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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 17:30

Source Mediapart

 

«Panique à Elysée Parc» ou «La France brûle-t-elle?»: deux titres pour un même film dont l'action, depuis quelques semaines, se déroule au jour le jour, en extérieur ou indoor, sous les lambris du Palais de la République, dans cette rue du Faubourg-Saint-Honoré qui n'a plus de faubourg que ce nom au parfum populaire, mais incarne son exact contraire. Comme une injure de l'Histoire à tout ce que le substantif «peuple» peut évoquer dans la mémoire collective, c'est le haut lieu d'un exécutif, vassal assumé des puissances d'argent et exécuteur jusqu'à l'outrance, voir l'absurde, de leurs basses œuvres dont l'unique objet est la sauvegarde, voire l'extension de leurs privilèges au pays de leur abolition.

Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin, elle se brise... La haute bourgeoisie française, qui eut dans l'histoire ses lettres de "noblesse", sut toujours, avec plus ou moins de bonheur depuis 210 ans, s'abstenir de franchir les lignes rouges qu'elle s'était elle-même tracées et imposées dans le cadre d'une République démocratique dont l'horizon triptyque éternel est liberté, égalité, fraternité (mettons de côté les périodes de restauration et celle de la collaboration). Mais elle a commis une faute historique en 2007: prendre pour héraut, tout en méprisant mezza voce sa vulgarité et son inculture homérique, un petit bateleur, édile de la banlieue ouest, fort en gueule à défaut de l'être en thème, bien à même, eut-elle la faiblesse de croire, de présider à la défense et au renchérissement de ses intérêts, y compris les moins avouables, dans un pays ou l'argent -contrairement à nos amis anglo-saxons- n'est pas une valeur reine dans le conscient collectif, culturel et historique de son peuple.

 

L'insupportable fatuité présomptueuse de cette bourgeoisie d'affaire et d'affaires, s'appuyant sur une approche eschatologique (de fin de l'Histoire) depuis la chute du mur, rayant d'un trait de plume, le temps d'une élection ou au gré d'un discours populiste de piètre facture, la réalité des contradictions sociales inhérentes au système économique et financier du marché anarchique, mais aussi l'Histoire de France, et dans le même élan, Saint-Just, la Commune, le Front Pop, la Résistance et les aspirations sociales et égalitaires de son Conseil National (CNR), Mai 68 (pour ne citer que ces grands chapitres historiques qui ont forgé notre âme hexagonale depuis deux siècles), l'a conduite à s'ériger -via son homme de paille- en divinité créatrice d'une France imaginaire sortie de son outre-monde quasi schizophrénique, en complète rupture et perte de contact avec la réalité vécue par nos concitoyens.

 

Mais cette réalité est plus forte que sa fiction volontariste et platonicienne, et s'il fallait en convaincre la minorité au pouvoir, l'idée de Dieu existe, mais ce n'est qu'une idée... Cet excès d'idéalisme marchand, d'élitisme de pacotille, d'atteintes constantes et répétées aux fondamentaux de la République, de confiance en un personnage dont le seul et unique souci est lui même, sa famille et ses affidés stipendiés, a fini par trouver sa limite. Les prolégomènes de l'actuelle crise de régime s'écrivent depuis le funeste mois de Mai 2007. Son explosion, notamment via l'affaire Bettencourt (coup de chapeau aux vrais professionnels de l'information de Mediapart), tellement synthétique dans l'ensemble de ses déclinaisons, des turpitudes fonctionnelles d'un système économique et financier et d'un régime politique à ses ordres, signe l'entrée de ce régime en soins palliatifs. Le diagnostic est létal.

 

François Léotard, ami de longue date de l'occupant de l'Elysée, faisant preuve d'une lucidité ("la blessure la plus proche du soleil" R. Char) prophétique, avait écrit dès février 2008, «Ça finira mal !» Cet oracle venant d'un sympathique devin de droite est en passe de devenir réalité.

