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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:05

Il me vient en mémoire cette image d'un général américain du nom de  Collin POWELL (metis d'origine jamaicaine), affirmant à la face du monde, depuis l'ONU ," preuve en main", que le regime de Saddam Hussein menacait le monde et qu'il fallait en finir par une guerre préventive...L'histoire retiendra, que le17 Janvier 2002 débuta  cette guerre injustifiée  à laquelle la FRANCE ne prendra pas part . Merçi au président CHIRAC d'avoir évité à la FRANCE d'etre le complice d'une  manipulation fomentée par 'une association de malfaiteurs...

 

Ce qui se passe aujourd'hui en FRANCE, autour de l'humoriste DIEUDONNE  témoigne de l'usage de la même methode d'habillage de la réalite, pour parvenir à l' objectif de mise à mort de l'ennemi choisi par un systeme démasqué. Une fois le but fixé, le reste est une affaire de logistique et de timing ...17 Décembre 2013, Place BEAUVAU...L'arme de destruction massive alimentée par le carburant de la paranoia mediatique est activée. Au diable les principes fondateurs de l'etat de droit:  séparation des pouvoirsjurisprudence protégeant la liberté d'expréssion, caractère  à postériori du délit en droit positif.

 

Comment considérer l'activisme du ministre de l'intérieur autrement que par un viol de l'etat de droit. La FRANCE est à terre, dans son empressement a mettre au pas un humoriste par des moyens et arguties juridiques dignes d'une dictature...Le même jour, en l'espace de quelques heures , le tribunal administratif de NANTES infirme la circulaire d'interdiction d'un spectacle, Le CONSEIL D' 'ETAT confirme la même circulaire ; estcela la preuve d'un fonctionnement réfléchi que chacun est en droit d'attendre de la justice .

 

Le pouvoir socialiste, voudrait nous faire croire en l'avènement d'une nouvelle donne idéologie et politique fondée sur la doctrine de la délinquance à priori, au bon vouloir des clans qui dirigent  , il ne s' y prendrait pas différemment. Serait ce là les prémices d'un WALLSISME que l'on voudrait nous vendre pour masquer la faillite d'une politique  mortifere pour nos liberté publiques? 

 

Françaises, Français ,il y a lieu d'être inquièt.

 

 

...La FRANCE connaitra t'elle   le même sort que la bande de GAZA ? C'est aux français de toutes origines d'en decider.

 

https://www.facebook.com/Videos.2O

 

 


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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:30

Les élus socialistes sont issus du monde associatif, du fonctionnariat et hélas sont souvent des professionnels de la politique.

Ils ne connaissent rien de l’entreprise, ils n’ont jamais eu à faire face à un concurrent qui s’installe et vous prend des parts de marché. Ils s’auto congratulent dans leur microcosme, bien loin des réalités du quotidien.

Les élus de droite sont une caste (avocats, Notaires, Médecins …) dont le seul objectif politique consiste à protéger leurs biens et leurs privilèges.

Les élus des extrêmes sont de petits nazillons ou de pâles copies d’un Che Guevara mis à toutes les sauces. 

Ces organisations quasi mafieuses, incapables de montrer le bout du tunnel à un peuple désespéré, fabriquent des exclus qui deviennent des délinquants que l’on bourre dans des prisons dans lesquelles on diminue par rentabilité les gardiens.

Si je reste de gauche aujourd’hui c’est uniquement guidé par l’humanisme de sa pensée et non par admiration pour les guignols censés la véhiculer.

L’économie est prise en otage par cette caste qui se répand sur les plateaux télé pour dégueuler leurs escroqueries sémantiques. Celle de la pensée unique qui sert de propagande à des cons auto-satisfaits.

Entre les Neuneus de gauche et les mafieux de droite il existe pourtant d’autres voies, ce que Jacques Attali par exemple appelle « l’économie positive », c'est-à-dire une économie au service du citoyen, de l’environnement, débouchant sur une croissance responsable et soucieuse de protéger les générations futures.

La société de consommation telle que nous la vivons depuis des décennies nous condamne au manque. Nous ne consommons plus pour satisfaire nos besoins, mais pour nous distinguer des autres.

Cette politique du toujours plus est responsable de notre dette abyssale qui fut engendrée par les gouvernants uniquement pour servir leurs intérêts politiques. Et c’est une dette « pour rien » puisque le peuple est désespéré.

La mafia politique aujourd’hui consiste à fermer les yeux sur les milliards que l’on pourrait récupérer sur la fraude fiscale et à assommer de taxe et d’impôt le Français lambda qui rame pour payer les études de ses enfants.

Assez de cette dictature du politiquement correct ou il est sacrilège d’émettre une critique sur le modèle allemand, de penser autrement la société et de croire à des solutions alternatives.

Je n’ai plus rien à voir avec ce système, parfois pas même assez pour avoir l’envie de m’y opposer.

Mais s’il y a une chose dont je suis certain, c’est que je ne cesserai jamais, naviguant au milieu des Chimères de courir après mes utopies.

Auteur: SEVISA in Agorax Vox

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 18:30

Être moderne et progressiste en politique, c'est , ce me semble,  vouloir et savoir impulser la juste mesure entre un existant bati sur des éléments fondamentaux surs, produits d' avancées sociales et culturelles antérieures, et  la juste contrainte d' une adaptation individuellement  consentie , inhérante au besoin intrinsèque chez chaque  citoyen, d'agir en responsablité, en affirmation et réalisation de soi . La finalité etant d'avancer collectivement vers une émancipation humaine génératrice de mieux être, de libertés  publiques, de coopération entre peuples par altérité.

 

C'est le rôle des "fet chié" (intellectuels ) de prévenir chacun des contingences et comportements moutonniers qui enferment .C'est le devoir des citoyens de ne point se laisser aller à la tentation de jeter le bébé avec l'eau du bain.

