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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 18:30

 

François Bayrou.
François Bayrou. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

Trois ans après sa création, le MoDem tient congrès et va reconduire sans surprise son chef. 

Les centres se déchirent… Voilà qui fait bien rire au MoDem ! Dimanche, à l'occasion de son deuxième congrès ordinaire depuis sa création à Villepinte, le 1er décembre 2007, François Bayrou devrait être réélu, sans réelle surprise, président du Mouvement démocrate… avec 100 % des voix. Le chef centriste était seul candidat. Le vote, électronique, a déjà eu lieu entre mercredi et vendredi soir.

Sa reconduction est donc un secret de polichinelle. Mais, pour la forme, elle devrait être officialisée devant les quelque 1 500 cadres du parti - et les caméras ! - réunis ce dimanche à Paris. Alors que, «dans les autres centres» les Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, voire Dominique de Villepin, réfléchissent, tergiversent, repoussent l'annonce de leurs intentions pour 2012, François Bayrou, lui, poursuit, invariablement, à son rythme, comme le dit un élu, «son bonhomme de chemin».

 

Un discours attendu au MoDem

 

Un peu «bonhomme», François Bayrou, mais surtout de bonne humeur. Le dîner républicain de Jean-Louis Borloo, jeudi soir ? «Comme d'habitude, Jean-Louis n'a rien dit…», s'amuse un cadre du parti centriste. La concurrence des Martine Aubry, Ségolène Royal, voire DSK ? Voilà qui les fait encore bien rire. «La gauche n'a plus aucune crédibilité face aux difficultés des Français», note Marielle de Sarnez, première vice-présidente du parti. Bref, sans bruit, compte tenu «des difficultés personnelles de Nicolas Sarkozy avec les Français», François Bayrou maintient le cap qu'il s'est fixé il y a maintenant dix ans. Il croit, plus que jamais, incarner «une alternative crédible» à la droite et à la gauche en 2012. C'est, en tout cas, la substance du discours, jugé «important» selon des proches du chef du MoDem, qu'il devrait prononcer.

Derrière un «petit toilettage» des statuts du parti, la «sortie» de Bayrou devrait surtout officialiser son entrée dans la course de 2012. «Ce sera un peu notre primaire à nous», rigole Chris­tophe Madrolle, secrétaire général adjoint du MoDem. Officiellement, confie encore Marielle de Sarnez, «François Bayrou n'annoncera pas sa candida­ture». Mais dans les esprits, en particulier dans celui de François Bayrou, ce congrès, le dernier avant la présidentielle, marquera bien sa candidature pour 2012. Dans son long discours, prévu pour durer plus d'une heure, le président du MoDem donnera son «mode d'emploi pour 2012».

Il expliquera, a-t-il confié au Figaro, «comment on transforme une société désabusée, et même souvent désespérée, en une société qui se remet à y croire et qui avance». L'auteur d'Abus de pouvoir (Plon) devrait à mots couverts, au moins sans être aussi frontal, exposer ses idées pour «renouveler la vie politique française». Bref, assure encore Christophe Madrolle, «ce congrès doit donner le top départ à 500 jours de l'élection présidentielle». Pour l'applaudir, dans la salle, le parton du Parti démocrate italien, Francesco Rutelli, est attendu.

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:30

Le taux des taxes est resté stable d'une année sur l'autre dans la grande majorité des communes. Mais il y a un vrai fossé entre les taux les plus bas et les taux les plus hauts. Meilleur élève, Saint-François, sur le podium des taux les plus bas pour les trois taxes.

