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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 05:56

Sont-ce la in-fine les grains. 

Qui feront se derailler le train. 

Valse quadrille aux antilles

Colere juvenile a la Bastille. 

Expulser manu militari Leonarda 

Francois social pissenlit...Nada!

 

 

La Bastille le 17 Octobre 2013 Ψ

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:11

Pour avoir  un aperçu de ce que sera le blog de chrysos, cliquez sur le lien en dessous,

 

 

http://archipelien.e-monsite.com/album/les-adhérents/ .....

 

Ensuite, une fois sur la page , cliquez Accueil.

 

 

 

Je compte sur vous, chers lecteurs et lectrices de la cour des braves pour que, grâce à votre présence assidue, vous m'aidiez à le faire grandir.

 

Merci à vous tous  !Ω

 

Ps: Je vous autorise à mettre le lien dans vos favoris.

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:30

Les banques les plus puissantes du monde ainsi que le Président Obama mettent en garde sur les conséquences « catastrophiques » d'une défaillance des Etats-Unis sur leurs dettes. Et vous, que faîtes-vous ?

Cinq déclarations à ne pas prendre à la légère

 

1- Lors d'une interview à la CNBC le 2 Octobre, durant laquelle le Président Obama a répété 8 fois le mot "défaut de paiement" (ce n'est pas faute de nous avoir prévenu), il déclare que :

"Cette fois c'est différent... Wall-Street devrait s'inquiéter sur ce qu'il se passe au Congrès... quand vous avez une situation dans laquelle une faction est potentiellement prête à faire défaut sur les obligations américaines, alors nous sommes en difficulté. Et ils sont prêts à le faire..."

 

2- Le président de la Banque Mondiale, Yong Kim, prévient que :

Les Etats-Unis sont à quelques jours d'un moment très dangereux et cela pourrait devenir un moment catastrophique pour le monde.

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3- Le directeur exécutif de la Deutsche Bank, Anshu Jain a déclaré lors d'une conférence organisée par l'Institute of International Finance, à Washington :

"Nous pourrions assister à une propagation très rapide , une maladie mortelle. Les conséquences d'un défaut de paiement américain serait « tout à fait catastrophique », et plongerait le monde dans une toute autre récession."

Les banques américaines commencent à stocker d'énormes quantités de dollars dans la crainte d'un Bank Run (ruée bancaire) majeur sur les banques américaines d'ici les prochaines semaines .

 

4- Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase a confié au Los Angeles Times :

"Nous avons effectué d'énormes préparatifs dans l’éventualité d'un défaut de paiement du gouvernement... Un événement de cette ampleur se propagerait à travers l'économie mondiale d'une manière impossible à appréhender..."

 

5- Le directeur de la BNP Paribas, Baudouin Prot a également déclaré :

"Les conséquences seraient absolument désastreuses en considérant le rôle du dollar."

 

Pendant ce temps, le département du Trésor américain prétend qu'ils pourraient faire défaut dès cette semaine.

Les obligations comme la sécurité sociale ne seraient plus financées.

 

 

Note importante

Ce système pyramidal est construit par la vente d'une valeur papier fictive  : le principe d'une chaîne de Ponzi.

Ce système pourtant réprimé comme un acte criminel dans la plupart des pays industrialisé, fini par se gripper.

Cette illusion appelée "dollar", "euro" ou toute autre monnaie imprimée sans contrepartie en biens tangibles, conduit invariablement vers une perte de confiance des populations envers cette valeur.

Même si le défaut de paiement du fabricant du dollar serait effectivement une catastrophe, ce papier imprimé reste une illusion de valeur.

Toutefois, le problème provient dans la façon dont les pays et votre banque réagiront à un tel événement.

 

 

Comment se préparer à l’effondrement économique des États-Unis ?

En 1990, vous seriez passé pour un fou de penser à une telle chose, n'est ce pas ?

Les États-Unis ont dépensé 700 milliards de dollars pour sauver le système bancaire mondial en 2008. Pourtant, nous sommes toujours au bord d'une catastrophe financière...

Si vous n'êtes pas encore prêt, vous devez songer à prendre des mesures concrètes pour protéger votre famille de ce type d'évébement.

Vous avez bien une assurance contre le vol de votre voiture, non ?

