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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:27
Les personnalités trop agressives intéressent les psychologues, mais celles qui ne savent pas se défendre les intriguent aussi.

Évidemment, en termes de prévention, il y a urgence, d'où la grande quantité de travaux publiés chaque jour sur les mécanismes de la violence et les nouvelles formes qu'elle prend: «bullying» (harcèlement, intimidation) chez les ados, harcèlement moral au travail ou dans le couple, sociopathie… Dans ces cas, l'agressivité, qui est au départ l'énergie de vie nécessaire au fait de se frotter au monde, d'y prendre sa place, a été détournée pour dominer un autre.

Cependant, à s'intéresser aux «trop agressifs», les chercheurs en viennent aussi à tenter de comprendre leurs victimes: pourquoi certaines personnes ne parviennent-elles pas à se défendre même dans les interrelations les plus quotidiennes? Le psychiatre et thérapeute familial Reynaldo Perrone, spécialiste de la violence et des abus sexuels, s'est un jour tourné vers ces personnalités en «position basse», celles qui ont du mal à s'imposer. «Alors que tout être vivant, dans sa niche écologique et ce monde hostile, a besoin d'une dose d'agressivité pour se défendre des aléas de l'interface avec autrui et de l'inévitable tendance à l'expansion de ses congénères, ces personnes montrent un défaut d'instrumentalisation de la nécessaire agressivité.»

Capacité à dialoguer

L'avocat Thomas d'Ansembourg, auteur du best-seller Cessez d'être gentil, soyez vrai (Les Éditions de l'Homme), le constate lui aussi dans les ateliers de communication non violente qu'il anime: «En matière de “trop-plein” ou de “pas assez”, les niveaux d'agressivité sont également répartis entre les participants, observe-t-il. Il y a d'un côté ceux qui, manquant d'assertivité, ne peuvent recevoir la colère d'un autre sans être tétanisés, et de l'autre ceux qui ne peuvent s'exprimer sans prendre le pouvoir et agresser. Les deux attitudes compromettent évidemment les relations fluides et riches vers lesquelles nous rêvons tous d'aller.»

La solution? Apprendre, pour chacun, à gérer «la force» dont il dispose. Et selon Thomas d'Ansembourg, cette grande bascule se fait lorsqu'on comprend qu'on n'a pas besoin de diriger son agressivité contre l'autre, mais bien plutôt de la canaliser pour «être avec». Selon lui, les couples qui durent ont particulièrement développé la capacité à dialoguer sans que l'un investisse totalement le territoire de l'autre ou tente de le soumettre. «Mais attention, prévient-il, de se garder de toute naïveté: une bonne morale ou la religion ne suffisent plus aujourd'hui. Cet apprentissage nécessite le plus souvent un vrai travail, notamment en termes de connaissance de soi, pour parvenir à respecter à la fois son espace et celui de l'autre!»

«Le syndrome de l'ange»

Reynaldo Perrone a de son côté identifié un ensemble de comportements caractérisant un type de personnalité jusque-là mal connu et ayant une manière spécifique de détourner son défaut d'expression de l'agressivité: «le syndrome de l'ange» le décrit remarquablement dans le livre éponyme qu'il vient de publier (ESF Éditeur). Ceux qui en sont porteurs transforment leur carence en sublimant la représentation qu'ils ont d'eux-mêmes. Ils se situent systématiquement au-dessus des autres, du bien et du mal, dans une bulle «célestiale». L'agressivité semble ne pas les toucher car, selon eux, elle n'est qu'un aspect «misérable» de l'humanité.

«Contrairement aux “passifs-agressifs” qui, envieux des autres, se plaignent tout le temps, voudraient avoir des positions de contrôle mais sont incapables de les assumer, les “anges” réussissent plutôt bien socialement, observe Reynaldo Perrone. Mais dès qu'ils vont avoir à défendre leur place, les situations se gâtent pour eux: ils préféreront s'isoler, se réfugier dans la “position pure” de ceux qui n'ont pas besoin de descendre dans le monde pour se jeter dans la compétition… et compromettent ainsi leurs chances de vraiment faire reconnaître leurs talents.»

Contrairement aussi à ceux qui, manquant d'assertivité, en souffrent et souhaitent changer une telle situation, les «anges» ont trouvé la parade: ils ne demandent rien puisqu'ils se sont repliés dans un amour d'eux-mêmes qui les maintient «au-dessus du lot». En revanche, leur entourage, lassé de leur tendance à l'inaccessibilité, de leur manque d'engagement et de leurs attitudes éthérées, «craque» et peut demander une prise en charge thérapeutique, de couple ou familiale. C'est alors que les difficultés commencent. «Il est plus facile d'aider celui qui doit contenir son agressivité parce qu'il en a trop, que celui qui n'en a pas et avec lequel toute une matière est à créer», observe Reynaldo Perrone.

L'énergie de contribuer peut cependant prendre le relais et devenir moteur, selon Thomas d'Ansembourg: «Rester un gentil garçon ou une gentille fille incapables de se frotter aux autres et de leur résister condamne à des relations pauvres», estime-t-il. Paradoxalement, c'est donc en osant parfois s'opposer qu'on devient capable de vraies rencontres.

 

 

©Pascale Senk

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:30

Les pervers narcissiques manipulateurs

Passée dans le langage courant, notamment grâce à l'impact médiatique des articles, émissions, débats et conférences dédiés à ce sujet, l'expression "pervers narcissique" a gagné le grand public. Mais que savons-nous au juste de cette théorie ?

Une relecture du concept qui offre une nouvelle approche des évènements sociaux et des crises de plus en plus fréquentes que nous traversons.

Un complément d'information utile à tous, même et surtout pour toutes celles et tous ceux qui s'imaginent être à l'abri de ces personnalités difficiles et du processus destructeur qu'elles insufflent à notre société.

