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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:05

Il me vient en mémoire cette image d'un général américain du nom de  Collin POWELL (metis d'origine jamaicaine), affirmant à la face du monde, depuis l'ONU ," preuve en main", que le regime de Saddam Hussein menacait le monde et qu'il fallait en finir par une guerre préventive...L'histoire retiendra, que le17 Janvier 2002 débuta  cette guerre injustifiée  à laquelle la FRANCE ne prendra pas part . Merçi au président CHIRAC d'avoir évité à la FRANCE d'etre le complice d'une  manipulation fomentée par 'une association de malfaiteurs...

 

Ce qui se passe aujourd'hui en FRANCE, autour de l'humoriste DIEUDONNE  témoigne de l'usage de la même methode d'habillage de la réalite, pour parvenir à l' objectif de mise à mort de l'ennemi choisi par un systeme démasqué. Une fois le but fixé, le reste est une affaire de logistique et de timing ...17 Décembre 2013, Place BEAUVAU...L'arme de destruction massive alimentée par le carburant de la paranoia mediatique est activée. Au diable les principes fondateurs de l'etat de droit:  séparation des pouvoirsjurisprudence protégeant la liberté d'expréssion, caractère  à postériori du délit en droit positif.

 

Comment considérer l'activisme du ministre de l'intérieur autrement que par un viol de l'etat de droit. La FRANCE est à terre, dans son empressement a mettre au pas un humoriste par des moyens et arguties juridiques dignes d'une dictature...Le même jour, en l'espace de quelques heures , le tribunal administratif de NANTES infirme la circulaire d'interdiction d'un spectacle, Le CONSEIL D' 'ETAT confirme la même circulaire ; estcela la preuve d'un fonctionnement réfléchi que chacun est en droit d'attendre de la justice .

 

Le pouvoir socialiste, voudrait nous faire croire en l'avènement d'une nouvelle donne idéologie et politique fondée sur la doctrine de la délinquance à priori, au bon vouloir des clans qui dirigent  , il ne s' y prendrait pas différemment. Serait ce là les prémices d'un WALLSISME que l'on voudrait nous vendre pour masquer la faillite d'une politique  mortifere pour nos liberté publiques? 

 

Françaises, Français ,il y a lieu d'être inquièt.

 

 

...La FRANCE connaitra t'elle   le même sort que la bande de GAZA ? C'est aux français de toutes origines d'en decider.

 

https://www.facebook.com/Videos.2O

 

 


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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 15:52

Ainsi, nous avons tous en nous,  une intelligence créative et une intelligence analytique qui s'inhibent ou qui s'expriment à la croisée des chemins  du réel ...Toi , moi , nous , à égalité . Vivre  et se connaitre,  c'est savoir  s'évader en poésie, se tracer une voie dans l' entre-deux  du réel et de  l'imaginaire  de l' homme qui se pense résolument libre   ( l'archipélien).

 

Dans l'article ci-joint , l'auteure ,  nous fait partager sa passion de la poésie ,à l"aide de  textes ;-empreintes de son itineraire de vie .

 

 

Dans quelle mesure la poésie est-elle capable d'initier un chemin et si cela est possible comment l'empreintons-nous ?

Si quelqu’un me posait la question : quels sont les ouvrages que vous souhaiteriez laisser après vous comme ceux qui vous expriment le mieux, je répondrai sans hésitation mes recueils de poésie, c’est-à-dire l’ensemble des textes que j’ai écrits depuis mon adolescence jusqu’à ces dernières années, et dont j’ai réuni les plus significatifs sous le titre "Profil de la Nuit". La poésie marque un tracé, aussi sensible que celui enregistré lors d’un électrocardiogramme, de cette voix intime qui ne cesse de murmurer en nous. Certains ont parlé d’une petite musique intérieure. Il y a de cela, c’est en tous cas notre façon personnelle de nous ré-approprier le monde, de l’humaniser selon nos propres critères, de le rendre conforme à cette part de nous-même qui a cheminé en poésie comme on fait route vers l’ailleurs, comme on envisage un voyage au long cours, dans le souci constant de s’y ressourcer, de s’y émerveiller, peut-être d’y renaître. 

 Cependant n’allez pas croire que je place le poète sur une quelconque Olympe, que j’en fasse un être supérieur aux autres. De quelle singularité pourrait-il s’enorgueillir sinon celle de traduire en mots, plutôt qu’en notes ou en touches de couleur, les impressions et les émotions qui ne cessent de nous assaillir. Aucun mot n’a en lui une vertu poétique et, inversement, aucun mot qui ne puisse un jour servir la poésie. Et puis si l’on s’en tient à cette vérité que la poésie est présente partout, et d’abord dans la nature, chacun n’a-t-il pas accès à elle, chacun n’est-il pas poète à ses heures ? La poésie est ce fond commun où nous puisons ensemble et que certains se sont appliqués à restituer grâce au langage, afin de ré-enchanter la terre, car à quoi bon écrire si l’on n’efface pas la laideur du monde ?


Vint le poète
Celui qui habitait sur l’autre rive,
Le colporteur de mots, le convoyeur de songes.
Il connaissait les mystères du langage,
Les messages des vents,
Des eaux la pente au dur partage.
Il ouvrait une faille à la mémoire,
Sondait l’invisible et les âmes.
Il arguait sur le devoir, sur la souffrance et sur le mal.
Cet homme parlait de ce qu’il savait,
Des vendanges, des moissons et des semailles.

Il parlait une langue
Qu’aucun des hommes présents ne se souvenaient avoir entendue,
Nulle part,
Ni dans les colloques des princes,
Ni dans les grands amphithéâtres,
Ni même dans les conclaves…
Peut-être en avaient-ils saisi des bribes
Dans le murmure des galets.
Et cet homme avouait : je suis venu assumer l’inexprimable.



Le rôle du poète est donc de susciter une émotion, de capter, de saisir - et cela avec le vocable ordinaire - ce qui est, par principe, imprévu, passager, insaisissable, de créer une parole neuve et différente, une autre tonalité. Le voici donc aux prises avec "cette matière mouvante et impure" - disait Valéry qu’est le langage, cherchant non à décrire le réel mais à le faire apparaître autrement, cela par un rapprochement insolite des mots. Pour atteindre cette perception particulière, il va inventer des rythmes et des harmonies, créer une syntaxe, procéder à des analogies et des métaphores. Car si l’œuvre parle, elle ne parle pas en terme de raison logique. Non que le sens logique ait disparu, mais il a été absorbé, remanié par le sens poétique. Nous avons affaire à une raison intuitive qui fonctionne de manière non rationnelle et sommes en présence d’un être qui façonne la matière de son art de façon à atteindre une émotion capable d’attirer l’esprit vers plus de connaissance ou, du moins, vers une connaissance plus sensible. Car la poésie n’est jamais plus grande que lorsqu’elle éveille la surprise, provoque l’émerveillement. L’art est plus que la vie - affirmait Proust, tant il est à la fois notre regard le plus vrai et notre interrogation la plus juste. Et créer, n’est-ce pas d’abord se créer ? Terre Promise, mon recueil de jeunesse, qui ouvre mon itinéraire poétique, n’est pas à proprement parler une quête égocentrique du soi, mais une quête de soi dans le regard de l’autre. Le « qui suis-je » devient le qui suis-je pour l’autre ? Ou mieux encore : puis-je être sans l’autre ? Et si "je suis" pour cet autre qui m’interpelle, comment pourrons-nous avoir part ensemble de ce qui est ?


La lande sentait la bruyère. Je revenais
Des rives sacrées de l’enfance,
Là où prophétisent des dieux de mousse.
Le matin même, j’étais partie à la recherche
De mon ombre parmi les hommes,
Ombre à la géométrie du pavé,
Ombre au rythme du pas.
Je me souvenais d’elle comme d’un songe.
Présence aveugle qui roulait dans le temps
Et pour qui l’heure avait un sens.


Cet autre soi-même ou ce plus que soi-même inspirera à Malabata, le poème de mes 30 ans, son chant le plus poignant, lorsque réalisant qu’il n’est rien sans l’autre, il l’appelle de ses vœux :

Quel est ce chant qui s’élève, 
Est-ce la caresse du vent,
Le hululement de la chouette,
Est-ce le chuintement de la source
Ou la corne d’ambre au loin ?
Quelle est cette voix qui m’appelle,
Cette voix semblable à la mienne,
Je la veux entendre encore ?
Est-ce l’appel d’une sœur, d’une mère
Qui prononce ainsi mon nom ?
Vents, retenez vos souffles.
La voix de ma sœur monte suave, profonde, charnelle.
Voix si longtemps attendue,
Douce comme une promesse,
La folie me saisit et je pleure
À l’appel simple de son cœur.

A son tour la femme répondra à cet appel et ensemble ils concevront un monde à leur ressemblance et lui donneront existence, non seulement par la parole qui informe mais par le sentiment qui la rend sensible au cœur.

Ton ombre est restée prisonnière des saules
Dans la nuit musicale où les ténèbres parlent à mon oreille.
Le temps a mis en gerbes ses moissons,
Disjoint les pierres qui jaunissent au soleil.
Tout avait commencé, ainsi tout va finir,
Le vent comme la pluie scelleront en nos mémoires de tragiques espoirs.
Nous saurons un matin nous éveiller ensemble,
Sans rien attendre de l’empire des songes,


Nous tisserons notre destin qui nous fera aigle ou colombe.

Quelle clarté nocturne
S’est aventurée dans tes yeux,
alors que je te contemple,
Que l’ombre te redessine,
Que peut-être je t’invente,
Que sans doute je te fais roi ?

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Car nous régnerons,
Nous qui avons épousé
La jeunesse de l’eau.
Nous régnerons
Dans l’immobile noyau de notre songe.
Probablement est-ce là
Que les choses cesseront d’être mortelles,
Que l’éternité prendra feu,
Que ta royauté me fera reine.

Scrupuleuse, je définis ta place parmi nous,
J’élargis le cercle où tu figureras,
Je ferme toutes ouvertures sur le réel,
Afin que le foyer soit clos infiniment
Sur nos longues nuits désirantes.
Ensemble, nous veillerons le feu.
Je te dirai : recueille-toi, la haute chambre
Dévoile son secret,
L’astre franchit l’augure,
La matière se libère et s’aimante,
N’est-ce pas enfin l’obscur qui consent ?

(…)

Ne dis rien. Préservons ensemble
Le temps qui dort,
Tenons à l’abri la songeuse espérance.
Au-dehors, laissons le bruit battre à la vitre,
L’horloge égrener son chant funèbre,
Écoutons le râle de la mer et les vents, venus d’ailleurs,
Nous bercer de la complainte des lointaines terres.
Regarde-moi, dans ce demi-jour ou cette demi-nuit
Me chauffer au feu qui décline,
Me taire pour te mieux entendre,
Pour te mieux connaître me recueillir dans ton absence.
Tout en moi se fait l’écho de toi.
C’est une vibration intime qui s’exaspère,
Un prolongement irrésistible ; de l’un à l’autre
Vers ce qui recule et s’espère.
Deviner ton pas quand tu viens,
Quand tu pars le supporter qui s’éloigne,
À chaque instant te découvrir,
Te rejoindre en chaque pensée,
Dans l’aube qui se défroisse,
Ô songeuse espérance,
Ne point laisser place à l’angoisse.

(…)

J’entends des rumeurs : des voix nous disent
Que le temps a achevé son œuvre.
Ne craignons pas, tout le fini s’efface.
Ce n’est plus l’heure du doute et de l’effroi.
Quels feux illuminent nos saisons,
Quelle brume cache le provisoire à nos yeux ?
Et pourquoi nos paupières seraient-elles lasses,
Alors que l’on surprend des rires et des chants,
Que pas à pas nous avançons
Dans l’ivresse sainte du pardon ?


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE ( extraits de PROFIL DE LA NUIT )

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 14:02

L’unanimité médiatique et politique autour de Valls m’est pénible. J'ai entendu dire ce matin sur BFM qu'avec certitude sa nomination à Matignon n’était plus qu'une question de temps, que Hollande l'avait choisi dès décembre compte tenu de sa poigne et de sa popularité, qu'il attendrait sûrement l'après municipale pour l'annoncer. J’ai vu ce même Valls rouler les yeux et les mécaniques sur Canal hier soir. Genre, Dieudonné est un salaud, je vais me le faire. 

C’est exactement en ces termes que la partie se joue. Si Valls avait dit : "nous allons porter plainte". Si Valls avait joué la collectivité, l’idéal de justice en faisant confiance au droit et aux Institutions, s’il avait laissé faire la justice et attendu que la sentence tombe, je n’aurais rien à dire. Là, il nous la fait à la Sarkozy. Je ne vois aucune différence entre eux.

Quand Valls dit qu’il va faire interdire les spectacles de Dieudonné ou que ce salopard n’est pas un humoriste mais un homme politique haineux et raciste, il incarne la loi, décide de ce qui est juste, de ce qui est un spectacle ou un meeting, avant que la cause ne soit entendue ou débattue. Il se moque du monde. Filippetti ou Taubira auraient dû l’ouvrir et lui dire de ne pas empiéter sur leurs plates bandes. Elles n’ont rien dit, puis, coincées, ont approuvé.
 
On voit bien que ce qui se joue entre eux est ailleurs, dans le futur casting gouvernemental. Mais passons... Valls, comme Sarkozy - même poids plume, mêmes communicants, même manière d’exhiber sa nana dans Match (putain quelle honte), agit en ce moment en sniper sans s'en remettre à la loi, au droit, à la justice. Il se la joue frère et protecteur de la communauté juive (c’est lui qui le dit et utilise ces mots). C’est une posture minable, une attitude de cours de récré. Tare ta gueule, man. C’est de la branlette politique à courte vue. Valls s’identifie aux juifs qu'il dit humiliés par le méchant M’bala M’bala. Mais l’autre est grand, con et costaud. C’est vraiment comme à l’école. C’est de ce niveau. Putain, il a retroussé ses manches, il va lui faire une super prise et lui casser sa gueule.
 
Valls est passé à l’acte fin décembre sans en référer à Matignon ou à l’Elysée. Et évidemment encore moins aux gonzesses du gouvernement. C’est son côté petit macho teigneux. Comme l’autre, je vous dis. Et Hollande, en caricature de lui même… Vous savez, le petit gros genre premier de la classe qui réfléchit toujours trop et laisse faire les copains avant de prendre sa décision.
 
« Denis Robert - Acrylique sur papier »Chaque jour en ce moment, je me dis que je vais la fermer et passer à autre chose. Mais chaque fois, le spectacle politique et médiatique me plombe. Je vois la catastrophe arriver. Réfléchissez deux secondes… Imaginons que Valls l’ait bouclé entre Noël et Nouvel An, qu’il se soit contenté de faire trempette en Bretagne… Que se serait-il passé avec Dieudonné, Soral et toute cette bande d’allumés ? Que dalle. On n’en aurait pas parlé. On aurait peut-être parlé de la courbe du chômage, des Goodyear, des océans pollués ou des banquiers qui continuent à nous siphonner. Mais non, ce trou du cul de Valls l’a ramené. Il a réagi en Grand frère voulant se taper le méchant. Il est passé à l’acte sans médiation. Un coup de force politique et médiatique. Et ces éditorialistes ou ces patron de journaux qui cherchent des postes lui ont emboîté le pas.
 
C’est ça la politique, man. Et bien, non. Ça, c’est faire de la politique. C’est user de stratagème pour arriver au pouvoir, c’est penser que la fin justifie les moyens. La politique, c’est de la réflexion, du recul, de la dignité. Là, c’est indigne. En montant en épingle à des fins politiques un événement qui ne le méritait pas, Valls –et maintenant le gouvernement- joue avec les allumettes. Dieudonné est devenu une vraie rock star. La rock star des pauvres et des décérébrés… Certes, mais ils sont nombreux. Pire, la France est devenue en deux semaines antisémite.
 
Je rentre des US. Tony Parker le frenchy, sa quenelle foireuse et son pardon aux associations juives a fait la une de toutes les télés et des journaux. D’ailleurs Valls s’en est vanté sur Canal hier pour montrer que les artistes comme Alexandre Astier (le mec de Kaamelot) qui s’élevait contre l’interdiction du spectacle de Dieudo, était un Français moins valeureux que Parker le concupiscent. Valls a joué les gros bras. Il est passé à l'acte en bandant ses muscles et en fixant l’ennemi dans les yeux. En miroir avec Dieudonné. Oeil pour oeil. C’est ce qu’il y a de plus lamentable pour un ministre de ce calibre. L’Intérieur quand même. C’est ce qui m’a agacé.
 
C’était tellement gros que je n’ai pas pu m’empêcher de la ramener. Je savais bien que le sujet était pourri, que j’allais m’en prendre un peu dans la tronche moi aussi. Mes amis n’arrêtent pas de me dire de lâcher l’affaire, de revenir à mes activités, mes stylos, mes craies grasses, les champignons… C’est plus fort que moi. Je ne peux pas. Mes neurones turbinent. Disons que c’est mon côté fleur bleue. L’injustice et la connerie mélangées à cette dose-là, je ne supporte pas. Et je suis libre de penser et d’écrire ce que je veux.
 
En cela Facebook, c’est très pratique. Je refuse d’aller faire le con à la télé et ainsi d’alimenter la machine à fabriquer du non sens. Mais gratter ces lignes et les faire valser (hum), je veux bien. Comme je n’ai aucun plan de carrière et que seul pour moi comptent les livres de Samuel Beckett, les films de Martin Scorsese et les toiles de Francis Bacon, je les emmerde. Encore un mot, je me demande qui a soufflé à Valls cette putain de mauvaise idée entre Noël et Nouvel an… Ça me turlupine… Je vois bien un plan de communicants. Une rouerie à la Fouks ou à la Bauer (ses deux potes de l’ombre qui lui collent aux escarpins après avoir collé à ceux de Strauss Kahn ou de Sarkozy). Je vois bien le murmure à l’oreille : « Putain vas-y Manu, ce sera toi notre chef. Après ce coup-là t'es intouchable. Il n’y aura personne pour t’emmerder ».
 
Si, moi. Modestement.
Auteur: Denis ROBERT  in AGORA VOX
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 21:35

Ici et là circule l'air vicie d'une valse obligee...Parole en parabole. Autre temps autre moeurs, du temps jadis de la traite negriere,il n'etait pas tolere qu'un esclave manque de respect a un blanc ; la sentance consistait en un chatiment corporel en public, pour l'exemple. Aujourd'hui , environ deux siecles apres, la realite est a l'identique .Certes les moyens .d'operer ont change en subtilite ; egalement les mots (plus cameleon tu meurs) pour definir l'irrespect et les sanctions envers les assujettis toujours plus nombreux .Parallement , les maitres( elus de droit divin) ont vu leur position renforcee par un arsenal legislatif et societal  derriere les faux semblants de la doxa du politiquement correcte.

Dieudonne negre marron ?

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:30

 Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie du réel. Avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir.

Inhibitions, angoisses, oppressions… le rire transcende tout ce à quoi il se rapporte.

L’humour est la seule vraie résolution de la névrose disait Freud ; et on ajoutera : la seule vraie protection contre la névrose des autres, celle de Freud pour commencer et celle de l’organisation de la société.

Funambule de la raison, vertigineux, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie ; celle qui nous guette tous.

Rire collabo ou tiroir-caisse, rire résistant, rire pour rien sur rien ou pour si peu, rire gras... grassement payé salle comble, rire attentiste (Pourquoi se prononcer, prendre parti alors qu'on ne sait jamais de quel côté le vent va tourner !), rire dieudonysiaque transgressif qui fait éclater au grand jour une domination sans précédent du mensonge - ivresse et jouissance face à l'énonciation de vérités interdites -, rire iconoclaste mais mondain, tempête dans un dé à coudre (Bedos père et fils, et tant d’autres), si le rire n’a ni raison ni tort, et s'il s’accommode mal du mensonge, tout comme l'Art, le rire est proche de la vérité.

Rire pointu, rire de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble : chacun pour soi dans le rire mais avec le rire de l’autre en écho d’une destinée commune.

Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés, et si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche ; aussi, en s’attaquant au réel jusqu’à la caricature, il le démasque (Coluche, Desproges) ; il force le trait jusqu’à l’absurde (Devos) ; il met à nu les vanités et la bêtise. Rire inespéré qu'on n'attendait plus, avec Zouc, il apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, à l'image de la perfidie qu'il faut bien se résoudre à dénoncer, avec Dieudonné en Molière des temps modernes, le rire expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination.

Avec l'humour, toute solennité est exclue ; mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient intellectuellement et moralement debout, digne et fier. Toujours !

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Avec le rire, tous les traumas deviennent gérables car avec le rire et le corps fait esprit, un corps qui se saisit de la réalité (Zouc, Elie Kakou, Fellag), on peut les revisiter à satiété, en toute sécurité.

 

 

 

 ***

 

 Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, son talent, son génie, il reste toujours une part d’inconnu.

Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque ; il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet la consolation et de souffler un peu avant de côtoyer à nouveau des démons têtus et insatiables.

Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave et nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons.

Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ».

Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

 

 Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés.

 

Belle revanche des déshérités alors !

 

Auteur : serge ULESKI

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 18:30

Proverbe :

 

«On ne peut pas tout vivre, alors l’important est de vivre l’essentiel et chacun de nous  a son essentiel» -  auteur Marc Levy

<<♣>>

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 20:34

A l' évidence, l'usage de la parole pour nommer les choses  et affirmer  son rapport au monde au plus près du réel, de même que l' écriture,  participe à l'expression  du génie créatrice de l'etre humain, à contre courant parfois des modes et des lois en vigueur . C'est ainsi qu'en FRANCE, la richesse et le rayonnement de la langue écrite et parlée doivent énormement aux créateurs et passeurs de mots, comme les saltimbanques et les poètes . Francois Mitterrand, lui même, un des plus grands hommes politiques francais du 20 siecles aurait voulu etre ecrivain ; par  amour, sans doute, pour le verbe ferment de son art oratoire consommé....Souvenons nous de sa charge contre la presse responsable a ses yeux du suicide de son ministre BERREGOVOY :  " les chiens..." , pour denoncer, à sa manière,  certaines methodes de la part des  journalistes.

 

Comme vous le voyez, chaque époque semble avoir ses stars péférées parangons du systeme mais aussi son lot de parias, de boucs émissaires  et de plumes maudites , pour qui s'interesse aux crispations  d' une  élite orgueilleuse et  confite de contradictions et travers innommables. Hier , les honnis  furent les journalistes...Aujourd'hui, c'est au tour d'un humoriste Franco Camerounais d'etre  la cible d'une entité prétendue incriticable. Affublé de tous les maux et de toutes les tares, Dieudo est  devenu personnae ingrata pour les chiens de garde d'une caste mondialiste présomptueuse sur d'elle parceque auto proclamée élue de Dieu .

 

Dans quelle démocratie pronant   la séparation du champs du législatif , du judiciaire et du politiques, un ministre de l'intérieur s'arrogerait  le droit d'empieter sur les compétences de la justice sans etre désavoué par son gouvernement et , sans délai, se voir contraint à la démission. A dire vrai , la démocratie en FRANCE est l'objet d'une captation;  depuis 1974 , nous évoluons dans un monde ou, autour des cercles au pouvoir,  les uns et les autres se tiennent , se protègent, s'invitent... 8297496062_5c5630e3b2.jpg

 

Le renvoi d'ascenseur pour satisfaire aux exigences des cérémonies dinatoires ou confiscatoires est très prisé dans ces sphères là; personne n'est dupe.

 

Il est évident que la pérennité de ce monde en sursis ne souffre d'aucun interdit. Tous les moyens seraient bons pour disqualifier ou reduire au silence les contestataires : procès d'intention, interprétation paranoiaque d'un geste banal. C'est ,selon moi  la preuve manifeste d'une classe politique  au abois...Demain, je ne serai nullement surpris, compte tenu de la montée de la misère dans le pays, que ces gens de la noblesse politique par cooptation  , bravant le ridicule,  décident , si leur maintien au pouvoir le nécessite,  de prendre une  loi instituant une quenelle pour tous , à la manière de la poule au pot du bon Henry 4.

 

mots clés: Loi . Quenelle pour tous.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 18:30

Toto se promène avec son papa.Ils passent devant une maison bizarre, avec des fenêtres aux tentures fermées, des néons dans l'entrée etc.

-Papa, c'est quoi la maison là? Hein papa, c"est quoi?

Le papa ennuyé:

- Ce n'est rien, ce n'est pas pour les petits garçons sages.Tu sauras plus tard ce que c'est. Viens on continue  la promenade.

 

Revenu à la maison, Toto ne peut rtesister à la curiosité. Profitant d'un manque d' attention de son papa, il prend un billet de 200 euros dans le portefeuille familial et sort discretement. Quelques minutes plus tard, il est dans le hall de la grande maison.Une dame en petite tenue se tient derrière un comptoir.

-Bonjour Madame, excusez moi de vous déranger; voici 200 euros et j'en  voudrais pour mon argent!

 

La dame ennuyée , demande à Toto de patienter quelques instants .Elle se rend dans une pièce à l'arrière ou se trouve le "patron ".

-Dis Giuseppe, il y a un gamin à l'entrée; il m' a donné 200 euros et il m'a dit qu'il en voulait pour son argent. Qu'estce que je fais?

-Il est sans doute victime d'une blague de copains plus agés...Tu te souviens des crepes qu'on a faites avant-hier.Il y a en a encore quelques unes au frigo. Rechauffe-les en vitesse, donne les lui et rends lui 195 euros.Il sera content et il partira.La dame s'execute amusée...

 

Revenu à la maison, Toto tombe sur un papa furieux il le cherche partout depuis une heure et il s'est aperçu du vol dans son porte feuille.

-Toto, ou etais tu?

_ J'etais dans la grande maison avec des tentures et des lampes de toutes les couleurs.

Le papa très inquiet et craingnant le pire pour l'innocence du fiston:

-Et qu'estce que tu as fait dans cette maison?

-Papa, c'etait fantastique!Quel service!J'ai donné 200 euros, on m'a rendu 195 euros . J'en ai eu 8, et y en a 4 qui etaient tellement chaudes que j'ai du finir sur le trottoir!

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:30

Une année- 2013- s'achève avec ses  joies et  ses peines. Une nouvelle- 2014 -s'ouvre avec ses espérances et ses craintes.

 

Sans etre devin, 2014 sera ce qu'elle doit être ;c'est à dire ni pire ni meilleure ou à tout le moins à l'identique des années précédentes. Caractérisées, nous le savons,  par la crise des valeurs et le bidouillage des repères qui, hier encore,  faisaient sens .

 

La cangrène aujourdh'ui c'est  l'adoration du libéralisme économique à travers son veau d'or : l'argent roi porté en triomphe!...Rien ne se perd rien ne se crée, tout se vend, comme dirait l'autre.

 

J'ai fais ma part de travail d'alerte sur ce blog  et je continuerai à vous informer , autant que faire ce pourrait. Je ne suis pas seul. Je remercie celles et ceux qui fréquentent le blog de la cour des braves et qui, ce faisant, offre aussi leur part ; c'est encourageant de se savoir lu et critiquer car c'est ainsi que l'on progresse , que l'on s'améliore.

 

Bientôt cinq ans que ce blog a été crée et jamais je n'ai manqué de bonne volonté pour  dire les choses, telles que je les perçois sur la gestion politique calamiteuse de notre archipel ;  l'absence de vision de ceux qui par orgueil mal placé se disent vertueux tout comme  la politique de la main tendue avec l'argent des contribuables, m'écoeure .

 

Puissent un jour , les intelligences saintoises se réunir en un mouvement puissant et éclairé pour  faire " kalbander" les pratiques vicieuses d'élus indignes de respect.

 

 

Bonne année 2014 à toutes et à tous. Respect et Solidarité.

 

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Ps:Une quenelle au prévôt et à ses sbires.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:30

Le phénomène de la quenelle a pris, ces derniers temps (et plus encore depuis ce samedi, avec le geste de Nicolas Anelka), des proportions que nul n'aurait pu imaginer. Le pouvoir politique en fait l'une de ses priorités, à traiter en 2014, et Dieudonné semble être devenu l'ennemi public numéro un ; c'est un peu le Ben Laden français, que François Hollande et Manuel Valls se sont choisis pour cible. Vouloir défier la finance était probablement trop présomptueux pour l'actuel locataire de l'Elysée, "monsieur 15 %". On a les ennemis qu'on peut... 

Au-delà de sa signification originelle, ce qui importe aujourd'hui dans la quenelle, c'est qu'elle a échappé à son créateur (sans doute le premier surpris de son succès) et que des milliers d'individus se la sont appropriés, comme d'un geste d'insoumission au "système", plus ou moins potache, loin de toute référence à une lutte contre le sionisme. C'est un peu l'esprit de Coluche, qui voulait "leur foutre au cul", qui renaît ici. La quenelle est devenue un mème contestataire parmi les plus performants sur la Toile.

Son succès doit nous interroger sur la difficulté que rencontrent, a contrario, les "gentils virus" sur lesquels Etienne Chouard comptait (et compte toujours) pour propager son idée de "vraie démocratie". D'un côté, un "mème comportemental", méchant et drôle, qui cartonne, de l'autre, un "mème verbal", gentil et sérieux, qui progresse, certes, mais beaucoup plus lentement. La quenelle, par son travail de sape, pourrait-elle alors (sans même s'en douter) préparer le terrain pour les "gentils virus" et leur travail autrement plus constructif ? A moins que ces derniers ne doivent se résoudre à une action de très longue haleine...

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Crédits illustration : Slo

Commençons par une brève digression sportive. Lorsque Jean-Pierre Papin mit fin à sa carrière de footballeur, on attendit fébrilement le nouveau JPP. Et les observateurs de l'époque crurent le voir arriver en la personne de Florian Maurice, voire de quelques autres jeunes talents. Mais tous déçurent, et JPP n'eut pas vraiment de successeur. Le nouveau grand joueur français n'aurait pas son profil de numéro 9, mais un profil de numéro 10 : c'était Zinédine Zidane. Quand Zidane, à son tour, prit sa retraite, on guetta le nouveau Zidane. Et on crut le reconnaître en la personne de Yoann Gourcuff, ou de quelques autres (Hatem Ben Arfa, Samir Nasri...). Mais aucun ne confirma au plus haut niveau, et Zidane n'eut pas de successeur. On ne peut guère s'empêcher de plaquer nos anciens schémas pour envisager le futur.

De même, avec l'arrivée d'Internet, l'interrogation de certains fut de savoir si un homme politique de premier plan allait percer uniquement grâce à ce nouveau moyen d'expression, et gagner la Présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan sortit certes de l'anonymat grâce au web, et prit sa place sur la scène médiatique traditionnelle ; François Asselineau se fit aussi une réputation grâce au web, qui ne s'étendit cependant guère hors du Net. Mais en tout état de cause, aucun homme politique français susceptible de gagner une grande élection n'émergea grâce au web. Beppe Grillo, en Italie, aurait pu faire mentir cette règle, dont le parti obtint lors des élections de février 2013 entre 23 et 25 % des suffrages pour chaque chambre du parlement. Grillo avait fait campagne sans passer par les grands médias, uniquement en se servant d'Internet et en allant rencontrer les gens directement. Mais l'homme était déjà une célébrité (grâce aux grands médias et au cinéma) avant cette campagne. Là encore, nous interrogeons le futur avec notre expérience politique passée, et nous restons aveugles à ce qui se passe vraiment, à la nouveauté qui vient.

L'émergence du courage de penser

La nouveauté, nous l'avons déjà explorée depuis longtemps (nous tous), dans nombre d'articles parus ici même. La nouveauté, c'est l'émergence de citoyens adultes (ou, du moins, en voie de le devenir), qui prennent conscience du décalage entre le discours (simpliste, orienté, biaisé) de leurs tuteurs (politiques, médiatiques) et la réalité (plus subtile et complexe) qu'ils peuvent commencer à appréhender, certes en tâtonnant, grâce au web. Exemple caricatural : les montages télévisés qui, lorsqu'ils touchent à des sujets "sensibles", ou marginaux, sont presque toujours manipulateurs, ce que les rushes mis en ligne par les personnes interviewées mettent désormais parfaitement en lumière (voir ici ou ). J'emprunte le mot "tuteurs" au philosophe Emmanuel Kant, qui va nous aider à comprendre en quoi le Net peut permettre la réalisation du projet des Lumières :

"Qu'est-ce que les Lumières ? - La sortie de l'homme de sa minorité, dont il porte lui-même la responsabilité. La minorité est l'incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui, minorité dont il est lui-même responsable s'il est vrai que la cause en réside non dans une insuffisance de l'entendement mais dans un manque de courage et de résolution pour en user sans la direction d'autrui. Sapere aude, "Aie le courage de te servir de ton propre entendement" telle est la devise des Lumières."

Kant, Réponse à la question : "Qu'est-ce que les Lumières" ?, le 30 septembre 1784.

Et voici ce qu'il écrit au sujet des "tuteurs" :

"Que la grande majorité des hommes (y compris le beau sexe tout entier) tienne pour très dangereux de faire le pas qui mène vers la majorité - ce pas lui est d'ailleurs si pénible -, c'est ce à quoi veillent les tuteurs qui, dans leur grande bienveillance, se sont attribué un droit de regard sur ces hommes. Ils commencent par rendre stupide leur bétail et par veiller soigneusement à ce que ces paisibles créatures n'osent faire le moindre pas hors du parc où elles sont enfermées. Ils leur font voir ensuite le danger dont elles sont menacées si elles tentent de marcher seules. Ce danger n'est pourtant pas si grand : après quelques chutes, elles finiraient bien par apprendre à marcher."

Le Net n'a pas permis l'émergence d'un énième représentant du peuple, d'un énième tuteur, mais de citoyens apprenant à s'en passer pour penser. Certes, parfois, nous pouvons "chuter", penser avec maladresse, nous tromper... et sitôt les tuteurs rappliquent pour nous condamner, et nous ramener dans notre enclos ! Les anathèmes pleuvent, la peur nous gagne, et nous redevenons mineurs. L'accusation de "conspirationnisme" est, de ce point de vue, fondamentale à décrypter, comme Etienne Chouard, ce si vaillant démocrate, vient récemment de le faire, le 26 décembre 2013 (fichier PDF ici) :

"Je déplore ce mot de "conspirationniste" qui est une véritable agression contre l'intelligence critique : je note d'ailleurs que les mots "conspirationniste" et "complotiste" sont systématiquement utilisés pour discréditer un donneur d'alerte (institution FONDAMENTALE dans une démocratie digne de ce nom), et ces mots eux-mêmes sont devenus pour moi un révélateur, un indicateur : ceux qui utilisent les mots "conspirationniste" et "complotiste" sont des flics en civil du système ; consciemment ou inconsciemment, ils le sont DE FAIT. (...)

Ceux qui se laissent intimider par cette insulte ("complotiste") sont des trouillards. Chacun son truc. Moi, je n'obéis pas aux injonctions de penser, je pèse les arguments sur une balance avec mes valeurs, honnêtement, et je tiens à la pluralité (à la biodiversité politique) de mes informations.

Là comme ailleurs, chacun doit se déterminer tout seul, en conscience."

Et, plus spécifiquement, dans le cas de la réflexion sur le 11-Septembre :

"Mais là encore, il y a un marqueur, regardez bien : la plupart des gens qui diabolisent ReOpen911 sont des chiens de garde du système. Diaboliser les sceptiques, ça leur sert de marqueur entre eux, entre collabos : si tu ne diabolises pas ReOpen, tu seras persécuté à ton tour par le système. Et ça fait peur aux autres.

Et inversement, le simple scepticisme sur cette affaire devient un signe d'indépendance intellectuelle (et de courage) pour les autres : les résistants. 

Étonnante régularité de cette observation."

Ces propos ne sont-ils pas une mise en application très concrète des injonctions de Kant à sortir de la peur, à faire preuve de courage ? Dans la novlangue actuelle, qui détourne (voire inverse) le sens des mots, un "conspirationniste" se révèle souvent être un citoyen vigilant, un défenseur de la démocratie. Certes, il peut parfois s'égarer, mais ce n'est pas un argument suffisant pour le condamner. Ou alors c'est l'idée même de citoyen adulte que l'on condamne. Et c'est le projet des Lumières lui-même que l'on condamne. Allons au bout de la logique.

Quand la quenelle échappe à son créateur

Et la quenelle dans tout ça ? Elle est un geste de courage précisément, dirigée contre nos tuteurs. Quels qu'ils soient. Dieudonné désignait certes initialement un ennemi bien précis : le sionisme. Mais les quenelleurs qui ont pris la relève - par milliers - ignorent souvent tout de ce combat premier, et leur geste est plus universel, contre tous les tuteurs possibles : le gouvernement, les médias, tous les pantins du pouvoir et les directeurs de conscience. Si le geste reste ambigu, il ne fait guère de doute que la grande majorité des quenelleurs (souvent très jeunes) ne sont pas des militants antisionistes ; ils expriment - en dépit même des intentions de Dieudonné - le message, déjà vulgaire mais si populaire, de Coluche lors de la campagne présidentielle de 1981 :

C'est justement parce qu'elle a été détournée de sa signification originelle que la quenelle a acquis un tel pouvoir de contagion. Qui peut honnêtement croire que les sportifs Nicolas Anelka, Tony Parker, Boris Diaw, Teddy Riner, Mamadou Sakho ou Pierre-Ambroise Bosse (qui se sont tous affichés en train de faire la quenelle), sans parler de Yannick Noah qui s'est laissé photographier en train d'effectuer un autre geste dieudonnien (le doigt levé), sont les disciples d'Adolf Hitler ?

Nos politiques, étrangement, semblent parfois le penser... Il suffit de lire les réactions hallucinantes qui ont suivi la quenelle d'Anelka : "Le geste d’Anelka est une provocation choquante, écœurante. Pas de place pour antisémitisme et incitation à la haine sur terrain de foot", a ainsi tweeté la ministre des Sports Valérie Fourneyron, avant que l'ancienne ministre des Sports, la sénatrice UDI Chantal Jouanno, nous explique que "l’antisémitisme [n’était] pas un sous-racisme" et qu’"il ne [fallait] pas baisser les bras, surtout face à la montée du Front National". Anelka serait donc antisémite et ferait le jeu du Front national ? Est-ce bien cela qu'il faut comprendre ? Le député UDI Meyer Habib, ami de Benjamin Netanyahou et vice-président du CRIF, a annoncé à la télévision israélienne qu'il allait préparer, pour la rentrée parlementaire, un projet de loi pour que soit pénalisé "le nouveau salut nazi et antisémite" que serait la quenelle, et dont les praticiens seraient des "nostalgiques du IIIe Reich", à l'image, selon lui, de Nicolas Anelka. Le délire a atteint son paroxysme dans un tweet de David-Xavier Weiss, secrétaire national de l’UMP chargé des médias (et journaliste à Sud Radio), qui a estimé que le geste de l’attaquant français révélait, de manière "flagrante", l’existence d’un lien entre immigration et antisémitisme.

On imagine le tollé qu'une telle déclaration aurait provoqué si elle avait émané d'un élu du Front national... Le Lab d'Europe 1 a eu la bonne idée de rappeler les origines de nos soit-disant immigrés : "Né dans les Yvelines, Nicolas Anelka est originaire de Martinique. Quant à Dieudonné, il est né à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, d'une mère bretonne et d'un père camerounais."

Voir Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (qui réclamait jadis plus de Blancs, de White, de Blancos dans sa bonne ville d'Evry), et François Hollande lui-même, président de la République (qui, rappelons-le, a rendu hommage à Jules Ferry, selon lequel "les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures"), prendre solennellement la parole pour promettre de venir à bout de la quenelle a quelque chose de surréaliste. Le chef de l'Etat s'était certes déjà abaissé à prendre la parole dans l'affaire Leonarda... Après le "mariage pour tous", il semble donc que la nouvelle priorité de ce gouvernement soit la lutte contre les outrances d'un humoriste qui, officiellement, "ne fait plus rire personne". Heureusement que nous ne sommes pas en situation de crise économique, et que le plein emploi règne en France. Sinon, on aurait de quoi s'inquiéter...

Naissance d'un mème révolutionnaire

La classe politique se discrédite donc à vitesse accélérée, et les quenelles se répandent d'ailleurs sur le Net à proportion que ce discrédit grandit. La quenelle peut être considérée comme un mème, cette "unité d'imitation" qui se multiplie dans "la soupe de la culture humaine", selon la définition de Richard Dawkins, et dont le web est un lieu de propagation privilégié :

"Dans sa forme la plus sommaire, un mème internet est une idée simple propagée à travers le web. Cette idée peut prendre la forme d'un hyperlien, d'une vidéo, d'un site internet, d'un hashtag, d'un personnage récurrent ou simplement d'une phrase ou d'un mot. (...)

Un mème internet peut parfois changer avec le temps, par hasard ou du fait d'un commentaire, d'imitations ou d'une parodie. Les mèmes internet peuvent évoluer et très vite se répandre sur Internet, atteignant souvent une popularité mondiale et disparaissant quelques jours après leur publication. (...)

L’élément humoristique est un facteur très important pour les mèmes. Une communication décalée par rapport à un contexte, en combinaison avec des images, est la base des mèmes sur internet. Chaque membre de la communauté cherche à se faire une place en introduisant ou modifiant des mèmes."

Pensons, plus précisément, au Gangnam Style et au Harlem shake qui, tous deux, derrière leur apparence loufoque, avaient un message politique - contestataire. Dans le premier cas :

"Psy fait notamment une critique de la débauche consumériste des jeunes femmes de ce quartier [Gangnam-gu, à Séoul], et met en scène différents lieux de défoulement de la société sud-coréenne étouffée sous la pression sociale (...). La carrière d'entraînement des chevaux, la salle de sport, le métro, le supermarché sont transformés en discothèque, et des « ajoumas » (littéralement « dames d’un âge certain ») traversent le pays en bus en chantant et en dansant. Symbole du réveil d'une Corée décomplexée face à la morosité de la société que met en scène Psy, ces femmes commencent à s'amuser après une vie à subir un mari artisan du « miracle économique coréen »."

Dans le deuxième cas, on peut déceler derrière l'absurde, comme le fait le sémiologue Nicolas Jung, un appel à la révolution : 

"Ce mème internet est né en hiver, quelques jours avant mardi gras, pendant le carnaval. On en retrouve les différents éléments : un fou élu roi des festivités, des déguisements et des masques qui autorisent la transgression, un exutoire collectif qui rompt l’ordre établi pour mieux mimer le chaos, un rituel enfin créé ici par la répétition des mêmes gestes et de la même formule dans toutes les vidéos liées au phénomène. "The Harlem Shake" ne serait-il pas, en somme, un gigantesque carnaval organisé à l’échelle de la planète ? Et le buzz autour de cette vidéo ne répondrait-il tout simplement pas à ce besoin que nous ressentons cycliquement de déconstruire pour mieux reconstruire ?

"The Harlem Shake" semble ainsi s’inscrire dans la croyance ancestrale selon laquelle le désordre généré, la fin du monde symbolique permettra le renouveau de toute chose et la création d’un nouvel ordre."

Comme le note encore Jung, ce défoulement rappelle "le carnaval et sa fonction d'inversion des valeurs qui permet de renverser le monde, la société à la fin d'un cycle (fin de l'hiver) pour mieux reconstruire et repartir sur des bases solides (le début du printemps)". Le succès du Harlem Shake repose ainsi, au-delà d'"une formule particulièrement simple à reproduire", sur "un côté ludique et fédérateur" et un message "qui peut être jugé subversif et appeler à la transgression, ce qui trouve souvent de l'écho, notamment auprès d'un jeune public". Ces caractéristiques ne correspondent-elles pas très exactement à celles de la quenelle ?

Dans un monde médiatique jugé mensonger, dénoncé pour son inversion constante des valeurs, n'y a-t-il pas une aspiration dans le peuple à inverser ces valeurs pour les remettre peut-être à l'endroit ? Ne sent-on pas confusément que nous sommes en fin de cycle ? Et la quenelle, telle que le public s'en est emparé, n'est-elle pas le signe, ludique et fédérateur, que l'on souhaite mener le carnaval à son terme ? Telle est peut-être bien l'inquiétude que le pouvoir ressent, et qui justifie qu'il veuille sévir : que le carnaval actuel ne constitue pas une simple parenthèse dans le cours normal des choses, mais traduise un réel désir de révolution. Le philosophe Francis Cousin n'a sans doute pas tort, lorsqu'il dit que les gens qui rient dans les spectacles de Dieudonné "sont sur un terreau qui est extrêmement dangereux pour le système capitaliste, parce que ce rire a produit une distance entre la vérité officielle et la vérité réelle, et ce qui est décisif c'est la distance", car elle peut être le prélude à un "mouvement de lutte de classes offensif".

La conscience de cette "distance" (ce que certains appellent "sortir de la Matrice") est surtout produite par la pratique intelligente du web, qui finit par rendre plus que pénible, indigeste, la consommation de médias traditionnels. Sans que nous ne ressentions forcément tous les choses avec une telle intensité, l'expérience décrite par Piero San Giorgio face à Gilles Lartigot peut sans doute nous parler à tous : "Ça fait maintenant sept ans que je n'ai plus de télévision. (...) Dans le temps, quand j'allais dans un hôtel (...) la première chose qu'on fait c'est d'allumer la télévision, on écoute les nouvelles, ça fait un bruit de fond... Aujourd'hui, si j'essaie d'allumer les nouvelles, je t'assure, en trois secondes j'éteins tout de suite, tellement ça me dégoûte, tellement je me rends compte que c'est du mensonge, et tellement je me rends compte que c'est de la merde." Depuis l'époque, il y a plus de trente ans, où Coluche se moquait des journalistes et des "milieux autorisés qui s'autorisent à penser", les choses n'ont pas vraiment évolué dans le bon sens... mais certains citoyens se sont eux-mêmes autorisés à penser et à se passer un peu des journalistes, surtout lorsqu'ils prétendent remplacer les curés. Mieux que toutes les quenelles du monde (qui risquent de mal vieillir, dans le grégarisme et le conformisme), tel est l'acte le plus subversif.

Le principe de Gulliver

Mais une question se pose alors : peut-on traduire politiquement cette nouvelle indépendance de l'esprit ? Etienne Chouard a commencé à montrer la voie, il a même conçu un mème, non pas comportemental mais verbal, en synthétisant à l'extrême son message : "Ce n’est pas aux hommes de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir". Un site, créé par un "gentil virus", est venu en renfort pour dire l'essentiel de ce qu'il y avait à retenir : "Le Message". Le voici justement, le fameux message :

Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir
“Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.”

Et une association a même vu récemment le jour : Les Citoyens Constituants, pour porter ce projet. Pourtant, force est de constater que les "gentils virus" n'ont pas la viralité de la quenelle. Ce qui est bien normal : la contestation est toujours plus facile et populaire que la construction, le rire que la réflexion. Et si Dieudonné est un provocateur, Chouard est dans la douceur, dans l'écoute respectueuse de l'autre, le refus du conflit (qu'il abhorre) et la promotion de la discussion, en digne continuateur de Montaigne :

 

Vidéo de l'émission complète ici

L'ennui, c'est que personne n'a jamais accédé au pouvoir en étant à ce point vertueux. Et les idées elles-mêmes, qu'on le veuille ou non, sont portées par des hommes. Certains rient avec la quenelle de Dieudonné ; on ne rira jamais avec le message de Chouard. Certains ont la rage avec la quenelle (et cette passion est mobilisatrice) ; mais on n'aura jamais la rage en écoutant Etienne Chouard. Il faudrait alors que la sagesse soit contagieuse... mais qui peut le croire ? La bêtise l'est, la colère l'est ; mais on n'a jamais vu la sagesse contaminer l'esprit d'un peuple.

Peut-être peut-on alors espérer que lorsque le pouvoir aura fini d'être discrédité (avec 15 % d'opinions favorables on n'en est plus très loin), les Français seront accessibles à une parole juste et claire, sans qu'elle n'ait besoin de s'enrober de rire et de spectacle. Ou alors il faudra se creuser la tête pour inventer un mème plus performant (un geste). Ou il faudra tout simplement être patient... Il se peut que le changement de paradigme - s'il advient - prenne nécessairement beaucoup de temps. D'ici là, il faudra cultiver les micro-résistances, comme l'évoque par exemple dans ce texte Michel Onfray :

"La politique que je propose suppose ce que je nomme le principe de Gulliver : chacun connaît l’histoire de Swift qui montre comment un géant peut être entravé par des lilliputiens si, et seulement si, le lien d’une seule de ces petites créatures se trouve associé à une multiplicité d’autres attaches. L’histoire de Gulliver illustre à ravir la leçon de La Boétie : « Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres. » La domination n’existe que par le consentement de ceux qui ne la refusent pas. Si l’on refuse l’assujettissement, et que l’on est assez nombreux pour cela (leçon de l’association d’égoïstes de Stirner…), alors ce pouvoir s’effondre de lui-même, car il ne tient sa force que de notre faiblesse, il n’a de pouvoir que de notre soumission."

La révolution commence sur soi-même (c'est la seule sur laquelle nous ayons prise), et elle se poursuit par coopérations lilliputiennes, jusqu'au jour, peut-être, où les liens tissés immobiliseront Gulliver...

Courage et patience : deux vertus à cultiver assurément en 2014. Bonne année à tous !

 

Auteur:    

 

Taïké Eilée

Taïké Eilée

Auteur du blog Les Caprices du Vent

       

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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