 

L'observation des mouvements de l'homme qui, pour progresser  en équilibre, garde toujours un pied derrière( le passé) en appui et un pied devant (l'avenir) en traction,illustre mes propos. Toutes autres manoeuvres visant à defier  les règles de la nature conduisent inéluctablement son auteur à perdre pied, à s'egarer ou à la chute. Il en est de même pour les institutions à travers ses représentants malhabiles  ou prétentieux.

 

Les difficultés économiques, l'éffritement des valeurs, la tétanie des politiques, les scléroses et autres conflits générationnels qui ralentissent l'essor  de la démocratie,  sont les résultantes de ce que je pressens comme une maldonne, entre l' homme en harmonie avec son milieu et son désir de  domination et de puissance sans limites.

 

Comprenez donc, chers lecteurs, que nos hommes politiques d'ici comme ailleurs  sont des professionnels de l' existant. Ils fonctionnent  tels des boutiquiers zélés en défenseurs de l'êtablishment . Or nous avons besoin de professionnels de l'adaptation ; c'est à dire de relayeurs et passeurs d'avenir  pour progresser . Ce n'est pas la même affaire, ni les mêmes intérêts et enjeux qu'il s'agit de porter et  de  defendre  là.

 

Les Saintes:  Terre d'à hue et Terre d' à dia ....C'est quand qu'on va sortir de ce cercle vicieux?

 

 

P.s: Ceci est une ébauche  de mon agir politique.C'est à cette aune que je serai appellé à choisir ou pas le candidat des élections municipales et cantonales saintoises  à venir. Aussi, je puis dire des à présent que je ne me reconnais pas dans le pacte signé entre l'UDI et le  Modem. Ce soir, j'ai décidé de ne pas me fondre dans la même famille de pensée que les Sarkhozistes d'hier 

 

Prenez en de la graine jeunesse !

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 18:33

L’image que projette l’humanité, celle des guerres, des famines, des crises économiques, n’a pas de quoi la révéler dans ce qu’elle a de plus humain. Elle est plutôt un champ de bataille où se commettent les crimes les plus atroces et son destin est plus près de l’abîme que de la plénitude d’humanité dont elle porte pourtant le germe.

Que l’on soit croyant ou pas, l’HUMANITÉ ne porte-t-elle pas dans sa propre nature une réalité et des valeurs qui rejoignent toutes les personnes de bonne volonté de la planète terre ? Serait-elle donc condamnée par un mystérieux destin à n’être que la contradiction d’elle-même ?

Pourtant, depuis la nuit des temps où elle s’est mise en marche vers un destin non encore atteint, elle a fait des pas de géants pour franchir, étape après étape les résistances de la matière, de l’ignorance, de l’esclavitude, de l’individualisme, des pouvoirs de domination et de conquêtes. Des peuples ont conquis leur indépendance, les droits des personnes ont été reconnus dans des chartes internationales, etc.

Cette HUMANITÉ, à laquelle nous appartenons tous et toutes, est une semence dont les principales caractéristiques se révèlent au fur et à mesure qu’elle se développe dans le temps. Celles qui s’imposent à ce moment précis des temps que nous vivons ce sont, cette fois-ci dans leur dimension universelle et planétaire, la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, la dignité, le respect des personnes et des peuples. Nous n’en sommes plus au village qui se prend pour le monde pas plus qu’à l’individu qui se prend pour l’humanité. Nous passons du « tout pour moi  » au « tout pour l’humanité  ». Nous passons, comme dirait le grand philosophe Gabriel Marcel, du moi au nous.

Le monde que nous connaissons n’est plus une entité uniforme, mais une réalité multiforme et multipolaire, se présentant comme un prisme aux mille couleurs et se révélant sous diverses facettes. Chaque fois où ces valeurs prennent forme et consistance, l’HUMANITÉ se révèle plus lumineuse, plus belle, plus diversifiée et plus authentique. Nous en sommes à ce passage. Un passage où tout n’est pas évident. De nouveaux paradigmes de la gouvernance mondiale s’imposent. À nous de les identifier, d’en prendre pleinement conscience et d’en faire les références d’un monde nouveau à naître.

LES RÉSISTANCES À LA CROISSANCE DE L’HUMANITÉ

Autant la matière brute fut une résistance aux premiers pas de la vie de cette HUMANITÉ, autant les pouvoirs dominants de nos sociétés, guidés par les ambitions de conquête et d’asservissement, emportés par la cupidité sans limites de ses artisans, la consommation chloroformante des esprits, sont devenus les résistances qu’elle doit vaincre pour poursuivre sa route par en avant.

Ce combat s’avère d’autant plus ardu que ces forces de résistance sont parvenues, jusqu’à un certain point, à transformer leurs mensonges en vérité et la vérité en mensonge, leur cupidité en générosité et la générosité en cupidité, leurs guerres, en guerres humanitaires et les guerres humanitaires, en terrorisme. On parle de certaines choses tout en passant sous silence d’autres pour mieux tromper. Une toile, tissée habilement et finement, présente ce mirage comme l’authentique et véritable humanité.

Les dernières techniques de communication et les médias les plus puissants sont, évidemment, au service de cette grande tromperie. La majorité des esprits n’ont plus le temps de s’arrêter pour regarder ce qui se passe réellement, envoûtés qu’ils sont par leur quotidien. Ils s’en remettent à ce que leur racontent les journaux et leur journal télévisé qu’ils reçoivent comme paroles d’Évangile. Les dirigeants des pays développés auxquels plusieurs d’entre nous appartenons nous vendent l’idée que nous sommes les bâtisseurs d’une humanité nouvelle aux mille vertus.

Le fameux discours de G.W. Bush, alors président des États-Unis, définissant ce qui est bon et ce qui est mal, les bons étant les États-Unis d’Amérique et tous leurs alliés, les méchants étant tous ceux qui ne se rallient pas à leurs projets de domination et d’empire, marque un tournant dans l’histoire des relations des peuples et des nations.

