blog d'un citoyen observateur du pire et des meilleurs en politique
J'ai fais le choix -est-ce un avantage ou un désavantage ?- de ne pas écouter en direct l'allocution Présidentielle en Guadeloupe ;les auditeurs en live et les privilégiés
de ce laïus -au corps à corps- avec le président ont ils pris le temps de lire ce texte. Je le leur conseille en se rendant sur le site de l'Elysée
J'en ai extrait un bref passage qui a retenu mon attention et interrogé mon esprit critique:
Le président déclare texto : "...Je suis ouvert à toute demande d’évolution qui serait formulée par vos élus, pourvu que celle-ci soit au service d’un projet dans l’intérêt de tous les Guadeloupéens.
Quels que soient les souhaits d’évolution qui pourraient être exprimés, il est, en tous cas, clair que rien ne se fera sans le consentement de la majorité des Guadeloupéens. C’est cela la démocratie, c’est cela notre conception d’un pays moderne !
J’ajoute, qu’en tant que Président de la République, garant de la cohésion et de l’unité nationale, je ne
conçois une éventuelle évolution statutaire que dans le cadre de notre République et, plus précisément, dans le cadre notre Constitution.
Les articles 73 et 74 de notre Constitution sont très souples. Ils permettent d’envisager divers degrés d’autonomie, ainsi qu’une organisation politique adaptée au contexte insulaire ; je
pense en particulier à la collectivité unique..." .
J 'en ferai trois remarques personnelles, en qualité de citoyen français originaire des DOM; donc concerné au premier chef.
Quand le président parle ,je cite:" demande d'évolution ... éventuelle évolution statutaire ..."Je dis, faisons attention aux propos politiques
et à leurs conséquences sur le quotidien des citoyens - Prudence donc à nous antillais- .Les constitutionnalistes savent tous que la notion d' évolution statutaire et /ou
institutionnelle ne recouvre pas du tout l'exacte amplitude politique que la notion de modification statutaire et /ou institutionnelle...J'aurai mille fois préféré que le président
nous parle d'évolution institutionnelle et, éventuel projet de réforme institutionnelle Balladur concernant l'ensemble du pays, par souci de clarté.
Ma seconde remarque, concerne l'expression présidentielle "...dans l'intérêt des guadeloupéens...".Personne, a priori ne peut etre hostile a une telle
affirmation;la question se pose néammoins de savoir quel contenu recouvre ce concept "intérêt des guadeloupéens" .
Les autres îles environnantes ,Désirade, Marie Galante, Les Saintes verront elles leurs intérêts sauvegardés ou seront elles maintenues sous le vocable impropre de dépendances de la
Guadeloupe ;ensuite, qu'elle instance et sur quels critères seront définis cet "intérêt" guadeloupéen?
Je ferais remarquer que les partisans et membres du LKP et de "la guadeloupe cé tan nou..."(la guadeloupe est a nous) prétendent
eux aussi défendre les intérêts du peuple guadeloupéen; comment - et surtout est-ce possible ou souhaitable de? -les concilier avec ceux qui, comme moi, ne partagent pas les
mêmes idées et pratiques(ante) démocratiques qu'eux?
.
Enfin pour finir, je dirai que la guadeloupe administrativement parlant est un archipel ; c'est a dire un ensemble insulaire pluriel et différencié composé de quatre entités insulaires et
humaines: Guadeloupe, marie galante, desirade, les saintes, avec pour chacune de ces iles leurs singularités propres ; de sorte que , il serait politiquement suicidaire de parler d'évolution de
la Guadeloupe en collectivité unique, pour l'archipel des Saintes notamment ou j'ai mes racines familiales.
Sur la question de l'évolution de la guadeloupe , je soumets a nos gouvernants le modeste voeux qui suit:.
Afin de garantir a chaque communauté insulaire le pouvoir de défendre et de renforcer leurs intérêts,il me parait plus avantageux de penser l'évolution statutaire de l'archipel de Guadeloupe en
terme de fédération de collectivités distinctes avec deux niveaux de représentation et d'exercice du pouvoir.
Un premier niveau de représentation propre à chaque communauté , Marie galantaise, Saintoise, Désiradienne;dotée chacune d'une assemblée référente
élue(proportionnellement au nombre d'habitant) et dotée de pouvoirs locaux forts.
Avec réaffirmation , par l'état, de la clause générale de compétences et du principe de subsidiarité.C Est a dire que ces collectivités pourront intervenir dans tous les domaines de la vie
publique ou se substituer l'une ou l'autre en fonction de leurs possibilités ou expertises; exception faite des prérogatives de L'état: Armée, justice.
.
Un deuxieme niveau de représentation constituant un ensemble plus large sous le vocable de -Fédération Les îles de Guadeloupe-(FLIG) doté d'une assemblée élue(41
membres) représentative des collectivités de Guadeloupe, Désirade, Marie Galante,Les Saintes. auquel pourraient s'adjoindre les collectivités de St Barth et de St Martin.
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