Pourquoi ne pas souscrire une assurance contre le gel de votre argent à la banque pour cause de faillite américaine ?

Vous pourriez vous détester de ne pas avoir suivi les 5 recommandations ci-dessous :

1- Gardez un œil sur les marchés financiers et les banques

2- Prenez conscience que vos euros pourraient perdre 100% de leur valeur

3- Investissez dans des biens de consommation à long terme

4- Conservez de la monnaie imprimée pour échanges quotidien dans le cas d'une fermeture prolongée de votre banque

5- Agissez maintenant

 

Source : www.goldup.fr

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:33

 l’expérience pratique

Il est des spectacles dont vous ressortez sans avoir la certitude qu’ils vous aient plu quand bien même leur exécution serait proche de la perfection. Avant de découvrir un réel plaisir au déplaisir, à l’introspection, au questionnement comme si l’arrière goût d’un vin long en bouche prenait peu à peu le pas sur l’âpreté ressentie aux premiers contacts du liquide sur le palais. Il est ainsi des spectacles qui continuent longtemps à faire leur chemin dans vos pensées vagabondes, qui y reviennent et y reviennent encore semer l’intranquillité, et n’est-ce pas ce qui désigne avant toute autre chose un bon spectacle ? Tel est le cas de Striptease, pièce écrite et mise en scène par Cédric Orain avec Céline Milliat-Baumgartner et donnée en représentation à l’Aghja ce week-end.

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De Strip, effeuiller, et tease allumer comme le rappelle celle qui entre en scène par le bord, à côté des spectateurs déjà pris à revers par l’actrice unique de la pièce qui ne cessera de jouer avec eux, les interpellant directement, verbalement ou corporellement, un à un pour toucher à travers chaque individualité le for intérieur de tous ceux venus la voir à l’Aghja, cette salle ajaccienne à laquelle la collectivité devrait verser les subventions qui lui manquent sous peine de voir disparaître le vecteur d’une culture de qualité parce que non consensuelle, audacieuse, dérangeante à l’image du spectacle donné en ouverture de la saison. Et, connaissant Francis Aïqui, son directeur artistique, ce n’est sans doute pas un hasard.

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Avec l’austérité, c’est aussi la culture qui est mise à nue et tout doit être fait pour qu’elle ne se limite pas à la plus commerciale parce que la plus aguicheuse, la plus prémâchée, la plus standardisée sans plus de considération ni pour l’auteur, ni pour l’acteur, ni enfin pour le spectateur abandonné à sa zone de confort. Et c’est ce que Striptease montre sans jamais se faire donneur de leçon. Par l’exemple.

Aguichés… Fermés.

La salle est pleine. Mais qui se serait déplacé attiré par le seul titre de la pièce pour assister à un spectacle graveleux et seulement érotique se serait trompé. Et pour autant la pièce est bien là pour poser la question. Que sommes-nous tous venus chercher ? Un corps, un trou ? Une réponse à ce que Pascal Quignard nomme le mystère de la nuit sexuelle, celle où nous avons été engendrés ? Qu’attendions-nous ? La mise à nu comme une mise à mort ? Nous étions-nous servis de l’alibi culturel pour satisfaire nos fantasmes ?

Elle est là, femme-enfant à la voix haut-perchée, les cheveux noirs ramenés en chignon – une fois dénoués ils feront tignasse - et de grands yeux, noirs également, agrandis par le trait qui les surligne. Elle porte un boa de plumes noires comme ses gants, hommage à la grande Rita et à son numéro devenu un classique, sur une robe beige avec de la dentelle noire sur les épaules ainsi que des bas résilles et de petits escarpins. Elle promène sa silhouette gracile sur la scène ouverte sur le public et donc au public, délimitée par le premier rang dont ceux qui l’occupent pourraient la toucher. Pourraient… Tout est là : dans cette règle non écrite que lors d’un striptease, on regarde et on ne touche pas. Pas même quand l’actrice, à travers son texte se donne, s’offre nue, debout jambes écartées de la largeur des épaules, bras ouverts et doigts tendus vers le sol, tête légèrement en arrière. Et cette nudité est alors toute puissance !