Au-delà de l’actualité événementielle qui rythme l’audimat, il est assez surprenant qu’un thème tel que celui-ci, d’ordinaire réservé aux revues ou magazines spécialisés, soit si abondamment traité dans les médias d’actualité destinés à un large public. C’est tout d’abord le journal “Le Nouvel Observateur” qui a allumé la mèche avec une enquête sur « Les manipulateurs de l’amour » paru dans son n° 2463 du 19 au 25 janvier 2012. Cet hebdomadaire récidiva au mois de mars 2012 en leurs dédiant un dossier complet et sa page de couverture sous le titre : « Les pervers narcissiques » (“Le Nouvel Observateur”, n° 2471 du 15 au 21 mars 2012). C’est ensuite la plupart des médias, certaines chaînes télés et de nombreuses radios qui ont évoqué ce sujet avec un « enthousiasme » quasi « frénétique ».

Un pareil traitement, quelle que soit la source d’information habituelle utilisée (télé, radio, presse écrite, Internet, etc.), est très surprenant vu la nature du sujet qui ne semble pourtant pas correspondre aux standards de sélection classique que les éditorialistes réservent généralement pour la Une des journaux d’actualités.

Ceux qui connaissent cette problématique se souviendront qu’il y a cinq ans en arrière seulement, parler en public de perversion narcissique ou de pervers narcissique équivalait à mener un débat entre ufologues et sceptiques. Toutefois, les divers articles abordant cette problématique ont produit leurs effets et l’idée semble dorénavant ancrée dans le langage courant.

Pour autant, et malgré le satisfecit que le grand public accorde à cette notion, cette évolution ne s’est pas faite sans peine et nombreux sont encore les aprioris, les clichés ou autres préjugés qui résultent d’une vulgarisation, parfois excessive, d’un concept mal maîtrisé. Il faut dire que l’impact médiatique a banalisé l’usage de cette appellation, tant et si bien que cet état de fait peut laisser croire à une véritable invasion, non pas de petits hommes verts, mais de pervers narcissique. Nous sommes donc passés, en très peu de temps, d’un nihilisme complet envers une réalité inconnue, à une situation quelque peu ubuesque du genre : « nous sommes envahis par les pervers narcissiques ». Ce que dénoncent quelques « spécialistes » qui regrettent ou déplorent l’utilisation exagérée de cette terminologie parfois mise à « toutes les sauces ».

Mais qu’en est-il au juste ? Car si ces « experts » stigmatisent un phénomène contre-productif, ils ne l’expliquent pas pour autant. Et pour cause… la perversion narcissique est une théorie qui reste difficile à appréhender même pour les psys qui ont contribué à la faire connaître.

Pour preuve, si besoin est, la simple question de savoir qui, parmi ces personnes avisées, est en mesure de décrire le mouvement perversif (ou mouvement pervers narcissique) ?

Je vous rassure tout de suite, pour avoir posé la question à maintes reprises, la réponse reste quasi invariablement la même : « Le mouvement pervers narcissique ? Quèsaco ? »

Cet article n’ayant pas pour vocation de chercher les raisons d’une telle carence de la part des « promoteurs » du concept de pervers narcissique, je concentrerai mes efforts sur la description (forcément réductrice bien que faisant appel à de nombreuses citations qui ne sauraient être résumées afin de respecter l’authenticité des idées abordées) de ce que l’inventeur de cette théorie, à savoir Paul-Claude RACAMIER, a souhaité décrire en créant tout un vocabulaire spécifique pour symboliser (expliquer) ce « mouvement pervers narcissique ». Car si cette « contagion » (et le sentiment d’invasion qui en résulte) semble aujourd’hui gagner du terrain dans notre champ social, elle ne peut être correctement interprétée que si nous comprenons ce qu’est le « mouvement pervers narcissique ».

Avant d’aborder la description de ce processus, précisons toutefois que P.-C. RACAMIER a tout bonnement décrit certaines pathologies en considérant « l’homme comme un tout dans son environnement » (cf. « La nouvelle grille », Henri LABORIT). Autrement dit, par cette approche novatrice pour un psychanalyste, il a conceptualisé certains troubles relationnels en les observant « in situ » et en tenant compte du contexte dans lequel ces pathologies se développent, ce que ne font pas la plupart des descriptions nosographiques employées habituellement en psychiatrie ou en psychologie clinique. Et c’est peut-être selon ce point de vue qu’il faut replacer les critiques dont cette dénomination, quelque peu controversée au sein même du milieu psychanalytique, fait l'objet.

Dans un des rares textes relatant sa doctrine, P.-C. RACAMIER écrivait : « Le plus important dans la perversion narcissique, c’est le mouvement qui l’anime et dont elle se nourrit » [1]

Si nous voulons comprendre le sens de ce néologisme il va de soi qu’il nous faut connaître les explications que l’auteur nous donne à propos de ce mouvement perversif : « Le mouvement pervers narcissique se définit essentiellement comme une façon organisée de se défendre de toute douleur et contradiction interne et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et, pour finir, non seulement sans peine, mais avec jouissance. » Quant à la perversion narcissique proprement dite, elle consistera dans l’aboutissement de ce mouvement : « sa destination, pour ainsi dire », précise RACAMIER qui en donnera son ultime définition dans son « Cortège conceptuel » (1993) : « La perversion narcissique définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l'abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir ». Cependant, ce qui frappe le plus chez ce chercheur, outre l’extrême dextérité linguiste dont il a su faire preuve, c’est l’absence de place laissée au hasard dans tous ses écrits et notamment ceux qui traitaient spécialement de la perversion narcissique. Ainsi, ajoutait-il : « Le plus spectaculaire est le mouvement perversif ; mais le plein accomplissement ne se trouve que dans la perversion organisée, qui touche à la perversité morale. […] Combien, pour un seul pervers accompli, faut-il de pervers potentiels ou partiels, de pervers passagers ou manqués : c’est ce que nul ne saurait et ne saura jamais dire ».

C’est clair, net et précis et cela répond en grande partie aux questions que l’on peut se poser afin d’expliquer la prolifération des pervers narcissiques que semblent mettre en évidence les témoignages qui affluent suite aux parutions d’articles abordant ce domaine d’investigation.

Si de plus en plus de personnes s’estiment victimes de pervers narcissique (en famille, au travail ou dans la vie sociale) : c’est tout bonnement que de plus en plus de gens sont en proie à des « mouvements perversifs » (ou des « soulèvements perversifs »). Ce qui ne remet nullement en cause la pertinence de leur jugement, au contraire de ce qu’affirme certains psys pourtant très « prosélytes » lorsqu’il s’agit d’interpréter comment la perversion narcissique se manifeste chez un individu.