TAXES LOCALES. Sale temps pour les « happy tax-payers » - joyeux contribuables - chers à Droopy : pas de période pire dans l'année que ces mois de septembre, octobre et novembre pendant lesquels toutes les taxes atterrissent, groupées ou peu s'en faut, dans les boîtes aux lettres. Mission commune : assécher les comptes en banque. Le dernier tiers de l'impôt sur le revenu est à peine réglé qu'arrive la taxe d'habitation. Vous avez jusqu'au 15 novembre pour la payer. D'ici là, vous aurez reçu les foncières - bâti et non bâti - et n'aurez plus qu'à attendre la CSG.
Moment de suspense, les quelques secondes nécessaires à ouvrir l'enveloppe et à fixer directement son regard sur l'essentiel, le montant de l'imposition. La surprise est rarement bonne, et certains se mordent les doigts d'avoir choisi de bâtir ou d'habiter dans telle commune plutôt que telle autre. Parce que les taux pratiqués varient et les disparités sont spectaculaires, c'est le moins qu'on puisse dire.
Entre la commune la moins gourmande - Saint-François - et celle où les ponctions sont les plus élevées (Terre-de-Haut), il y a quand même 21 points d'écart pour la taxe d'habitation, 27 pour la foncière sur le bâti et... 103 pour la foncière sur le non-bâti! Terre-de-Haut détient d'ailleurs le record pour la foncière non bâtie. Mais il ne faut pas, pour autant, mésestimer les efforts consentis par la municipalité des Saintes : par rapport à 2009, les trois taxes principales sont corrigées à la baisse. C'est le cas également pour Goyave et Morne-à-l'Eau.
Basse-Terre et La Désirade à la hausse
Deux communes ont revu l'ensemble de leurs taxes à la hausse : il s'agit de Basse-Terre et de La Désirade, les taux restant néanmoins dans la moyenne de l'archipel pour cette dernière.
Sainte-Anne, enfin, a augmenté sa taxe d'habitation, sans toucher en revanche aux deux foncières.
Dans la totalité des autres communes - à l'exception d'Anse-Bertrand où les taux seront fixés par le préfet - c'est le statu quo qui prévaut. Cette stabilité fiscale, satisfaisante, est à marquer d'une pierre blanche, car elle pourrait bien être mise à mal l'année prochaine : la disparition de la taxe professionnelle sera effective et nul ne peut aujourd'hui affirmer que les systèmes qui la remplacent assureront aux collectivités les mêmes ressources qu'actuellement.
- Les dernières d'une époque
À compter de 2011, la suppression de la taxe professionnelle portera totalement ses effets. Les ressources des collectivités ne seront plus les mêmes.
Les communes et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) bénéficieront de la taxe d'habitation, de la taxe sur le foncier bâti (TF) et le foncier non bâti, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, 26,5% du produit), d'une part de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) et de la taxe sur les surfaces commerciales (TasCom).
Les départements ne toucheront plus rien de la taxe d'habitation. Leurs ressources proviendront de la taxe foncière, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, 48,5% du produit), d'une part de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), du solde de taxe sur les conventions d'assurance (TSCA) et de droits de mutation à titre onéreux (DMTO).
Les régions enfin devront se contenter d'une part de la CVAE (25% du produit) et de l'IFER. Celles des DOM bénéficient en sus de la taxe sur les produits pétroliers et d'une partie de l'octroi de mer.
- LES PODIUMS
TAXE D'HABITATION
Terre de Haut : 27,88%
Goyave : 23,87
Capesterre-Belle-Eau : 22
Saint-François : 6,25
Petit-Canal : 6,30
Gosier : 7,20
FONCIÈRE BATIE
Le Lamentin : 44,10%
Saint-Louis : 42,68
Morne-à-l'Eau : 41,95
Gosier : 7,27
Saint-François : 10,63
Trois-Rivières : 14,05
FONCIÈRE NON BATIE
Terre-de-Haut : 126,11%
Veiux-Fort : 100
Sainte-Rose : 99,39
Gosier : 13,64
Terre-de-Bas : 15,55
Saint-François : 23,57
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 18:30