D’une économie esthétique du désir…

Le désir n’existe qu’insatisfait. Le striptease est une économie du désir. Un art de son épuisement. Il se veut durable. Prendre le temps de se dévêtir. Prendre le temps d’enlever un gant et de laisser découvrir millimètre par millimètre la peau blanche dans toute sa lumière. Et prendre de nouveau le temps de danser dans l’intervalle, de recouvrir le corps qui s’expose par des jeux de lumière. Cacher et montrer pour ensuite ôter de la vue l’objet du désir et ne plus laisser jouer que les ombres. Telle est l’économie lancinante du striptease qui pourrait durer des heures. Elle est artistique, esthétique.

… A une économie technique et marchande !

Mais qui a encore le temps aujourd’hui ? Qui à l’heure du porno sur internet peut retarder et cultiver sa jouissance ? La comédienne et le metteur en scène le savent. La pièce est courte. Quarante-cinq minutes. Une mi-temps de football… Les passages en pleine lumière sont brutaux. L’effeuillage se fait dans l’ombre et le corps nu apparaît soudainement en pleine lumière. Et soudain il dérange. Quand bien même, le spectateur saurait que l’actrice est volontaire, à l’aise dans une nudité qui l’interroge, elle qui, à plusieurs reprises, a dû jouer des scènes au cinéma dans le plus appareil, sans en souffrir, le théâtre est là dans toute sa dramaturgie qui rend l’apparition intrusive et violente.

Tout comme sera violente la fin de la pièce. La modernité et son lot d’épuisement, d’assèchement. Il y a depuis le commencement une barre de métal fixée dans le sol. Elle luit. Il n’est pas besoin de beaucoup de barreaux pour nous enfermer. Une barre suffit.

L’histoire du striptease avait commencé par une sortie de scène manquée, l’histoire de Miss Mae dite aussi Mae Dix qui changeait de tenue entre chaque numéro et qui, dans sa précipitation avait dégrafé sa robe avant d’être sortie de scène. Un impromptu, une surprise. De la poésie. Les stripteaseuses avaient un nom Bonita Super, Foufoune Darling ou Lili La Pudeur (immense performance dans la pièce quand l’actrice rend hommage à l’inventivité des identités), une personnalité, elles œuvraient sur une scène dont elles étaient les maîtresses. La musique était lente et accompagnait harmonieusement les mouvements. Elle était le spectacle, le point d’attention. Elle s’achève aujourd’hui sur des comptoirs où des femmes accrochées à une barre exécutent des figurent acrobatiques et flattent par des mouvements violents du bassin l’ego des hommes qui quand ils les regardent, rêvent leur sexe de la taille de cette barre. Elles sont devenues une partie du décor anonyme des boites de nuit.

Nous sommes passés de l’économie durable à celle de la cadence et de la productivité. Le rythme est techno, le volume sonore a envahi l’espace, le battement des basses vient perturber celui de nos cœurs, et l’actrice scande un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept en boucle tout en tournant au début avec grâce et légèreté autour de la barre, comme pour nous apprendre les passes qu’elle va par la suite répéter jusqu’à l’épuisement, d’abord habillée d’une robe de cuir à lacets qui n’est pas sans rappeler l’univers sado-maso puis nue. Une nudité qui cette fois dit le dénuement.

La pièce se clôture ainsi au pied de la barre, dans l’immobilité, une dernière parole avant l’obscurité. La mort. Une prémonition ? L’interrogation va bien au-delà du striptease qui devient ainsi une métonymie de nos sociétés. De l’art nous sommes passés à la technique. De la culture du désir, nous sommes passés à son épuisement. Jusqu’où irons-nous dans notre suicide collectif ?

Mais si d’assister à Striptease relève de l’expérience, d’une expérience du corps qui ressort épuisé lui aussi, il relève aussi et surtout d’une expérience pratique au sens philosophique du terme, morale. Ce n’est finalement pas le corps que le striptease a allumé mais bien l’esprit. Et pour cette seule raison, n’hésitez pas, courrez voir la pièce dès qu’elle passe près de chez vous.

 

Auteur Jean Pierre LOVICHI

 

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:22

Ne vois tu pas mon fils,

Aussi loin que l'instant présent

Te parle,

Qu'en toute chose trame un précédent. 

Ombre portée,

De lendemains perdus auparavent.

D'expérience je kiff, vois-tu fils.

