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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 17:46

Les 14 règles d’or de Facebook (mais qu’on te dit pas) Ben ouais, ce serait trop simple si on te les disait. Faut que ça soit compliqué la vie en « société » mon ptit gars, sinon, c’est pas drôle. Donc, on te laisse te démerder

 

. Et toi (comme un con), tu tombes dans tous les pièges. Faut dire que t’es quand même un gros loser. Heureusement, Jean-Fab’ est là. Il va t’aider un peu (juste un peu, il t’aime quand même bien comme boulet, faudrait voir à pas te rendre trop clean non plus). Et il va pas faire ça pour ton bien (ça se saurait s’il aimait faire le bien), mais pour son propre bien à lui, parce qu’il en peut plus que tu fasses n’importe quoi et que tu viennes pourrir les murs de tout le monde.

 

Donc tu lis ça, et après t’arrête.Ok ?

 

1 – Tu ne parles pas politique Avec tes vrais amis, t’as le droit (s’ils sont pas trop violents). Ben oui, ça fait tellement de fois que vous vous en mettez plein la gueule sur la politique du gouvernement, qu’une fois de plus ou de moins, c’est pas grave, ça fait pas trop bobo (pas au sens bourgeois-bohème, mais plutôt allo maman bobo). Mais avec tes « amis » FB, oula, la politique, c’est prise de risque maximum. Sous chaque pseudo-personnalité se cache éventuellement un (rayez la mention inutile) : nostalgique du 3ème Reich fan de Roselyne Bachelot (pour le côté mode) partisan du retour de Nicolas en politique (pour le côté quota de nains dans la vie politique) membre du fan club de Christine Boutin (là on se demande quand même) Donc méfiance, extrême même (la méfiance). (si je puis ajouter un conseil au conseil, d’une manière générale, mieux vaut éviter de répondre à la provocation sur FB, sous peine d’avoir des tonnes d’abrutis qui viennent te pourrir ton mur – FB reste avant tout un lieu de grande frustration, pour ne pas dire misère intellectuelle).

 

2 – Tu ne « like » pas tes propres commentaires ou ton statut, ou ta gueule, ou la photo de ton chien (encore moins celle de ta chienne ; à la limite celle de ton môme parce que t’es qu’à 50% responsable) Sans déconner, y’a pas plus ringard qu’un abruti qui like ses commentaires (à part peut-être Dick Rivers, et encore ça se discute). C’est vraiment le mort de faim de la popularité. Genre le mec qui s’applaudit quand il vient de réciter « le corbeau et le renard » sans buter sur « fromage » (sans doute qui appelait sa maman quand il avait 3 ans et que sa crotte était bien moulée). Non mais franchement.

 

3 – Tu ne mets pas à jour ton statut « célibataire » (surtout si c’est juste parce que t’as levé en boîte) C’est vrai que ça paraît con, mais Facebook pullule de célibataires peu exigeants. Donc, mettre à jour son statut, c’est : a) ignorer (voire se moquer de) la misère affective des autres (et ça c’est très mal dans une communauté) b) croire que les autres en ont quelque chose à foutre de ta life (et ça c’est très con) c) étaler sa propre misère affective récemment pansé (et ça, ça fait juste rire) d) se foutre en l’air des plans drague potentiels (non, en fait, y’a pas de risque pour toi) Comme tu n’as ni envie de faire rire, ni de passer pour un con, ni d’ignorer la misère affective des autres, et ben tu la fermes ta boîte à camembert.

 

4 – Tu désactives la fonction géolocalisation de ton iPhone Franchement, savoir que tu manges chez McDo sur les Champs, crois-moi ça n’intéresse vraiment (mais alors vraiment) personne (à part ton cardiologue éventuellement). Barbecue la sauce, blaireau ?

 

5 – Tu n’essayes pas de faire de l’humour sur ton statut L’humour est une chose trop sérieuse pour être laissée à des rigolos (disait Coluche). Il avait jamais eu aussi raison que ce jour-là. Sérieusement, il n’y a rien de plus sinistre qu’un statut qui tombe à plat. Dans la vie, tu es drôle comme une blague de toto racontée par mon neveu de 7 ans, donc soyons clairs, y’a assez peu de raison que tu te transformes en champion de l’humour derrière ton clavier. Ouvre les yeux (et ferme ta bouche).

 

6 – Tu ne demandes pas en ami des gens dont Facebook te signale que tu les connais « peut-être » Ben oui, c’est un piège de Facebook (c’te sale vicelard). C’est vrai que ça a l’air tentant comme ça quand on te dit « vous connaissez peut-être Lolita gros nichons (45 amis en commun) », mais en fait, entre toi et moi, y’a pas vraiment de raison que tu la connaisses, non ? C’est le meilleur moyen pour se faire bloquer son compte (j’ai testé pour vous, pas avec Lolita mais pas loin). Or, si tu te fais bloquer ton compte, comment tu vas faire pour inviter la petite blonde qui t’a gentiment donné son nom hier soir au Rosa Bonheur dans un moment de baisse de vigilance et que tu as googlée comme un âne toute la nuit (bien joué le coup de la faire boire, t’es pas si con finalement, je retire ce que j’ai dit à la règle #3).

 

7 – Tu n’invites pas les gens à des jeux à la con Surtout moi, merci pour lui. Sans déc’, vous allez arrêter tous là, de m’envoyer vos invitations à vos jeux à la con (et si vous pouviez aussi arrêter de me proposer de défendre ces causes toutes plus débiles les unes que les autres, ça me ferait des vacances aussi).

 

8 – Tu ne participes pas à des chaînes Bon là, je crois que ça se passe de commentaires. Les trucs genre « machine a perdu sa fille », ou « Gilbert cherche un appart pour l’été » ou (pire) « attention virus », faut arrêtez les gars. Le virus, c’est ta tronche de cake aux fruits pas frais sur mon mur, à part ça je vois pas.

 

9 – Tu ne pokes pas ta voisine du 7ème Le poke est un truc trop subtilement con pour être employé sur des personnes que tu connais vraiment. C’est une sorte de bouteille à la mer sexuelle. T’aurais pas idée d’envoyer une bouteille à la mer sexuelle à ta voisine du 7ème (ou alors éventuellement dans sa gueule pour la faire taire) ? Non, ben voilà.

 

10 – Tu n’envoies pas des mp ambigus à des filles qui t’ont demandé en ami Surtout pour leur demander si elles sont mariées. La drague FB, tu OUBLIES. De toute manière, le marché est saturé (t’as qu’à voir le nombre de commentaires de désespérés qui inondent la moindre photo de la moindre fille un tantinet mignonne. A ce niveau-là, ce n’est plus la peur qui t’étreint, c’est l’envie d’un cataclysme genre World War Z). Et puis, c’est déjà un miracle qu’elle t’ait demandé en ami, donc ne tente pas le diable non plus.

 

11 – Tu n’autorises pas tes amis à poster des photos de toi J’ai testé pour vous, et c’est vrai que votre pomme au milieu de votre propre compote après une soirée en boîte où un videur t’a sorti par les cheveux, c’est pas hyper glam’ (surtout la compote dans les cheveux). Crois-moi, une photo ça circule vite.

 

12 – Tu arrêtes avec tes smileys Je crois qu’il n’y a rien de plus insupportable qu’un mec (ou une fille, soyons pas sectaire) qui fout des smileys partout. Genre le mec, tu le croises dans la vie, c’est Homer Simpson quoi. La gueule jaune tout le temps, et la banane en travers de la tronche. Non mais sérieux… Essaye de voir combien de fois tu souris sincèrement dans la journée (moi c’est fastoche, j’avoisine le zéro absolu), et demande-toi pourquoi subitement sur FB, tu te mets à sourire constamment ou faire des clins d’œil comme une copie mal faxée d’Aldo Maccione. Alors, repose un peu tes zygomatiques, et épargne-nous ton sourire artificiel parfum citron.