"http://www.dailymotion.com/swf/video/xa636d

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 19:29
Les dernières révélations de Wikileaks en disent long sur l’état de nos dirigeants. Mais nous n’apprenons rien de bien surprenant, du moins concernant le mental de deux qui nous gouvernent. Un schéma vieux comme l’Histoire des hommes se dessine une fois de plus. Ces jeux de pouvoir ont fait dire à Hegel que l’homme est un animal malade. Une description plus contemporaine livrerait un tableau où les névroses occupent une place prépondérante, mais aussi les comportements qu’on ne sait pas situer, entre psychose, parano ou dérives borderline. Le côté dangereux de l’humain est connu depuis les lustres. Shakespeare en a fait la matière pour ses œuvres. Freud a montré le côté étrange, parfois insondable, d’un inconscient non maîtrisé et susceptible de générer des démons intérieurs. Michel Houellebecq a écrit des romans réalistes sur les névroses contemporaines. Des gens qui nous ressemblent, ou à qui on ne veut pas ressembler. Ces romans sont appréciés. Le lecteur aime parfois se rassurer en se mirant dans le marasme du prochain, ou alors il aime apprendre des choses pas tout à fait cachées sur les travers de ses contemporains. Est-ce du voyeurisme ou un souci de s’instruire sur le monde ou une manière culturelle de se divertir ? Chacun a ses raisons pour lire un bon roman de Houellebecq. Néanmoins, le monde est plus inquiétant si on tente de le sonder à l’aune de quelques révélations ou bien des comportements tendancieux de la part des dirigeants. Les manœuvres en Corée, le président Gbagbo qui s’accroche au pouvoir, voilà quelques signes permettant de tracer une hypothèse. Le pouvoir, c’est ou bien la solution ou bien le problème.
 
Il n’y a pas si longtemps, le monde a connu un déchaînement de folie orchestrée par des dirigeants de puissances occidentales mais aussi orientales. Allemagne, Russie, Japon, Turquie… de 1914 à 1945, le monde a connu le chaos. Nul n’a vraiment compris quelle fut la cause de cet engrenage démonique ayant conduit les hommes au pouvoir vers de telles extrémités. Le pouvoir rend fou, c’est ce qu’on peut penser et c’est ce que l’individu ordinaire ne veut pas voir car ce type de vérité est inquiétant et risque de troubler le long fleuve presque tranquille de l’existence. L’homme est pénétré de ce désir de commander, de dominer, de soumettre le réel à ses désirs, de vaincre, gagner la partie. Chez certains, ces penchants peuvent devenir pathologiques, engendrant des perversions tyranniques, des comportements autoritaristes, des dérives caractérielles et même parfois des délires psychiques. Phénomène assez connu, la paranoïa. On n’entrera pas dans une psychologie de bazar consistant à taxer tous les dirigeants de parano. La situation est bien plus contrastée. Prenons par exemple les excès sécuritaires aux Etats-Unis, avec les faits avérés comme les manœuvres du FBI, les fouilles dans les aéroports, ou alors les faits révélés comme ces surveillances de sites jugés sensibles par les Etats-Unis qui s’occupent de câbles sous-marins ou bien de labo pharmaceutiques, eh bien cela ne signifie pas forcément de la parano mais un excès de précaution propre au genre humain. On serait alors plus près du TOC, ou alors de la maniaquerie. La ménagère obsédée par la propreté passe quatre heures par jour à traquer le moindre grain de poussière. Les instances sécuritaires américaines font de même et voient partout sur la planète des lieux susceptibles de constituer une menace. Cela ressemble à un système immunitaire. Notez que la menace est toujours étrangère, extérieure à la patrie, presque microbienne, alors que la vente libre d’armes et les milliers d’assassinats perpétrés entre Américains sont considérés comme des faits de société habituels ne menaçant pas l’intégrité de ce pays si prompt à jouer le gendarme de la planète.
 