Les Nations Unies ainsi que toutes ses chartes sur les droits des personnes et des États passent au second rang, l’arbitre n’étant plus la communauté internationale, mais plutôt les principaux artisans des pouvoirs de l’État étasunien. Même l’Église catholique, à travers sa papauté et sa hiérarchie, s’est faite complaisante avec cette façon de définir le bien et le mal.

Le pape Jean-Paul II n’a-t-il pas reçu la médaille de la liberté des mains de ce G.W. Bush, cet envahisseur d’Irak et Benoit XVI ne s’est-il pas prêté à une célébration grandiose de son anniversaire de naissance dans les jardins de la Maison Blanche en compagnie de plus de 10 000 invités, la plupart engagés dans les guerres criminelles contre « ces terroristes », à savoir ceux qui ne s’allient pas à leur volonté de puissance et de domination ? Sur ce point, je vous réfère à un article qui fait état de cette grande alliance entre l’Église et l’Empire.

Les guerres en Libye et en Syrie, les coups d’État au Honduras et au Paraguay ainsi que les multiples tentatives de renversement de gouvernements en Bolivie, au Venezuela, en Équateur ont tous un objectif commun, celui de contrer l’émergence d’un autre monde et de reconquérir les richesses et les pouvoirs de l’État.

Lorsque les « indignés  » ont pris la rue en Europe et aux États-Unis, ils ont voulu dire, assez c’est assez. Le scandale du 1% de l’humanité, disposant à volonté des 99%, a assez duré. 

LES FORCES MONTANTES DE L’HUMANITÉ

 

Derrière cette image officielle que nous donnent les principaux médias de l’empire et de leurs alliés politiques et religieux, il y a une humanité qui avance, fragilisant toujours plus ce montage médiatique et démasquant avec toujours plus d’acuité l’hypocrisie et le mensonge qui en constituent les fondements.

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, qui a brisé la glace du secret en dévoilant des milliers de documents mettant en cause le gouvernement des États-Unis Bradley Manning, ce jeune soldat (26 ans) qui a dénoncé les crimes commis par l’armée et les services secrets de son pays, Edward Snowden, cet autre jeune (29 ans) qui vient de révéler tous les dessous de l’espionnage criminel des États-Unis dans le monde sont, tous les trois, de véritables chefs de file dans cette lutte contre le secret couvrant des crimes et des criminels. Leurs interventions lèvent le voile derrière lequel se cachent les véritables visages de ceux et de celles qui se font passés pour des grands serviteurs d’humanité, alors qu’ils n’en sont que des fossoyeurs. 

Au-delà de ces évènements tout récents, il y a eu et a toujours de plus en plus de leaders et de peuples qui prennent conscience de cette grande manipulation et qui l’affrontent avec courage, dignité et une détermination indéfectible au service de la vérité, de la justice et de la solidarité.

La deuxième moitié du siècle dernier nous fournit de nombreux exemples de ces prises de conscience de la grande tromperie. Que ce soit en Afrique ou en Amérique latine ces pourfendeurs des pouvoirs dominants et de leurs tricheries ont, pour un grand nombre, témoigné de leurs convictions jusqu’au sacrifice de leur propre vie. Qu’on pense aux centaines de milliers de victimes des coups d’État militaire que ce soit au Guatemala, au Brésil, au Chili, en Bolivie, en Uruguay, en Argentine, sans oublier toutes ces victimes du Plan Condor.

En juillet dernier, le peuple cubain célébrait le 60e anniversaire de l’attaque à la caserne militaire « La Moncada ». Un groupe de jeunes, encore dans la vingtaine, scandalisés par la dictature de Batista, par les injustices sociales, par la domination des multinationales, par le maintien d’un régime d’esclavitude, se sont attaqués, un 26 juillet 1953, à la caserne militaire La Moncada, symbole de ce pouvoir. Certains y laissèrent leur vie, plusieurs autres furent blessés ou fait prisonnier. Fidel parviendra à s’enfuir à la montagne, mais il sera vite dénoncé et fait prisonnier. Le jeune Fidel Castro, 26 ans et avocat de formation, assumera lui-même sa propre défense. Cette défense est devenue une référence fondamentale pour tout ce qui va suivre en Amérique latine et dans de nombreux pays du Tiers-monde, « L’Histoire vas m’absoudre  ». Il a d’ailleurs terminé sa plaidoirie par ces mots :

« "Je terminerai ma plaidoirie d'une manière peu commune à certains magistrats en ne demandant pas la clémence de ce tribunal. Comment pourrais-je le faire alors que mes compagnons subissent en ce moment une ignominieuse captivité sur l'île des Pins ? Je vous demande simplement la permission d'aller les rejoindre, puisqu'il est normal que des hommes de valeur soient emprisonnés ou assassinés dans une République dirigée par un voleur et un criminel. Condamnez-moi, cela n'a aucune importance. L'histoire m'absoudra."

 

Le 1er janvier 1959, Batista est renversé et les jeunes révolutionnaires, soutenus par la grande majorité du peuple feront une entrée triomphale à la Havane. Depuis plus de 53 ans, ce petit pays des Antilles est soumis à un des pires blocus économiques de son puissant voisin du nord. En dépit de toutes ces difficultés, la Cuba révolutionnaire a survécu, devenant la référence continentale pour ses médecins et ses services de santé, offrant gratuitement l’éducation à tous ses citoyens et citoyennes et déployant une solidarité internationale qui fit dire à l’ex-président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miguel Descoto, que Fidel était l’homme le plus solidaire de notre temps.

Les forces dominantes ne l’entendent pas ainsi, mais Fidel, cible de plus de 635 tentatives d’assassinat, est toujours là pour écouter et conseiller les nombreux présidents et dignitaires de l’Amérique latine et des Caraïbes, de même que ceux venant de partout à travers le monde.