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Autrement dit, l’utilisation du terme « pervers narcissique », pour désigner la souffrance qu’une personne peut éprouver lorsqu’il lui semble avoir reconnu ce type de personnalité dans son entourage, n’est pas aussi abusive que ce que certains voudraient bien nous le laisser croire, car effectivement, l’expression clinique de « pervers narcissique » recouvre une « organisation durable ou transitoire » d’un individu instaurant un mode relationnel particulier à autrui. Mais cela ne signifie pas pour autant que la personne victime d’un tel mouvement perversif soit la proie d’un pervers narcissique accompli. Car si la souffrance est la même et doit être entendue à sa juste mesure en raison du danger de mort auquel sont exposées toutes les victimes de « cruauté ordinaire »[2], la nuance est de taille : dans le cas d’un « soulèvement perversif » (autre terme pour désigner le « mouvement perversif » toujours « très spectaculaire ») l’agresseur peut encore prendre conscience de la dangerosité de ses actes (à la condition expresse – qui reste à satisfaire dans notre société – qu’il soit sévèrement mis face à ces responsabilités) ; alors que dans le cas d’une perversion narcissique accomplie, il n’y a, pour l’heure, aucune solution envisageable et des mesures drastiques devraient être prises pour protéger les victimes (et notamment les enfants qui sont les plus exposés dans les cas de conflits familiaux) de ce type de prédation morales (ou relationnelles).

Toutefois, bien que cet article ait été rédigé pour préciser ce en quoi les accusations portées à l’encontre d’une personne qui adopte des comportements « pervers narcissiques » ne sont pas aussi infondées que ce que certains voudraient bien nous le laisser croire[3], il convient d’admettre que, remettre dans son contexte une situation d’emprise instaurée par un « prédateur » (occasionnel ou permanent) au regard du mouvement perversif tel que défini par P.-C. RACAMIER, nécessite une analyse un peu plus fine que celle qui est proposée chez certains psys.

Par ailleurs, pour que le « mouvement pervers narcissique » s’installe et s’organise « il faut en avoir à la fois la nécessité profonde et l’opportunité ». C’est-à-dire qu’il faut que certaines conditions de plusieurs sortes soient simultanément remplies : « les unes de fonds et les autres de rencontre, les unes personnelles, et d’autres “situationnelles” ». Ce que nous aborderons dans la seconde partie de cet article en traitant de la « pensée perverse » (les conditions de « fonds ») et des « noyaux pervers » (les rencontres opportunistes et les coalitions perverses qui n’ont absolument rien à voir avec la relation qu’un pervers narcissique entretient avec sa victime et avec qui elles sont si souvent confondues au grand dam de cette dernière).

Un chapitre important, car étudier le mouvement perversif s’est effectué une relecture des perversions narcissiques à la lumière des éclaircissements que nous apporte ce chercheur. C’est comprendre comment notre société fait le nid, protège et développe la corruption, les systèmes pervers et autocratiques dont la présence, au niveau organisationnel de nos sociétés « modernes », se fait de plus en plus sentir. C’est également observer les crises (toutes les crises et c’est peu dire) que nous traversons sous une nouvelle approche, particulièrement clairvoyante et perspicace, dans leur phase de développement préalable à leur « implosion ». Ce qui, tout bonnement, nous permettrait de les anticiper plutôt que de les subir.

Tout un programme.

 

Philippe VERGNES

Nota :

De nombreuses descriptions du pervers narcissique existent sur Internet, certaines étant plus pertinentes que d’autres. À titre d’exemple, vous pourrez en trouver une au lien suivant : « Pervers narcissique : 20 pistes pour les reconnaître ». En revanche, peu d’études se sont consacrées aux victimes de ces prédateurs relationnels et aux conséquences de ces derniers sur leur entourage, mais s’il est un phénomène à connaître c’est bien celui du « décervelage » (autre néologisme de P.-C. RACAMIER) que la manipulation instaure au travers de l’emprise : « Pervers narcissique : Les personnes les plus intelligentes sont les plus exposées ».


[1] Paul-Claude RACAMIER, « Le génie des origines », p. 280, Payot, 1992.Paul-Claude RACAMIER, « Le génie des origines », p. 280, Payot, 1992.

[2] Titre d’un livre sur la prédation morale écrit par le Dr Yves PRIGENT, neuropsychiatre, spécialisé dans l’étude des dépressions et des suicides.

[3] Serge HEFEZ, qui, le 6 mai 2007, n’a pas hésité à écrire un article sulfureux sur la perversion narcissique de notre ex-président, à savoir Nicolas SARKOZY (à lire sur son blog « Famille, je vous haime » : « Petite leçon de psychologie : le pervers narcissique et ses complices »), s’est récemment plein du fait que depuis que « Le Harcèlement moral, la violence perverse au quotidien », de Marie-France Hirigoyen, est sorti, son cabinet est plein de patients qui viennent parler de leur PN (à lire sur le site de L’express : « Les pervers narcissique en dix questions »).

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 15:27

 

Auteur de l'article
Nicole Audette, 17 articles (Sexologue)

Nicole Audette

Sexologue

Hommes et féministes : trop c’est trop

Hommes et féministes : trop c'est trop

Je recevais un homme un jour qui était l’incarnation du manque d’intrusivité envers les femmes. Il était fier de dire combien il admirait les féministes. Qu’il était doux et respectueux, qu’il ne se voulait pas dominant, car cela équivaudrait à avilir la femme.

Il était en relation depuis une quinzaine d’années avec une femme qui ne désirait plus faire l’amour depuis sept ou huit ans, même si elle disait ne pas être éteinte sexuellement et se masturbait de temps en temps. Cette femme exerçait un fort contrôle dans leur relation. C’est elle qui avait toujours décidé l’heure à laquelle ils pouvaient avoir des relations sexuelles. C’est-à-dire, jamais le jour, parce qu’elle ne se sentait pas fraîche, toujours le soir, après le dernier pipi du chien vers les 11 heures du soir, alors que lui n’était pas dans le meilleur de sa forme. Mais, rien à faire, quand elle disait « non », c’était « non ».