 

 

Terre de bas le 14 Octobre 2013. ψ

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:30

Au soir des élections municipales de Terre de Bas , nos compatriotes du sud auront un nouveau maire puisque le maire actuel à décidé de se retirer. Cette décision qui  honore l'homme politique nous demontre que nul n'est indispensable.

 

Des trois prétendants sur la ligne de départ,

 

Qui  de Madame Brudey, de Monsieur Duval et Beaujour Gerard sortira  gagnant du verdict populaire ? C'est du 50 .30 . 15,  dans le desordre au premier tour , croit savoir un ami de terre de bas

 

Cette élection à premiere vue sans enjeux pourrait changer la donne des élections cantonales de Mars 2015 . Nul doute que le sortant  analysera minutieuse  ce scrutin pour élaborer sa stratégie de campagne ; car si , par hypothèse, les municipales de terre de haut  s'avèrent en deçà de sa légitime espérance , je doute que, dans l'euphorie d'une victoire ,le(la) futur (e)maire(esse)de terre de bas  ne soit pas candidat (e) aux cantonales .

 

Foi de charbonnier, dans la mesure ou la loi a institué la formule du ticket mixte un homme une femme, pour les prochaines cantonales, une union intelligente des battus aux municipales des saintes pourrait s'avérer payante.

 

Une de nos  singularités  aux saintes:  c'est qu'il est plus facile de cristalliser des oppositions que de federer des majorités... Les souteneurs ne seront pas les payeurs me rappelle  kompè zamba.

 

 

Incontestablement Madame Brudey est au centre du jeu des Cantonales 2015.

 

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 17:30

Sur le plan National, le FN affiche ses ambitions: devenir  le premier parti de France aux prochaines élections locales et européennes. Marine LEPEN  sa présidente ne se cache pas de le dire à chacune de ses apparitions publiques. Face à ce peril menaçant pour les grands partis de gouvernement  impuissants , certains politiciens  exotiques, à l'instar de notre Prévôt, tentent d'exorciser leurs peurs en se disant que  L' hexagone c'est loin des Antilles.

 

Ils se trompent, helas, car une liste FN est en préparation pour les prochaines élections municipales de  Terre de Haut. Cette information est une douche froide pour celles et ceux qui s'imaginent que la "gwadloup cé ta nou , cé pa ta yo". Il   faut admettre , messieurs et dames, que 2009 n'est plus de mise  aujourd'hui.

 

Qui sera à la tête de cette liste ?

 

Il se dit que plusieurs personnes sont préssenties, " des hommes et également des femmes ayant une longue experience d'appareil et de gestions publiques ", aurait  declaré Marine Lepen au micro de Nationale  Radio Franchouillarde .

 

Nationale Radio Franchouillarde, retenez ce sigle.

 

Qui sera présent sur cette liste?

 

Cette question est actuellement en discussion assure,  le porte parole de la section FN de St Barthelemy , de passage aux Saintes. Par ailleurs, celui ci ne se cache pas d' afficher son optimisme:   "la liste sera ouverte avec des surprises" ..." Certains ont deja exerce le pouvoir à droite "; a t" il tenu de préciser.

 

A six mois des élections municipales, " notre chronologie des actions est enclenchée indique la trés probable tête de liste à l' abri d'une vitre sans tain ... " Je puis vous dire que nous avons un groupe de soutien de plus de 300 autochtones et résidents " lancera un de ses challengers.

 

"...et notre objectif c'est de provoquer un second tour afin de renverser la table des profiteurs ",  clame une autre voix martiale dont je crois avoir reconnu l'origine ...L'ancien para envisagerait-il le deboulonage de celui qu'il a fait prévôt ?

 

A l'evidence ,  il nous  faut l'admettre,  l'exercice du pouvoir durant 40 ans dans le même etat d'esprit, combinée à la crédulité  des électeurs saintois a été le  terreau propice à une importation réussie des idées extremistes..

 

Le FN peut se feliciter de son Aube Dorée sur le sol des Saintes  grâce aux  graines semées par les deux  derniers maires de Terre de Haut .

 

 

 

 

 

NB:La fiction devance toujours le réel

 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:37

Bourdieu et la démocratie délibérative, Lordon et l'autogestion, Chomsky et l'anarcho-syndicalisme, Chouard et les critiques des constitutions, Stilglitz et la crise de la démocratie...

