble.

 

On ne tire pas impunément sur les gens car l' humain c'est sacré ; exception faite ,sachez le, pour l 'Etat monstre froid et ses  têtes presidémentielles  : Obama Drone .Hollande Faucon. Bi Bi Polaire de Tel Aviv...Eux, oui, peuvent se le permettre car leur pouvoir émane d'un sacre démocratique, excusez  du peu ... Démocratie que de crime commis en ton nom , comme dirait l'autre.

 

Timbré un jour , timbré toujours.  

 

Séquence deux: Ben zema, footeux professionnel délocalisé bonne pâte italienne, consacré heros national pour avoir marqué un but en s'octroyant impunément le droit de déroger aux règles foot ballistiques , par un hors jeu tangible 

 

Hip!Hip! Hip ! Hourra ! Impossible n'est pas francais ! ... vu de mes yeux vu et entendu .Désormais en FRANCE, toute honte bue,  l' Honneur est sauf pour qui bien y triche, avec le cautionnement des journalistes et du président de la République  en personne.  

 

Je ne le répéterais jamais assez, la fin ne justifie pas les moyens, que la cause soit noble et juste ou pas ; et son bras armé,  typé européen ou pas. Après cela, qui oserait contester  que la schizophrénie n'est pas l'enfant du déni de la réalité par ceux la même qui sont chargés d'indiquer le chemin de la sagesse et le sens de la mesure. 

 

La chienlit est  une voie royale pour  la déliquescence.

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:30

 

 

 

 

Aux feux  galants de son amant,

Libido majuscule.  

Femme, cambrure d'amphore brisée .

Rive d'ivresses

Et, de Désirs, 

A  s'en rejouir jusqu' au crépuscule.

 

Apollon :

Verge, coit

catapulte et petite mort .

Cro-Magnon:

Virile,glabre.

Fluide éphéronome. 

 

La Gynécée:

Mont de venus souveraine.

Manteau notre Dame,

Sensuelle Cathédrale.

Rosée furtive, d'elle,

Sucre d'orge englouti ,duo d'Extase.

 

 

Terre de haut le 20 /11/2013 Ψ


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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 18:30

Article très pertinent sur les effets nocifs  d'un style de management à la " gereur de plantation" au temps jadis des  colonies et ses milliers d'hommes surexploités - canne à la richesse- .Qui a dit que l'esclavage etait aboli...Quand on apprend que nous travaillons 9 mois pour les autres( employeurs, collectivités et  etat) dans une année...Allez les boeufs!!

 

 

 

  Felicitations aux auteurs: Isabelle Bruno et Emmanuel Didier.

 