 

Alors, que faire ? Si, selon une terminologie marxiste, les "conditions objectives" semblent réunies pour une révolution à tout le moins copernicienne, reste que le peuple -à voir ses dernières démonstrations de rue qui, pour massives qu'elles furent, n'en tenaient pas moins de la promenade dominicale organisée ou de la transhumance syndicale bon enfant- ne semble pas prêt à en découdre et de faire valoir son droit à se révolter. Quant aux "avant-gardes", elles n'existent plus. Il semble donc urgent de puiser dans le seul arsenal démocratique, institutionnel et politique (au demeurant fourni) pour refermer cette malheureuse parenthèse de notre histoire, ouverte en 2007.

 

Car la seconde question qui va de pair avec la première est: devons-nous nous soumettre au calendrier électoral et attendre 2012, donc assister pendant 22 mois supplémentaires au déclin quotidien de la France et à l'effondrement de sa République, pour l'infortune de la majorité de nos concitoyens, ou mettre le plus tôt possible un point final à la dérive en cours ?

 

Non Mme Aubry, l'actuel occupant du Palais n'a pas «abîmé» la République, il l'a «karchérisée». L'euphémisme n'est pas une arme politique, mais il ne fait que révéler la tiédeur du parti majoritaire dans l'opposition. Or, entre "tiédeur" et "collaboration", la marge est étroite. Sans entrer dans la part de responsabilité de l'appareil du PS concernant l'échec de 2007, il convient maintenant d'examiner la responsabilité que doit prendre ce parti et avec lui l'ensemble des opposants, de Villepin à Besancenot, pour, dans une démarche républicaine, commune et prioritaire, mettre un terme à cette "démocratie-autoritaire", anachronique et impériale (tendance Napoléon le petit) et rétablir la République et ses valeurs, donc "l'identité exemplaire" de la France dont nous bassinons le reste du monde depuis 210 années, donc rallumer «les Lumières».

 

Plus de 70 % de mécontents, la quasi-totalité des régions (la France profonde) gouvernées par la gauche, inadéquation totale entre la réalité politique du pays et sa représentation parlementaire dont la majorité de droite ne représente qu'elle-même, présidentialisation sauvage et ubuesque du régime, destruction du service publique si cher au CNR et seul garant d'une France "fraternelle et solidaire", pour employer des mots à la mode. Comment avancer dans ces conditions grotesques ? Comment ne pas être la risée du monde ? Impossible. Cela ne peut aller que de mal en pis.

 

Il est donc nécessaire, sinon suffisant, que l'opposition -avant que cela tourne vraiment vinaigre et de façon incontrôlable dans la rue avec toutes les provocations imaginables- exige dès maintenant des élections législatives anticipées et rompent définitivement et dans tous les domaines avec le pouvoir en place.

 

Comment le dit-pouvoir pourra-t-il justifier devant le peuple, du refus qu'il ne manquera pas d'opposer à cette demande politiquement fondée et justifiée et qui recevra l'assentiment de la majorité de nos concitoyens ? Plonger l'adversaire dans ses contradictions qui confinent à l'aporie, tel est le devoir de l'opposition de gauche, si elle s'assigne, comme il en va naturellement de son rôle historique, de sauver la République

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 17:30
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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 20:59

J'ai décidé, chers lecteurs et lectrices  ,de  reduire à un article par semaine mes publications , à l'occasion des grandes vacances de Juillet/Aout...Bonnes vacances à tous et à Septembre.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 17:30
 
source Mediapart.../article complet sur le site payant. 
  •  

    Connaissez-vous le mot «wilsonnien»? Rien à voir avec les comédiens de père en fils Georges et Lambert Wilson, ni avec Thomas Woodrow Wilson, président des Etats-Unis d'Amérique raflant la mise diplomatique dans une Europe ravagée par la guerre en 1919. Non, «wilsonnien» vient de Daniel Wilson (1840-1919): ses inconduites (trafic de décorations au premier chef) ont contraint son beau-père, Jules Grévy, président de la République française, à la démission en 1887. Dans les années qui suivent, «wilsonnien» désigne donc le profiteur de la République, dont la rapacité se drape dans les plis du régime. Le «wilsonnien», c'est le politicien prébendé, qui brasse ses affaires sous couvert d'œuvrer pour la chose publique, en tout bien tout honneur selon ses pairs aux douces indulgences éthiques...