Le monde n’est pas gouverné par d’authentiques psychotiques mais par des dirigeants dont le goût pour le pouvoir est associé à des « distorsions » de personnalité les conduisant à épouser certains traits de la parano, comme un certain orgueil, une rancune tenace, une interprétation déviée de la réalité. Herriot disait que la politique, c’est comme l’andouillette, ça doit puer la merde mais pas trop. Ne peut-on penser que la politique, ça doit être un peu de folie mais pas trop, pas au point de conduire à l’asile ? Le pouvoir rend légèrement fou, à moins qu’il ne faille quelque dose de démonisme bien dominé ou de prophétisme bien maîtrisé pour aimer l’ivresse des pouvoirs supérieurs. Comme par exemple être chef d’Etat, de la diplomatie, des services secrets. Le monde tangue. En France, les dérives de la politique sont un sujet presque tabou, que ce soit dans le roman ou au cinéma. Chez nous, un Houellebecq cible des pauvres gens déshérités du sexe, une Angot décrit la crise de nerf de la bourgeoise frustrée, un Lévy divertit avec du roman de gare rédigé avec style. Mais nul Pynchon, De Lillo ou Ellroy chez nous. La France semble refuser de voir la vérité du pouvoir. Le prophétisme est proche de la folie mais aussi de la lumière. Le prophète est habité par une instance numineuse et le démonique par les ténèbres. On verrait plus l’universel et le souci des autres chez le prophète, alors que le politicien fou n’ait qu’au service de puissances démoniques qu’il a pour l’essentiel fabriquées.
 
La gouvernance et d’une manière générale tous les lieux de pouvoirs sont des espaces où habite la raison mais où sont hébergés des démons, des tendances à la déraison, la folie. Le pouvoir rend fou et comme dans la parano, le processus du secteur masque le mal. Les psys connaissent bien le délire en secteur, une pathologie de perte de contact avec la réalité, non pas qu’elle soit hallucinatoire mais qu’elle soit parfaitement perçue mais pathologiquement interprétée. Une personne souffrant de délire en secteur passe inaperçu, car elle se comporte « normalement » dans la vie de tous les jours. Son délire passe inaperçu sauf auprès de ses proches et encore faut-il du discernement et du temps pour le découvrir. Qui nous dit que parmi les gouvernants et autres gestionnaires, nous n’avons pas ce type de délire, cette sorte d’obsession agissant de manière souterraine mais quasiment invisible aux yeux du public et de l’entourage ? L’homme est tordu. Pas seulement en politique. Les harcèlements moraux participent aussi de cette maladie universelle qui inévitablement, accompagne le cours des sociétés, à l’instar des espèces qui évoluent en jouant de la sélection naturelle. Le névrosé est d’un drôle d’animal, le psychotique est plutôt inquiétant. Mais c’est un résidu de l’activité humaine qui, sans l’appui et le ressort du démon, n’avancerait pas, n’inventerait rien, ferait du surplace. L’homme avance avec la santé en rencontrant la maladie. Le psychisme est comme la physiologie, il secrète des pathologies et quelque part, nous sommes tous un peu malades mais la maîtrise est le plus souvent au rendez-vous et la rationalité, les vertus, calment respectivement les psychoses et les névroses. Il faut apprendre à vivre dans un monde où la folie n’est pas que passagère mais pointe son nez dès qu’on franchit la porte d’un dirigeant, ou qu’on entre chez un voisin. Des malades, il y en a inévitablement dans les lieux de pouvoir mais il faut éviter qu’ils ne deviennent par trop influents, faute de contrepouvoir des puissances rationnelles. Les masses aussi se prêtent à la maladie. Il faut donc être vigilant tout en conservant la joie de vivre et l’aptitude à avancer en cette époque marquée par la décennie 2000 qui, consécutive aux tours jumelles effondrées, fut marquée par les peurs, les paniques, climat, terrorisme, Internet, virus grippal, cendres volcaniques.
  Auteur Bernard Dugué
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:30

Le Sénat supprime "l'amendement Tapie"

Le Sénat a voté dimanche dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2011 la suppression de l'"amendement Tapie", voté en première lecture par les députés et qui vise à taxer les indemnités réparant un préjudice moral quand elles dépassent le million d'euros.