... « Benchmarker, c’est la santé ! », claironnait en 2008 Mme Laurence Parisot, reprenant le slogan de la convention du Mouvement des entreprises de France (Medef) réunie cette année-là dans l’hémicycle du Parlement européen. Pour qui ignorait tout du benchmarking, son discours — qui en prônait l’application aux produits, aux services, aux idées, aux salariés, aux pays, etc. — avait de quoi désarçonner. De quoi s’agissait-il ? De vanter les mérites d’une technique managériale consistant à « évaluer dans une optique concurrentielle pour s’améliorer ». Pour Mme Parisot, « benchmarker » un pays, ce serait le « comparer à d’autres » en vue de repérer les « meilleures politiques » — entendre : « la fiscalité la plus avantageuse », « l’administration la moins pesante », « l’université la plus admirable (1) »... — et de s’en inspirer dans un souci de compétitivité (2). Une recette simple que les capitaines d’industrie s’évertuent depuis les années 1990 à transmettre aux dirigeants du monde entier. Ainsi, en 1996, la Table ronde des industriels européens (European Round Table, ERT) coorganisait avec la Commission européenne un séminaire pour promouvoir auprès des décideurs politiques un exercice susceptible d’« aider les gouvernements à justifier les inévitables choix difficiles (3) ». Difficiles pour qui ? Ce point n’était pas précisé. Le benchmarking produit des benchmarks (« repères »), c’est-à-dire des objectifs à atteindre qui ne sont pas fixés dans l’absolu, en fonction des exigences d’un patron, mais relativement à ce qui est censé se faire de mieux dans le monde. La force du benchmark ne tient donc pas tant à la poigne d’un chef ou à la scientificité d’un pourcentage qu’à l’objectivation d’une performance. Aux sceptiques, il oppose la preuve d’un meilleur résultat enregistré ailleurs. Ainsi, au nom du fait concurrentiel, il serait plus facile de faire accepter les restructurations, les licenciements, la « rationalisation » budgétaire, et de faire taire les contestations « irréalistes ». Aux Etats-Unis, le benchmarking, développé dans le privé par des entreprises comme Xerox, accède à la notoriété publique au milieu des années 1980. Présenté comme l’arme de la reconquête des parts de marché perdues au moment de la « déferlante nippone », il est préconisé par les économistes du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour enrayer le déclin des performances industrielles du pays (4). Il devient également l’un des critères d’attribution du prix Baldrige, créé par l’administration Reagan pour récompenser les organisations qui recherchent avec le plus de zèle la « qualité totale », que ce soit dans le secteur des biens et des services, dans la santé, dans l’enseignement ou dans des activités non lucratives. « Enrôlement des puissances salariales » Le benchmarking conduit les agents à vouloir améliorer sans relâche leurs scores, à être continuellement en quête de « meilleures pratiques », à viser toujours de nouvelles cibles, à s’engager autant qu’ils le peuvent au service d’un idéal relatif, la « qualité ». L’enrôlement de tous dans un effort coordonné de compétitivité ne procède idéalement d’aucune contrainte, ni physique ni légale. Il se nourrit de la bonne volonté des participants. Etre volontaire, « proactif », apporter la preuve de sa « performance totale (5) », ou bien s’exclure du jeu : telle serait l’« alternative infernale (6) ». Il y a là une façon très singulière de gouverner les membres d’un collectif. En l’absence de moyens coercitifs, qu’est-ce qui les fait courir ? Les primes et les récompenses n’épuisent pas les ressources de ce mode de gouvernement, qui fonctionne à l’initiative, à l’autoévaluation, à l’engagement personnel, à la responsabilisation, au volontarisme. Certains parlent de « contrôle d’engagement subjectif (7) », ou d’« enrôlement des puissances salariales (8) ». Ces formules mettent en relief l’ambivalence d’une domination qui se nourrit de la liberté, de la créativité et de la subjectivité des dominés. Bien que ces concepts aient été forgés pour décrire les mutations des relations de travail dans l’entreprise, ils valent également pour l’administration publique. En période de vaches maigres budgétaires et de condamnation généralisée des excès bureaucratiques, hors de question d’intervenir plus (ou avec davantage de moyens) : il faut mieux organiser, afin de dispenser les meilleurs services à moindre coût. Au slogan libéral classique du « moins d’Etat » s’est ainsi substitué le mot d’ordre néolibéral du « mieux d’Etat ». Mais la définition de ce qui est « mieux » pour différentes institutions ne coule pas de source. Si les entreprises visent le profit, quelle finalité s’assignent l’Etat et ses administrations ? En régime démocratique, il appartient — en principe — au peuple de le déterminer. De fait, cette question suscite un dissensus politique fondamental. Dès lors, la pratique du benchmarking n’a rien d’évident ni de naturel. Que l’Etat fasse usage de chiffres n’est pas nouveau : dès sa naissance, au XVIIIe siècle, la statistique se présente comme la « science de l’Etat ». Ironie de l’histoire : ce que la puissance publique avait conçu comme son instrument privilégié sert aujourd’hui à la mettre en pièces sous couvert de « nouvelle gestion ». En mobilisant les statistiques, le benchmarking cherche à capter leur pouvoir de description transformatrice. Afin de distinguer l’appareil statistique, dont la formation est coextensive à celle de l’Etat, du réseau de chiffres tissé par le benchmarking, nous pourrions parler d’une « nouvelle quantification publique » (NQP), comme d’autres parlent d’une « nouvelle gestion publique ». Dans les deux cas, ces expressions ont l’avantage de pointer une constellation d’éléments à géométrie variable dont on peut faire apparaître les régularités et