     

    Le mandat de Jules Grévy avait pourtant bien commencé, à l'Élysée, en 1879. Une fois le monarchiste Mac Mahon délogé d'une place qu'il gardait au chaud pour un roi hypothétique, le premier chef de l'État républicain à s'installer dans l'ancien palais de la Pompadour fut donc l'élu septuagénaire du Jura, dont une chanson, Grévy le Jurassique, saluait ainsi la désignation par les parlementaires:

    Nous avons eu sur le trône de France
    Des maréchaux, des rois, des empereurs.
    Tous ces gens-là barbotaient nos finances:
    Il n'en faut plus; Français, y'a pas d'erreur!
    Grévy fait r'naître en nos cœurs l'espérance,
    Il est intègre et joue bien au billard;
    C'est tout c'qu'il faut pour gouverner la France
    À ce jeu-là l'on ne perd pas cinq milliards.

     

    André Gill (1840-1885) caricature ici Jules Grévy, qui fit du 14 juillet la fête nationale en 1880.
    André Gill (1840-1885) caricature ici Jules Grévy, qui fit du 14 juillet la fête nationale en 1880.

     

     

    L'homme est réélu pour un second mandat, à 78 ans, en 1885. On brocarde le personnage, dont l'épouse, Coralie, à la fin d'une rencontre avec Son Altesse royale le prince de Galles, futur Edouard VII, lâche sans manières excessives: «Jules, reconduis donc Monsieur.» Mais la façade de bourgeois tempérés imprégnés d'économie ménagère va se lézarder. Quelques plumes se sentent pousser des ailes. La presse, en plein essor économique et technique, libérée de certaines entraves juridiques par la loi du 29 juillet 1881, sur fond de crise (le général Boulanger espère en tirer profit), enquête. Et au besoin dénonce les premiers scandales politico-financiers à mobiliser massivement l'opinion dans une France comme électrisée.
     

     

     

  • «En s'affranchissant des impôts»

    Notre affaire d'infractions commises par des agents publics commence le 7 octobre 1887, dans les colonnes du quotidien Le XIXe siècle, sous le titre: «Le trafic des décorations». L'article a tout d'un écho; l'investigateur n'a pas encore pris le pas sur le courriériste: «Il paraît qu'un officier général tient boutique de décorations au ministère de la rue Saint-Dominique, et que, moyennant un prix de 20.000 à 25.000 F, il sera désormais possible de se faire décorer de la légion d'honneur.»

    À l'origine, il y a donc des conditionnels et d'infinies variations, selon les titres, du Petit Parisien (300.000 exemplaires) au Petit Journal (975.000 exemplaires): «Il y aurait une cote des rubans rouges, comme pour les valeurs de la Bourse, les laines en suint ou les pétroles de Chicago, variant suivant les ressources des récipiendaires, de 25.000 à  50.000 F.»

    Les révélations succèdent aux révélations, qui mettent en cause une dame au nom bientôt sur toutes les lèvres, Limouzin, puis un sénateur, le comte d'Andlau, puis le général Caffarel, puis le député d'Indre-et-Loire Daniel Wilson, époux d'Alice Grévy, logé à l'Élysée. Le chansonnier montmartrois Jules Jouy n'en fait qu'une bouchée versifiée:

    M. Grévy n'avait qu'un billard,
    Rien qu'un billard.
    Un seul billard.
    Riche aujourd'hui comme un boyard,
    Comme un boyard,
    Un vrai boyard.
    Il va, quel bonheur est le nôtre,
    Pouvoir s'en acheter un autre.
    Des gens ravis
    C'est le père Grévy,
    C'est la mère Grévy,
    Grévy fils, Grévy fille,
    Chaque membre de la famille
    À son gré vit
    Chez les Grévy.

     

     

    En plus de la presse imprimée, un moyen d'information immatériel et rapide comme l'éclair touche en un déclic l'esprit public: la chanson. Émile Carré composera la plus fameuse, dont le texte est aussitôt saisi par la police, mais qui court les rues: Lamentations d'un beau père, ou Ah! quel malheur d'avoir un gendre!