En questionnant l’enfance et la jeunesse de cet homme, j’ai appris qu’il était le seul garçon de la maison avec quatre sœurs. Son père, un homme parfois colérique, était très souvent absent de la maison à cause de son travail. Heureusement, car lorsqu’il a pris sa retraite, son épouse lui fît comprendre qu’il devait rester dans son coin et ne rien dire. Et oui, il semble que des couples comme cela existent. Il faut ajouter que cet homme a préféré se laisser mourir plutôt que de se faire soigner pour un cancer. 

Tout devenait de plus en plus facile de comprendre que cet homme n’avait jamais eu de modèle masculin auprès de lui, mais qu’au contraire, il avait été élevé par une mère contrôlante et dominatrice à qui il avait cherché à plaire, comme à toutes les femmes de la maison. Cet homme démontrait pourtant une belle agressivité dans d’autres sphères de sa vie, mais avec les femmes, tout était différent. Il le constatait bien.

Son attitude envers sa partenaire ne stimulait plus son désir à elle, une femme également très contrôlante . En fait, ce qui est souvent paradoxal chez les femmes, même les plus affirmatives, c’est qu’elles ont besoin d’un homme qui se tienne debout pour le désirer et non d’un homme qui fait ses quatre volontés. Ce qui ne signifie pas que les femmes n’apprécient pas la douceur, la tendresse et l’affection des hommes capables de s’imposer et de se respecter dans un couple. Là est la vraie égalité. 

Alors, si vous souhaitez être respecté, désiré et aimé messieurs, sachez vous respecter vous-mêmes tout en étant ouverts à écouter le point de vue de votre partenaire. Et surtout, ne soyez pas un « yesman », car vous risqueriez de récolter le sort que l’on réserve aux carpettes. Je vous assure que c’est la réalité, même si mes propos vous semblent durs à entendre.

Nicole Audette, sexologue

Spécialiste du traitement de l’éjaculation précoce.

Nicole Audette, M.A. sexologue Spécialiste du traitement de l'éjaculation précoce
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 19:17

 

 

 

"L'homme n'a pas seulement inventé la connaissance, ce moment qui de toute l'Histoire universelle en « fut la minute la plus orgueilleuse et la plus mensongère ». Il a surtout inventé l'hallucination : c'est-à-dire le fait de voir dans ce qui est, ce qui n'y est absolument pas.".

 

Ps: Prenez en exemple sur les fausses valeurs qui envahissent notre quotidien.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 16:18

Pour Sarko c'est un monstre et toute recherche d'explication serait une faute morale. Je passe outre ces declarations obtues et je vous invite a consulter  ce lien http://www.lepoint.fr/html/pdf/EXPERTISE-PSY.pdf

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 13:44
La peur d'intervenir en public, une réaction humaine

Pour bon nombre de personnes, il n'est pas facile de prendre l'initiative de s'exprimer devant un groupe de personnes réunies surtout si cela n'entre pas dans leurs traditions. L'émotion les étreint et ils se mettent parfois à balbutier ou à parler de manière précipitée. Avoir le trac n'est pourtant pas quelque chose d'entièrement négatif. En fait, la peur que ces personnes ressentent témoigne de leur volonté, mal exprimée peut être, de bien faire. Elle démontre également qu'elles tiennent compte de la présence des autres dans leur prise de parole. Par ailleurs, la peur face au public est une *émotion commune à tous*. Qui en effet est immunisé contre ce sentiment ? Les acteurs malgré leur habitude du public ont souvent le trac. Avant de monter sur scène, des musiciens éprouvent de la crainte. En réalité la peur qui paralyse quand on est sur le point de s'exprimer en public est toute naturelle. Le plus important est d'arriver à
se [rendre maître d'elle avant qu'elle ne contrôle la quasi-totalité de nos réactions].  

Prendre la parole en public

Ceux qui ont la hantise de parler en public peuvent nourrir l'espoir de devenir des orateurs sûrs d'eux. En effet, des méthodes accessibles à tous leur permettront de développer l'aisance de parole en public.
Il s'agit entre autres de :
-*de prendre l' habitude de s'exprimer en public ;
-*de maîtriser son sujet ;
-*d'apprendre à se libérer du stress juste avant son intervention ;
-*de faire de l'humour ;
Voyons en détail ce que tout cela implique.

S'exercer à parler en public

Pour acquérir la capacité de parler sans peur devant le public, il faut *prendre l'habitude de s'exprimer* devant des groupes plus restreints. Les réunions familiales ou les invitations entre amis constituent d'excellentes occasions de le faire .Lorsque la possibilité vous est donc offerte durant ces réjouissances de dire quelques mots, considérez la comme une occasion de progresser au lieu de décliner poliment l'offre. Il existe d'autres moyens de gagner en assurance. Rejoindre par exemple un club d'orateurs amateurs où les possibilités de s'habituer à parler au public sont nombreuses. Dispenser également des cours éducatifs à des apprenants permet à la longue de mieux contrôler ses émotions.

Bien maîtriser son discours

Une des clés essentielles d'une bonne présentation devant un auditoire est une *excellente maîtrise du sujet*. Oui, il est essentiel de connaître à fond le sujet qu'on va développer. Pour cela, il faut s'appliquer à étudier notre intervention dans tous ses aspects. En outre, en présence d'amis, la répéter plusieurs fois pour bien s'imprégner de toutes les idées qu'elle contient. Cependant durant les répétitions, il est bien de se projeter dans le temps et de se représenter, en train de parler avec assurance et sang-froid à une assistance sous le charme. En effet, quand on est bien préparé, confiant donc délivré de pensées défaitistes, le trac ne tarde pas à battre en retraite.   

Évacuer tout stress

Ici nous sommes sur le point de débuter l'intervention. Mais le stress se manifeste encore en nous. Il faut impérativement l'évacuer au risque de gâcher notre introduction. Pour y arriver, une méthode simple. [Respirer profondément] durant quelques secondes. Cette action a l'avantage de réduire la pression du sang et d'accroître notre assurance. Ensuite, souriez lorsque vous vous mettrez à parler. Cela vous décripsera encore davantage. Durant toute votre intervention, restez concentré sur votre développement. Peu importe si certains manifestent leur désaccord par des mouvements de tête, c'est leur droit, mais vous contentez-vous de transmettre fidèlement votre message. Les contradicteurs pourront toujours poser des questions à la fin de l'exposé. Un conseil toutefois, ne restez pas immobile pendant l'intervention mais bougez dans la mesure du possible. Non seulement cela rendra vivant votre discours mais en plus vous manifesterez de la
sérénité.

