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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 18:30
Bonjour.
 

Afin que chacun puisse se faire son opinion sur l’actualité liée au carburant, et sur les menaces de grève des gérants de stations-service.

Pour ma part, je considère comme une petite « révolution copernicienne » ce projet de décret visant à réglementer les prix des produits pétroliers, qui permettra d’imposer aux pétroliers la transparence dans leurs coûts réels et leurs marges. En effet, selon notamment l’article 10 du projet de décret :

« La demande de revalorisation des marges de gros n’est examinée que si l’ensemble des opérateurs concernés est à jour de la transmission des comptes annuels et présente un dossier dûment complété, accompagné de tous les justificatifs. »

En outre, ce décret fixera désormais à 9% le taux de rémunération du capital de la SARA.

A l’évidence, ce décret n’est en aucune façon défavorable aux gérants de stations-service, et ne menace encore moins l’emploi dans ce secteur.

En revanche, c’est un bras de fer qui oppose l’Etat – le gouvernement, et singulièrement le ministère des Outre-mer – aux gros lobbys pétroliers ; gouvernement qui à mon sens, parce que la cause défendue est juste et ô combien salutaire pour nos concitoyens d’outre-mer, mérite notre plus fervent soutien.

L’on peut d’ailleurs s’étonner de la timidité de certains soutiens à ce projet de décret, en particulier parmi celles et ceux qui furent pourtant si prompts en 2009 à revendiquer la transparence totale dans la formation des prix des produits pétroliers.

Enfin, l’on peut regretter que les gérants de stations-service, qui semblent avant tout les otages des pétroliers, soient visiblement prêts à sacrifier l’intérêt général et mettre en péril l’économie de nos territoires insulaires fragiles, sur l’autel des intérêts exorbitants de quelques-uns.  

David Dahomay.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:30

Invité dans Politiques, Edwy Plenel estime que "Madame Le Pen, l’extrême-droite, les fascistes" sont connus des "républicains". Le directeur de Médiapart affirme que le danger vient des responsables politiques qui cèdent à l’extrémisme, "qu’ils soient de droite comme de gauche". "C’est ceux-là qui font la politique du pire" assène-t-il. Pour le co-fondateur du pureplayer, "le danger, c’est pas Madame Le Pen. Le danger, c’est Manuel Valls.". Avant d’ajouter : "c’est lui notre honte".

J'ai participé récemment à une réunion en vue des élections municipales. Il n' a été question, pendant tout le début, que de la stratégie face au FN. L'avis général étant que si le FN avait présenté une liste (ce n'est pas le cas), elle aurait eu des chances d'arriver en tête.


J’habite une ville de province assez tranquille, alors j'imagine le même genre de réunion à Marseille, par exemple. Comment en est-on arrivé là ?
 
1934/2014 : les mêmes causes produisent les mêmes effets : une crise qui vient des Etats-Unis, le pouvoir d'achat en berne, le sentiment d'abandon des classes moyennes... Mais aussi des facteurs nouveaux (et à mon avis aggravants) par rapport à l'entre deux guerres : l'intégration de la France dans une usine à gaz dirigée par des technocrates, composée de 27 pays n'ayant ni la même histoire, ni la même économie, ni le même niveau de protection sociale, la disparition de nos frontières et de notre monnaie nationale, rendant impossible la lutte contre les délocalisations (interdite par les Traités européens), la régulation des flux migratoires et l'effet de levier d'une politique monétaire souveraine : la balance commerciale de la France est en déficit chronique depuis des années, contrairement à celle de l'Allemagne qui profite d'un euro fort.
 
Pourquoi, aussi bien la Droite que la Gauche laisse-t-elle au Front national le monopole de la défense de valeurs légitimes incarnées jadis par le gaullisme et le socialisme de Jaurès ("La nation est le seul bien des pauvres") : la nation, l'Ecole républicaine, la laïcité... ?

 

 Je suis né en 1950 et je n'ai jamais été aussi inquiet (même au moment de la menace de putsch des généraux d'Alger et de la crise des missiles de Cuba).


Dans les années 60, du temps du général de Gaulle, Le Pen, c'était un type bizarre avec un bandeau sur l’œil et 2% d'intentions de vote. Autant dire rien du tout. Le Pen, aujourd'hui, c'est une machine de guerre, un vivier électoral et un réseau de sympathisants, y compris dans la haute administration, qui a franchi la barre du 2ème tour des présidentielles en 2002 et qui, à travers sa fille (le FN relooké) risque de faire un carton.

C'est formidable, non ? Alors que l'on nous dit que la France ne cesse de faire des progrès, qu'il y a plein de chouettes "avancées sociétales", que l'Union européenne, c'est le plein emploi, la prospérité, la paix, la démocratie...

J'ai le souvenir d'un discours de Georges Pompidou promettant aux Français que s'il y a avait plus de 500 000 chômeurs en France, il démissionnerait. Le seuil de 500 000 chômeurs n'a pas été atteint de son vivant, mais Pompidou a supprimé le privilège de la Banque de France de prêter à l’État sans intérêts et la dette a commencé à ce moment-là (auprès des banques privés, je le rappelle, et nous ne payons que les intérêts, une dette que nous léguons à nos enfants, à nos petits-enfants, in secula seculorum). Le chômage a commencé sous VGE et n'a fait que croître et embellir sous Mitterrand (qui a favorisé par calcul la montée du FN contre la Droite traditionnelle).

Contrairement à ce que nous racote François Hollande, la crise est devant, pas derrière et il y a une relation entre la crise et la montée de l'Extrême-Droite. Si bien que crier au fascisme, comme le fait Edwy Plenel et viser le seul M. Valls, sans s'interroger sur les causes de la catastrophe est dramatiquement irresponsable. M. Valls est dépassé, comme tous les membres du Gouvernement, parce que la politique de la France se fait désormais à la corbeille (dématérialisée) et que la France, "non pays" désormais sans frontières et sans monnaie, n'est plus gouvernée à Paris.

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:37

Bourdieu et la démocratie délibérative, Lordon et l'autogestion, Chomsky et l'anarcho-syndicalisme, Chouard et les critiques des constitutions, Stilglitz et la crise de la démocratie...

On ne compte plus les exemples d'intellectuels qui prônent un "quelque chose" qui tend vers des caractéristiques communes. Un esprit qui s'incarne chez les Indignés ou chez les membres Occupy, comme dans ces nouvelles formes de révoltes sans leadership qui se répandent de par le monde.

Cet esprit est parfois appelé : "l'horizontalité". Un concept indéfini que chacun semble vouloir s'approprier. Qualifié de "démocratie directe", "d'anarchisme", "de communisme" parfois ! Ou encore de "réelle democratie".

Toutefois, l'analyse rigoureuse de ce qui tend vers cet esprit démontre que l'horizontalité est autre chose que les visions les plus communes de ces différents concepts, bien qu'on puisse légitimement l'y rattacher.

Le livre "L'espoir horizontal" en accès libre sur internet décrit notre société, ses problématiques, mais surtout une alternative de société basée sur ce qui tend vers cet esprit au travers du monde. Il se veut pouvoir nous rassembler au sein d'un espoir réel et concret.