Le Sénat a adopté un amendement du rapporteur général UMP de la commission des Finances Philippe Marini supprimant ce dispositif, qui fait implicitement référence aux indemnités versées à Bernard Tapie. La non-imposition d'indemnités versées pour un préjudice "non économique" est "un principe constant de notre droit", ainsi que celui de "la réparation intégrale du dommage", argue M. Marini dans l'exposé des motifs de son amendement.

Il y a deux ans déjà, lors de l'examen du budget 2009, le Sénat avait rejeté un amendement similaire voté par les députés. Cet amendement visait directement Bernard Tapie, qu s'est vu attribuer 285 millions d'euros, dont 45 millions de préjudice moral, par un tribunal arbitral en juillet 2008 dans le litige l'opposant au Crédit Lyonnais dans le dossier de la vente d'Adidas, qui remonte à 1993. L'affaire Tapie/Adidas a rebondi à la rentrée avec la révélation du Canard enchaîné, confirmée par le président de la commission des Finances de l'Assemblée, le socialiste Jérôme Cahuzac, selon laquelle M. Tapie avait perçu un montant net de 220 millions d'euros.
Bernard Tapie a récusé ce chiffre et estimé à "environ 30 et 40 millions d'euros" la somme définitive.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:30

Candidat à la présidence du Modem.

 

 

Chers amis,

À la veille de notre congrès du Mouvement Démocrate, au moment où je vous demande votre confiance et votre soutien, je tiens à vous dire quel cap je vous proposerai de suivre dans les trois ans qui viennent.

Depuis trois ans, nous avons dit la vérité aux Français. Toutes les analyses, tous les avertissements qui ont été les nôtres depuis trois ans, sur la dette, sur les finances publiques, sur l'éducation, sur la crise internationale, sur l'insuffisance d'Europe, sur les travers du pouvoir actuel se sont avérés. C'était un chemin difficile, mais nous avons bien fait de le suivre. Il ne s'agit pas seulement d'avoir raison. Il s'agit de créer la confiance. Or la confiance, qui est le secret de l'avenir, ne se bâtit pas sur du sable. Elle se construit sur la vérité.

Le besoin d'une proposition politique nouvelle est aujourd'hui impérieux. Nous n'avons plus besoin d'établir un réquisitoire contre le pouvoir actuel. Les Français ont le bilan sous les yeux, dans leur vie de tous les jours, et ils savent maintenant ce qu'il en est. De son côté le Parti Socialiste est plongé dans des divisions sans fin, affrontements de candidats autant que de lignes politiques. L'UMP a tout le pouvoir national, le PS presque tous les pouvoirs locaux : ni l'un ni l'autre ne convainquent les Français. Il y a besoin d'un immense renouvellement de la manière d'être, de parler, d'agir : nous serons les porteurs de ce renouvellement.

Nous construirons et nous donnerons un vrai espoir. Nous ne proposerons pas de miracles, nous ne prétendrons pas détenir une baguette magique. Mais je défendrai sans cesse cette conviction : les décisions à prendre pour que la France retrouve son équilibre, ses valeurs et sa place en Europe et dans le monde sont à portée de notre main et de notre volonté. Vie civique, économie, école et université, recherche, Europe, écologie équilibrée, exigent  des choix simples et souvent de bon sens, à condition que ces choix soient cohérents entre eux. Ce sont ces choix que nous défendrons.