De l'humour parfois pour détendre l'atmosphère

Voilà une astuce qui annihile la peur et contribue à détendre pleinement l'atmosphère. Émettre une petite plaisanterie à un moment convenable si le discours s'y prête. Il est possible de s'y risquer si après avoir posé une question facile à l'auditoire, personne ne daigne répondre. Mais le discernement est nécessaire quand on recourre à cette méthode. Ainsi donc parler en public n'est plus une montagne à gravir.
auteur:Romaric
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:30

Quand vous parlez de cinéma porno, la plupart du temps un sourire égrillard éclaire les chicots de votre interlocuteur. Parce que cela évoque, chez les vieux, ces films circulant naguère sous le manteau et matés en cachette... Et aujourd’hui, cette pléiade d’"oeuvres" en libre service sur Internet, que plus personne ne nie regarder avec un certain intérêt.
Y compris nos compagnes...

Mais au delà des rouleaux de pellicule, des cassettes, des DVD et de la numérisation, gravite toute une économie avec ses financiers, ses managers, ses diffuseurs, ses créatifs et ses artistes. Et, pour mieux atteindre sa cible, cette industrie a choisi d’être en phase avec des contre-valeurs habituellement occultées dans notre société.
Sinon elle ne serait jamais sortie des oubliettes où les convenances d’antan l’avaient reléguée. Et cela peut inquiéter.
Car ses critères de "créativité permissive absolue" recouvrent bien souvent des non-dits inavouables au niveau de l’humain. Etranges pudeurs des pornographes...

L’anthropologue et le pornographe
 
 L’ethnosociologie est une discipline récente transposant à la sociologie expérimentale une méthode courante en ethnologie : l’étude directe, sur le vif, de la vie sociale.
Quafifiée d’interactionnisme symbolique par l’école de Chicago, cette technique d’observation participante, d’entretiens directs et d’utilisation de documents publics, emprunte leur mode opératoire à la phénoménologie sociale et à l’ethnométhodologie.
Il s’agit donc d’observer ce reflet de notre société avec un regard scientifique. Et honni soit qui mal y pense !
 
Mais il ne suffit pas, pour analyser le phénomène, de regarder quelques uns des nombreux films porno tournés depuis plus d’un siècle.
Sinon tous les amateurs de films de cul seraient d’éminents anthropologues pérorant à l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Aussi faut-il passer ce cinéma au filtre des analyses sociétales, c’est-à-dire s’intéresser aux anti-valeurs sousjacentes qu’il colporte, tantôt de façon insidieuse et suggestive, tantôt de manière ostensible et péremptoire.
Des contre-valeurs antinomiques au consensus apparent de notre société sur le respect légitime de l’être humain en général et de la femme en particulier.
 
Entre fortune et misérabilisme
 
D’abord, relativisons une idée reçue : non, la plupart des actrices porno ne sont pas des pauvres filles violées par leur père, ou vendues par quelque immonde trafiquant de chair humaine prospérant en Europe de l’Est.
Beaucoup de ces filles sont issues de la petite bourgeoisie provinciale, voire de la bourgeoisie tout court, et leur niveau culturel est plus souvent proche de bac + 3 ou 4 que de bac - 10.
 
Si certaines peuvent avoir subi, comme dans toutes les couches sociales, des traumatismes graves durant leur jeunesse ou leur adolescence, ceux-ci ne sont pas déterminants dans le choix de cette profession. A la différence de la prostitution.
 
Quant aux revenus... Bien sûr, les grands gagnants sont les producteurs. Mais la concurrence est rude. Et beaucoup de débutants s’y sont ruinés.
Pour les actrices, leur fréquence de tournage résulte de leur renommée. Laquelle dépend autant de leurs courbes que de celle des ventes. Et pour satisfaire un public de plus en plus blasé et exigeant, de ce qu’elles acceptent de subir sans défaillir. 
 
Cela peut aller de quelques centaines d’euros par mois pour une étudiante actrice occasionnelle... A plusieurs milliers (dizaines de milliers) d’euros pour une pro, très bien cotée, parfois intéressée aux bénéfices, et qui accepte tout sans barguigner : du bondage sévère à la sodomie sauvage, du gang bang déchaîné au fist fucking sans limites, de l’humiliation scatologique aux sévices corporels plus ou moins simulés.
Avec toujours en filigane le chantage : "Si tu n’acceptes pas, il y en a d’autres pour prendre ta place !"
 
Et il est vrai que, des amatrices qui veulent se faire un nom et sont prêtes à travailler gratis, aux débutantes qui hantent les innombrables castings X, il ne manque pas de postulantes au miroir aux alouettes...
Je parle d’actrices plus que d’acteurs parce que ceux-ci ne sont que des faire-valoir interchangeables. Saillir sans faiblir est tout ce qu’on leur demande.
 
Le paradoxe d’un machisme qui escamote le mâle  
 
Aussi contrariant que cela puisse paraître aux féministes, ces actrices sont volontaires.
Et les contraintes économiques ne sont pas leur seule motivation. Certaines avouent, lors d’interviews, réaliser ainsi leurs fantasmes et satisfaire leurs perversions.
D’autres, plus simplement, disent que c’est mieux que de bosser au SMIC en usine.
Les plus blasées parlent d’"un métier pas toujours facile au début, mais on s’habitue..."

Il est sûr qu’à 4 ou 500 € de l’heure, avec parfois de beaux voyages offerts, ces conditions peuvent susciter des vocations.
A défaut d’autres raccourcis vers la vie facile tels que le sport, la chansonnette ou la télé-réalité (qui emprunte de plus en plus l’humiliation au porno !)
 
Certes, alors que le film "coquin" de la première moitié du vingtième siècle s’enrobait, de façon hypocrite, d’un zeste de délicatesse, parce qu’on respectait encore certains codes de séduction... Le cinéma X actuel le plus largement répandu ne s’embarrasse plus de ces fioritures.
Il colporte ouvertement une idéologie aux remugles fétides où la femme ne serait qu’une poupée de plaisir à la disposition permanente du mâle et de son inaltérable concupiscence.
 