 

13 – Tu arrêtes de raconter ta life Je sais que personne ne s’intéresse à toi dans la vraie vie (pas la peine de me mentir, je vois tout). Sache que ce n’est pas une fatalité (ben oui, il te reste le suicide). Par contre, raconter sa life sur FB, mais alors là, c’est vraiment le comble du has been, le comble du comble du loser pathétique. C’est carrément la cerise sur le gâteau de cerises de ta vie de merde. Le jour où tu comprendras à quel point les gens se délectent de voir qu’il y a plus misérable qu’eux en lisant tes statuts à deux balles où tu expliques « que cette fois-ci c’est la bonne », ou que « demain, grande nouvelle », mon Dieu, ce jour-là, peut-être que je commencerai à croire en Dieu justement (inutile de dire que c’est pas demain la veille). Ta life mon pote, on s’en care le troufignon.

 

14 – Tu envoies cet article à tous tes « amis » C’est la règle non écrite la plus importante (et de loin). Et que je ne te reprenne pas à violer une de ces règles.

 

 

auteur : Jean-Fabien sur http://www.jean-fabien.fr

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 18:36

Instruisez-vous !... Ou bien finissez esclaves !

Le « Indignez-vous » n’ayant pas marché, essayons autre chose de plus efficace et intelligent. Un nouveau mot d’ordre, Instruisez-vous ! Et un livre à écrire mais qui pour l’éditer et le diffuser ? Je peux fournir un manuscrit courant août. A bon entendeur !

Indignez-vous ! clamait le vieux sage au sourire facétieux qui écoula des millions d’exemplaires de son opuscule parsemé de bonnes intentions. Stéphane Hessel ne compris point, dans son élan de générosité, qu’il s’adressait bien plus aux masses qu’aux citoyens. D’ailleurs, il s’en suivit un mouvement de masse mais pas un avènement de lumières pour le 21ème siècle. Dans la foulée, le moins vieux mais teigneux Jean-Luc Mélenchon s’empara de l’indignation en vociférant contre les capitalistes, les eurocrates, les médiarques, cherchant à faire sortir les chiens citoyens des niches et chenils où ils habitent. Mais parler cru et dru est-il le ressort des solutions politiques ? Lisez l’étude de Robert Michels et vous verrez apparaître Mélenchon comme un avatar assez comique des tribuns du socialisme il y a plus d’un siècle, les Liebknecht, Guesde, Bebel, Jaurès et autres Lassalle. L’objectif étant de susciter l’adhésion des masses pour parvenir au statut de chef de parti. Et le cas échéant, de rivaliser avec d’autres chefs. Bref, rien de neuf. La revanche de Mélenchon sur ses anciens camarades du PS est un secret de polichinelle. Le bougre a été démasqué. Mais ce n’est pas très important et cela n’ôte pas à Mélenchon une présomption d’honnêtes intentions que l’on peut interpréter comme une candeur idéologique voire même une idiotie. Une piste à explorer : « démassifier » le peuple pour le transformer en une communauté de citoyens éclairés. Et savez-vous comment se « démassifie » un peuple ? Eh bien c’est simple, chaque citoyen se prend par la main et s’instruit en prenant notamment quelque distance avec les médias de masses !

Depuis la Renaissance, l’homme a été placé au centre des réflexions philosophiques. Un mouvement épistémologique ascendant et culminant au 18ème siècle avec les « Lumières ». Le siècle suivant a vu émerger des options épistémologiques inédites comme le positivisme ainsi que les sciences de la société et de l’Histoire. Il fut question d’inventer les sociétés heureuses, voire radieuses pour le bien de chacun et de tous. Mais l’évolution fut tragique et contrastée. Les penchants oligarchiques et ploutocratiques ont parasité les démocraties occidentales alors que les nationalismes et totalitarismes ont placé les masses dans le dispositif policier. Le tout se déroulant avec la participation du système de production de masse et du complexe militaro-industriel.

Depuis plus d’un siècle, les intellectuels et les piliers de bistrot citoyen cherchent la martingale d’un monde meilleur. En ce début de 21ème siècle, plus personne ne croit au marxisme, ni même dans l’action politique. Quelques vieilles recettes sont agitées mais elles sont dépassées et non opérantes dans le contexte du monde global, hyper moderne et surmédiatisé. La piste proposée par Marx avait le mérite d’être appuyée par une théorie ontologique puissante, irréfutable et capable de séduire l’entendement. Cette théorie, ce fut le matérialisme, dialectique pour les uns, historique pour les autres ; les deux options se complétant pour concevoir une lutte des classes visant l’émancipation des travailleurs comme préalable à un monde meilleur et plus juste. C’était bien ficelé par Marx sauf que le volet ontologique matérialiste est foncièrement faux. Et que la complexité du système économique et sociale nécessite un Etat et des organisations hiérarchisées avec des dirigeants au sommet.

Le temps des luttes politiques est révolu parce que le politique a décidé à son insu d’être révolu. Plus de « luttes », sauf pour le système productif concurrentiel et les Etats qui organisent une confrontation économique, pour ne pas dire une guerre de la concurrence à l’échelle globale. Le 21ème siècle, qu’il soit spirituel ou pas, sera marqué par l’avènement de l’information et la maîtrise des matérialités et des humanités par ceux qui possèdent la science du calcul et de la gestion des informations. On peut y ajouter la conscience des informations et l’impact des messages sur l’émotionnel dans une visée de domination. Un nouveau dispositif ontologique se dessine actuellement. Celui de l’asymétrie informationnelle et des algorithmes à l’origine de la vie et de son évolution. Vivre une existence humaine, c’est connaître et se projeter ! Et pour l’homme, vivre librement, c’est augmenter sa conscience et sa capacité à penser et concevoir son existence.

Il est temps de comprendre que le marxisme et le capitalisme ne sont que les deux faces d’une même pièce, celle qui place l’homme dans le système productif et conçoit la totalité de son existence en étroite interdépendance avec le produire et le technique (et dans interdépendance il y a dépendance). Il y a bien longtemps que la division de classe est inopérante. Une nouvelle division s’est constituée peu à peu, entre ceux qui ont accès à l’information, aux réseaux professionnels, aux centres de décision, à la gestion des communications et ceux qui sont peu ou prou en situation de déficit informationnel. L’accès à l’information permet de saisir les opportunités et de gagner sur le marché concurrentiel. Mais aussi de bien gérer les risques face auxquels nous sommes devenus inégaux (U. Beck).

La bonne gestion de l’information ne se réduit pas à obtenir quelques avantages pour naviguer dans le système en concurrençant son prochain ; elle permet aussi de bien diriger son existence. Et ce dans tous les secteurs de la vie. Connaître la voie, apprendre de la nature, de soi, des autres, de l’Histoire. Et surtout, apprendre à se diriger soi-même et ne pas se laisser manipuler par les peurs, affects et autres séductions consuméristes voire politiciennes. Ne plus se soumettre sans examen critique aux injonctions médiatiques, publicitaires et politiques propagées par les médias de masse. Apprendre à discerner les idées convenues des intellocrates et le discours des sages. Le temps des hackers technologiques et épistémologiques est arrivé. Savoir décoder les discours, les slogans et les injonctions de toutes natures, surtout celles provenant des intérêts industriels puissants comme ceux de la culture et mieux encore, ceux du système de santé, pour se prémunir contre les excès de soins par exemple.

« Instruisez-vous » est un horizon inscrit dans une double configuration de l’existence, le pouvoir et l’information.

I. Aristote concevait l’esclave comme un individu dont la raison n’est que passive. Ce qui lui permet de comprendre les ordres mais ne lui permet pas d’assumer son existence et ses choix décisifs. Au 21ème siècle, ce propos a encore sa pertinence. Observez autour de vous et constatez qu’en beaucoup de situation, vous vous en remettez à d’autres instances pour gérer vos décisions. C’est assez évident dans le domaine de la politique et surtout de la santé. Privé d’information et du système gérant les informations, vous êtes en état d’infériorité face à ceux qui disposent de l’information et savent la gérer, notamment vous manipulant pour asseoir leurs intérêts.