On ne compte plus les exemples d'intellectuels qui prônent un "quelque chose" qui tend vers des caractéristiques communes. Un esprit qui s'incarne chez les Indignés ou chez les membres Occupy, comme dans ces nouvelles formes de révoltes sans leadership qui se répandent de par le monde.

Cet esprit est parfois appelé : "l'horizontalité". Un concept indéfini que chacun semble vouloir s'approprier. Qualifié de "démocratie directe", "d'anarchisme", "de communisme" parfois ! Ou encore de "réelle democratie".

Toutefois, l'analyse rigoureuse de ce qui tend vers cet esprit démontre que l'horizontalité est autre chose que les visions les plus communes de ces différents concepts, bien qu'on puisse légitimement l'y rattacher.

Le livre "L'espoir horizontal" en accès libre sur internet décrit notre société, ses problématiques, mais surtout une alternative de société basée sur ce qui tend vers cet esprit au travers du monde. Il se veut pouvoir nous rassembler au sein d'un espoir réel et concret.

Il n'est pas évident pour un auteur d'avoir à faire lui même la promotion de son livre. Mais la volonté de garder ce livre accessible à tous m'a poussé à refuser le champ classique de l'édition qui n'a pas voulu accepter de laisser le livre en accès libre sur internet, tout en éditant celui-ci en version papier.

J'ai l'espoir que la critique se portera davantage sur le fond, que sur la forme, qui au final a voulu incarner cet esprit qui importe à beaucoup d'entre nous : "L'autogestion".

"Tous ceux qui voulaient parler le faisaient. C’était la démocratie sous sa forme la plus pure. Il pouvait y avoir des différences hiérarchiques entre ceux qui parlaient, mais chacun était écouté, chef et sujet, guerrier et sorcier, boutiquier et agriculteur, propriétaire et ouvrier. Les gens parlaient sans être interrompus et les réunions duraient des heures. Le gouvernement avait pour fondement la liberté d’expression. … Les réunions duraient jusqu’à ce qu’on soit arrivé à une sorte de consensus. Elles ne pouvaient se terminer qu’avec l’unanimité ou pas du tout. Cependant, l’unanimité pouvait consister à ne pas être d’accord et à attendre un moment plus propice pour proposer une solution. La démocratie signifiait qu’on devait écouter tous les hommes, et qu’on devait prendre une décision ensemble en tant que peuple. La règle de majorité était une notion étrangère. Une minorité ne devait pas être écrasée par une majorité" (Nelson Mandela, dans son autobiographie, parlant des réunions tribales de la société Thembu).

Lorsque l'on mentionne cette idée de décider par nous même de ce qui nous concerne, toutes sortes d'oppositions apparaissent :

  • C'est impossible en trop grand nombre
  • Ça prendrait trop de temps
  • Ça laisse un pouvoir décisionnel aux ‘incompétents’

  • La nature humaine est trop individualiste, et chacun campera sur la position qui l'avantage le plus.

  • Les peuples ne sont pas "prêts"

  • Voir humblement : « je ne saurais pas prendre des bonnes décisions de gestion collective ! » (l’argument « je n’en ai pas envie » n’est pas objet de discussion, puisque personne n’y est obligé)

  • Etc.

En réalité, il semble que ces éléments nous viennent d'idées préconçues basées sur des postulats erronés.

Par exemple, c'est Karl Marx qui a décrit l'être humain comme un exploitant, devenu homme au moment où le singe à commencé à utiliser un outil, et qui exploitera son prochain dès qu'il en aura l'opportunité.

Nous avons pourtant des contre exemples d'individus qui donnent ce qu'ils ont, et qui bien au contraire vont plutôt aider ceux qui sont plus en difficultés, et certainement pas les exploiter.

Ainsi, les causes d'un certain individualisme n'ont pas été étudiées. Sommes nous condamnés à être des individualistes politiques quelque soit l'environnement dans lequel nous évoluons ?

Mais Karl Marx a aussi avec un grand talent décrit en quoi les mécanismes de notre système nous condamnent à une concentration des richesses.

Une concentration des richesses face à laquelle nous ne pouvons plus "réguler l'économie", notamment en raison d'une finance qui a pris beaucoup trop de pouvoir sur le champ politique lui même, comme nous l'explique Joseph Stilglitz.