Pire, dans les non-dits récurrents, il apparaît que la soumission et le viol seraient des aspirations communes à toutes les femmes (au delà du fantasme, mais ceci est un autre débat !) et abuser d’elles serait donc satisfaire leurs désirs inavoués.
On imagine le stimulus que cela peut représenter, dans le processus du passage à l’acte criminel, chez des personnalités mal structurées, influençables, ou des minus habens.
 
Et quoi que l’homme fasse, sans efforts pour plaire ni ébauche de sentiments, sans égards ni préliminaires, elle est supposée être comblée. Dans tous les sens du terme.
Parce qu’elle ne demande que ça !
Pire encore, une certaine violence verbale voire physique (heureusement simulée la plupart du temps) et l’expression d’une misogynie touchant au mépris de la femmme, à la dégradation de son corps et à la dépréciation de sa personne sont souvent la loi du genre.
 
Ce spectacle est devenu, au fil du temps, un de ces lieux politiquement incorrects tolérés.
Parce que étayé par des intérêts financiers. Mais aussi parce qu’il aurait pour rôle de canaliser, donc de pacifier, diverses tensions sociétales.
En particulier là où certains hommes du fait de leur (in)culture, leur religion, leurs préjugés ou tout simplement leur fragilité intrinsèque, ont vécu comme une "castration" la libération des femmes et la perte de leur statut de dominant.
Trouvant dès lors dans l’image de la femme flétrie, humiliée et profanée une compensation virtuelle à leurs angoisses, leur mal être et leurs frustrations.
 
Dominant mais insignifiant
 
En toute cas, il est bon de souligner qu’acteur hard est un des rares métiers où, à compétences égales et horaires identiques, les femmes sont beaucoup mieux payées que les hommes !

Ceux-ci sont aussi insignifiants qu’interchangeables. Bandaison n’égale même pas figuration intelligente. Normal. Le mâle, dans cette configuration n’est qu’un vecteur symbolique dans lequel tous les autres hommes doivent pouvoir se projeter.
Baiser des filles canon par procuration.
Pour ce faire, leur "représentant" doit être le plus neutre possible. Difficile de faire carrière quand on n’est qu’une ombre portée !
D’ailleurs à l’exception de Rocco Siffredi très médiatisé ou de Sylvestre l’étalon italien qui a vite changé de plateaux, combien ont accédé au pinacle ?
 
Quand de nombreuses filles, avant d’atteindre la limite d’âge (la retraite à 35 ans, qu’en pense Eric Woerth ?) ont su passer derrière la caméra, se reconvertir à la radio ou à la télé, ouvrir des cabinets de conseils en sexothérapie, voire mettre le grappin sur un adipeux prince du pétrole ou un cacochyme banquier de Wall Street.
 
Risques du métier
 
Dans les années 80/90, le métier fut décimé par le sida. Une véritable hécatombe aggravée par la loi du silence, l’important étant de continuer à tourner quoi qu’il advienne, et un refus pathétique d’affronter la réalité. Par crainte de nouvelles lois imposant un retour à l’ordre moral d’antan ?
Des appréhensions pas toujours injustifiées en Amérique face aux prédicateurs surfant sur la vague d’un virus qui fut pour eux une divine surprise.
 
Depuis, les tournages se font avec capote, ou après analyse de labo certifiant l’absence de VIH. Néanmoins, les scènes "naturelles" étant plus prisées, donc plus rémunératrices, quelques producteurs-metteurs en scène s’affranchissent assez gaillardement de ce garde-fou.
Des acteurs, pour gagner plus, sont même allés jusqu’à maquiller leurs tests médicaux.
Tout, tout de suite et no future !
 
Aujourd’hui, en Amérique et en Europe, les condamnations au pénal pour ce genre de pratiques semblent avoir réduit de tels comportements. Sans y mettre un terme absolu.
Mais il y a des pays émergents moins regardants. Avec des starlettes beaucoup plus dociles et nettement moins payées.
La délocalisation mondialiste touche aussi l’industrie du X !
 
Aux USA, l’Adult Industry Medical Health Care Foundation après une enquête effectuée entre octobre 2001 et mars 2003 auprès de 483 volontaires non sidéens régulièrement suivis, a révélé que 40% des testés avaient au moins une MST classique : 17% la chlamydiose, 13% la gonorrhée et 10% l’hépatite B ou C.
On imagine les résultats avec des non-volontaires ou des non-médicalement suivis !
 
La transparence du web a quand même permis l’éclosion de sites affichant, pour les gens du métier et ceux qui les fréquentent, des listes de personnes exposées au VIH, qui a tourné avec qui, qui est suspect ou placé en quarantaine... Des infos mises à jour régulièrement et qui compensent un peu l’irresponsabilité liée à la dictature du fric.
 
Restent d’autres pratiques à risques : comme ces hypertrophies chirurgicales "esthétiques" de la vulve ou du clitoris pouvant entraîner des troubles fonctionnels à vie.
Ou comme ces gang bangs particulièrement violents à l’issue desquels certaines actrices se sont retrouvées à l’hopital. Avec, dans quelques cas, des lésions irréversibles.
Mais ne doit-on pas classer ces dommages corporels comme des accidents du travail ?
Après tout, les ouvriers victimes de l’amiante ne sont-ils pas plus à plaindre ? Eux qui n’avaient pas été informés des risques professionnels encourus et ne s’y étaient pas volontairement exposés ?
 
Dommages collatéraux 
 
Plus préoccupants pourraient être les dommages collatéraux. Sur les naïfs et les imbéciles.
Ces hommes qui oublient que la plupart des plans hyper hard sont tournés en plusieurs fois, assez souvent avec des doublures, tandis que le film final s’articule sur des montages plus ou moins habiles.
Croyant à des gymnastiques en temps réel, et à des éjaculations à la mitraillette, combien d’ados boutonneux ont été submergés par un terrible complexe d’infériorité ?