Depuis lors, le germe d’une pensée nouvelle pour un autre monde, une autre humanité, a pris racine et s’est développé. Les pays émergents de l’Amérique latine ainsi que les diverses organisations d’intégration régionale en font de plus en plus la démonstration. Ils confondent l’empire et ses oligarchies en réalisant par des voies entièrement démocratiques les changements profonds qui redonnent à leurs peuples le véritable pouvoir de leur destin.

Voici ce qu’avait à dire Pepe Mujica, président d’Uruguay, ancien révolutionnaire Tupamaros, 14 ans de prison dans des conditions où le respect de la personne n’avait pas sa place, en ce 60e anniversaire de l’attaque de la caserne de la Moncada.

« Les changements sociaux ne sont pas au coin de la rue. Les changements sociaux ne disposent pas de laboratoires où on peut expérimenter à froid. Les changements sociaux sont le résultat de l’expérimentation directe de la lutte avec les peuples.

« La révolution cubaine a été une révolution d’auto-estime pour les Latino-Américains. Les changements matériels sont plus faciles que les changements culturels qui sont en définitive le ciment de l’histoire.

Quant à Nicolas Maduro, président du Venezuela, ancien chauffeur d’autobus et de Métro il a eu ces paroles à l’endroit du peuple cubain :

« Merci au peuple cubain si l’Amérique latine est aujourd’hui ce qu’elle est. Cuba est responsable de la création d’institutions comme l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), la CELAC (Communauté d’États latino-américains et Caribéens), de qui nous avons l’espérance de ce que nous sommes aujourd’hui. Il a fallu attendre 60 ans de lutte. Grâce à Cuba, grâce à Fidel, grâce à Bolivar. » 

Nos médias et nos gouvernants ont tellement diabolisé Cuba et ses dirigeants que nous avons peine à comprendre que des dirigeants de pays démocratiques, des intellectuels de réputation internationale, des prix Nobel de la paix, puissent avoir un tel respect et une telle admiration pour ces derniers.

N’empêche que l’Humanité de l’avenir, celle dans laquelle tous les humains pourront s’y reconnaître, doit passer par cette voie de la solidarité, de la démocratie participative, du respect des différences à travers l’intégration qui soudent les peuples et les personnes les unes aux autres. La justice doit devenir une référence constante et la vérité doit s’imposer par sa transparence.

L’Humanité n’a plus besoin de ces maîtres qui s’imposent aux peuples pour se les asservir, mais de ces maîtres qui s’unissent aux peuples pour les servir.

 

CONCLUSION

Un vent d’optimisme se filtre un passage à travers la morosité des temps que nous traversons. Les pays émergents de l’Amérique latine avancent avec leurs peuples, fondements de leur capacité de vaincre ces forces occultes qui les ont pendant de si nombreuses années manipulés et asservis.

Le premier geste de ces nouveaux gouvernements est de doter leurs peuples d’une nouvelle constitution qui soit à leur image. Les anciennes constitutions, élaborées par les oligarchies, répondaient prioritairement aux intérêts de ces derniers. Ce fut, entre autres, le cas pour le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur. Dans les trois cas, les nouvelles constitutions ont été reconnues et acceptées à travers un référendum populaire.

Le pape François avec Rafael Correa, président de l’Équateur

Il y a aussi, avec l’arrivée du pape François, une ère nouvelle qui s’annonce pour l’Église, alliée traditionnelle des forces de l’Empire. Beaucoup d’ingrédients indiquent que cette alliance tire à sa fin.

De fait, l’option pour les pauvres et avec les pauvres qu’il prêche ne pourra fraterniser longtemps avec les forces qui sont à la source d’une grande partie de cette pauvreté. L’appel à la charité qui s’impose actuellement comme unique moyen de résoudre les problèmes de pauvreté ne pourra résister longtemps à la nécessité de s’attaquer au système qui en est le germe et la principale cause.

La charité qui fait appel à la générosité et à la bonté doit se conjuguer avec la justice qui fait appel aux droits des personnes et des peuples. Les jours et les mois qui viennent seront déterminants pour voir plus clairement la direction vers laquelle se dirige le pape François.

Pour l’Amérique latine, un changement de cap de l’église institutionnelle aurait un impact déterminant sur les forces oligarchiques et impériales du Continent.

Parfois il m’arrive de penser que j’aurai vu naître le Nouveau Monde, l’homme nouveau, l’humanité dans ses derniers pas vers son plein achèvement. Le livre de l’Apocalypse a sa manière bien lui de nous raconter cet avènement.

"Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer, du trône : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. » Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l'univers nouveau. » Puis il ajouta : «  Écris : Ces paroles sont certaines et vraies. » (Apoc. 21, 1-5)

Oscar Fortin

Québec, le 9 juillet 2013

http://humanisme.blogspot.com

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 17:38

La France n’est plus en démocratie mais en régime Système

Depuis les péripéties du traité européen, du TCE rejeté en 2005 au traité de Lisbonne tout aussi illisible, les citoyens français qui réfléchissent crient leurs colère face à une démocratie piétinée. Encore faut-il réfléchir avec les bonnes données. Ce prétendu camouflet infligé au peuple français par Nicolas Sarkozy à Lisbonne s’avère plutôt symbolique. Si la démocratie est en défaut, cela tient à des dispositions plus drastiques et du reste parfaitement accessibles pour qui veut bien lire les documents officiels. Dans une démocratie intégrale, le minimum serait que le droit soit voté par le Parlement et que le gouvernement fasse exécuter les lois. Or, la constitution de 1958 prévoit que le gouvernement puisse déroger à ce principe à travers la possibilité, notamment avec l’article 34 qui limite les domaines d’intervention du Législateur alors que le gouvernement est libre d’user de son pouvoir réglementaire avec arrêtés et décrets. Ensuite, dans la pratique, la plupart des lois ne sont pas issues d’une initiative parlementaire mais proposées par l’exécutif. Allez, on ne va pas pinailler, puisque l’exécutif est sous l’autorité d’un chef suprême que les Français élisent au suffrage universel. Mais bon, ce Parlement de godillot agace quand même le démocrate. Notons quand même quelques lois initiées par des parlementaires et qui portent leur nom. Neuwirth pour la contraception, Carrez pour la surface des logements.