Aux États-Unis, vu la corruption presque systémique du financement des campagnes et les vases communicants entre le gouvernement et le secteur privé, c’est la politique qui est façonnée par l’argent, [...], Ce ne serait pas si grave si le concept des retombées économiques était un tant soit peu véridiques ; où tous bénéficieraient de l’enrichissement de strates supérieures. Mais la plupart des Américains sont en ce moment moins riches qu’avant ; leurs revenus réels (ajusté à l’inflation) étant inférieurs à ce qu’ils étaient en 1997, il y a quinze ans déjà. Tous les bénéfices de la croissance ont été vers le haut.

Et puisque malgré que nos Etats soient plus riches, nous devenons plus pauvres, cela crée ce que l'on appelle en jargon économique "une baisse supplémentaire de la demande agrégée", c'est à dire une boucle économique négative, qui entraînera nécessairement une diminution de la production, et une hausse du chômage.

Cette crise de la répartition de la richesse doit pour être résolue passer par une forme de régulation de l'économie, ou une remise en cause radicale de notre système.

Nous sommes nombreux à être conscients que les problématiques de dettes impayables, de crise sur les produits dérivés à venir, des menaces de troisième guerre mondiale. De la nécéssité de remettre en cause le système bancaire. Mais bien souvent, nous sommes bloqués aussi sur le "comment" : comment réussir à changer les choses ?

Il semble que dans tous les cas de figure, il y a un pas commun : Retrouver le contrôle sur nos politiques afin qu'elles soient soucieuses du bien commun, et non de l'intérêt individuel d'une petite partie d'entre nous.

Nous devons pouvoir décider de la répartition des gains collectifs, tout en laissant sa juste place et sa liberté à chaque individu.

Cet article ne pourra décrire et discuter en détail de l'ensemble des alternatives liées à la notion de "gouvernance" qui nous ont été proposées afin de créer une "meilleure démocratie".

Au lieu de cela, il semble préférable de mentionner quelques éléments moins discutés sur internet aujourd'hui, et totalement absents de nos médias.

Le souci d’une participation plus égalitaire à la délibération heurte frontalement la conception de l’égalité politique qui a jusqu’ici prévalu dans les démocraties, occidentales et qui a présidé à l’émergence du suffrage universel. Il est d’ailleurs remarquable que la « démocratie des autres » que Sen (2005) détecte dans les traditions non occidentales, qualifiée de « vision beaucoup plus large de la démocratie en terme de débat public », soit dépourvue de passion égalitaire. » (Urfalino, 2007)

Les origines non occidentales de la démocratie ont été discutées par nos ethnologues, et il semble que le mode de prise de décision qui a été beaucoup débattu chez les grecs mais également par la suite, et qui nous a mené vers des propositions différentes pour décider ensembles ( le vote pondéré, par approbation, par approbation proportionnel, à préférences multiples ordonnées, Méthode Black, Borda, Condorcet, Cooms, Schulze, Kememy-Young, Nanson, Dodgson, min-max de Smith, …), a totalement occulté une solution qui émerge de nouveau naturellement dans notre société aujourd'hui.

En effet, qu'il s'agisse de tribus de chasseurs-cueilleurs préhistoriques, ou de la palabre africaine, de nombreuses tribus d'indiens d'amériques, nomades, de villages auto-gérés scandinaves, et d'une multide d'exemples, le mode de prise de décision le plus répandu dans l'histoire de l'humanité est ce que Philippe Urfalino a appelé : "décision par consensus apparent".

Ce mode de prise de décision est en réalité une décision plus communément appelée "décision au consentement de tous".

Cette manière de prendre collectivement des décisions, décrite en 1946 par Clyde Kluckhon et Dorothea Leughton pour les Indiens Navahos, semble bien avoir été le mode de décision le plus répandu dans l’histoire des sociétés humaines.

L’ancienneté et la présence sur tous les continents de ce mode de décision dit tantôt « par consensus », tantôt « à l’unanimité », sont attestées par les travaux des ethnologues et des historiens. C’est le seul mode de décision mentionné pour les sociétés de chasseurs cueilleurs (Baechler [1994], Silberbauer [1982]) ; il était également l’unique forme de décision collective légitime dans les communautés villageoises en Kabylie (Mahé [2000]), en Afrique noire (Abélès [2003], Terray [1988]) et en Asie (Popkin [1979], Smith [1959]).