Il n'est pas évident pour un auteur d'avoir à faire lui même la promotion de son livre. Mais la volonté de garder ce livre accessible à tous m'a poussé à refuser le champ classique de l'édition qui n'a pas voulu accepter de laisser le livre en accès libre sur internet, tout en éditant celui-ci en version papier.

J'ai l'espoir que la critique se portera davantage sur le fond, que sur la forme, qui au final a voulu incarner cet esprit qui importe à beaucoup d'entre nous : "L'autogestion".

"Tous ceux qui voulaient parler le faisaient. C’était la démocratie sous sa forme la plus pure. Il pouvait y avoir des différences hiérarchiques entre ceux qui parlaient, mais chacun était écouté, chef et sujet, guerrier et sorcier, boutiquier et agriculteur, propriétaire et ouvrier. Les gens parlaient sans être interrompus et les réunions duraient des heures. Le gouvernement avait pour fondement la liberté d’expression. … Les réunions duraient jusqu’à ce qu’on soit arrivé à une sorte de consensus. Elles ne pouvaient se terminer qu’avec l’unanimité ou pas du tout. Cependant, l’unanimité pouvait consister à ne pas être d’accord et à attendre un moment plus propice pour proposer une solution. La démocratie signifiait qu’on devait écouter tous les hommes, et qu’on devait prendre une décision ensemble en tant que peuple. La règle de majorité était une notion étrangère. Une minorité ne devait pas être écrasée par une majorité" (Nelson Mandela, dans son autobiographie, parlant des réunions tribales de la société Thembu).

Lorsque l'on mentionne cette idée de décider par nous même de ce qui nous concerne, toutes sortes d'oppositions apparaissent :

  • C'est impossible en trop grand nombre
  • Ça prendrait trop de temps
  • Ça laisse un pouvoir décisionnel aux ‘incompétents’

  • La nature humaine est trop individualiste, et chacun campera sur la position qui l'avantage le plus.

  • Les peuples ne sont pas "prêts"

  • Voir humblement : « je ne saurais pas prendre des bonnes décisions de gestion collective ! » (l’argument « je n’en ai pas envie » n’est pas objet de discussion, puisque personne n’y est obligé)

  • Etc.

En réalité, il semble que ces éléments nous viennent d'idées préconçues basées sur des postulats erronés.

Par exemple, c'est Karl Marx qui a décrit l'être humain comme un exploitant, devenu homme au moment où le singe à commencé à utiliser un outil, et qui exploitera son prochain dès qu'il en aura l'opportunité.

Nous avons pourtant des contre exemples d'individus qui donnent ce qu'ils ont, et qui bien au contraire vont plutôt aider ceux qui sont plus en difficultés, et certainement pas les exploiter.

Ainsi, les causes d'un certain individualisme n'ont pas été étudiées. Sommes nous condamnés à être des individualistes politiques quelque soit l'environnement dans lequel nous évoluons ?

Mais Karl Marx a aussi avec un grand talent décrit en quoi les mécanismes de notre système nous condamnent à une concentration des richesses.

Une concentration des richesses face à laquelle nous ne pouvons plus "réguler l'économie", notamment en raison d'une finance qui a pris beaucoup trop de pouvoir sur le champ politique lui même, comme nous l'explique Joseph Stilglitz.

Aux États-Unis, vu la corruption presque systémique du financement des campagnes et les vases communicants entre le gouvernement et le secteur privé, c’est la politique qui est façonnée par l’argent, [...], Ce ne serait pas si grave si le concept des retombées économiques était un tant soit peu véridiques ; où tous bénéficieraient de l’enrichissement de strates supérieures. Mais la plupart des Américains sont en ce moment moins riches qu’avant ; leurs revenus réels (ajusté à l’inflation) étant inférieurs à ce qu’ils étaient en 1997, il y a quinze ans déjà. Tous les bénéfices de la croissance ont été vers le haut.

Et puisque malgré que nos Etats soient plus riches, nous devenons plus pauvres, cela crée ce que l'on appelle en jargon économique "une baisse supplémentaire de la demande agrégée", c'est à dire une boucle économique négative, qui entraînera nécessairement une diminution de la production, et une hausse du chômage.

Cette crise de la répartition de la richesse doit pour être résolue passer par une forme de régulation de l'économie, ou une remise en cause radicale de notre système.

Nous sommes nombreux à être conscients que les problématiques de dettes impayables, de crise sur les produits dérivés à venir, des menaces de troisième guerre mondiale. De la nécéssité de remettre en cause le système bancaire. Mais bien souvent, nous sommes bloqués aussi sur le "comment" : comment réussir à changer les choses ?

Il semble que dans tous les cas de figure, il y a un pas commun : Retrouver le contrôle sur nos politiques afin qu'elles soient soucieuses du bien commun, et non de l'intérêt individuel d'une petite partie d'entre nous.

Nous devons pouvoir décider de la répartition des gains collectifs, tout en laissant sa juste place et sa liberté à chaque individu.

Cet article ne pourra décrire et discuter en détail de l'ensemble des alternatives liées à la notion de "gouvernance" qui nous ont été proposées afin de créer une "meilleure démocratie".

Au lieu de cela, il semble préférable de mentionner quelques éléments moins discutés sur internet aujourd'hui, et totalement absents de nos médias.

Le souci d’une participation plus égalitaire à la délibération heurte frontalement la conception de l’égalité politique qui a jusqu’ici prévalu dans les démocraties, occidentales et qui a présidé à l’émergence du suffrage universel. Il est d’ailleurs remarquable que la « démocratie des autres » que Sen (2005) détecte dans les traditions non occidentales, qualifiée de « vision beaucoup plus large de la démocratie en terme de débat public », soit dépourvue de passion égalitaire. » (Urfalino, 2007)

Les origines non occidentales de la démocratie ont été discutées par nos ethnologues, et il semble que le mode de prise de décision qui a été beaucoup débattu chez les grecs mais également par la suite, et qui nous a mené vers des propositions différentes pour décider ensembles ( le vote pondéré, par approbation, par approbation proportionnel, à préférences multiples ordonnées, Méthode Black, Borda, Condorcet, Cooms, Schulze, Kememy-Young, Nanson, Dodgson, min-max de Smith, …), a totalement occulté une solution qui émerge de nouveau naturellement dans notre société aujourd'hui.

En effet, qu'il s'agisse de tribus de chasseurs-cueilleurs préhistoriques, ou de la palabre africaine, de nombreuses tribus d'indiens d'amériques, nomades, de villages auto-gérés scandinaves, et d'une multide d'exemples, le mode de prise de décision le plus répandu dans l'histoire de l'humanité est ce que Philippe Urfalino a appelé : "décision par consensus apparent".

Ce mode de prise de décision est en réalité une décision plus communément appelée "décision au consentement de tous".

Cette manière de prendre collectivement des décisions, décrite en 1946 par Clyde Kluckhon et Dorothea Leughton pour les Indiens Navahos, semble bien avoir été le mode de décision le plus répandu dans l’histoire des sociétés humaines.