Mais la plus grande entorse à la démocratie, c’est l’abandon de souveraineté législative consécutive à l’application des directives européennes qui doivent être transposées par le Parlement pour qu’elles s’inscrivent dans le droit français. Cela signifie que des instances non élues, celles de la Commission européenne, peuvent décréter des textes de droit qui de facto sont transposées de manière automatique sans qu’ils ne soient débattus par nos élus du Parlement. Les plus radicaux diront que nous sommes dans un système totalitaire ou plus modérément, dans une sorte de despotisme éclairé depuis Bruxelles.

La démocratie souffre de quelques entorses qu’on trouvera dans les petits détails, là où se loge le diable. Il fut un temps où les ministres avaient à leur disposition des fonds spéciaux qu’ils pouvaient utiliser de manière discrétionnaire. Ainsi, nombre de hauts fonctionnaires dans les cabinets ont pu bénéficier de fonds occultes, avec des revenus soustraits au fisc. Ce dispositif a perduré pendant des décennies avant d’être abrogé par le gouvernement Jospin. C’est étrange comme les gouvernants savent transgresser les règles de l’Etat de droit. Un chef d’entreprise qui ferait de même en octroyant des dessous de table à ses cadres serait passible des tribunaux. Alors je me demande si les dirigeants et les élus ont dans leurs gènes une authentique et sincère culture démocratique.

On peut en douter, au vu des récentes informations livrées sur les fonds spéciaux du Parlement. Nos députés ont à leur disposition des fonds leur permettant de subventionner de manière discrétionnaire des collectivités locales ou des associations relevant de leur circonscription ou parfois de choix personnels comme par exemple Laurent Fabius allouant des fonds dans une commune d’Ariège où il possède une résidence secondaire. Dans une pratique républicaine, ce type de mesure fait l’objet de débats publics. Il suffit d’assister à une séance de conseil municipal pour vérifier que le moindre euro alloué à une association est discuté publiquement. Mais lorsqu’il s’agit des fonds spéciaux parlementaires, le fait du prince prévaut. Et l’on peut soupçonner une entorse à l’équité des candidats dans les élections en supposant que ces fonds versés à des associations sont implicitement assortis d’une connivence électorale. Ce qui fait inévitablement penser aux pratiques d’une république bananière.

Nous venons de constater quelques éléments de la face éclairée des pratiques anti-démocratiques parfaitement assumées par les gouvernants. A côté, il y a la face cachée avec des affaires dont je ne peux pas parler car elles se déroulent dans la face cachée des connivences politiques et que je ne les connais pas puisqu’elles sont cachées. Parfois, elles parviennent au grand jour grâce à des investigations de reporter ou plus souvent des fuites organisées. Ne soyons pas dupes, le journalisme à la Watergate est une exception. Les infos ne sont pas cherchées par les journalistes, car ce sont plutôt les infos qui cherchent les journalistes. Mais on ne va pas pinailler, même si parfois on a le sentiment que les médias nous jouent la comédie de la transparence. La face cachée dévoilée tient parfois à un informateur, une fuite, comme pour l’affaire Cahuzac, avec ensuite un travail d’enquête, ou alors un épisode malencontreux et improbable dans une chambre de l’hôtel Sofitel.

Bref, tous ces éléments tendent à nous persuader que nos élites n’aiment pas trop la démocratie même s’ils jurent le contraire dans les médias. La démocratie, c’est la participation du peuple et des citoyens aux décisions publiques. Les dirigeants n’aiment pas trop que le peuple se mêle des affaires publiques jusqu’à aller contester certaines pratiques du pouvoir et même quelques formes du pouvoir. Frondes contre le Larzac, Nôtre Dame des Landes, les lignes LGV inutiles. Je suis convaincu que nombre d’élus apprécient la démocratie pour ses avantages matériels, pour le plaisir du pouvoir, d’entendre du monsieur le président, le député, le maire… pour le fun d’apparaître dans l’écran, les journaux, ou de parler à la radio puis de procéder à des inaugurations. Mais les élus n’aiment pas forcément que les citoyens se mêlent des décisions et s’immiscent dans les choix politique. Pour les élites du monde industriel, aucun doute, ces gens n’aiment pas trop la démocratie sauf si elle tourne à leur avantage, en se calquant sur le dialogue social.

Définition du dialogue social : négociation serrée entre deux parties qui presque toujours tourne à l’avantage du plus fort.

Maintenant, si l’on examine le cas des citoyens, gageons que les classes supérieures, souvent imprégnée de culture des parvenus et de narcissisme, se sentent quelque peu distinctes du bas peuple tout en prisant une version de la démocratie qui tourne à leur avantage. Quant aux citoyens de classe moyenne, une faible portion revendique son droit de visite sur les chantiers de la vie politique, car cela demande du temps et aussi un effort pour se documenter afin de prendre en défaut les décisions publiques contraires à l’intérêt général.

Ces considérations conduisent à interroger le politique en examinant la possibilité d’une transition de régime advenue progressivement depuis quatre décennies, voire même six, avec une accentuation depuis 1990. Comme d’autres pays, la France aurait alors pris quelques distances avec la démocratie représentative pour adopter un régime système. Dans ce type de régime, la société est composées de strates organisées et d’ensembles systémiques qui sont antagonistes mais qui se co-régulent pour donner au final un régime stabilisé mais subissant en permanence des instabilités que les observateurs appellent crises. Les élections et les médias de masse constituent des régulateurs du système mais aussi des dispensateurs d’humeurs et de goût. Celui qui plaît au peuple sera élu, même s’il n’est pas à la hauteur.