Un processus qu'on retrouve aussi bien dans les assemblées des indignés, que dans la sociocratie, et un ensemble de processus de management collaboratif. Il y a pour ainsi dire consensus que dans un petit groupe c'est le mode de prise de décision le plus efficace, mais qu'il semble impossible à mettre en place dans un large groupe.

Mais la distinction entre consensus "classique" et consentement reste très floue dans l'esprit de la plupart de nos concitoyens.

L'un des élements particulièrement intéressant dans cette idée de faire la différence entre la préférence et l'objection, en incorporant les individus dans la mise en place de la proposition elle même, plutôt que de simplement les faire choisir entre des propositions déjà construites que l'on en changera pas, est justement qu'on va pouvoir lié qualité et quantité dans la décision.

C'est à dire que la décision va gagner en qualité avec le nombre de participants. Le problème, c'est que cela peut prendre un certain temps et que certaines décisions doivent être prises rapidement.

Ce qui nous amène à ce concept qu'est l'intelligence collective et qui veut comprendre les paramètres qui permettent la synergie entre les êtres humains. La synergie permet de toujours tirer "le meilleur" de chacun.

De plus, pour citer Albert Einstein,

« Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à monter à un arbre, il va passer toute sa vie à penser qu’il est stupide. »

Ce qui nous amène aux notions de "leadership du moment" et d'architecture vivante, ou polymorphe, comme l'a appelée J-F Noubel dans son livre "intelligence collective, révolution invisible".

Mais tous ces éléments s'effacent vite devant des idées préconcues une fois de plus :

"L'être humain a besoin d'un chef unique et omnipotent, sinon c'est le chaos !"

En réalité, nous avons créé le système pyramidal en particulier avec l'ère de la sédentarisation de masse. Pour une raison relativement simple : pour pouvoir prendre une bonne décision, il faut avoir un minimum accès aux informations liées à cette décision.

Autrement dit, nous ne pouvons pas décider de quel coup jouer sans voir l'ensemble de l'échiquier de notre partie d'échec.

Hors dans le passé, un petit groupe pouvait partager suffisamment toutes les informations pour que chacun est un point de vue pertinent sur la décision à prendre, mais c'était totalement impossible dans un grand groupe, ou dans une grande ville, et encore plus dans une large civilisation. Il fallait pour savoir ce qu'il convenait de faire "centraliser l'information".

On transmet les informations à un échelon supérieur, qui fait de même, jusqu'à arriver à une tête qui est la seule en réalité à pouvoir prendre la bonne décision pour une raison simple : Elle est la seule à savoir à peu près tout ce qu'il se passe partout !

Et la question que l'on peut se poser lorsqu'on étudie en détails tous ces éléments c'est de savoir si, dans un monde où il est possible de partager l'information avec tous instantanément, le système pyramidal est il encore le plus efficace ?

De façon générale, nos outils de communications représentent un levier qui changent nos modes de fonctionnement. Lorsque Gutemberg invente l'imprimerie, le savoir va sortir de la noblesse et du clergé pour s'étendre sur d'autres classes de la société, notamment les marchands, et l'intelligence collective déployée va détruire les institutions du système féodal et nous mener vers un développement extraordinaire de l'université, des sciences, etc.

Aujourd'hui, internet a déjà amené un changement profond : de la crise des consciences où l'on réalise davantage la réalité des décisions politiques, en passant par le monde opensource qui remet en cause complètement même la notion de propriété telle que nous la conçevons, jusqu'à des révoltes populaires de masse autogérées qui réussissent là où notre modèles ont échoué.

Mais là encore, l'arrivée d'internet dans notre société nous limite souvent à une vision un peu simpliste d'une "démocratie directe" par internet. Et les critiques sur les constitutions voudraient nous ramener parfois au "tirage au sort". Pourtant, aucune de ces propositions ne semble faire consensus, bien qu'elles semblent tout de même "moins pire" que l'existant.

Et si la solution était finalement en train d'émerger naturellement sans que l'on est besoin de l'inventer ? Peut être pourrions nous tout de même tâcher de mieux comprendre ce qui émerge, pour pouvoir accélérer cette évolution et réduire le coût humain qu'implique le changement.

L'alternative proposée dans le livre "l'espoir horizontal" se base sur une équité décisionnelle entre chaque individu.