L’ancienneté et la présence sur tous les continents de ce mode de décision dit tantôt « par consensus », tantôt « à l’unanimité », sont attestées par les travaux des ethnologues et des historiens. C’est le seul mode de décision mentionné pour les sociétés de chasseurs cueilleurs (Baechler [1994], Silberbauer [1982]) ; il était également l’unique forme de décision collective légitime dans les communautés villageoises en Kabylie (Mahé [2000]), en Afrique noire (Abélès [2003], Terray [1988]) et en Asie (Popkin [1979], Smith [1959]).

Un processus qu'on retrouve aussi bien dans les assemblées des indignés, que dans la sociocratie, et un ensemble de processus de management collaboratif. Il y a pour ainsi dire consensus que dans un petit groupe c'est le mode de prise de décision le plus efficace, mais qu'il semble impossible à mettre en place dans un large groupe.

Mais la distinction entre consensus "classique" et consentement reste très floue dans l'esprit de la plupart de nos concitoyens.

L'un des élements particulièrement intéressant dans cette idée de faire la différence entre la préférence et l'objection, en incorporant les individus dans la mise en place de la proposition elle même, plutôt que de simplement les faire choisir entre des propositions déjà construites que l'on en changera pas, est justement qu'on va pouvoir lié qualité et quantité dans la décision.

C'est à dire que la décision va gagner en qualité avec le nombre de participants. Le problème, c'est que cela peut prendre un certain temps et que certaines décisions doivent être prises rapidement.

Ce qui nous amène à ce concept qu'est l'intelligence collective et qui veut comprendre les paramètres qui permettent la synergie entre les êtres humains. La synergie permet de toujours tirer "le meilleur" de chacun.

De plus, pour citer Albert Einstein,

« Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à monter à un arbre, il va passer toute sa vie à penser qu’il est stupide. »

Ce qui nous amène aux notions de "leadership du moment" et d'architecture vivante, ou polymorphe, comme l'a appelée J-F Noubel dans son livre "intelligence collective, révolution invisible".

Mais tous ces éléments s'effacent vite devant des idées préconcues une fois de plus :

"L'être humain a besoin d'un chef unique et omnipotent, sinon c'est le chaos !"

En réalité, nous avons créé le système pyramidal en particulier avec l'ère de la sédentarisation de masse. Pour une raison relativement simple : pour pouvoir prendre une bonne décision, il faut avoir un minimum accès aux informations liées à cette décision.

Autrement dit, nous ne pouvons pas décider de quel coup jouer sans voir l'ensemble de l'échiquier de notre partie d'échec.

Hors dans le passé, un petit groupe pouvait partager suffisamment toutes les informations pour que chacun est un point de vue pertinent sur la décision à prendre, mais c'était totalement impossible dans un grand groupe, ou dans une grande ville, et encore plus dans une large civilisation. Il fallait pour savoir ce qu'il convenait de faire "centraliser l'information".

On transmet les informations à un échelon supérieur, qui fait de même, jusqu'à arriver à une tête qui est la seule en réalité à pouvoir prendre la bonne décision pour une raison simple : Elle est la seule à savoir à peu près tout ce qu'il se passe partout !

Et la question que l'on peut se poser lorsqu'on étudie en détails tous ces éléments c'est de savoir si, dans un monde où il est possible de partager l'information avec tous instantanément, le système pyramidal est il encore le plus efficace ?

De façon générale, nos outils de communications représentent un levier qui changent nos modes de fonctionnement. Lorsque Gutemberg invente l'imprimerie, le savoir va sortir de la noblesse et du clergé pour s'étendre sur d'autres classes de la société, notamment les marchands, et l'intelligence collective déployée va détruire les institutions du système féodal et nous mener vers un développement extraordinaire de l'université, des sciences, etc.

Aujourd'hui, internet a déjà amené un changement profond : de la crise des consciences où l'on réalise davantage la réalité des décisions politiques, en passant par le monde opensource qui remet en cause complètement même la notion de propriété telle que nous la conçevons, jusqu'à des révoltes populaires de masse autogérées qui réussissent là où notre modèles ont échoué.

Mais là encore, l'arrivée d'internet dans notre société nous limite souvent à une vision un peu simpliste d'une "démocratie directe" par internet. Et les critiques sur les constitutions voudraient nous ramener parfois au "tirage au sort". Pourtant, aucune de ces propositions ne semble faire consensus, bien qu'elles semblent tout de même "moins pire" que l'existant.

Et si la solution était finalement en train d'émerger naturellement sans que l'on est besoin de l'inventer ? Peut être pourrions nous tout de même tâcher de mieux comprendre ce qui émerge, pour pouvoir accélérer cette évolution et réduire le coût humain qu'implique le changement.

L'alternative proposée dans le livre "l'espoir horizontal" se base sur une équité décisionnelle entre chaque individu.

Le livre propose une alternative basée

sur 5 caractéristiques que l'on peut partager relativement aisément :

  • La recherche du consentement de tous : le fonctionnement le plus répandu de l’histoire de l’humanité qui est de très loin le plus efficace, et qui supprime individualisme politique et l’exploitation.

  • Le besoin de rechercher un maximum d’holoptisme : cette transparence totale en temps réel, à minima, des informations liées aux décisions qui vous concernent, qui ne peut être écarté d’une recherche du consentement de tous, et qui réduit considérablement toute corruption et toute manipulation.

  • Un système évolutif : car nous changeons, que le monde change, et que les générations futures n’ont pas à être limitées par notre vision d’aujourd’hui.

  • Une architecture vivante : qui permette à chacun d’aller aider et participer à divers endroits, de se forger des expériences multiples, et à une autorité naturelle de se mettre en place, qui varie d’un individu à l’autre en fonction de ce que nous sommes en train de faire plutôt qu'une autorité figée.

  • Une décentralisation : nécessaire pour que chacun reste maître de ce qui le concerne,et qu'il ait le dernier mot sur ce qui ne concerne pas les autres.


Le livre décrit les détails du comment et du pourquoi. En expliquant certains mécanismes fondamentaux de la décision au consentement de tous, et en répondant à ses problématiques.

Mais peut être plus important encore, il apporte des propositions de méthodes concrètes afin d'appliquer l'horizontalité, aussi bien entre soi et soi, qu'avec le groupe, et au sein d'une large organisation, voire du monde. Ces méthodes permettent de rassembler beaucoup plus aisément les luttes et les mouvements. elles permettent de créer des réseaux plus puissants capable d'atteindre leurs objectifs, même s'ils sont différents au final de l'alternative proposée.

A titre indicatif, contrairement à ce que l'on peut penser, il ne s'agit pas que tout le monde décide de tout.

Comme le disait Endenburg :

« Les décisions quotidiennes ne requiert pas de consentement car elles sont prises au sein de politiques déjà convenues par le cercle »

Autrement dit, nous pouvons décider de déléguer la décision tant que nous y consentons pour une durée déterminée.

La clé de notre avenir se pose sur la façon dont nous décidons les uns avec les autres, ainsi que dans la conscience que nos décisions d'aujourd'hui doivent savoir évoluer. Il n'existe pas de réponse ultime valable jusqu'à la fin des temps. Il s'agit juste de savoir comment nous entendre et d'accepter d'apprendre de nos erreurs, en remettant en cause nos choix régulièrement.