Dans le régime système, plusieurs composantes persistent ; la démocratie dans les régimes ayant choisi ce mode de gouvernance, l’Etat de droit aussi. Mais l’on voit se dessiner quelques abus autoritaires et sécuritaires. L’Etat de droit est menacé, aux Etats-Unis, et peut-être aussi dans les pays européens. On voit notre police républicaine mener quelques opérations d’intimidation, quelque fois dans les cités et d’autres fois dans les transports en commun ou bien les véhicules privés investis par les pattes d’un chien renifleur en quête de quelques grammes d’herbe qui fait rire. En Amérique, Jimmy Carter, un homme d’Etat sérieux, vient d’affirmer que les Etats-Unis ne sont plus un régime démocratique. C’est bien possible, si l’on cumule la surveillance de la NSA, les actions « inamicales » de la police, Guantanamo et d’autres privations de droit et pour finir, les drones qui tuent des gens jugés coupables sans procès. Dans le régime système, les libertés reculent au profit des régulations sécuritaires et des normes systémiques qui peuvent être scientifiques, techniques, idéologiques ou religieuses.

 

B DUGUE

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 18:42

Observez le mépris d'un Harlem Désir ou d'un Le Roux envers une Afrique qui tourne le dos au socialisme parasitaire en payant les conférenciers qu'elle se choisit ; il est clair que personne ne les payerait pour raconter des histoires qui enfoncent le Zimbabwe dans la gabegie tyrannique d'un Mugabe qui ose encore donner des leçons "anti-impérialistes" et pérorer sur "l'exploitation" alors qu'il est le premier à en profiter en faisant du trafic de diamants.

Pendant ce temps ces parasites croient représenter bien plus que la gauche mais carrément "le progrès". Et leurs gabegies alimentent leur pareil au même islamiste qui veut faire identiquement en détruisant tout ce qui tient lieu de civilisation humaine globale depuis 500 ans à savoir l'école, la liberté, l'égalité entre hommes et femmes. Les socialistes font le lit de ces gens là ou alors s'allient à eux comme en France. La droite gaulliste et centriste ne fait pas mieux bien sûr tandis que la droite dite nationaliste ou gaulliste rêve du temps révolu des tyrans occidentalisés.

Pendant ce temps encore la gauche tunisienne et égyptienne au lieu de construire une éthique politique capable de relever les défis d'aujourd'hui n'ont fait que copier les gauches européennes cherchant à grignoter des avantages corporatistes alors qu'une économie est à mettre debout.

En bref nous sommes à la fin d'un cycle idéologique qui voit s'effondrer en même temps les modèles étatistes et productivistes, ce qui profitent aux "arriéristes" verts (écolo-islamistes) et leurs nouveaux alliés totalitaires du néo-bolivarisme. Tandis que l'arabo-islamisme renoue avec ses guerres intestines qui ont seulement été arrêtées par la colonisation turque puis européenne.

Il ne sert donc à rien comme le fait Le Monde de s'en prendre à nouveau à Bush concernant les actuels massacres de shiites par des sunnites suite à la tyrannie shiite soutenue par l'Iran et la Syrie d'Assad.

Tant qu'une critique sérieuse du manque de sécularisation et de contre pouvoirs de ces pays n'aura pas lieu ceux-ci oscilleront entre l'économie soumise aux grandes familles adossées aux marchés mondiaux comme au Maroc au Qatar aux Émirats arabes unies à l'Arabie Saoudite 'une part, et d'autre part l'économie planifiée par une caste militaire comme en Egypte et en Algérie.

Au Venezuela le pays s'enfonce sûrement dans le chaos grâce à la gauche et ses soutiens français. Comme ce fut le cas du Cambodge, du Vietnam, de l'Algérie, Cuba, etc. L'Inde et le Brésil ont échappé à ce massacre économique en suivant le pragmatisme chinois plutôt que l'idéologie parisienne qui faute de mieux a décidé cette fois de s'appliquer surtout en France.

La droite aussi est out bien entendu.

 

 

auteur:  lucien samir in agora vox

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 17:56

François Hollande, entre couardise et méthode Coué

« Couard (du latin cauda, queue) : qui manque de courage. »
« Méthode Coué : méthode de guérison par autosuggestion inventée par un pharmacien français. »
(Extrait du "Petit Larousse").

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Finalement, après quelques hésitations (« Je me suis ravisé. »), François Hollande a décidé d’être Président de la République française jusqu’au bout des ongles, à savoir, monopoliser les deux principales chaînes de télévision pour l’interview "traditionnelle" ce dimanche 14 juillet 2013 à 13h05. Durant sa campagne, François Hollande avait promis qu’il se déplacerait dans les studios de télévision pour prendre la parole, mais son besoin de présidentialiser sa personne a été plus fort.

Ainsi, il a pu manier la langue de bois et l’insignifiance du discours présidentiel à vocation incantatoire à l’occasion de cette fête nationale. Un exercice de style que son prédécesseur François Mitterrand maîtrisait parfaitement et qui nécessite en face des journalistes sages et respectueux : Laurent Delahousse (France 2) et Claire Chazal (TF1) étaient en ce sens un excellent choix.

Une occasion aussi en or pour promouvoir son Ministre de l’Intérieur, très populaire, mais très ambitieux, Manuel Valls, qui venait de prononcer un discours de politique générale très remarqué dans le Gard le 13 juillet 2013.


Le budget des militaires…

La seule annonce présidentielle vraiment nouvelle concernait le budget de la défense qui serait, selon lui, "maintenu" en 2014. On se souvient que ce budget avait fait l’objet de nombreuses polémiques dans une perspective de baisse continue des effectifs et des moyens (déjà engagé sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy), ce qui, à terme, ne permettrait plus des interventions unilatérales comme celle du Mali.