Combien d’adultes un peu niais ont reproché à leur douce et tendre son manque de réactivité ?
Et se sont retrouvés largués parce qu’ils attendaient de Ginette les exploits de Clara Morgane et de Tabatha Cash réunies ?
Et combien de pervers pépères se sont-ils retrouvés avec les vertèbres coincées parce qu’ils avaient surestimé leur souplesse aux galipettes ?
Alors, comme on dit aux enfants à propos de certains dessins animés particulièrement violents : "Attention, ceci est de la fiction, dans votre intérêt n’essayez pas d’imiter les personnages !"
Une conclusion qui en vaut une autre...
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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 05:45

Jusqu'au mois de mai, le mot "rigueur" était tabou à droite. Puis les langues se sont déliées, d'abord en dehors du gouvernement. Et François Fillon lui-même a fini par utiliser le terme si honni... Retour sur des mois de tergiversations.

Temps 1: La majorité fait bloc contre la rigueur

6 mars 2008 - Nicolas Sarkozy, Président de la République
"Je ne crois pas aux plans de rigueur. Ils ne mènent à rien."

19 août 2008 - Éric Woerth, ministre du Budget
"C'est une politique de rigueur dont nous ne voulons pas."

8 mai 2010 - Henri Guaino, conseiller du chef de l'État
"La "rigueur", c'est l'ajustement économique par la baisse du pouvoir d'achat. Ce n'est pas du tout la politique du président de la République et du gouvernement."

8 mai 2010 - François Fillon, Premier ministre
La France est "loin d'un plan de rigueur" qui "n'existe pas et qui n'existera pas", "La rigueur, c'est quand on réduit les dépenses et qu'on augmente les impôts. Nous, nous avons choisi, le plan de relance mis à part, de réduire la pression fiscale lorsque c'était possible et de diminuer la dépense publique. Nous sommes donc dans une gestion qui n'est pas celle d'un plan de rigueur."

10 mai 2010 - Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP
"En langage économique, le mot rigueur, ça veut dire une augmentation généralisée des impôts. Ça a été le cas avec M. Mauroy, M. Barre, et M. Juppé dans le passé."

Temps 2 : La droite se résigne, le gouvernement nie toujours

10 mai 2010 - Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
"Moi, le mot que j'utilise c'est le mot de rigueur, après tout on n'est pas là pour se battre sur les mots."

28 juin 2010 - Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
"Oui, on y est.[dans la rigueur] La crise grecque a servi de révélateur brutal. C'est comme si l'addition de trente années de petites reculades et de petites lâchetés arrivait sur la table et commandait d'être réglée immédiatement."... "Je revendique d'avoir été le premier à dire qu'il fallait une politique de rigueur."

30 juin 2010 - Alain Juppé, ancien Premier ministre
"Aussi les circonlocutions autour des mots rigueur, austérité, responsabilité me paraissaient-elles un peu dérisoires."

Temps 3 : le gouvernement finit lui aussi par accepter

30 juin 2010 - François Baroin, ministre du Budget
"Ce n'est pas un gros mot. Rigueur ou pas rigueur, autant disserter sur le sexe des anges."

4 juillet 2010 - Christine Lagarde, ministre de l'Économie
La France mène une politique de "rilance". "Relance ou rigueur, ce n'est pas un choix, ce n'est pas un noeud gordien pour moi". Entre rigueur et relance, la "rilance" est un "subtil dosage (...) qui consiste en réalité à réduire la dépense publique là où ce sera le moins douloureux pour la perspective de relance de l'activité".

12 juillet 2010 - Nicolas Sarkozy, Président de la République
"Le mot rigueur est connoté", il s'apparente à la baisse des salaires et hausse des impôts, "je ne le ferai pas." "Ce qui ne me fait pas peur, c'est le mot rigoureux. Rigoureux, ça veut dire qu'on revient à l'équilibre" des comptes publics.

16 juillet 2010 - François Fillon, Premier ministre
"C'est la raison pour laquelle dans tous les budgets de l'Etat, le seul qui n'est pas soumis à la rigueur, c'est le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche."

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 17:30

Le drame de Pouzauges est-il lié à la prise d'un antidépresseur ? Le 31 mai, dans cette petite commune de Vendée, un médecin de 34 ans massacre sa femme et ses quatre enfants avant de se suicider. Selon une information du Parisien confirmée par les enquêteurs, le jeune père de famille prenait un médicament de la famille des IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine), dont le chef de file est le Prozac. Dans ce cas précis, il s'agirait du Zoloft (nom commercial de la sertraline), un autre produit de cette famille nombreuse.

Régulièrement, la revue médicale Prescrire (indépendante de l'industrie pharmaceutique) rappelle à ses lecteurs les dangers des IRS. En premier lieu, ils peuvent être à l'origine de comportements suicidaires chez les enfants et les adultes jeunes. Un effet néfaste connu depuis le début des années 2000. De plus, "des auteurs britanniques ont rassemblé des éléments de pharmacovigilance concernant des symptômes d'hétéro-agressivité liés à des antidépresseurs : agitation, irritabilité, hostilité, agressivité, impulsivité... Le rôle des IRS dans des agressions et des homicides a été évoqué", pouvait-on y lire en juin 2008. C'est pourquoi les résumés des caractéristiques de ces médicaments ont été modifiés en 2004 pour faire mention de ce type d'effets indésirables, d'abord au Canada puis aux États-Unis. Actuellement, toutes les notices mentionnent, entre autres, les risques d'anxiété, d'attaques de panique, d'hostilité, d'agressivité et d'impulsivité...

L'agressivité n'est pas mentionnée dans la fiche française du Zoloft

Les enfants et les adolescents semblent particulièrement à risque de comportements hostiles, surtout en début de traitement, lors des changements de dose ou au moment du sevrage, précise Prescrire. "En pratique, les antidépresseurs sont à réserver aux patients dont les troubles sont invalidants et résistants à des prises en charge non médicamenteuses", conclut la revue en ajoutant qu'un suivi minutieux des patients exposés aux IRS est indispensable.

En France, la fiche grand public concernant le Zoloft publiée actuellement sur le site du Vidal (bible des médicaments) indique, entre autres, que l'usage des antidépresseurs est déconseillé avant l'âge de 18 ans. Et que "tous les traitements antidépresseurs sont susceptibles d'induire un épisode maniaque chez les personnes prédisposées : en cas d'euphorie, d'excitation inhabituelle ou de comportement anormal survenant sous traitement, une consultation médicale rapide est nécessaire." Mais le problème de l'agressivité n'y est pas clairement mentionné. Quant à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, elle n'a pas encore réagi.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 17:30
L’adoption : Faire le bonheur d’un enfant, le bonheur de parents ? Réussir le désir des deux. Offrir à un enfant des parents, donner à des parents l’amour d’un enfant. Un rêve parfait pour tous qui se concrétise en une réalité merveilleuse. Quoi de plus naturel d’aider la nature d’un côté et de combler un vide de l’autre.
 