Par exemple, écrire une constitution revient à demander : Qui écrit la constitution ? comment l'écrire ensembles ? Pendant combien de temps avant de décider ? Et surtout : Pour combien de temps sera elle valable avant que les citoyens la revoit tous ensembles afin de l'améliorer.

La nécéssité de comprendre que nos décisions d'aujourd'hui ne sont pas celles de demain.

Il est extrêmement important que chacun puisse découvrir et étudier d'autres méthodes pour décider ensembles, tout comme il est très important de mettre en place un système réellement évolutif pour notre société.

Il est possible de découvrir tous les détails et des informations supplémentaires sur ce qui est exprimé ici dans le livre "L'espoir horizontal" que vous pouvez télécharger gratuitement à cette adresse : http://horizontality.org/download/183/

Le livre n'est pas tout à fait finalisé mais le manque de temps et de moyen oblige à le diffuser immédiatement. Les critiques sont plus que bienvenues, en espérant qu'un maximum de personnes discutent le fond du document, plutôt que des idées préconçues à l'avance.

Avec l'espoir que nous puissions enfin nous rassembler

 

rami in agoravox

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:30

Je suis français et je suis classé blanc dans cette société. Hier, à la préfecture d’Ille-et-Vilaine, j’ai pris toute la mesure de ce que signifiait « être rendu raciste malgré soi ». Et c’est la préfecture – donc l’Etat français ou la République française – que j’accuse de (me) rendre raciste et, accessoirement, de me mettre en danger.

Hier en effet, vers midi, j’ai décidé d’aller m’occuper de ma carte grise suite à un déménagement. Il pleuvait à la bretonne (une espèce de crachin qui mouille même quand t’as l’impression qu’il ne pleut pas encore).

J’arrive à la préfecture et je trouve une bonne cinquantaine d’êtres humains alignés en file indienne devant l’entrée de la préfecture et donc sous la pluie. La file s’aligne devant la porte d’entrée de gauche qui est fermée et, au-dessus de cette porte fermée, un panneau extérieur précise « étrangers, cartes de séjour ». Je « vois » que la file est constituée très majoritairement d’êtres humains classés « pas blancs ». Je comprends donc qu’il s’agit d’une file d’étrangers qui attendent d’accéder au « service étrangers » de la préfecture. Et ce service n’ouvre – c’est écrit sur la porte – qu’à 13 h 30 et jusqu’à 15 h 30 le lundi, le mardi et le jeudi. Bref, je comprends que cette file d’êtres humains sous la pluie attend pour accéder à un service public qui n’ouvre que 6 heures par semaine.

A droite du panneau « étrangers », un autre précise « cartes grises ». Devant, aucune file d’êtres humains sous la pluie. Et, sous ce second panneau, la porte d’entrée de droite de la préfecture est ouverte tandis qu’il est précisé que le service reçoit de 9 h à 13 h 30 tous les jours (plus de 20 heures par semaine donc). Comme je viens pour changer ma carte grise, je longe toute la file d’êtres humains sous la pluie et je rentre tranquillement dans la préfecture par la porte ouverte qui m’est réservée. Premier acte raciste puisque, simple usager de la préfecture comme les autres êtres humains sous la pluie, je passe devant tout le monde et j’ai le droit d’entrer dans la préfecture malgré la pluie.

Je vais à l’accueil de la préfecture et je croise une personne employée que je n’ai jamais vue. Je m’adresse à elle : « J’ai deux questions. Pourquoi il y a plein de gens qui attendent dehors sous la pluie ? ». Elle me répond : « Ce sont des étrangers qui attendent l’ouverture du service étrangers ». Je dis alors : « Et c’est normal que des êtres humains attendent sous la pluie pour entrer dans la préfecture ? ». Elle me répond : « C’est qu’il y en a beaucoup ».

J’arrête alors de paraître totalement naïf – puisque je suis, dans la vie civile, militant de soutien aux personnes sans-papiers – et je dis : « Oui mais le service n’est ouvert que 6 heures par semaine, alors qu’il était ouvert 10 heures par semaine avant le changement organisationnel qui a eu lieu en août 2013 » (et qu’il était ouvert encore plus longtemps avant les multiples changements organisationnels de la période noire du sarkozysme). « Donc ce n’est pas le nombre d’étrangers qui crée les files mais l’organisation de la préfecture », conclue-je.

La personne employée est visiblement embêtée et me répond qu’elle n’est pas là depuis longtemps donc qu’elle n’en sait pas davantage. Je décide de ne pas en faire le bouc-émissaire du système raciste dans lequel elle est obligée de gagner sa vie et « J’en viens donc à ma seconde question : comment fait-on pour changer une carte grise ? ». La personne m’explique que j’ai le choix entre faire le changement par courrier – ce qui prend environ 4 semaines – et faire le changement de suite en me présentant au guichet, où j’attendrai un peu mais pas beaucoup. Second acte raciste puisque, simple usager de la préfecture comme les autres êtres humains sous la pluie, j’ai eu la possibilité d’être renseigné sur mes démarches en 2 minutes chrono.

 

suite...

 

Je me demande alors naïvement si je dois attendre dehors sous la pluie que le service « cartes grises » puisse me recevoir mais je découvre que, non, il suffit que je m’assois dans un espace réservé au chaud à l’intérieur de la préfecture. J’hésite à me laisser tenter par un troisième acte raciste puisque, simple usager de la préfecture comme les autres êtres humains sous la pluie, j’ai la possibilité d’attendre à l’intérieur et non dehors sous la pluie.

Je décide de recourir à la voie postale pour ne pas céder à la tentation. Troisième acte raciste puisque, simple usager de la préfecture comme les autres êtres humains sous la pluie, j’ai l’alternative de passer par la voie postale si je ne veux pas paraître raciste en attendant un accès au guichet. Je ressors. Quatrième acte raciste puisque, simple usager de la préfecture comme les autres êtres humains sous la pluie, ma sortie laisse penser que mon problème a été rapidement résolu (ce qui est le cas puisque j’ai la solution postale pour faire mes démarches, solution dont ne disposent pas les êtres humains sous la pluie).

Une espèce de culpabilité et de honte de dominant commence alors à me hanter et je décide d’aller à la rencontre des êtres humains sous la pluie. Au moins ça puisque je n’ai ni le courage ni la solution pour détruire l’organisation qui fabrique mes actes racistes. Je décline mon identité militante – « bonjour, je suis membre d’une association » – et je commence à sonder la file. « A quelle heure êtes-vous arrivé ? ». « A 8 h, me dit le premier, le second, le troisième ». «  A 10 h, me dit le vingtième », etc. etc. Je rappelle qu’il est un peu plus de midi et que le service n’ouvre qu’à 13 h 30. La file flirte déjà avec le boulevard, à une quarantaine de mètres de l’entrée de la préfecture.

 

Je me souviens soudain que l’entrée de la préfecture est abritée par une avancée et que, par le passé, les gens qui attendaient n’hésitaient pas à utiliser cette avancée pour se mettre à l’abri quand il pleuvait. Mais la file ne peut l’atteindre car – grâce à de nouvelles chaînes bien agencées mais pas encore fixées aux jambes des êtres humains sous la pluie – l’organisation de la file a été pensée de manière à l’éloigner de l’avancée qui aurait pu lui servir d’abri. Si tu veux accéder au service ouvert 6 heures par semaine, tu dois attendre dehors et te mettre en file et, aujourd’hui, tu dois te mouiller, point barre.