Le Mali était d’ailleurs à l’honneur quelques heures auparavant lors du défilé sur les Champs-Élysées, et aussi la Croatie, qui est devenue le vingt-huitième pays de l’Union Européenne le 1er juillet 2013 : je suis très fier que la France puisse accueillir ainsi avec les honneurs ce nouvel arrivant malgré l’indifférence des médias sur le sujet ; mais c’est plutôt honteux qu’il y ait eu des individus qui aient violé l’esprit de l’unité nationale de cette fête en sifflant le passage du chef de l’État (quelle qu’en soit la raison).


Reprise et marquise

Cependant, le sujet de préoccupation majeur des Français reste le chômage et la crise économique. Sur ce sujet, François Hollande a fait preuve, pour le moins, d’un certain entêtement dans sa vision de la réalité jusqu’à oser affirmer : « La reprise est là ! ».

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La France vient pourtant juste d’être déclassée par une troisième agence de notation, le déficit public n’est pas du tout circonscrit et les dépenses publiques ne cessent de s’envoler sur l’économie réelle, au point de rendre les prélèvements obligatoires étouffants depuis un an. Si bien que si reprise il y a (ce qui n’est pas de l’avis des observateurs économiques), alors elle sera asphyxiée par les taxes et impôts.


Brouillard fiscal et social

Pire, la hausse des impôts a été quasiment annoncée ce 14 juillet 2013 (alors que l’Exécutif s’était engagé à ne plus les augmenter) avec cette phrase sibylline : « Nous avons des financements à assurer. (…) Je ne ferai d’augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables. » précisant : « dans l’idéal, le moins possible » ! Avec de telles déclarations qui rendent l’horizon fiscal et social complètement incertain, comment imaginer que les entreprises iront investir dans un futur proche ? Sur quel critère de confiance dans l’avenir ?

Sur les retraites et le déficit de 20 milliards d’euros prévu en 2020, le Président de la République a repris le schéma classique qui avait déjà inspiré son prédécesseur, à savoir que l’espérance de vie gagnant du terrain, il était nécessaire d’augmenter le nombre d’années de cotisation. Il n’a pas exclu non plus d’impliquer les retraités eux-mêmes dans l’effort national de redressement des comptes (sans évoquer une seule fois l’iniquité des régimes spéciaux).


Baisse des dépenses publiques : flou persistant dans les moyens

François Hollande a beau jeu de déclamer : « Je prends l’engagement qu’il y aura moins de dépenses en 2014 qu’en 2013. », il s’était engagé également ainsi l’an dernier et la réalité est qu’il y aura plus de dépenses en 2013 qu’en 2012.

De plus, il n’a pas donné un seul iota du début de commencement des économies qu’il compterait réaliser pour réduire ces dépenses publiques, prêt à sourire à propos du double discours de ses opposants (qui veulent réduire les dépenses publiques mais refusent la baisse de certains budgets de l’État), sans pour autant rassurer sur sa volonté (pourtant proclamée à chaque occasion) de réellement baisser les dépenses publiques (dans l’immédiat, on embauche massivement à l’Éducation nationale sans pour autant changer l’organisation ni les méthodes éducatives).


Exaspérante boîte à outils pour l’emploi

Concernant le front de l’emploi, François Hollande est revenu une énième fois avec sa boîte à outils qui manque singulièrement d’efficacité : il espère ("promet" !) 100 000 emplois jeunes (contrats d’avenir) d’ici la fin de l’année et 70 000 contrats de génération pour le début de l’année prochaine (ces deux dispositifs ne fonctionnent toujours pas malgré l’effet d’aubaine des contrats aidés).

yartiFH14juill201302

La seule réflexion intéressante reste encore ces 35 000 emplois qui ne sont pas pourvus et qui feront l’objet de formations pour les demandeurs d’emploi d’ici la fin de l’année (sans dire comment seront financées concrètement ces formations).


Transition écocynique



Sur l’écologie, François Hollande a sorti son laïus classique sur la transition écologique sans beaucoup de conviction (j’y reviendrai) en insistant sur les gaz de schiste : « Tant que je serai Président, il n’y aura pas d’exploration du gaz de schiste. ». Cela ne l’a pas empêché de garder au gouvernement son Ministre de l’Industrie Arnaud Montebourg qui proposait exactement l’inverse (était-ce une sonde présidentielle ?), sans voir la contradiction avec le renvoi de sa ministre Delphine Batho qui avait franchi la ligne rouge : critiquer son budget.

Pourtant, il n’y a eu aucune question concernant justement les accusations graves portées par Delphine Batho contre les lobbies industriels auxquels serait soumis le gouvernement. Aucune question, aucune réponse donc sur le sujet. Les attaques d’une ex-ministre il y a quelques jours étaient pourtant sans précédent sur la forme et sur le fond. Mais rien. Que de la pusillanimité !


Rien à dire sur des sujets brûlants

Rien non plus (faut-il fustiger les deux journalistes visiblement dans l’allégeance ou dans l’endormissement du soleil de midi ?) sur des sujets très sensibles pour les Français, comme les relations entre la France et les États-Unis, à propos de la révélation d’espionnage des services américains mais aussi à propos du début des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique entre l’Union Européenne et les États-Unis. La France semble douter de l’efficacité des négociateurs européens mais les Français ne sauront pas la position précise de la France sur ce sujet crucial. En a-t-elle au moins une, de position ?

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Rien non plus sur l’affaire Cahuzac et sur le détricotage méthodique des mesurettes sur la transparence qu’il avait soumises aux parlementaires. Rien sur la cuisine électorale qu’il s’apprête à promulguer pour permettre à dénaturer le vote de ses concitoyens.

Rien non plus, enfin, sur les graves sujets éthiques et sociétaux qui bouleversent la tradition républicaine qui refusait jusqu’à maintenant l’instrumentalisation de la vie humaine, que ce soit sur l’expérimentation sur les embryons humains, sur une possible "PMA pour tous" ou encore sur l’euthanasie et le suicide assisté alors que deux récents rapports sur la fin de vie préconisaient justement de ne pas légiférer sur le sujet.