     

     

    Tout y est dit à propos de Daniel Wilson et de sa goinfrerie policée:
    D'abord y s' fit donner un poste,
    Grâce auquel il put à propos,
    En s'affranchissant des impôts,
    Ne rien affranchir à la poste.

     

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 17:30

Le drame de Pouzauges est-il lié à la prise d'un antidépresseur ? Le 31 mai, dans cette petite commune de Vendée, un médecin de 34 ans massacre sa femme et ses quatre enfants avant de se suicider. Selon une information du Parisien confirmée par les enquêteurs, le jeune père de famille prenait un médicament de la famille des IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine), dont le chef de file est le Prozac. Dans ce cas précis, il s'agirait du Zoloft (nom commercial de la sertraline), un autre produit de cette famille nombreuse.

Régulièrement, la revue médicale Prescrire (indépendante de l'industrie pharmaceutique) rappelle à ses lecteurs les dangers des IRS. En premier lieu, ils peuvent être à l'origine de comportements suicidaires chez les enfants et les adultes jeunes. Un effet néfaste connu depuis le début des années 2000. De plus, "des auteurs britanniques ont rassemblé des éléments de pharmacovigilance concernant des symptômes d'hétéro-agressivité liés à des antidépresseurs : agitation, irritabilité, hostilité, agressivité, impulsivité... Le rôle des IRS dans des agressions et des homicides a été évoqué", pouvait-on y lire en juin 2008. C'est pourquoi les résumés des caractéristiques de ces médicaments ont été modifiés en 2004 pour faire mention de ce type d'effets indésirables, d'abord au Canada puis aux États-Unis. Actuellement, toutes les notices mentionnent, entre autres, les risques d'anxiété, d'attaques de panique, d'hostilité, d'agressivité et d'impulsivité...

L'agressivité n'est pas mentionnée dans la fiche française du Zoloft

Les enfants et les adolescents semblent particulièrement à risque de comportements hostiles, surtout en début de traitement, lors des changements de dose ou au moment du sevrage, précise Prescrire. "En pratique, les antidépresseurs sont à réserver aux patients dont les troubles sont invalidants et résistants à des prises en charge non médicamenteuses", conclut la revue en ajoutant qu'un suivi minutieux des patients exposés aux IRS est indispensable.

En France, la fiche grand public concernant le Zoloft publiée actuellement sur le site du Vidal (bible des médicaments) indique, entre autres, que l'usage des antidépresseurs est déconseillé avant l'âge de 18 ans. Et que "tous les traitements antidépresseurs sont susceptibles d'induire un épisode maniaque chez les personnes prédisposées : en cas d'euphorie, d'excitation inhabituelle ou de comportement anormal survenant sous traitement, une consultation médicale rapide est nécessaire." Mais le problème de l'agressivité n'y est pas clairement mentionné. Quant à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, elle n'a pas encore réagi.

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 17:30

 

"Les infos profiturf.com"
 
 
 

 

27 chevaux à suivre pour le mois de Juillet 2010
Spécial Trot !

 

AU TROT

 

ORIGANO

 A montré qu'il n'était pas cuit. Pour pistes plates.

OSTINE DE CRENNES

 A suivre corde à droite et déferré.

PALOMA VICI

 Bonne jument pour Enghien, attelée comme montée.

PATHWAY

 Va rattraper le temps perdu sur pistes plates. Tenue !

POULINE LEMAN

 A enfin retrouvé son bon niveau. Un Quinté ?

PREMIERE STEED

 Préparée pour les gros morceaux d'Enghien.

QLASSIC CHARM

 Un super cheval, en gros retard de gains.

QUAZAKO

 Prépare Cabourg. Pur droitier. Si D4 !

QUELLE COPINE

 Ne va pas s'arrêter là ! En plein boum.

RAVENNE DE L'ITON

 A suivre au monté. Des moyens. Une cote ?

RECITAL DU LYS

 Son mentor a tout axé sur l'été. Vers les quintés.