Bien sûr, de telles bonnes intentions pour l’équilibre de chacun par la construction d’un foyer heureux où seul règnerait le socle d’un couple basé sur un amour partagé, regardant dans la même direction et désirant offrir une vie harmonieuse, chaleureuse à un petit enfant qui viendrait prolonger leur union, lui donnant à son tour une famille unie, anéantissant du même coup les barrières du sort, comment ne pas y adhérer.
 
L’image d’un idéal que tentent de plus en plus de réaliser des parents qui n’ont pas la possibilité de donner la vie en accueillant un petit orphelin est tout en leur honneur mais il vrai n’est pas chose facile loin s’en faut.
 
En termes d’identité ce n’est pas non plus le rêve. Il faut savoir qu’il existe deux possibilités d’adopter un enfant, cela dit dès son plus jeune âge. Bien souvent lorsqu’il s’agit d’un bébé, deux options s’offrent aux nouveaux adoptants.
 
Il y a l’adoption plénière qui s’explique par le fait que la première identité de l’enfant disparaît totalement, l’enfant devient alors « enfant légitime » juridiquement parlant en matière de succession. La nationalité et le nom de famille des adoptants lui sont donnés.
 
La seconde procédure est l’adoption simple c’est-à-dire qu’à la première identité de l’enfant s’ajoute le nom des parents adoptifs, Mais laissons de côté les aspects juridictionnels pour ne parler que du ressenti de l’enfant adopté en grandissant, c’est-à-dire lorsqu’il aura conscience, en général à l’adolescence de tout ce qu’implique son statut.
 
L’adopté devra se rendre compte assez amèrement qu’une partie de son passé a été tronqué et qu’il ne connaît pas forcément toute son histoire ce qui va plus ou moins le handicaper dans l’avenir.
 
Il ne possèdera pas non plus tous les éléments de réponse à ses questions. Dans le cas d’un enfant dont les origines sont multiples, il se heurtera à vouloir connaître une culture qu’il ne connaîtra pas forcément et dont il se sentira exclu, il aura alors le sentiment d’une double frustration. D’autre part, pour combler le manque de modèle parental biologique auquel il ne pourra se rattacher d’un point de vue « mimétique » pour construire sa propre personnalité, il se sentira attiré par des personnes dont il cherchera à s’identifier et qui n’auront pas forcément de rapport avec lui.
 
Il peut également idéaliser ses vrais parents par manque de vérité. Il matérialisera dans son esprit sa mère biologique au détriment de sa mère adoptive. A court terme il finira par se rendre compte qu’il vit dans l’illusion, le mensonge parfois et l’incohérence sûrement. Ce sentiment de "château de carte" viendra conforter son impression de non appartenance à sa famille adoptive, à une ethnie, à une communauté, à une nation qui l’entraînera à penser qu’il n’a pas de passé donc pas d’avenir.
 
Pour lui, tout sera flou. A ce tournant de la vie il pourra inconsciemment se détacher de son milieu familial qui percevra douloureusement une distance prise par leur enfant adoptif sans que celui-ci en est réellement conscience d’ailleurs.
A l’adolescence, certains de ces enfants ont des tendances dépressives ou sont en proie à l’anorexie qui dans la plupart des cas n’ont pas d’aboutissement dramatique fort heureusement.
 
Bien des situations se résolvent d’elles-mêmes. Les parents adoptifs sont pour une grande part les artisans d’un dénouement positif. Le plus grave enfin pour ceux dont l’adoption est plénière est la mauvaise impression que l’on aura volé leur identité et l’ensemble de leur patrimoine génétique.
 
Cette souffrance qui se creusera lors de recherches généalogiques qui n’ont rien d’effrayant dans un foyer où les parents sont biologiques et qui sont tellement passionnantes pour leurs descendants devient un véritable cauchemar pour les adoptés qui ne savent plus vers quelle généalogie se tourner.
 
Rendez-vous compte : on leur dit que leur famille adoptive est leur vraie famille ce qui est contradictoire biologiquement parlant mais pas en termes de justice. On leur explique qu’il faut qu’ils se réfèrent uniquement à ce qui est écrit par la loi, en outre, ils doivent considérer que leur généalogie biologique initiale ne compte plus même si au point de vue de « lien sanguin » ils n’ont rien à voir avec leurs parents adoptifs.
 
Résumons : psychologiquement, l’enfant adopté doit prendre en compte le fait qu’il a deux couples de parents : les biologiques et les adoptifs, il se sent alors exclu de la normalité.
 
On peut comprendre la complexité de leur existence. Les adoptés ont alors réellement le sentiment de trahir leur sang. Leur épanouissement personnel dépend de cette réponse à jamais posée « quel arbre généalogique dois-je considérer ? » Certains me direz-vous, les plus positifs considèrent que les deux lignées comptent en se persuadant qu’ils ont quatre parents : deux mères (biologique et adoptive) et deux pères (biologique et adoptif) ce qui leur permet de se rééquilibrer et de redonner à leur vie un semblant de normalité. Ce n’est évidemment pas simple pour eux, leur chemin de vie est fait d’incertitudes et d’angoisses permanentes, cependant les enfants adoptés devenus adultes reconnaissent qu’ils ont eu beaucoup de chance dans leur vie pas tout à fait comme tout le monde, qu’ils ont été choyés, aimés peut-être plus que la moyenne pour ceux dont tout s’est bien passé, il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui ont été adoptées adopter à leur tour. D’autres se servent d’une partie de leur première identité pour éviter une pathologie mentale et ainsi garder leur équilibre, bref il leur restera tout de même quelques séquelles pour certains et un vide pour la plupart de ceux qui n’ont toujours pas de réponse à leur passé.
 
En effet : d’où je viens, qui je suis et où je vais sera sans doute une question sans réponse.
source AGORA
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  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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