Bref, le Président François Hollande est loin d’avoir rassuré les Français, loin de les endormir sur sa supposée reprise économique (cela fait penser aux voyants rouges que Pierre Mauroy, alors Premier Ministre daltonien, voyaient imperturbablement au vert en janvier 1983), loin de les calmer sur des réformes sociétales qui feront passer l’économique avant l’humain.


Une extrême gravité

En revanche, François Hollande, sans évoquer les récentes élections législatives partielles qui furent un désastre pour son parti, a récité sa leçon préparée à l’avance pour dénoncer les discours d’exclusion de Marine Le Pen : « J’ai entendu qu’elle voulait faire de son parti le centre de gravité ; c’est d’une extrême gravité ! » et lui d’énumérer pourquoi le programme du FN est d’une "extrême gravité".

Avec ces belles tirades et cette pirouette du jeu de mots, on doute néanmoins de l’effet dissuasif d’aller voter pour le FN dans les mois à venir.


Comment relancer l’économie dans un tel brouillard ?

En somme, voici une intervention télévisée qui n’aura servi à rien. Qui n’aura que chercher à nourrir la présidentialisation de sa personne. Mais, s’il a cherché à obtenir respect des Français pour sa fonction, François Hollande n’aura montré aucun respect pour eux en restant dans un flou qui lui est si coutumier.

On ne s’étonnera donc pas que les voitures, qui roulent aujourd’hui dans un brouillard épais et durable, ne chercheront pas à accélérer leur allure. Aucune entreprise ne souhaite en effet dérailler à grande vitesse…


Aussi sur le blog.

Auteur:  Sylvain Rakotoarison (14 juillet 2013)
http://www.rakotoarison.eu

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 17:52

Emmanuel TODD nous livre son analyse un an apres l'election d' HOLLANDE

 

lien: http://youtu.be/6-zPz803Ew0

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 18:55

À la demande des autorités qui pilotent la construction européenne, la politique d'Europe des régions a programmé le transfert de plus en plus massif de pouvoirs nationaux à des "Euro-régions", en parallèle au transfert massif de pouvoirs nationaux vers la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Au même moment, les instances européennes promeuvent l'enseignement généralisé de l'anglo-américain d'une part et celui de langues régionales tombées en désuétude d'autre part. L'objectif tacite étant de folkloriser progressivement les langues nationales qui pourraient encore s'opposer au "tout américain".

À l'insu des peuples, et notamment du peuple français, l'objectif final de ce programme n'est ainsi rien d'autre que de vider de substance les États d'Europe avant de les démembrer. La France est tout spécialement concernée.

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:30

On en sait un peu plus aujourd’hui sur ce système jusqu’ici opaque, et à la lueur des révélations on comprend mieux pourquoi … C’est à l’initiative d’Hervé Lebreton que nous découvrons peu à peu l’ampleur du scandale. Comme quoi lorsque les citoyens prennent en main leur destin…

Cet ex-candidat à une élection partielle dans le Lot-et-Garonne avait saisi le tribunal administratif de Paris pour demander la levée du secret, ce dernier avait ordonné au Ministère de l’Intérieur de communiquer dans le détail les éléments relatifs à leur attribution. Chose faire aujourd’hui, le document comprend 1000 pages !

Cela concerne la cohorte imposante de nos 925 parlementaires… La totalité du document sera prochainement rendu public dans son intégralité, mais certains médias ont déjà obtenu des informations qui permettent d’identifier le hit parade des députés et sénateurs le plus dispendieux. C’est donc, nous le savons depuis plusieurs jours l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) qui a reçu le gros lot avec pas moins de 11,9 millions d’euros en 2011. Il est suivi de Gilles Carrez (UMP), à l’époque rapport du budget à l’Assemblée nationale avec 3,75 millions, puis l’ex-président du sénat Gérard Larcher UMP) avec 3,13 millions. En quatrième position, on trouve aussi Philippe Marini (UMP) (dont nous avons vu qu’il semble avoir en 2012 continuer à abuser du système), ex-rapporteur du budget au Sénat, avec 2,7 millions. Et surprise, on tombe en huitième position sur Jérôme Cahuzac (PS)… alors président de la commission des finances qui a disposé de 1,19 millions.

Certes aujourd’hui le pouvoir socialiste a pris des mesures pour réduire l’ampleur de ces sommes et mis en place un début de transparence. Mais on aurait aimé qu’il fasse un peu plus dans un souci de moralisation de la vie politique, à savoir supprimer purement et simplement ce système de prébendes. Comment clarifier la situation d’égalité des parlementaires avec de tels écarts dans la puissance à subventionner leurs électeurs potentiels, on voit d’ailleurs que c’est l’UMP en 2012 qui tire le plus grand bénéfice de ce système.

Aujourd’hui la distribution est équitable pour tous les députés et sénateurs, chaque président de groupe reçoit une somme au prorata du nombre de ses élus. L’Assemblée se voit doté de 90 millions d’euros et le Sénat de 60 millions et le sénat de 60 millions. Chaque député ne dispose plus que de 130 000 euros par an, les présidents de groupe ont obtenu le double et nous savons que le Président du Palais Bourbon, Claude Bartolone s’est limité à tout de même 520 000 euros ! Il s’est engagé à publier dans le détail la liste des usages qui en seront fait pour tous les députés. On attend toujours que le Sénat annonce son intention d’en faire autant…

Les progrès dans la transparence de la vie publique sont encore devant nous, et à l’image de ce citoyen responsable, Hervé Lebreton qui a pris en main, c’est à chacun d’entre nous d’y veiller, laisser ce pouvoir entre les mains des seuls politiques serait fatal à la démocratie. La république c’est nous !

 

Auteur: jean Pelletier

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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