RHUNE SAUTONNE

 Bonne jument. Pour Enghien et si D4.

RIMSKI KORSAKOV

 A montré, en juin, qu'il revenait en forme.

RIVA D'URZY

 Se plaît bien à Enghien. Délicate mais des moyens.

ROMEO D'ARCY

 Un bon cheval et beaucoup de tenue.

ROUGE ET BLEU

 Au top, bon droitier et estimé.

ROVANIEMI

 Ne manque pas d'engagements début juillet.

SABORD

 Son entraîneur l'annonce revenu au top. A suivre !

SALLY DE NEUILLAC

 Devrait faire parler d'elle au monté.

SAXHORN

 Un très bon cheval, pas dans ses gains.

SIRE HAIE NEUVE

 Semble revenir à son bon niveau. Méfiance !

STAR ANGOT

 Je l'ai prise en note à Vincennes. Pour Enghien !

STAR CELESTE

 Jument de classe. Un gros "moteur".

TOMBEUR DE KACY

 Des moyens mais délicat d'allures. Si déferré !

TROSS

 JMB l'aime bien. A découvrir cet été.

TROUFION

 A préparé quelques bons engagements début juillet.

TWISTER D"ECAJEUL

 Son entraîneur en attend un brillant avenir.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 17:32

Quelles belles paroles ! Mais la RGPP se traduit par un bordel innommable ! La plate forme chorus empêche une gestion correcte des finances dans les services déconcentrés. Les services vétérinaires sont démantelés, de même que les services de la répression des fraudes. Et on commence à voir les effets dans les aliments vendus sur le territoire national. L'Etat manque à tous ses devoirs, mais il communique sur une meilleure efficacité ? C'est BIDON. Et la méthode coué n'y changera rien. DEMISSION

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:35
Pierre Maraval, "Le président est mort" (éditions Hugo&Cie) Pierre Maraval, "Le président est mort" (éditions Hugo&Cie)

C'est le thème d'un livre-fiction qui sort en librairie ce jeudi.

17 juillet 2010, le président Nicolas Sarkozy meurt brutalement d'une AVC après une partie de tennis contre Carla. Cette tragédie sert de point de départ à un roman-fiction de Pierre Maraval. "Le président est mort" (éditions Hugo&Cie), en librairie ce jeudi 1er juillet, emporte le lecteur dans le tourbillon d'un monde politique décapité.

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant tente bien de gagner du temps, mais Europe 1 diffuse l'info. Stupeur dans le monde entier. Barack Obama est réveillé en pleine nuit, François Fillon quitte en trombe le circuit automobile du Mans, les mamies de la maison de retraite de Neuilly sont estomaquées de voir Jean Sarkozy s'enfuir en courant. Une foule immense se rassemble place de la Concorde.

Pierre Maraval a de l'imagination. Complots politiques, paparazzis du dimanche, vidéo censurée par la direction de France Télévisions… En plus, des terroristes profitent du chaos pour préparer un attentat à Paris.

Gérard Larcher sera-t-il à la hauteur de sa nouvelle responsabilité de président par intérim ? Quel chapeau Carla Bruni portera-t-elle lors des obsèques nationales ? François Fillon déjouera-t-il les manigances de Claude Guéant ? Faut-il embaumer le corps du président ? Benoît XVI viendra-t-il célébrer les obsèques en personne ? Et organiser une présidentielle en plein mois d'août, est-ce bien sérieux ?

A condition de ne pas s'attarder sur la rigueur des analyses politiques, "Le président est mort", bien rythmé, peut faire une distrayante lecture d'été. Coup de soleil assuré si on se laisse prendre au jeu. Terminons par un indice sur la fin du livre : un nouveau président est élu. Sera-ce Ségolène Royal ? Elle n'est pas investie par le PS, mais décide de concourir tout de même…

 

(Baptiste Legrand - Nouvelobs.com

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 18:08
Rigueur vous avez dit rigueur ? Tout en le déniant officiellement, dans un exercice de style qui n’est pas sans rappeler l’épisode du nuage de Tchernobyl, le gouvernement français s’aligne discrètement sur ses homologues européens dans une course à l’austérité destinée à rassurer les marchés financiers. Contraint aux économies par une dette publique abyssale de 1162,6 Md€, l’État entend bien serrer la vis à la fonction publique qui représente l’un de ses plus importants postes de dépenses (36,7%).