II. Revenons aux analyses de Brzezinski sur l’âge technétronique et le rôle des Etats-Unis. Avec comme ressort l’idée de sociétés instables et indociles qu’il faut gérer pour les amener vers un ordre social profitable à la majorité, avec en tête de pont les Etats-Unis, pionniers de l’invention socioculturelle au 20ème siècle, promoteurs des normes du bien vivre et garants au niveau international des entorses au vivre libre, surtout du côté des pays ayant quelques penchants pour le communisme. Le présupposé de Brzezinski étant que les élites sont plus instruites que les masses et savent ce qui est bon pour l’avenir du monde, surtout les élites américaines. C’était en 1970, quelques années avant le rapport de la trilatérale sur la bonne gouvernance. Les citoyens éclairés savent maintenant que cette bonne gouvernance a échoué et que les pays avancés vont vers des dérives policières et oligarchiques, surtout le pays qui se veut le plus avancé, les Etats-Unis. « Instruisez-vous » n’est au fond qu’un rêve à la MLK, un rêve d’un monde avec des citoyens instruits et capables de contrer les manœuvres des Etats au service d’intérêts oligarchiques et de domination sociopolitique des masses ; service assuré avec l’appui des médias de masse.

III. « Instruisez-vous », c’est un peu une sorte de conseil adressé aux citoyens qui veulent un monde meilleur, sans idées préconçues sur les fins de chacun et les moyens à mettre en place, excepté un principe, celui de s’informer et d’organiser l’information. En toute modestie, mon objectif serait d’être le Brzezinski des citoyens mais en ai-je les moyens et puis…

(C’est un rêve qui ne se réalisera peut-être pas car je ne crois pas en l’homme et d’ailleurs, vous êtes bien incapables de vous bouger pour essayer de faire vivre ce rêve et diffuser ce message. Les éditeurs ont raison au fond. Le peuple veut de la merde, qu’on lui donne de la merde à lire ! Ce n’est qu’une parenthèse car même si elle ne sera pas planétaire, la révolution est en marche. La révolution est l’essence de l’homme. Ceux qui la renient sont des bêtes)

 

Bernard Dugné

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:24

L'arrestation de deux jeunes saintois pour detention de cocaine , m'oblige a ouvrir une rubrique sur les effets des produits psychotropes illicites et licites....

> EFFETS ET DANGERS DE LA COCAÏNE

L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaisent par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.


La cocaïne provoque :
>> Une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus, insuffisamment irrigués, manquent d'oxygène, et se détériorent (nécrose). C'est notamment souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers.
>> Des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac.
>> Des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes ou des attaques de panique.
>> Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des pertes de mémoire et des phases d'excitation.


Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l'acte.


En outre, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida et des hépatites B et C.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:21

L’enfance et l’adolescence en danger

La protection de l'enfance en danger en France comporte deux volets :

  • la protection administrative ;

  • la protection judiciaire des mineurs.

 

La première est confiée au conseil général (département, direction de la solidarité départementale, associations agréées, établissements agréés, éducateurs spécialisés, familles d'acceuils). Elle est régie par le Code de l'Action Sociale.

La seconde est confiée au ministère de la justice (État) à travers le juge des enfants et le procureur de la République. Le code civil faisant référence.

 

La protection de l'enfance en danger en France comporte un volet de trop, la protection judiciaire devrait être l'ordonnatrice et la responsable de toutes les protections de l'enfant et de l'adolescent, elle est un très mauvais parent de substitution.

 

Qu’est-ce qui se passe après un signalement à la protection de l’enfance ?

Le signalement signifie que quelqu’un s’inquiète pour l’enfant et veut que la situation soit évaluée.

Les travailleurs sociaux doivent examiner chaque signalement en matière de protection de l’enfance.

Cependant, aucune mesure de protection de l’enfance ne sera prise sans faire une enquête approfondie .

Quelquefois le signalement est sans raison et l’affaire se clôt.

Dans certains cas, il faut pourtant intervenir immédiatement, car l’enfant est en danger.

C'est à la justice d'intervenir, à dicter et à contrôler les mesures à envisager pour que le danger cesse.

 

En général, il n’est pas nécessaire de prendre des mesures immédiates, mais la protection de l’enfance discute avec la famille et essaie de voir ensemble, quels sont les besoins de la famille.

Si l’enfant et la famille ont besoin d’aide, un projet personnel est établi.

 

Quelles sont les aides qui sont tout d’abord apportées à la famille ?

Mesures de soutien en milieu ouvert.

Souvent, des Parents ont peur que la protection de l’enfance leur enlève l’enfant en danger ?

 

Pourtant, même si la protection de l’enfance doit intervenir, ce sont les mesures les plus adéquates et justes qui sont prises pour aider les familles.

La protection de l’enfance essaie toujours d’aider l’enfant pour qu’il puisse continuer à vivre chez lui avec ses parents.

Ces services prioritaires s’appellent mesures de soutien en milieu ouvert.

Ces premières mesures sont toujours facultatives et basées sur la coopération avec la famille.

 

Il y a beaucoup de mesures de soutien en milieu ouvert et elles varient trop selon les communes, et il y a un risque de clientélisme de proximité omniprésent .

 

L’accompagnement de la famille au domicile.

Personne de soutien ou famille de soutien.

Aide financière aux activités de l’enfant.

Groupes de parole et d’entraide.

Services d’accompagnement et de thérapie.

 

Quand un enfant est-il placé hors de son domicile ?

Quelquefois les parents ne peuvent pas s’occuper de leur enfant pour une raison ou une autre.

Parfois c’est l’enfant qui fait lui-même des choses pouvant le mettre en danger.

Si l’irresponsabilité des parents mettent l’enfant en danger ou à cause de lui-même et qu’il n’y pas d’autres moyens, il doit être confié à une structure hors de son domicile, c'est le placement judiciaire de l’enfant par le juge des enfants .

Le placement peut être une solution de courte durée face à une situation difficile.

Le juge place en d’urgence l’enfant en danger.

 

Comment sont réalisées la prise en charge et le placement hors milieu familial ?

La prise en charge est préparée minutieusement en collaboration avec la famille, lorsque cela est possible.

L’enfant pris en charge va vivre dans une famille d’accueil ou dans un établissement de la protection de l’enfance.

 

C'est là où l'institution pèche par manque de moyens humains et financiers pour assumer le contrôle des familles d’accueil (le défenseur des droits et une très longue littérature des ex-enfants de la DDASS pointent les nombreuses défaillances parfois dramatiques).

 

Qu’est-ce qui se passe après le placement ?

L’enfant ou le jeune a besoin de soutien et d’aide après le placement et c’est aux communes qu'incombe le devoir d'offrir ce soutien, appelé l’accompagnement après placement.

Cet accompagnement doit être mis en place après tout placement qui a duré plus de six mois pour tous les enfants.

Pour cela, un projet personnel séparé est établi.

L’objectif de l’accompagnement après placement est de faciliter le retour à la maison de l’enfant ou du jeune.

L'émancipation ne doit être réservée qu'à des jeunes exceptionnels.

La protection à l'enfance établit avec le jeune, les mesures de soutien dans le cadre d'un accompagnement obligatoire.

L’accompagnement devrait apporter un soutien financier concernant le logement, la subsistance, le travail ou les études.

Les mesures qui sont décidées sont inscrites dans un projet individuel.

 

L’accompagnement doit continuer jusqu’à ce que le jeune adulte ait atteint 21 ans et se poursuive en application de Art 305 de Code Civil sur obligation parentale de subsistance.

 

auteur: AVISO

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:50

Les MOOC : ces nouvelles formations qui bousculent l’apprentissage

Proposées aujourd’hui par les plus grandes universités, les MOOC (« Massive Open-line courses ») ou plateformes de cours en ligne gratuits se font de plus en plus connaître en Europe. Tout droit venues des Etats-Unis, ces nouvelles formations en ligne offrent des ressources infinies et bouleversent les modes traditionnels d’apprentissage.

Précédées par le E-learning et pourtant encore peu connus en France, les MOOC gagnent du terrain auprès des universitaires. Selon Jean-Marie Guillot, enseignant à Télécom Bretagne et initiateur d’un premier MOOC expérimental : « ce phénomène est en train de gagner toute la planète universitaire : chaque semaine des colloques sont organisés sur ce thème. Les établissements sont en ébullition ».

Alors, face à la dématérialisation croissante et à l’ère du 2.0, la quasi-totalité des acteurs de l’enseignement supérieur se pose la question de l’adoption des MOOC dans leurs établissements.

La question de la gratuité et de la certification

De plus en plus d’universités réfléchissent à adopter les MOOC en proposant une grande diversité de cours à distance à partir de leurs propres sites internet ou à partir de plateformes privées telles que Coursera et EdX. Les cours sont proposés sous formes de modules de 10 à 20 minutes et peuvent faire l’objet d’exercices d’auto-évaluation.

Cependant, si le MOOC est gratuit à l’entrée, il peut devenir payant à la sortie pour donner droit à des certificats. Se pose alors la question de la valeur de la certification et de la validité du diplôme : les cours dispensés pourront-ils être convertis en crédits et accorder un diplôme totalement en ligne ?

La course aux plateformes

Pour les universités, les MOOC représentent un réel avantage compétitif qui permet d’accroître la notoriété et l’attractivité de la structure : la mise en ligne de cours qualitatifs fait connaître la qualité de l’enseignement et constitue un produit d’appel encourageant les internautes à venir en cours traditionnel pour écouter les professeurs en face à face. Aussi, être partenaire des plateformes collaboratives Coursera ou edX c’est faire connaître son établissement auprès des 2,8 millions d’étudiants pour Coursera et des 700.000 étudiants pour edX. Impossible donc d’échapper à cette vitrine qui permet de remplir les rangs d’école.

Malgré les coûts élevés compris entre 20.000 et 30.000 euros pour créer un module diffusé sur les plateformes, les plus grandes universités mènent une course aux MOOC. L’objectif : rester en avance afin de rester dans la compétition mondiale et maintenir sa réputation.

La question des méthodes pédagogiques et de la standardisation des cours

Si les frontières entre formations en ligne et formations en face à face tendent à s’estomper, il est évident que les échanges, les partages d’expériences,les études de cas ou mises en situation sont indispensables à l’apprentissage pratique. Au contraire, les MOOC dispensent des cours standardisés sans aucune interaction où l’étudiant reste passif. Face à cette diffusion de masse de l’enseignement, il est légitime de s’interroger sur leur valeur ajoutée. Les MOOC ne consistent-ils pas à standardiser l’apprentissage ? Allons-nous vers un enseignement massif et formaté à défaut d’un enseignement collaboratif et personnalisé ?

Pour en savoir plus :

http://orientation.blog.lemonde.fr/2013/04/18/mooc-y-aller-ou-pas/

http://www.pourseformer.fr/pros/marche-de-la-formation-continue/formation-continue/h/05782eceb0/a/le-e-learning-seduit-les-cadres-superieurs.html

http://www.internetactu.net/2013/02/20/mooc-la-standardisation-ou-linnovation/

Claire Leduc

www.formatys.fr   www.travailetequilibre.com

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:30

Je suis assis, pour quelque temps encore, sur un iceberg à la dérive et, dans le déroulé de mes activités professionnelles  sous contrôle administratif permanent ,  je ne pouvais imaginer  l'importance de l'enfouissement de sa masse cachée . La lettre de Madame EPSTEIN est l'instrument de mesure qui  m'a permis de sonder sa densité  et d'évaluer sa nocivité ; source indicible  ( enfin débusquée)  des souffrances professionnelles perçues chez  certains de mes collègues . Je vous invite donc tous à la lire et à la faire lire, amis lecteurs de la courdesbraves.

 

C'est  un coup de gueule  à une hierarchie sourde et aveugle.

 

 

" Auteur Danièle EPSTEIN

 

 

Ayant décidé de mettre un terme à mes activités cliniques à la PJJ avant même que les banlieues ne s’embrasent, j’en évoquerai ici les principaux motifs. De ma place de psychologue dans cette institution, au plus près d’entendre la question informulée que portent ces adolescents sur la scène du social,

j’adresse ce témoignage

Aux instances politiques

Aux administrateurs qui les relaient dans leur décision

Aux équipes pluridisciplinaires

Aux magistrats

Des orientations de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, Une clinique dans le cadre judiciaire : un enjeu vital

Les explosions urbaines de Novembre ont fait la toile de fond de cette Lettre Ouverte, elle n’en ont pas été le déclencheur. En venant happer les adolescents les plus déstructurés, ceux que les cliniciens et les éducateurs à la Protection Judiciaire de la Jeunesse entendent au fil des accidents de leur parcours, l’embrasement de masse ne fit que mettre la loupe sur la nécessité de singulariser les problématiques, pour que chacun de ces adolescents « en éclats » se repère dans sa propre vie, et s’arrime dans un monde de mémoire et de langage.

Là où la désintégration des liens livre ces adolescents à l’emprise des identifications de masse, là où les conduites à risques sont d’autant plus massives que ces adolescents sont en miettes, là où ils errent dans la confusion de leurs repères, notre visée clinique est de permettre que s’inscrivent les repères subjectifs nécessaires à leur devenir.

Au quotidien de notre travail d’équipe, nous avançons, nous reculons, nous piétinons … jusqu’au jour où, au hasard d’une rencontre, d’un événement, ils sont en mesure de s’en saisir, et trouvent le passage, dès lors rendu possible.

Aussi, loin de remettre en cause le patient travail d’équipe avec chacune de ces familles, la flambée de rage n’a fait que rappeler la nécessaire dimension clinique des prises en charge éducatives, dimension aujourd’hui mise à mal par les orientations de la PJJ.

Ma décision, antérieure à ces émeutes, de mettre un point d’arrêt à mes activités à la PJJ relève d’un acte de refus, refus de participer d’une mise à mort de la clinique, qui se met en place, subrepticement. Ce choix intervient après m’être impliquée, des décennies durant, au sein d’équipes de Milieu Ouvert, dans un travail soutenu par la réflexion, la transmission, la publication*, sur le sens structurant d’une possible articulation de la clinique et du judiciaire.

C’est cette dimension symbolique qui est aujourd’hui gravement compromise, devant l’introduction de dispositions administratives et judiciaires toujours plus déresponsabilisantes. Aux nouvelles méthodes de gestion publique qui visent la normalisation des pratiques, et aux remaniements de l’ordonnance de 45, qui orientent les nouvelles missions de la PJJ en transformant les éducateurs en contrôleurs, s’ajoutent les normes de prises en charge, et le « turn over » des mesures, qui limitent gravement la possibilité de participer d’une élaboration psychique.

Les choix budgétaires confirment cette orientation qui, en se concentrant sur la mise en place des lieux d’enfermement, suppriment des postes de psychologues, déjà très insuffisants, déstabilisant ainsi les équipes de Milieu Ouvert et le sens de leur travail, dans leur approche de problématiques au parcours chaotique.

Cette Lettre Ouverte a donc pour objet de dénoncer l’impasse d’une « pédagogie » qui vise à redresser le comportement, en faisant l’économie du travail d’élaboration psychique et de sa subjectivation.

Une révolte sans appel ?

Qui sont-ils, ces « justiciables » qu’on appelle aujourd’hui, paradoxalement « usagers » ? Ce sont les « sauvageons », la « racaille », les français « de souche » qui ont mal tourné, les enfants de l’exil, et leurs parents à tous. Tous ceux qui ont eu à se débattre contre l’adversité et qui ont coulé. Ceux dont tout le monde parle, mais à qui on n’a jamais parlé, ceux qui nous font changer de trottoir lorsqu’on les croise, ceux qui s’enferment dans le repli de leur ghetto psychique, et qui n’existent aux yeux de la société qu’au travers de leur dangerosité.

A la Une des médias, ils ont joui d’exister enfin aux yeux du monde entier. Ils ont rencontré, le temps d’une éclipse, leur fantasme de toute-puissance, puis ils se sont perdus dans la jouissance. Ils se sont « éclatés », ont volé en éclats à battre les records d’Interville des plus belles flambées, comptabilisés au grand jour, au jour le jour.

Leur révolte est à corps perdu, sans appel, sans accès à l’appel, en-deça de l’appel. Qui appeler dans un monde qui n’a ni queue ni tête, ni passé, ni futur, un monde de l’immédiateté, un monde bouché?

Faire advenir la dimension de l’appel, c’est se faire le destinataire d’une missive restée « en souffrance », une missive qui n’a pu faire message, parce qu’elle n’a encore ni auteur, ni lecteur. Les psychologues, au sein de leurs équipes, dans leur reconnaissance d’une histoire familiale qui traverse les générations, mettent au travail une mémoire oubliée et participent de l’écriture de cette lettre en instance.

Prendre la mesure des dégâts subjectifs

Le temps est passé d’épiloguer sur l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, mais l’heure est plus que jamais venue, de penser ces émeutes comme symptôme social d’un ratage en profondeur qui nous traverse tous, car l’intégration est une partie qui se joue à plusieurs. De sa réussite ou de son échec, nous sommes aussi comptables..

Liberté, Egalité, Fraternité, la devise ne porte plus ses promesses. De même que la liberté devenue celle du self-service et du « chacun pour soi » rend obsolète l’idée de fraternité, l’égalité des chances, au principe-même de nos valeurs républicaines, est une donnée peu crédible, au regard des inégalités patentes engendrées par la « fracture sociale ».

Si la rage incendiaire, aveugle et sourde, a témoigné des ravages psychiques d’une politique, elle aussi, aveugle et sourde aux impasses de vie, les flambées de haine, dans leur effet de contagion, aussi inqualifiables et contre-productives furent-elles, ont permis cependant de mettre le projecteur sur la paupérisation croissante, la spirale des discriminations, et l’état de déréliction de ces quartiers de relégation.

Mais on préféra fermer les yeux, laisser-pourrir ces lieux de bannissement (étymologie de la ban-lieue), fuir en avant, sans prendre la mesure des dégâts subjectifs, sans prendre la mesure du délabrement psychique.

Jusqu’à la déroute. Jusqu’au ras-de-marée . Jusqu’à ce que, aspirés par une spirale de jouissance destructrice, la déferlante de haine ne les embrase et qu’ils n’embrasent la Cité, engloutis dans leur maëlstrom de violence. Imperméables et inaccessibles.

Funambules de l’entre-deux cultures

Enfants de l’exil pour beaucoup, ils ont traversé leur vie sur fond de disqualification de leurs parents, charriés par le flux migratoire, sacrifiés du système, humiliés, aussi peinent-ils à s’inscrire dans un pays d’accueil qui exclut leurs parents.

Dans un monde qui ne fait ni lien, ni lieu pour eux, ils sont devenus funambules de l’entre-deux cultures, errant dans l’impasse de leur passé et de leur devenir. Ils s’arrachent d’une double référence pour n’en trahir aucune, à moins qu’ils n’y collent jusqu’à la caricature.

Dans un no-man’s-land, perdus dans leur exil intérieur, ils chutent dans le vide de leurs repères, et marquent leur territoire d’une traînée de poudre, trace de leur existence, à la mesure de leur vécu d’inexistence.

Témoins impuissants de l’écrasement, puis de l’effacement de pères réduits à l’ombre d’eux-mêmes, ils portent la honte des pères, et s’en arrachent violemment. Dans le sillage d’une génération endeuillée de ses espérances déçues et de ses attaches rompues, les enfants deviennent acteur d’un refoulé, qui fait retour explosif sur la scène du social. Les fils -aussi insoumis que leurs pères furent soumis- butent sur la loi qui règle la jouissance.

Effet d’une non-reconnaissance symbolique à l’œuvre depuis plusieurs générations, la désintégration du lien familial et social produit la dé-liaison psychique, qui laisse la voie libre au déchaînement des pulsions. Le choc du passage adolescent est d’autant plus vif, que l’étayage narcissique est en souffrance.

Aussi, considérer l’émeute urbaine à partir de sa seule expression de meute, laisse ces enfants de la violence et de l’exil, en carafe, aux prises avec un sol qui se dérobe, et sous l’emprise de blessures muettes et de traumas oubliés, qui s’accumulent au fil des générations.

Plus que portes-paroles, ils sont les portes-cris

A côté de la misère économique, sociale et culturelle, la prise en charge individuelle de ces adolescents nous confronte à leur misère psychique.

La fonction paternelle mise à mal, ils sont en éclats et s’éclatent d’une étincelle, dans une jouissance hors-bord, livrés, sans défense, à la frénésie tyrannique de l’instant. Ils fixent leur Etre dans l’immédiateté de leur corps et vibrent à l’épreuve d’une sensation forte, pour se sentir vivant.

Plus que portes-paroles, ils sont les portes-cris d’une présence au monde sans fondation et sans horizon.

A défaut de paroles, ils sont pris au piège immédiat de ce qui les persécute. Sans écart, sans marge de manœuvre, ils sont en bout de chaîne, derniers maillons d’une chaîne de dommages psychiques et physiques , qui s’écrivent à corps brut. La rage au corps, ils ne trouvent à décharger leurs tensions, qu’en « pétant les plombs » .

Des trous de la transmission aux ratages de la symbolisation

Ils incendient, sans distinction les outils de leur émancipation, devenus instruments de leur persécution : centres culturels, de loisirs, gymnases, locaux associatifs, crèches, bus, école. Les dispositifs à inclure sont rejetés en bloc comme machines à exclure.

Sans projets et sans passé, suspendus au-dessus de l’abîme, les trous de la transmission les empêchent de se saisir des dispositifs d’intégration, pour les vivre comme instruments de leur oppression, rappel de l’oppression dont les pères firent les frais.

A l’idéologie de la lutte des classes qui soutenait la lecture de l’autre génération, se substitue une ligne de partition qui se rétracte sur l’Origine, pleine et massive, exclusive, exclusive de l’autre, excluante. Hommage rendu aux pères, qui n’en demandaient pas tant !

Les dégâts subjectifs de ces ratages de transmission vont donner lieu à des ratages de la symbolisation. A l’échec des apprentissages précoces (lire, compter, écrire) va s’enchaîner le refus scolaire, puis la dépression, dont la forme infantile d’agitation anxieuse ne sera pas repérée comme souffrance psychique, mais comme « hyperactivité » à neutraliser. Jusqu’à ce que le symptôme d’une souffrance inentendue, ravalée à des troubles du comportement, devienne ingérable dans les institutions, et mène à l’exclusion.

Du ratage à la rage, l’autre face d’une dépression enkystée

Ce qui n’a pu se symboliser de la chute du Père, fait retour dans le réel, le réel de la violence.

Leur violence destructrice et suicidaire, est l’autre face d’une dépression enkystée, à laquelle ils n’ont plus accès. La haine les soutient pour ne pas s’effondrer. Parce qu’ils croient n’avoir rien à perdre, ils espèrent gagner autrement, sans savoir qu’en brûlant leurs cartouches, c’est leur vie qu’ils brûlent.

Ca flambe au dehors, mais la flambée est interne. La langue échoue à faire écart entre flambée pulsionnelle et passages-à-l’acte incendiaires. Elle échoue à pacifier les pulsions, à mordre sur la jouissance.

A l’enfermement dans la Cité, à l’enfermement culturel, social, répond l’enfermement psychique. De ne pas disposer des mots de leur souffrance, ils hurlent leur rage, la rage de vivre, sous sa forme haineuse, dans un paysage psychique où le Tiers pacifiant s’est absenté. Dans une quête identitaire sans issue, l’autre devient celui qu’il faut effacer pour respirer, détruire, pour ne pas être détruit.

Du « gré à gré », dont ils ne savent user, ils abusent « de gré ou de force », du passage en force pour ne pas s’effondrer ?

Prisonniers d’une rivalité imaginaire et mortifère, du tumulte des éprouvés, ils ne peuvent en passer par l’épreuve des mots pour le dire, ils restent ligotés dans la langue du corps, la langue de l’obscène. La langue leur colle à la peau, qui tourne à vide, en vase clos.

Se faire passeurs pour des « jeunes » en impasse

S’ils échappent aux institutions, ils échappent aux parents, ils s’échappent d’eux-mêmes, et hors-d’eux, ils agissent un drame sans parole qui reste à articuler.

La Protection Judiciaire de la Jeunesse qui prend en charge des mineurs aussi déstructurés que le monde qui les porte, cette institution de bout de chaîne serait-elle à bout de souffle, de n’avoir à proposer que de dresser des murs pour enfants à dresser ?

Devant le caractère massif et spectaculaire de ces troubles, la tentation est pourtant grande d’entériner le constat d’échec, et de répondre à la pression de la violence, par la violence de la seule ré-pression.

Les éducateurs et cliniciens à la PJJ, au vif de ce point de bascule et de rupture, à la limite du point de non-retour, sont en place d’atteindre ces adolescents qui ne se laissent pas atteindre, en place de faire lien, là où ils le détruisent. Ils sont en place de se faire passeurs pour ces jeunes en impasse.

Là où « ça » les déborde, « ça » qui s’expulse en violence, il s’agit de faire bord. Non par des murs de prison, mais faire bord symbolique, dans la relance d’une transmission gelée. D’en passer par l’histoire singulière qui traverse parents et enfants, liés ou déliés par un silence de plomb, de donner sens et valeur à une histoire démantelée.

Peut-être alors, l’impensable en passera par le représentable pour faire Lieu psychique, pour faire assise symbolique.

Leurs droits, leur dû, leur dette

Ils portent la misère des pères, ils s’en détachent, ils s’en arrachent, ils redoublent la violence faite au père, en faisant effraction, en brisant leur mirage d’une inscription sans tache : « Moi, madame, depuis 30 ans que je suis en France, pas une contravention ! »

Génération sacrifiée sur l’autel d’un supermarché d’abondance, ils s’épuisent à trouver leurs marques, symboliques et fondatrices, et s’affilient au Nom-de-la Marque, se réfugient dans la Marque prête-nom, emblématique et phallique. A l’ombre de la marchandise totemisée, ils s’en prennent au Père, délégitimé par le social, déboulonné de sa fonction. Ils affichent l’Avoir pour colmater les failles de l’Etre, se grisent de faux-semblants, consomment pour ne pas se consumer, et font valoir leurs droits, et leur dû, en oubliant leur dette.

Aussi, quand un adolescent s’enfonce dans le cycle de la violence et de l’échec, il importe de le prendre en compte judiciairement, mais aussi psychiquement, lui signifier qu’il compte, qu’il est comptable de ses actes, mais aussi qu’il a des comptes à rendre, qu’il y est pour quelque chose quant à la place de sa responsabilité dans son « destin ».

Ils n’ont pas de demande, dit-on. Pourtant, ils ne sont pas sans lancer un appel, appel à ne pas être laissé pour compte. Aussi, la prise en compte judiciaire des mineurs doit avoir pour fonction de s’emparer d’un appel qui s’ignore, celui d’être reconnu, compté, nommé.

Le juge, agent d’une rencontre qui, sans lui, n’aurait jamais eu lieu

S’ils ont à répondre de leur acte devant un Juge, au nom de la loi, le psychologue dans le cadre de la Justice, est celui qui les amène à répondre de leur position de Sujet de leur acte, au nom de la Loi symbolique et de l’interdit fondamental d’où se constitue tout Sujet.

C’est à ce carrefour clinique du judiciaire qu’ils peuvent se découvrir vivants, autrement que dans la vibration immédiate de leur corps, mais vivant de s’étayer sur un passé à construire.

Le juge est alors non seulement représentant de la loi, mais prend aussi sa dimension symbolique d’être agent d’une rencontre clinique qui sans lui n’aurait jamais eu lieu.

La sanction ne peut trouver sa portée structurante, qu’à s’appuyer sur ce point nodal du dispositif propre à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui ouvre à la parole et à la mémoire revisitée, au sein d’une procédure judiciaire qui l’exclut.

Le magistrat, en donnant cette possibilité à celui qui a violé la loi, de s’engager dans cet acte de parole, l’introduit à la Loi humaine, la Loi du langage.

L’acte clinique, relance d’un processus de pensée qui s’est gelé

Dans le cadre de la procédure judiciaire, l’acte clinique est un temps de scansion qui doit donner lieu à la construction d’une demande, pour que le réel de la violence s’articule en réalité psychique.

Le psychologue à la PJJ, dans sa position d’analyste, offre à celui qui, sans le juge n’aurait jamais consulté, la possibilité de rencontrer sur son parcours un autre qui écoute ce qui n’a pas encore pris mot pour se dire. Il mobilise en ces adolescents ce qui se parle en eux, sans eux. En eux, dans le réel de leur corps, faute de n’avoir pu en passer par le défilé de la parole. Là où l’angoisse les saisit par le corps pour passer-à-l’acte, la mise au travail psychique est un enjeu vital, pour qu’ils se reconnaissent et renaissent d’une histoire bousculée, d’une histoire refoulée,

Le psychologue se fait l’Autre d’une lame de fond adolescente, pour qu’elle s’arrime aux coordonnées, aux cordes d’une histoire, dont la trace est effacée.

Si la fonction clinique au sein de l’institution judiciaire se justifie d’être inscrite dans une procédure, l’enjeu clinique implique d’y prendre appui pour s’en dégager, faire appel d’air, faire coupure. A cet effet, le clinicien doit se dé-placer par rapport à la demande du juge, pour soutenir un écart qui garantisse son acte.

Faire d’un événement judiciaire, un avènement de parole

Répondre judiciairement à l’acte, systématiquement, mécaniquement, répétitivement , -« à chaque acte, une réponse (pénale)»- dans le court-circuit de la causalité psychique, sont les dernières consignes, qui réduisent le psychologue à la fonction « d’enquêteur de personnalité » du Juge dans un cadre investigateur.

Cependant, si la visée première est de répondre à la demande du juge, on passe à côté de l’essentiel, de ce qui fait l’essence d’une souffrance impensée, qui s’est bétonnée.

Aider à la décision du magistrat, certes, mais de surcroît, dans un après-coup de l’acte clinique qui fait d’un événement judiciaire, un avènement de parole.

Alors seulement, la réponse judiciaire à des actes in-sensés aura quelque chance de s’inscrire subjectivement, pour prendre sa portée signifiante.

Ne pas céder sur l’Ethique du Sujet

Là où l’Ordonnance de 45 interrogeait la réalité des faits à la lumière de la réalité psychique, les derniers remaniements en détournent l’esprit en la recentrant sur un objectif de « mise au pas », qui vient empêcher de « prendre pied », de s’enraciner dans un monde habité de liens, de mémoire et de projets.

S’il a toujours fallu se battre pour faire entendre la dimension vitale d’une clinique dans le cadre judiciaire, qui se fonde d’être là pour un jeune et par le juge, cette fonction se fait plus que jamais incompatible avec les exigences administratives et judiciaires.

Car soutenir la dimension de la clinique dans le cadre judiciaire, c’est avant tout, ne pas céder sur l’éthique du Sujet qui fonde notre Acte. C’est élever le délit à sa dimension de question, faire surgir du cœur de l’acte anti-social, un conflit qui n’a pu advenir, un conflit à (faire)venir. C’est mettre en place des repères, pour que se mette en sens ce qui s’est agi , afin que ces adolescents retrouvent le désir de s’inscrire dans une réalité sociale vivante et vivable, une réalité qui donne envie de vivre.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Comment soutenir un acte clinique, quand les normes en vigueur ne laissent pour choix que l’abattage ou le saupoudrage ?

Ainsi, avec mon départ, et la disparition annoncée de mon poste -mais une bonne surprise est toujours possible- la psychologue restant seule sera concernée directement par 200 mineurs plus ou moins à la dérive, et aura à travailler avec les 8 éducateurs qui en assurent le suivi. Il faut gérer la pénurie !

Alors que l’établissement d’un lien de confiance est le support de toute dynamique relationnelle, comment les cliniciens soutiendront-ils leur acte de défrichage, de déchiffrage et de mise en sens d’un agir hors-sens, quand il s’agit d’appliquer des mesures répressives de « contrôle judiciaire » et de « sursis mise à l’épreuve », avec menace de prison à la clé ?

Quelle marge de manœuvre devant un mode de gestion centralisé de la délinquance, qui introduit ses techniques de normalisation, ses référentiels de mesures, avec fiches techniques, questionnaires directifs, procédures obligatoires , et « recommandations de bonnes pratiques professionnelles », dans le déni de la singularité et de la subjectivité, dans le déni de l’inventivité de chacun?

Où trouver les ressorts du lien vivant et moteur de la relation, qu’on appelle transfert, quand la volonté d’uniformiser les pratiques révèle le fantasme d’en finir avec le singulier, au profit d’un mode de prise en charge débarrassé de ses scories affectives.

La prise en charge contractualisée par un document établissant les objectifs et les moyens de les atteindre, sur un mode comportementaliste, permettra ainsi d’évaluer les résultats d’une rencontre stérilisée, et donc stérile, une rencontre vidée de sa résonnance psychique, qui ne s’interroge plus mais programme.

La boucle se boucle enfin sur une logique performante, avec la LOLF, loi organique relative aux lois des finances, qui indexe les budgets sur des objectifs de performance, dont les critères sont définis par les Administrations Centrales.

Une stérilisation de la rencontre

Illustration scientiste de ce déni de la causalité psychique, un récent rapport de l’INSERM préconise de dépister, dès 36 mois, les enfants présentant des troubles de conduite, pour les soumettre à des protocoles comportementalistes, avant de les ficher comme futurs délinquants. Beaux jours en perspective pour la justice des mineurs…

Programmer, dresser, conditionner, normaliser, mesurer, quantifier, évaluer… autant de noms de cette entreprise déshumanisante, qui réduit l’homme à ses comportements.

C’est donc avec regrets, après un long parcours d’investissement au sein d’une équipe, de transmission et d’élaborations* de ma clinique, que j’ai pris la décision de ne plus participer de ce projet réducteur, qui porte atteinte au devenir de ceux qui nous sont confiés.

 

A Paris, Novembre 2005...

 

 

... Huit ans de cachoteries, pourquoi  ?

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:30

La précocité intellectuelle : pour le meilleur ou pour le pire

Mon expérience me pousse à affirmer que nous possédons tous plus ou moins le même potentiel d'intelligences, au pluriel, comme l'a bien souligné Howard Gardner.

La précocité intellectuelle de l'enfant est une intelligence particulière. Elle peut se définir au sens strict comme la possession de très bonnes compétences logico -mathématiques et verbales plus ou moins exploitées par l’enfant et révélées par les tests de QI. Et c’est principalement sur ces compétences logico-mathématiques et verbales que sont évalués les enfants dans le système scolaire actuel.

Ainsi, selon le milieu de naissance, l'éducation et les circonstances de la vie, certains sujets vont présenter de tels conflits psychiques ou de si profondes carences d'instruction et éducatives qu'ils ne pourront jamais exploiter pleinement ou correctement leurs potentiels en ces domaines particulièrement. D'autres au contraire auront la chance d'utiliser sans frein toutes ou parties de leurs compétences en devenir.

Je tiens ici à souligner l'impact majeur des premiers temps de la vie et des soins maternels qui contribuent à stimuler ou à entraver le bon développement psychomoteur et relationnel de l'enfant, ce qui ne veut pas dire que le père n’aura pas d’influences plus tard.

Il existe des enfants précoces intellectuels heureux, bien dans leur peau, faciles à vivre, plein de vie, de curiosité et de sensibilité qui font le bonheur de leur entourage. Mais il existe aussi des enfants précoces "mal élevés" ou "mal soutenus" qui utilisent inconsciemment leur intelligence pour créer des blocages au plan des apprentissages et qui s'embourbent dans des échecs par autodépréciation ou qui génèrent des conflits relationnels familiaux et scolaires. Le rôle du thérapeute est ici essentiel pour traquer les cercles vicieux et proposer tant à l'enfant, à ses parents qu'aux enseignants d'autres manières personnalisées d'être et de faire face aux difficultés rencontrées.

Voici les cas de figures les plus fréquents :

Le père ou la mère violents physiquement ou verbalement. Ainsi, il est des parents qui utilisent trop systématiquement la paire de gifles ou l'humiliation face à un débordement comportemental ou devant le constat de mauvais résultats scolaires. Ce climat de tension ne peut que générer chez l'enfant une anxiété d'anticipation freinant le plaisir d'apprendre ou des rancœurs pouvant aboutir jusqu'à la phobie scolaire.

Par ailleurs, quand les parents présentent des troubles de l'humeur ou du comportement notamment de type anxiété d'anticipation, dépression ou obsessionnel-compulsif, il n'est pas rare de voir ces mêmes types de troubles chez leurs enfants ou de générer des contre-réactions de leur part.

Il y a aussi l'enfant mal aimé qui utilise son intelligence pour se faire remarquer à travers des turbulences familiales et scolaires. C'est ici un véritable cercle vicieux qui alimente paradoxalement le narcissisme de l'enfant à travers des comportements masochistes que renforcent plus encore les sanctions disciplinaires parentales et scolaires appliquées.

Un autre cas de figure est celui des parents qui ne parlent que de résultats scolaires à la maison. Par cette attitude, ils poussent leur enfant dans des comportements d'opposition, d'autodépréciation ou de soumission excessive qui témoignent et entretiennent d'un sentiment d'être mal aimé ou de ne pas être à la hauteur des espérances parentales.

La naissance de petits frères ou petites sœurs, même bien accueillie, entraîne toujours des conflits psychiques de rivalité, plus ou moins exprimés, qui tendent parfois à entraver l'investissement scolaire. A ce propos, il est indispensable devant un fléchissement du rendement scolaire de faire une enquête minutieuse sur tous les évènements de vie qui ont pu toucher l'environnement de l'enfant au cours 2 années précédentes. (déménagement, changement d'école, chômage, divorce, recomposition, familiale, maladie, accident, deuil). En effet ce n'est pas parce que l'enfant n'exprime rien face à un événement qu'il ne ressent rien ou qu'il n'en garde pas les traces au fond de son psychisme du fait d’un déficit de mentalisation lié à son immaturité cérébrale.

Enfin évoquons, le cas trop fréquent de l’enfant précoce intellectuellement qui n'a pu intégrer de limites éducatives et sociales saines ou qui perturbe la vie en collectivité par ses caprices, ses exigences, son agitation. Il faut voir dans ces manifestations différents phénomènes qui ont tous pour raison commune : une relation précoce mère-bébé de type fusionnel qui n'a pas permis à l'enfant de développer un espace psychique interpersonnel. Dans ces cas, il est indispensable de mettre en place une guidance parentale pour réviser les bases éducatives afin de lutter contre l'égocentrisme et les angoisses de séparation de l'enfant.

Il y a encore bien sûr de multiples tableaux cliniques qui ne peuvent ici être développés tel l'enfant souffre-douleur, l'enfant rebelle, hypersensible, dépressif, phobique. L'existence de ces troubles montre combien il est important d'armer le plus tôt possible l'enfant précoce contre la brutalité générale du monde et ses automatismes réactionnels. C'est donc aux adultes principalement que revient le devoir de comprendre l'enfant précoce, de le soutenir et de l'encadrer avec fermeté et bienveillance.

Au final, il est souhaitable de considérer l'enfant précoce intellectuellement comme un enfant normal dont le degré d'intelligence émotionnelle et les performances instrumentales exacerbent selon les sujets et les contextes aussi bien ses qualités que ses défauts.

Ladislas KISS (psychiatre)

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 18:30

Yvan Audouard a écrit : le talent suprême est de faire croire qu'on en a. Ça ne change fondamentalement rien au besoin d'idolâtrie des masses et ça permet au système de fonctionner sur le modèle ultra séculaire du pain et des jeux. Reste les illusions perdues mais ça, c'est comme le père Noël pour les enfants, c'est éphémère. Et la conscience, ça ne vaut rien puisque ça ne brille pas.

 

Alors toujours aussi aveugles amis saintois ?

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:27

La notion de libre arbitre est la plupart du temps assimilée à la religion, elle permet de dédouaner Dieu le tout puissant de la responsabilité du mal en reportant cette dernière sur ses créatures. Dieu nous a offert en cadeau notre destinée, à nous d’en faire bon usage en notre âme et conscience. Toutefois, ici je m’intéresserai à une approche plus rationnelle du libre arbitre et de son emploi.

 

Le libre arbitre ou libre arbitre de la volonté, est une notion fondamental pour tout un chacun. Il implique qu’à chaque instant j’effectue un choix librement. Le choix de me lever le matin, ou de ne pas le faire par exemple. Toutefois, nombre d’entre nous me dirons que ce choix n’est pas le leur, qu’il leur est imposé voir conditionné culturellement. Je leur répondrais alors qu’ils ont renoncé à leur libre arbitre par leur passivité.

 

La recherche de l’émancipation, de la liberté ne peut se faire qu’en deux façons conjointes. En acceptant les contraintes sur lesquelles je n’ai pas d’emprises au lieu de me torturer l’esprit. Il s’agit là du lâcher prise, le lâcher prise est l’acceptation de ce sur quoi on n’a pas d’ascendants. Il s’agit là de contraintes extérieures sur lesquelles ma volonté ne peut agir, en les acceptants je libère mon esprit de son illusion de contrôle. Ces contraintes se trouvent en dehors du champ d’exercice de mon libre arbitre.

 

Mais s’il y a des contraintes en dehors du champ d’action de mon libre arbitre, ce dernier est toutefois immense et bon nombre d’entre nous l’oubli. La première chose à se mettre en tête lorsqu’il s’agit de libre arbitre est que ce processus est un processus actif. Je prends mes décision et fait mes propres choix, je ne me contente pas simplement de répondre aux écueils que la vie me lance. Tout est action et réaction, l’exercice du libre arbitre est action et non réaction.

 

Les déterministes critiquent la notion de libre arbitre en suggérant que ce dernier est une illusion puisque de toute façon, tous nos choix sont induits culturellement ou prédisposés par la force des choses. Même si l’approche est hautement amorale (je ne suis pas responsable de mes choix, puisque ces derniers sont prédéterminés) et passive, la critique n’en reste pas moins constructive. Effectivement l’exercice du libre arbitre ne peut se faire que par une personne consciente qui fait sciemment un choix.

 

Pour faire un choix sciemment il faut donc avoir du recul sur soi et sur ce qui nous entoure. Ici, deux adages prennent tout leur sens. Le premier « la connaissance est le pouvoir », cet adage s’inscrit dans la logique de libre arbitre, plus on a de connaissances, plus notre capacité à choisir devient grande et plus nos choix sont libres. Le deuxième, « connais-toi toi-même » est encore plus important, dans la mesure où notre propre auto-conditionnement est l’une de notre plus grande limite.

 

La connaissance général et de soi-même permet à la raison de choisir librement et à la volonté de réaliser ce choix. Exercer son libre arbitre est une démarche active de l’esprit et une formidable source d’émancipation. Nous avons le pouvoir de structurer notre réalité, prenez le contrôle de vos vies.

 

Auteur YANN

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 19:04

Gangsters et Banksters

« Haut les mains ! » Au début du rêve américain était le hold-up, cette faculté d’arracher des mains le bien d’autrui… Dans un essai original, Paul Vacca, amateur de film noir, braque les projecteurs sur l’origine du capitalisme, et illustre, à sa manière, un dialogue entre un parrain et son fils : « Petit, tu ne braqueras plus les banques, tu en créeras une ! »

Il y a peu de chose commune, hormis l’appât du gain, entre les dilettantes du Colt 45, Bonny Parker, Clyde Barrow, Dillinger, et les as de la finance qui organisent, aujourd’hui, à temps plein, au travers d’algorithmes, expropriations, guerres et famines. Dans la vie, tout oppose les deux figures, bankster et « casseur » : l’origine sociale, l’éducation, les moyens et la durée de l’entreprise.

Tel un pilote de drone, à l’encontre du braqueur, le bankster n’a aucun contact physique avec les victimes, et agit sur ordre. En pianotant sur son clavier, le filou provoque un maximum de dégâts économiques pour une montagne de fric virtuel, en quelques jeux d’écriture ou de savantes combinaisons posées comme des mines à retardement sur les flux financiers ; sa finalité est de blanchir l’argent en même temps qu’il dévalise des populations entières. Voici deux exemples donnés par Paul Vacca :

a) Le casse des subprimes. En 2007, une « association de malfaiteurs » composée de banques, d’assureurs, d’investisseurs et d’agences de notation mettent au point une chaîne de crédits subprimes à base de titrisation… Des millions de foyers américains cèdent aux sirènes des annonceurs et achètent des titres pourris pour rembourser leurs dettes ; résultat : plus d’un million de propriétaires perdent leur maison que les aigrefins rachètent à vils prix. Le butin est évalué à plusieurs milliards de dollars !

b) Le plan Paulson. Le 3 octobre 2008, un accord est signé entre les banquiers du secteur privé et le secrétaire du trésor américain, Henry Paulson, un ancien dirigeant de Goldman Sachs, sur le dos des contribuables ; ces derniers sont contraints, au nom d’un chimérique projet de sauvetage, de racheter les emprunts toxiques des banques américaines. Les observateurs estiment, à cette occasion, que chaque américain est rançonné de 3 500 dollars !

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c) Butin amassé par la bande dite des « déréglementeurs » : plus de 700 milliards de dollars !

Comparativement, Ronald Biggs et Albert Spaggiari (fameux gangsters historiques) sont des hommes du Néanderthal, fascinés par la couleur verte des billets. Certes, le voyou à l’ancienne et le bankster sont animés tous deux d’une même injonction : « enrichis-toi ! ». Mais le point de ressemblance s’arrête-là… L’un est dans la brutalité immédiate des choses : secouer un employé et ouvrir un coffre-fort ; l’autre dans l’infini et l’immatérialité du pouvoir : gouverner la Planète. Les affaires sont choses trop sérieuses, aujourd’hui, pour les laisser aux mains du Milieu.

Avec les hold-up financiers, l’on assiste à une inversion totale de polarité. En l’espèce, ce n’est plus un citoyen qui braque une banque, mais la banque qui braque l’ensemble des citoyens. Et, alors que le hold-up traditionnel était illégal, et pouvait être à certains égards (et c’est ainsi que le présente le cinéma) légitime, le hold-up des financiers en est la parfaite image inversée. Totalement légal (puisque ce sont les acteurs du système financier qui édictent leurs propres règles sous le regard approbateur de l’Etat) mais illégitime, car les seuls à en payer le prix sont les citoyens. Si le braqueur à l’ancienne était hors la loi, les braqueurs de la finance sont confortablement installés au-dessus des lois. Cyniques et iniques, favorisant leur caste, les banques se comportent en Robin des Bois à rebours : elles volent les pauvres pour donner aux riches. »

Lisez Paul Vacca « La Société du hold-up », et vous aurez envie de cogner très fort sur votre banquier ! … ou de bâtir votre propre banque.

D'aprés HIMALOVE

http://2ccr.unblog.fr/2012/12/06/paul-vacca-et-les-banksters/

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Published by L'archipélien - dans éducation
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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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