la cohérence d’ensemble. Cette NQP regroupe des composants dont on nous rebat les oreilles depuis une dizaine d’années. Il s’agit des indicateurs de performance, variables quantitatives que les agents doivent renseigner eux-mêmes pour démontrer l’efficacité de leur activité ; des objectifs quantitatifs, que les instances dirigeantes leur assignent tout en cherchant à leur insuffler la « culture du résultat » ; des tableaux de bord, qui permettent d’appréhender en un seul coup d’œil un grand nombre de données chiffrées ; des classements identifiant les « bons élèves » et les moins bons en vue de distribuer primes et sanctions, etc. Ces techniques ont été systématisées dans l’administration publique française par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) et par la révision générale des politiques publiques (RGPP), rebaptisée par le nouveau gouvernement modernisation de l’action publique (MAP). S’ils s’appuient sur la « bonne volonté » de chacun, de tels dispositifs ne fonctionnent pas pour autant en roue libre ou en pilotage automatique. La domination managériale est exercée par une élite dont le cercle se resserre. En outre, si les dirigeants politiques et économiques parviennent à imposer le benchmarking en arguant de l’universalité de cette méthode managériale, supposée tout-terrain, ils se l’appliquent rarement à eux-mêmes. Le meilleur exemple en est sans doute l’expérience de notation et de classement des ministres au regard des objectifs chiffrés qu’avait fixés le président Nicolas Sarkozy. Si la publication du palmarès dans l’hebdomadaire Le Point a fait grand bruit en janvier 2008, l’idée a vite été abandonnée. Le développement du benchmarking a en outre rencontré l’opposition d’une catégorie particulière d’agents : médecins, magistrats, commissaires ou professeurs d’université. Tous ont vu leur autorité traditionnelle radicalement mise en cause par l’introduction de ce type d’évaluation comparative et gestionnaire, qui tend à se substituer au jugement par les pairs. Habituellement peu enclins à l’action collective, ces « patrons » ont alors rallié la cause d’agents subalternes mobilisés contre des dispositifs dont ils sont les premières cibles. En revanche, d’autres travailleurs, qui ne bénéficiaient pas du même capital social, ont espéré que ces nouveaux systèmes d’évaluation leur permettraient de faire mieux reconnaître leurs qualités et de valoriser leur position. C’est donc par une alliance entre les plus hauts responsables et certains agents intermédiaires faisant figure d’« outsiders » (9) que le benchmarking est parvenu à surmonter les résistances et à s’imposer dans le secteur public. Les promesses d’objectivité et d’équité formulées par ses promoteurs n’ont toutefois pas été tenues, et de nombreux effets pervers sont apparus de façon flagrante. Les agents de tous niveaux ont senti s’abattre sur eux une pression psychologique énorme, qui, en particulier dans la police, haut lieu de la « politique du chiffre », a mené certains d’entre eux au suicide. Le nombre d’appels téléphoniques reçus par le service de soutien psychologique opérationnel des forces de l’ordre a presque quadruplé en dix ans. Obligés de poursuivre des objectifs peu consistants, toujours mouvants, les agents souffrent d’un manque de clarté et de stabilité dans leur activité. Ils parlent souvent d’une « perte de sens ». Quant aux usagers des services publics, ils ont pu constater que le prétendu « mieux d’Etat » signifiait en réalité une baisse de la qualité des services publics. On a par exemple assisté à une explosion du nombre de gardes à vue pour des personnes qui, auparavant, n’auraient pas été inquiétées. Et le tri à l’entrée des urgences hospitalières, présenté comme le gage d’un traitement plus rapide des malades, a provoqué une augmentation du taux de retour, signe d’une insuffisance de la prise en charge. Les agents évalués par des variables quantitatives ont dû apprendre à « faire du chiffre », ou à présenter leurs résultats de la façon la plus flatteuse pour eux. Des policiers ont procédé à des arrestations faciles, mais sans effets réels sur la délinquance ; des médecins ont écarté les pathologies les plus complexes pour traiter plus de cas simples ; des chercheurs ont saucissonné leurs articles pour en publier trois plutôt qu’un seul consistant. Comment les blâmer de se protéger, de défendre leurs intérêts ? Mais, du coup, la réalité sur laquelle portent les chiffres censés évaluer leur réactivité, leurs initiatives, est elle-même construite par la technique de management. Elle n’est plus le juge de paix final qui soupèse l’action de l’Etat : elle est susceptible d’être, elle aussi, construite. Première victoire en justice Une opposition au benchmarking en tant que tel commence à s’organiser, notamment en France. Le 4 septembre 2012, le tribunal de grande instance de Lyon a estimé que la mise en concurrence des salariés suscitait un stress permanent qui nuisait gravement à leur santé. Aussi a-t-il interdit à la Caisse d’épargne Rhône-Alpes Sud de fonder son mode d’organisation sur le benchmarking. Depuis 2007, cette banque avait en effet instauré un système de gestion des personnels qui consistait à comparer quotidiennement les résultats de chacun et à afficher un classement. Engagée par le syndicat Solidaires, unitaires, démocratiques (Sud), qui dénonçait la terreur engendrée par de telles méthodes, l’action en justice marque un tournant dans la résistance au dispositif. Ce jugement sans précédent ouvre la voie à de nombreux recours partout où le benchmarking est à l’œuvre. Isabelle Bruno et Emmanuel Didier Auteurs de Benchmarking. L’Etat sous pression statistique, La Découverte, coll. « Zones », Paris, 2013.

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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