Contrairement aux engagements souscrits auprès des syndicats, notamment la revalorisation du point d’indice de 0,5 % le 1er juillet, des fuites organisées dans la presse font part d’une intention de geler les salaires pour trois ans.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles expliquent en chœur George Tron et Luc Chatel . Pour calmer l’exaspération des syndicats, François Fillon indiquait en fin de semaine que la hausse de 0,5 % n’était “pas remise en cause” sans préciser toutefois… quand elle aurait lieu.

Faux suspense. La messe a été dite par “le cardinal Guéant”. Le secrétaire général de l’Elysée, souvent présenté comme le Premier ministre de fait, a annoncé lundi dans un entretien au Financial Times de nouvelles mesures budgétaires pour l’automne.

Dans ce contexte, l’ouverture des négociations salariales 2011-2013 dans la fonction publique perd tous son sens d’autant, que la Cour des Comptes a tiré mercredi le signal d’alarme sur la situation financière de l’État et invité celui-ci à prendre des mesures d’urgence pour résorber les déficits.

Le combat des syndicats pour voir compensée l’augmentation des cotisations retraites semble d’arrière-garde mais, il semblerait que le gouvernement, quitte à se mettre les fonctionnaires à dos, souhaite porter l’effort au-delà , par un gel triennal des salaires. En “off”, on considère comme suffisante dans la situation actuelle la progression mécanique des salaires liée à l’ancienneté.

Histoire de remonter le moral des fonctionnaires, ceux-ci devraient voir augmenter, au même titre que les autres français, leurs impôts prochainement. Pour la première fois vendredi, François Fillon a reconnu cette possibilité dans le cadre “d’efforts supplémentaires” à fournir.

La douche froide est venue en fait de trois grandes institutions Bruxelles, le Fonds monétaire international (FMI) et la Cour des comptes, qui ont jugé irréalistes , « optimistes » dans leur langage feutré, les prévisions de croissance du gouvernement Français (2,5% !) qui devaient, par leurs recettes fiscales, renflouer les caisses.

Autant dire que la rentrée d’automne s’annonce particulièrement délicate pour le pouvoir en place. La reprise en main de France Inter tout comme l’intérêt manifesté par l’Elysée dans la reprise du quotidien Le Monde sont les signes d’un pouvoir politique aux aguets, privé de marges de manoeuvre et surtout de crédibilité dans sa capacité à faire un partage juste des efforts.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 17:30

Nicolas Sarkozy en est persuadé lui-même, il est le phare de ce monde, le guide clairvoyant des peuples, le messie tant espéré qui va sortir notre société de ses ornières et l’amener vers des lendemains qui chantent...

Un objectif que Nicolas Sarkozy, du haut de sa toute-puissance autoproclamée, a jusque là poursuivi d’une curieuse manière. En laissant filer les déficits au mépris de la rigueur gestionnaire. En accroissant la dette de manière irresponsable et dans des proportions jamais vues sous la Ve République. En détricotant le droit du Travail et en asséchant les moyens de l’Inspection chargée de le faire respecter. En rabotant non les niches fiscales (elles n’ont jamais été aussi profitables aux détenteurs de hauts revenus) mais les effectifs et les ressources des services publics de l’Éducation et de la Santé. En tentant de réformer la Justice pour la rendre plus docile aux ordres d’une Chancellerie elle-même soumise à la volonté élyséenne. Et surtout en multipliant les initiatives fiscales en faveur des amis du pouvoir, des grandes fortunes ou des lobbies marchands, relais d’un gouvernement déconnecté des réalités du terrain et sourd à l’aggravation des injustices et des inégalités.

Ajoutons à cela une fascination ostentatoire pour le luxe et le clinquant, une propension compulsive à la mégalomanie, le maintien en poste de ministres se gobergeant sans vergogne aux frais du contribuable, et le tableau sera complet.