Je note que certains êtres humains sous la pluie ont des parapluies mais pas les autres. Je me dis que ces derniers se présenteront mouillés au guichet et que, en ces temps où « l’étranger pas blanc n’est pas beau », cela ne fera qu’accentuer les prénotions racistes que les « blancs » ont sur la distance culturelle entre l’Occident et eux.

Plusieurs êtres humains sous la pluie me redisent des choses que j’ai déjà entendues sous Sarkozy quand nous manifestions à la préfecture pour en critiquer le fonctionnement. « J’ai pris un jour de travail pour venir » ; « C’est la troisième fois que je viens et que je fais la queue parce qu’on n’a pas d’autres moyens de déposer un simple document, de les appeler ». En effet, depuis le changement inerte de 2012, le « service étrangers » de la préfecture 35 ne peut plus être joint par téléphone et l’assume.

Je croise une bénévole d’une autre association qui, pour la troisième fois en 15 jours, accompagne une famille et qui, pour la troisième fois en 15 jours, a dû faire la queue à partir de 10 h. Je calcule rapidement que ça fait plus de 10 heures d’attente pour un seul et simple accompagnement. Je l’admire mais, lorsqu’elle me précise pour quoi elle accompagne la famille, je crois savoir d’avance que ça ne va pas marcher non plus cette fois. Je n’ose pas le lui dire parce que la famille a trop attendu pour que je prenne le risque de me tromper. Un petit acte raciste de plus puisque je vais laisser cette famille faire la queue encore 2 heures sans doute pour rien.

 

Suite...

 

Je finis par repartir et je commence à réfléchir à rédiger un mail qui permettrait, au moins, de ne pas oublier et, encore mieux, de comprendre comment le FN, aux portes du pouvoir, est apparu historiquement comme un « parti normal » qui ne faisait que radicaliser un peu des « politiques normales de droite ou dites de gauche ». Je me mets à penser que ces êtres humains sous la pluie ont toutes les raisons d’haïr la République française et ses symboles ou ses succursales. Cette République qui – depuis tant d’années et sans parler ici des lois migratoires restrictives – ose les humilier en les traitant moins bien que des chiens mouillés. Tout en rédigeant en plus, avec une hypocrisie et une malhonnêteté malsaines, des chartes Marianne...

Je me demande combien de temps je tiendrais, moi le « blanc », si un service public qui fonctionne mal et réduit ses horaires d’accueil me faisait en plus attendre des heures sous la pluie. Que dis-je : si un service public qui fonctionne mal et réduit ses horaires d’accueil organisait tout pour me faire attendre des heures sous la pluie. Il est fort possible que je péterais un plomb. Autre privilège raciste que de s’autoriser à penser que je réagirais ainsi alors que les autres êtres humains sous la pluie n’ont individuellement pas le choix. En effet, la préfecture 35 a montré – je l’ai vu de mes yeux – qu’elle n’hésitait pas à faire interpeller par la police tout être humain sous la pluie qui manifestait une forme ou une autre de TOP (trouble à l’ordre public).

Je me demande encore : et si un jour, excédés, les êtres humains sous la pluie brûlent, pillent, cassent la préfecture, qui les soutiendra ? Même moi qui dispose, depuis 15 ans, de toutes les informations permettant de lire la genèse de leur révolte antiraciste légitime, je ne suis pas sûr que – au-delà de déclarations solidaires de principe – je n’irai pas jusqu’à me contenter de ne pas les critiquer parce que j’ai du mal avec la violence gnagnagna. Et pourtant, aujourd’hui, tout le monde admire ces « noirs » américains qui ont pété les plombs parce qu’ils refusaient d’être plus longtemps séparés des « blancs » dans des bus…même pas sous la pluie…

 

Suite...

 

Du coup, République française, je t’accuse de me mettre en danger. En effet, après tous mes actes racistes objectifs d’hier, je me suis dit : « Il se pourrait qu’un jour un être humain sous la pluie m’agresse parce que je lui passe de fait devant, parce que l’organisation de la préfecture crée des privilèges et donc des privilégiés (dont moi), crée des humiliations et donc des humiliés (eux) ». A force de voir surtout des « blancs » te passer devant et ne pas voir ces « blancs » attendre sous la pluie, il est logique que n’importe quel « blanc » devienne le simple symbole du monde des « blancs ». Et si la révolte jaillit, avec son lot de « dommages collatéraux », j’aurai beau jeu de dire que j’ai toujours milité pour les sans-papiers. La préfecture des « blancs » a tout fait pour que je sois identifié comme un maillon – certes faible mais maillon quand même – de l’ordre raciste. A cause des privilèges racistes que la préfecture a mis en place pour moi, français classé « blanc ». 

Des puristes doivent sans doute s’interroger : mais pourquoi s’accuse-t-il de racisme et pas de simple xénophobie ? Parce que la politique migratoire de la République française a ceci de sélective que ce ne sont pas tous les étrangers qui attendent sous la pluie. En combinant une politique européenne de libre circulation des européens, donc de gens classés pour la plupart « blancs », et une politique effroyablement complexe de visas qui privilégie les pays riches – souvent « moins blancs » sachant que, dans les processus racistes, un pays devient d’autant plus « blanc » qu’il s’enrichit – la République française n’a pas mis en place une politique xénophobe mais raciste. Une avancée anti-xénophobe comme l’Union Européenne tend alors à se transformer en outil républicain raciste. Pendant que les espagnols ou les anglais n’ont plus à passer par le « service étrangers » de la préfecture 35 pour vivre ici, les autres êtres humains qui doivent encore y passer et attendre sous la pluie sont de moins en moins classés « blancs ». Bien entendu, tous les « non blancs » qui vivent en France ne sont pas des êtres humains sous la pluie mais il est difficilement contestable que presque tous les êtres humains sous la pluie devant la préfecture 35 sont des « non blancs ».

C’est pourquoi j’accuse la République française et sa préfecture de m’avoir rendu raciste. Pas juste xénophobe. Et c’est pourquoi je suis en danger si – comme je le souhaite ardemment – les antiracistes s’attaquent à toutes les formes de racisme

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 19:21

L’architecte de la création

La multiplication des articles défendant une vision créationniste contre un paradigme évolutionniste divise les Agoranautes. La discussion dans les commentaires dégénère souvent en une cacophonie mêlant insultes et satyre acerbe aux incantations divinatoires. En somme, tous les ingrédients d'une lecture palpitante qui ne laisse personne indifférent.

L'opinion selon laquelle la machinerie de la vie serait tellement parfaite qu'elle ne peut être le fruit d'un hasard, mais l'oeuvre d'un esprit planificateur, séduit de plus en plus de gens.