Le livre propose une alternative basée

sur 5 caractéristiques que l'on peut partager relativement aisément :

  • La recherche du consentement de tous : le fonctionnement le plus répandu de l’histoire de l’humanité qui est de très loin le plus efficace, et qui supprime individualisme politique et l’exploitation.

  • Le besoin de rechercher un maximum d’holoptisme : cette transparence totale en temps réel, à minima, des informations liées aux décisions qui vous concernent, qui ne peut être écarté d’une recherche du consentement de tous, et qui réduit considérablement toute corruption et toute manipulation.

  • Un système évolutif : car nous changeons, que le monde change, et que les générations futures n’ont pas à être limitées par notre vision d’aujourd’hui.

  • Une architecture vivante : qui permette à chacun d’aller aider et participer à divers endroits, de se forger des expériences multiples, et à une autorité naturelle de se mettre en place, qui varie d’un individu à l’autre en fonction de ce que nous sommes en train de faire plutôt qu'une autorité figée.

  • Une décentralisation : nécessaire pour que chacun reste maître de ce qui le concerne,et qu'il ait le dernier mot sur ce qui ne concerne pas les autres.


Le livre décrit les détails du comment et du pourquoi. En expliquant certains mécanismes fondamentaux de la décision au consentement de tous, et en répondant à ses problématiques.

Mais peut être plus important encore, il apporte des propositions de méthodes concrètes afin d'appliquer l'horizontalité, aussi bien entre soi et soi, qu'avec le groupe, et au sein d'une large organisation, voire du monde. Ces méthodes permettent de rassembler beaucoup plus aisément les luttes et les mouvements. elles permettent de créer des réseaux plus puissants capable d'atteindre leurs objectifs, même s'ils sont différents au final de l'alternative proposée.

A titre indicatif, contrairement à ce que l'on peut penser, il ne s'agit pas que tout le monde décide de tout.

Comme le disait Endenburg :

« Les décisions quotidiennes ne requiert pas de consentement car elles sont prises au sein de politiques déjà convenues par le cercle »

Autrement dit, nous pouvons décider de déléguer la décision tant que nous y consentons pour une durée déterminée.

La clé de notre avenir se pose sur la façon dont nous décidons les uns avec les autres, ainsi que dans la conscience que nos décisions d'aujourd'hui doivent savoir évoluer. Il n'existe pas de réponse ultime valable jusqu'à la fin des temps. Il s'agit juste de savoir comment nous entendre et d'accepter d'apprendre de nos erreurs, en remettant en cause nos choix régulièrement.

Par exemple, écrire une constitution revient à demander : Qui écrit la constitution ? comment l'écrire ensembles ? Pendant combien de temps avant de décider ? Et surtout : Pour combien de temps sera elle valable avant que les citoyens la revoit tous ensembles afin de l'améliorer.

La nécéssité de comprendre que nos décisions d'aujourd'hui ne sont pas celles de demain.

Il est extrêmement important que chacun puisse découvrir et étudier d'autres méthodes pour décider ensembles, tout comme il est très important de mettre en place un système réellement évolutif pour notre société.

Il est possible de découvrir tous les détails et des informations supplémentaires sur ce qui est exprimé ici dans le livre "L'espoir horizontal" que vous pouvez télécharger gratuitement à cette adresse : http://horizontality.org/download/183/

Le livre n'est pas tout à fait finalisé mais le manque de temps et de moyen oblige à le diffuser immédiatement. Les critiques sont plus que bienvenues, en espérant qu'un maximum de personnes discutent le fond du document, plutôt que des idées préconçues à l'avance.

Avec l'espoir que nous puissions enfin nous rassembler

 

rami in agoravox

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 17:30
la banque de france une supercherie inouie
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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:30

 

Les nouveaux convertis au centripetisme qui sollicitent les suffrages des uns et autres , usant de leur courtoisie de debit de boissons pour roter des éléments de langage mal acquis, feraient mieux de cesser leurs rires jaunes; ceux ci ne suffisent  plus à couvrir leurs flatulences...Ainsi parle le citoyen vertical Chrysos.

 

 

NB: Bethelmy est un lieu dit de terre de haut situe sur le flanc sud de morne à brèches , à l'emplacement de la maison de kervan DABRIOU.

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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