Nicolas Sarkozy ne s’y serait pas pris autrement s’il avait voulu désespérer non seulement les classes populaires, très durement touchées par la mondialisation libérale et la crise économique, mais également les catégories socioprofessionnelles médianes, victimes elles aussi d’une politique inéquitable et délibérément mise au service des classes supérieures, du capital et des grands capitaines d’industrie.

Comment s’étonner, dès lors, que des velléités de rébellion, des rêves de révolte naissent et mûrissent ici et là ? Certes, rien ne laisse présager, en l’état actuel de la société française, un embrasement imminent, tant les ouvriers et les employés, trop souvent confrontés au chantage à l’emploi et repliés sur un individualisme délétère, sont devenus frileux et craintifs. Mais il est des volcans dont les éruptions ne sont guère précédées de signes annonciateurs, des violentes tempêtes qui se lèvent soudainement sur un océan qui, jusque là, faisait le gros dos en contenant sa fureur.

De tels climats d’incubation, la France en a déjà connus. Écoutons à cet égard le discours de l’un des plus brillants analystes de la chose politique, de l’un de ceux qui a le mieux compris ce que devrait être une démocratie digne de ce nom :

« La France avait jeté dans le monde, la première, au milieu du fracas du tonnerre de sa première révolution, des principes qui, depuis, se sont trouvés régénérateurs de toutes les sociétés modernes. Ça été sa gloire, c’est la plus précieuse partie d’elle-même. Eh bien ! Messieurs, ce sont ces principes-là que nos exemples affaiblissent aujourd’hui.(…) On dit qu’il n’y a point de péril, parce qu’il n’y a pas d’émeute. On dit que, comme il n’y a pas de désordre matériel à la surface de la société, les révolutions sont loin de nous. Messieurs, permettez-moi de vous dire que je crois que vous vous trompez. Sans doute le désordre n’est pas dans les faits, mais il est entré bien profondément dans les esprits. Regardez ce qui se passe au sein de ces classes ouvrières qui, aujourd’hui, je le reconnais, sont tranquilles. Il est vrai qu’elles ne sont pas tourmentées par les passions politiques proprement dites, au même degré où elles ont été tourmentées jadis. Mais ne voyez-vous pas que leurs passions, de politiques, sont devenues sociales ? Ne voyez-vous pas qu’il se répand peu à peu dans leur sein des opinions, des idées, qui ne vont point seulement à renverser telles lois, tel ministère, tel gouvernement même, mais la société, à l’ébranler sur les bases sur lesquelles elle repose aujourd’hui ? N’écoutez-vous pas ce qui se dit tous les jours dans leur sein ? N’entendez-vous pas qu’on y répète sans cesse que tout ce qui se trouve au dessus d’elles est incapable et indigne de les gouverner ; que la division des biens faite jusqu’à présent dans le monde est injuste ; que la propriété repose sur des bases qui ne sont pas équitables ? Et ne croyez-vous pas que, quand de telles opinions prennent racine, quand elles se répandent d’une manière presque générale, quand elles descendent profondément dans les masses, elles doivent amener tôt ou tard, je ne sais pas quand, je ne sais comment, mais elles doivent amener tôt ou tard les révolutions les plus redoutables ? Telle est, Messieurs, ma conviction profonde : je crois que nous nous endormons à l’heure qu’il est sur un volcan, j’en suis profondément convaincu… »

Ces paroles fortes et d’une étonnante actualité ont été prononcées par Alexis de Tocqueville le 27 janvier 1848 à la Chambre des Députés. Moins de 5 semaines plus tard éclatait une nouvelle révolution. Elle contraindra Louis-Philippe à l’abdication et débouchera sur la proclamation de la IIe République.

Nicolas Sarkozy et ses amis politiques, zélés serviteurs du grand patronat et promoteurs d’une réforme des retraites particulièrement injuste car touchant de manière écrasante les humbles en sauvegardant les intérêts des puissants et des riches, feraient bien de méditer ce précédent !
 Auteur:Fergus
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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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