Nous rendrons à notre pays les valeurs éthiques, républicaines, sans lesquelles il se perd. Nous connaissons les difficultés du monde, mais aucune difficulté ne devrait empêcher les pouvoirs d'être honnêtes, équilibrés, respectueux de la diversité des opinions, du pluralisme et de la liberté d'information. Aucune crise ne devrait détourner de l'exigence de justice sociale, de l'égalité des citoyens devant la loi. Pas davantage de l'exigence de développement durable qui oblige à transmettre aux générations qui viennent un monde vivable, soutenable : le moins de dettes possible, et un environnement respecté. Ces valeurs doivent être plus respectées encore en temps de crise. Quand les temps sont plus durs, la justice est une exigence.

Nous définirons clairement les priorités pour la France. Pour ma part, j'en désignerai deux : l'emploi et l'éducation. Tout est là. Il n'y a pas d'emploi sans production. Il nous faut produire, des biens et des services, des richesses nouvelles, par l'innovation, par l'observation de ceux qui réussissent, par la défense de la loyauté des échanges, par une politique monétaire sérieuse. Il nous faut interrompre et inverser le mouvement de délocalisation. Et il nous faut un plan pour que la France devienne, ou redevienne, le pays du monde où l'éducation est la meilleure, éducation des élèves, des étudiants, des apprentis, des jeunes et des adultes (formation continue).

Nous renouvellerons le projet européen. Seule, la France serait faible et sa voix sans portée. Le monde attend une Europe unie, forte, qui défende en même temps ses valeurs, ses intérêts, et une vision de l'ordre international. Aujourd'hui, l'Europe n'est pas vraiment au rendez-vous. Pourtant des efforts nombreux ont été et sont faits pour lui donner des institutions, un parlement digne de ce nom, une monnaie. Mais tout cela est trop compliqué, souvent illisible, trop souvent ignoré. C'est la responsabilité des leaders politiques de donner corps et vie à une nouvelle ambition européenne.

Nous serons des réformistes. Les réformes doivent être peu nombreuses, cohérentes entre elles, préparées et concertées avec le temps et le soin nécessaires. Un pays qui ne se réforme pas est un pays qui meurt.

Nous défendrons les plus jeunes et nous leur ferons confiance. Depuis des années on a l'impression que les jeunes paient le prix de la légèreté et de l'insouciance des générations au pouvoir au XX° siècle. Rétablir les chances des jeunes, la première chance, la deuxième chance s'il le faut, le coup de pouce pour entrer dans la vie active, des études intéressantes et enrichissantes, l'apprentissage des langues et d'abord de la langue française, la défense et la promotion de l'environnement dans lequel ils auront à vivre, de la nature, de la terre, de l'air et de l'eau, des finances équilibrées, c'est tout cela que nous devons aux plus jeunes.

Nous serons des femmes et des hommes libres, et des rassembleurs. Une fois pour toutes, nous avons récusé la soumission. Notre courant démocrate, nous le défendrons comme un courant de premier plan. Ses racines sont au centre, bien sûr, mais sa vocation est de rassembler bien au-delà des « centristes » d'hier. C'est toute une vision politique qu'il faut penser, formuler et nourrir. C'est une philosophie de l'engagement qu'il faut faire connaître. Forts de nos idées et sûrs de nos convictions, nous serons ouverts. Nous savons qu'il y a des humanistes, en recherche, qui viennent de courants différents, écologistes, socio-démocrates, républicains. À eux tous, nous dirons bienvenue. Mais nous ne laisserons plus jamais mettre en cause notre indépendance. Nous pouvons bien sûr nous allier avec d'autres chaque fois que la situation de la France l'exigera, mais nous faisons et nous ferons la différence entre alliance et dépendance.

Nous serons une équipe solidaire. Nous savons ce que sont les difficultés et les orages. Nous avons formé une équipe, et même un commando, de femmes et d'hommes de valeur, qui s'entendent, qui se battent ensemble et jamais les uns contre les autres. Nous maintiendrons cette solidarité, cet esprit d'équipe national et local. