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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:30

 

En juillet 2006, le secrétaire général de la présidence écrit au directeur de cabinet de Dominique de Villepin, alors Premier ministre.

"Le risque sismique aux Antilles est l’un des risques majeurs naturels les plus graves pouvant toucher le territoire de la République. Un séisme à Fort-de-France équivalant à celui de 1939 provoquerait, selon les estimations, jusqu’à 4.700 morts. En Guadeloupe, un séisme équivalant à celui de 1843 aurait comme conséquence jusqu’à 10.300 morts à Pointe-à-Pitre. […] La responsabilité de l’Etat est susceptible d’être engagée depuis la parution de plusieurs rapports d’inspection. […] Le problème de la tenue des bâtiments publics et de secours à un séisme a été identifié." Ce courrier confidentiel daté du 21 juillet 2006, que le JDD s’est procuré, montre que le problème antillais est connu de l’appareil d’Etat depuis de nombreuses années.

Une missive inquiétante

Cette lettre est adressée par Frédéric Salat-Baroux, alors secrétaire général de la présidence de la République, à Bruno Le Maire, qui était directeur de cabinet du Premier ministre, Dominique de Villepin. Une missive suffisamment inquiétante pour qu’elle ne reste pas sans réponse. Elle est d’ailleurs à l’origine du plan séisme Antilles présenté un an plus tard par le gouvernement, le premier qui prenne en compte la question de la vulnérabilité des constructions.

Il ne s’agissait pourtant pas de la première alerte. Dès 1995, les scientifiques et des militants tiraient régulièrement la sonnette d’alarme. En 2005, Vincent Courtillot, le directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, membre de l’Académie des sciences, faisait part de ses craintes aux préfets des deux îles. "L’arrivée d’un séisme de magnitude 8 est chose certaine […] La prédiction étant impossible et la prévision ne pouvant se faire qu’en termes statistiques, c’est la prévention qui doit être l’attitude à adopter […]. Si le séisme devait se produire bientôt et rendre évidentes les impréparations par le biais de dommages majeurs, humains et matériels, il me semble que nos concitoyens […] demanderaient à chacun compte de son action."

 

source JDD

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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