Pourtant, quand on examine cette création , on remarque qu'elle est très loin d'être parfaite. En effet, si elle l'était, elle n'aurait pas besoin d'évoluer et de se diversifier sans cesse. Au niveau cellulaire, nous sommes une usine à gaz, pas ergonomique pour un sou, perdant énormément de temps et d’énergie dans les taches inutiles, comme la lecture interminable des introns lors de l'épissage, un système mal organisé, soumis à un risque permanent d'erreur, ridiculement mal foutu. Au niveau macro-organisationnel on ne peut que constater l'absence de toute valeur morale, la guerre permanente de domination où l'on s'entredévore à tout va, où la destruction et la mort sont les outils bien plus efficaces que l'ordre et l'ergonomie, gaspillant les ressources dans une production abondante d'une main et semant la mort dans une impitoyable sélection de l'autre.

 

La vie n'est pas la perfection, mais son contraire. Le « génial architecte » ne fait que bricoler pour améliorer sa machinerie, en tâtonnant, passant des fausses routes en culs-de-sacs, refaisant sans cesse les même erreurs, ne tenant aucun compte de l'expérience passée, tout en effaçant périodiquement la quasi totalité de son travail. Le principe fondateur de la vie est justement son imperfection qui le fait évoluer sans cesse. Une évolution née des défauts du pénible recopiage provoquant des mutations, presque toutes nuisible à la bonne marche de ce sac de noeuds, mais de temps en temps, très rarement d'ailleurs, il s'en trouve une qui, en général contre toute logique, améliore les chances de survie. La vie est un curieux mécanisme dont le moteur est l'erreur et le seul plan visible l'obsolescence programmée.

Alors que notre représentation de l'esprit créateur implique la perfection, la toute-puissance et la pureté, la vie est tout le contraire : un bazar animé par son imperfection, se plaisant dans ses excréments, pourrissant tout, une vrai nuisance susceptible même de perturber à terme l'ordre physique des forces régissant l'univers.

Un architecte qui met 3 milliards d'années pour bricoler de toutes pièces une structure complètement bancale basée sur son imperfection, un abominable bazar dont la seule force est sa faiblesse, en l’occurrence une absence manifeste d'un plan rationnel et une improvisation hasardeuse, est-il vraiment un bon architecte ? Les mécanismes physiques de l'univers, si logiques et parfaits, prévisibles et réductibles à des équations simples sont, j'en conviens, proches de la perfection. Mais la vie est tout le contraire, de surcroit une nuisance potentielle pour la bonne marche de cette organisation. Si l'on fait une comparaison avec le corps humain, la vie ressemblerait à un cancer, des cellules se multipliant de façon incontrôlée que les anticorps cherchent à éliminer.

L'Humain a développé une morale qui est en tout point opposée à la nature. L'empathie, la tolérance, la raison … n'existent pas hors de la civilisation humaine. La nature n'est qu'une lutte permanente, impitoyable, privilégiant la souffrance au bien-être, la mort à la longévité, la saleté à la pureté. Une création planifiée et pensée ? Dieu est donc un incapable sans morale, un criminel !

 

 

Auteur: Deneb

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 19:18

Vous avez dit JUSTICE !

Quand un petit, un sans grade demande l'aide juridictionnelle, il lui faut « montrer patte blanche »...

Certains ne peuvent pas y prétendre même s'ils sont en surendettement.

En effet la détermination des droits s'effectue en fonction des revenus déclarés.

Ainsi un jeune couple qui veut porter plainte contre son propriétaire ne peut pas le faire car en difficultés financières sérieuses mais sans droit à l'aide juridictionnelle.

il faut qu'il se tourne vers une association.

C'est aléatoire....Combien vont abandonner ainsi toute poursuite ?

Aujourd'hui des menaces sérieuses pèsent sur l'aide juridictionnelle, celle qui fonctionne déjà mal aujourd'hui....C'est une justice à deux vitesses, une justice de classe qui se renforce.

Les associations de consommateurs et familiales comme le CNAFAL s'interrogent et s'insurgent, elles ont raison :

 

Une réforme incompréhensible : une justice au rabais

 

« L'aide juridictionnelle qui permet aux personnes à revenus modestes de se défendre en justice, va être sérieusement mise à mal.

Le précédent Président de la République avait mis en place une taxe forfaitaire de 35 euros pour toute action en justice, prud’hommes compris. Le CNAFAL avait protesté fermement à l’époque. Madame Taubira, Ministre de la Justice, avait abrogé cette taxe inique il y a quelques mois et le CNAFAL s’en était félicité.

Pour réaliser des économies de 100 millions d’euros par an, le Ministère de la Justice reprend d’une main ce qu’il avait aboli de l’autre.

Or, aujourd’hui le projet de loi des finances 2014 prévoit de moduler, donc de raboter, l’aide juridictionnelle qui permet à 900 000 personnes chaque année d’aller en justice, alors qu’elles n’en n’ont pas les moyens. Cette aide peu valorisée depuis des années, représente la « dernière roue » de la « charrette justice ». On sait que depuis des années que le budget justice est le « parent pauvre » des dotations. Cela conduit de plus en plus à une justice à deux vitesses et qui repose, pour les citoyens modestes, sur la bonne volonté des avocats, lorsqu’ils veulent bien s’engager à fond, ce qu’une majorité d’entre eux font ! Cette aide va devenir de plus en plus symbolique et n’est pas une garantie d’une justice équitable et d’une égalité des droits !

Le CNAFAL souhaite que le projet de modulation en fonction de la taille des barreaux soit abandonné et que le montant de l’aide juridictionnelle soit revalorisé en fonction du coût de la vie.

De même, le recours au juge administratif ne sera plus possible en cas de contentieux pour l’ensemble du permis de conduire (retrait, points). 70% des automobilistes obtiennent gain de cause devant la justice administrative... Plus grave encore, les contentieux dans le champ social (aide au logement, RSA, loi Dalo) seraient également privés de recours aux juridictions administratives ! Le décret en préparation pour application au 1er janvier 2014 n’offrirait qu’un recours en Conseil d’Etat dont on sait que l’usage est très cher et hors de portée des revenus modestes.

Le CNAFAL rappelle que le budget du Ministère de la Justice en France est un des plus faibles d’Europe. La justice doit avoir les moyens de dispenser une justice égale pour tous.

Le CNAFAL ne peut accepter ce qui est contraire à la devise républicaine. »

 

Si le gouvernement s'obstine à faire des économies sur le dos des plus humbles, il prive de fait les plus humbles du droit de se défendre, de porter plainte et d'attaquer en « justice »

 

Jean-François Chalot

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 19:30

Dans le Var, une des très bonnes actions d’éducation à l’environnement que nous connaissons en France est mise en péril suite à un changement de poste dans l’administration de l’Education nationale. Un évènement destructeur de dizaines bonnes volontés associées qui n’est pas sans poser question.

Elle est incroyable cette histoire. J’en ai eu connaissance un peu par hasard, juste à la lecture d’un email adressé à de nombreux acteurs de l’éducation à l’environnement, comme souvent dans nos affaires où l’on veille à se tenir au courant les uns les autres. C’est Francis José-Maria animateur du projet « l’eau partagée » et directeur du syndicat intercommunal de distribution d’eau de la corniche des Maures qui en était l’émetteur. Il nous faisait part du compte-rendu de leurs travaux de l’année* rien que de très banal et puis ce passage, plus surprenant : « …Nous ne pouvons pourtant pas taire la tristesse que nous avons éprouvée en constatant qu’aucune école de la circonscription n’a pu participer à ces échanges d’une grande richesse pédagogique (…) nous avions pris le soin décrire à Monsieur le Directeur Académique du Var pour lui proposer d’y faire participer les établissements de notre territoire. Il ne nous a jamais répondu. … ». Il y avait vraiment de quoi s’émouvoir puisque dans le circuit de l’Education à l’Environnement et au Développement Durable (EEDD) national, nous connaissons depuis longtemps l’action du syndicat des eaux des Maures envers la jeunesse du golfe de Saint-Tropez et tout le remarquable travail réalisé en lien avec le village de Markoye au Burkina Faso. 

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« Désormais vous n’avez pas à penser, mais à suivre nos instructions ».

Cela valait un coup de fil. Avec Francis José-Maria nous avons parlé et j’aurais bien pu tomber de ma chaise avec ce que j’ai entendu. A l’heure qu’il est mon bureau est couvert des copies des lettres adressées au plus haut niveau pour défendre le projet, et ce qui m’a le plus marqué c’est de retrouver cette phrase, phrase que je n’arrivais pas à saisir au téléphone et que je lui ai fait répéter trois fois : « désormais vous n’avez pas à penser, mais à suivre nos instructions ». Phrase prononcée par l’IEN de la circonscription, c’est dans une lettre adressée au ministre de l’Education nationale le 26 novembre 2012 par Francis José-Maria et René Jam inspecteur d’Académie honoraire, oui parce que visiblement un ancien inspecteur est de l’autre coté de la barrière, que cet échange est relaté. Il y est aussi question d’enseignants qui « n’ont rien compris » et de l’eau qui « n’occupe que deux lignes » dans les instructions officielles… Des courriers des animateurs de l’eau partagée, il y en a eu en direction de l’inspecteur d’académie du Var, de la rectrice de l’académie de Nice, du ministre de l’éducation nationale, du Président de la République… et les réponses sont là aussi sur mon bureau : chef de cabinet du Président, chef de cabinet du Ministre… on donne des assurances, on promet que ça va s’arranger… mais ils ont du revenir à la charge nos animateurs parce que rien ne s’est arrangé et ce sont plus de 2000 élèves qui ont été privés d’EEDD.

Var matin : « Eau partagée : un projet injustement censuré »

Il faut voir aussi les lettres de soutien, des dizaines d’enseignants signataires d’une lettre au directeur académique, des parents d’élèves, la vice présidente de la région, le directeur de l’agence de l’eau… en 2011 la Commission Nationale Française pour l’UNESCO parle à propos de cette action éducative d’une « œuvre » qu’elle parraine, même Edgar Morin et Erik Orsenna ont exprimé leur intérêt pour ce qui est construit là pour les enfants, pour l’eau et pour l’innovation pédagogique. Le 13 février 2013 c’était au tour de « Var matin » d’entrer en scène avec un titre choc : « Eau partagée : un projet injustement censuré » et la cause du gâchis est donné dans le sous-titre : « le nouvel inspecteur d’éducation a dit stop ».

Un seul homme ?

Nous y voilà, il faudrait croire qu’un seul homme est capable d’arrêter une opération exemplaire qui satisfait toute une communauté locale et sert d’exemple à toute la communauté nationale de l’EEDD. Non impossible de le croire, comment un ministre, une rectrice, un directeur académique ne seraient pas capables de dire à un inspecteur de circonscription d’arrêter le gâchis qu’il provoque. Incroyable, impensable, impossible… Alors est-ce une partie de l’iceberg que nous voyons émerger ainsi ? Parce que j’en ai parlé autour de moi à des personnes qui connaissent très bien l’Education nationale et ça ne les étonne pas. Je répète la phrase : « vous n’avez pas à penser… » et ça ne les étonne pas !... Que se passe-t-il ? C’est quoi qui se joue là ? Rappelons que la même année, oui cette année en 2013, la représentation nationale introduit l'EEDD dans la loi sur la refondation de l'Ecole (ces sont les sénateurs qui ont fait un amendement, elle ne figurait pas dans le projet de loi), l’EEDD est maintenant dans le code de l’Education, le Premier Ministre a fait en juin la saisine du CESE sur l'EEDD et la conférence environnementale des 20 et 21 septembre prochains à une de ses 5 tables rondes qui est consacrée à l'EEDD.

Une question de responsabilité collective

C’est quoi l’EEDD ? Il est grand temps que la société française se pose la question. L’EEDD est héritière des philosophes des lumières, elle émancipe, elle amène à la participation, elle veut qu’on « pense » justement et qu’on ne suive pas les « instructions », elle rend libre et responsable. L’EEDD développe ce que la France a de meilleur, cette idée bien ancienne qu’on doit avoir plutôt une tête bien faite que bien pleine. L’EEDD, elle emmène les groupes sur le terrain pour que chacun soit confronté à la réalité, elle questionne, elle provoque le débat, elle nous apprend à « faire ensemble », elle arme chacun de nous pour que notre environnement soit préservé et sa qualité améliorée, puisqu’il y va de notre santé, de la qualité de la vie de nos enfants et petits enfants, juste notre bonheur en fait. C’est une question de responsabilité collective. La Nation a à se ressaisir ce n’est pas une distraction parmi d’autres que l’éducation à l’environnement, c’est la possibilité que le corps social se donne de prendre un nouveau départ. Pour cela ce n’est pas trop de demander un peu de cohérence à la République, ceux qui font au plus bas de tous les barreaux de l’échelle, ils comptent là-dessus, ils en ont besoin.

(A suivre)

RG  

*http://eaupartagee.org/ les travaux se poursuivent avec les écoles alentour et les collèges qui échappent à l’autorité de l’inspecteur en question.

 

Roland GERARD :educateur à l'environnement

 

 


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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 19:18

 

 

La voix du vent - Semences de transition
Documentaire franco-espagnol, video HD 1080p, son stereo.

 

Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, realisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-ecologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse : des semences paysannes.
Le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur........Un autre monde est possible, ici et maintenant.


__________________
Données sur le voyage :
21 jours de voyage
35 Projects visités
plus de 200 personnes rencontrées
9 parcs naturels traversés
(carte ici : g.co/maps/8mvgt)


__________________
Objectif du projet
Le film repose sur une démarche expérimentale : utiliser le langage audiovisuel pour transmettre des sensations et des concepts. Le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature.
Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, il émerge déjà fortement dans beaucoup de cœurs et en de nombreux lieux.
Les semences échangées lors de notre voyage sont utilisées comme le fil conducteur de nos rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde.
Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de l’agroécologie, la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc.
Plus globalement nous souhaitons témoigner de ce mouvement de pensée actuel dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.
L’idée est de chérir l’espoir que le monde va finalement évoluer au-delà de l’égoïsme, du matérialisme, de la corruption et la concurrence, de surmonter des siècles d’oppression, pour aller vers quelque chose de nouveau, où la reconnexion profonde avec la nature et un radical changement dans notre traitement vers elle et tous les êtres vivants peuvent être la clé.

 

On avait faite un appel à financement coopératif ! fr.ulule.com/mosaic/

 

Auteur : Libriste.

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 17:30

Les nouveaux colonisateurs

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Ce reportage tient en un sigle et en six lettres : PNG-LNG… « Pi.ènn.dji / El.enn.dji » pour être juste, car c’est un sigle venu de la langue anglaise. Sa traduction française : « Papouasie-Nouvelle Guinée / Gaz Naturel Liquéfié ».

 

Young girl. Papua New Guinea (jeune femme - Papouasie Nouvelle-Guinée) © World Bank Photo Collection - 2012

 

Il y a du gaz, chez les Papous !!!

Et du gaz, le monde en redemande, surtout les Chinois, si nombreux. Plus les réserves de pétrole diminuent, plus le gaz a la cote. Aux Etats-Unis d’Amérique, on a compris l’urgence qu’il y avait à pomper les ressources gazières du sous-sol papouan-néoguinéen pour vendre  cette manne aux pays de la région : à la Chine,  bien sûr, mais aussi au Japon et aux Etats de l’Asie du sud-est. A Washington, on voit dans cette affaire (faut-il dire : « ce business » ?)  un enjeu « stratégique ».

Depuis deux ans, la compagnie américaine Exxon Mobil arrose de billets verts la Papouasie-Nouvelle Guinée. Là-bas, ça sent le gazodollar à plein nez. Le projet PNG-LNG pèse 15 gros milliards de dollars U.S., autant dire de quoi bouleverser la vie des Papous, désorganiser leur société, faire imploser leurs traditions, encourager l’alcoolisme, la prostitution, la corruption… de quoi aussi faire accourir de l’étranger ceux qu’hypnotisent l’odeur du gaz et l’attrait de l’argent.

 

"Les nouveaux colonisateurs", un reportage de Céline Rouzet, réalisé avec le soutien financier du Centre Pulitzer  et l'aide de Philippe Gigliotti, créateur de l'agence " Voyages en Papouasie".

invité(s)

Céline Rouzet

Chroniqueuse, Reporter, Documentariste
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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:28

 vous êtes Supergrugés !

Et oui, quand vous entrez dans un supermarché, vous en ressortez supergrugés.

Consternant. Toutes ces pubs vantant les mérites de Leclerc, de Carrefour, d’Auchan, de Super U me sortent par les yeux. Que ce soit des pubs comparatives, ou bien Daniel Prévost vantant les petits suisses de Super U, l’objectif est le même : vider votre porte monnaie.

A ce propos, je me demande d’ailleurs comment Daniel Prévost, avec son CV, a pu accepter de prêter sa voix pour des pubs aussi mièvres. Vous me direz, chacun fait ce qu’il veut.

Un des rares avantages à faire ses courses dans les hyper reste le prix des matières basiques telles que le sucre, les huiles, le liquide vaisselle, le sopalin, les croquettes pour le toutou etc…

Pour le reste, c’est le désert.

Les viandes sont médiocres, les poissons et fruits de mer également, les plats cuisinés (cuisinés ?) insipides, les poulets à la broche indigestes, les charcuteries industrielles banales, et les fruits et légumes pas mûrs et hors de prix.

Et les gens en redemandent. Incroyable mais vrai. J’ai failli oublier les « délicieux » plats surgelés industriels. Lasagnes sauce boulettes, Saint Jacques sauce ketchup etc… 

En fait, sous prétexte d’économies, on dépense plus dans un supermarché que chez les petits commerçants. D’une part, parce qu’on est tenté à chaque rayon d’acheter plus que nécessaire, mais en plus ils utilisent pas mal de techniques de vente. Je ne vais pas les énumérer toutes mais en voici quelques unes :

Liste non exhaustive. Pour en revenir au label saveur de l’année, c’est une belle arnaque. Les produits ne sont en général pas meilleurs que d’autres, mais par contre ça dope les ventes et surtout ce n’est pas gratuit. Deux liens explicatifs ci-dessus.

Récemment on a vu fleurir les « scans », qui permettent aux gens de suivre leur addition. Ah oui ! Très important de suivre son addition au centime d’euro près. Pensez donc ma brave dame, dès fois qu’on dépenserait 20 centimes de plus ! Tu parles. Sous prétexte que le consommateur moyen va mieux contrôler ses dépenses avec se système. Sauf que c’est faux, puisque les gens achètent quand même sous le coup de l’impulsion. Et puis le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » a enfoncé le clou rapidement.

Les dirigeants des grandes surfaces ont mis le paquet pour le lancer. Comme ils savent le faire. A grand renfort de panneaux publicitaires, prospectus, guichet ouvert avec une charmante blonde, carte gratuite, caisse spéciale scan pour éviter l’attente etc…Pas moyen de l’ignorer. Du coup, la mayonnaise à l’air de prendre.

Côté des producteurs, vendre aux hypermarchés, c’est l’angoisse. Ils sont étranglés de plus en plus. Coincé entre vendre ou ne pas vendre. Autrement dit, manger ou être mangé. Deux liens :

http://www.agrobiosciences.org/arti...

http://www.lanouvellerepublique.fr/...

C’est paradoxal pour le consommateur. Les légumes, fruits, viandes, poissons très cher et très souvent hors de prix, alors que les producteurs vendent aux hyper de moins en moins cher.

Seuls les actionnaires jubilent. Café, pousse café, cigare…

Du coup, je me tourne de plus en plus vers les petits commerçants. Je redécouvre avec bonheur les étals des marchés, l’épicerie du coin, l’artisan boucher sur la place, avec qui il fait bon blaguer. Parce que côté blagues dans les hypermarchés, c’est plutôt coincé ou inexistant.

Surprise. Chez mon épicière, le kilo de Salers à 15€. Pas plus cher que chez Leclerc. Mais avec un goût incomparable. Et puis en discutant avec elle, j’apprends qu’elle torréfie son café, que la machine date de son père, et que c’est un pur arabica. Elle m’en offre même 250 grammes pour goûter. Il est excellent. Bien meilleur que les cafés bas de gamme des grandes enseignes. Prix : 3 € les 250gr.

J’en vois certains qui vont me dire qu’ils trouvent du café à 1,50€ chez Carrefour. Peut être, mais il est infect. Si vous voulez du café potable dans les grandes surfaces, il faut mettre au minimum 2,50€ les 250gr. La différence n’est pas si grande.

Et puis, quel plaisir de faire ses courses sur les marchés. Les fruits et légumes sont en général pas plus chers qu’ailleurs mais beaucoup plus mûrs et gouteux. L’ambiance est de plus bon enfant, convivial, et détendu. Le bonheur.

J’en ai marre de subventionner tous ces actionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes et surtout pas au bien être du producteur et du consommateur. Les monopoles ont toujours été dangereux, car pas de concurrence. C’est bien là le drame.

Trop de petits commerçants ont disparu. Aidons ceux qui restent, car sinon nos villes, nos villages seront bien déserts. Il ne restera bientôt plus que des enseignes. Pas de surprise. Vous pourrez trouver un Gifi partout, mais un bon boucher, beaucoup moins sûr.

 

 

  par Clojea


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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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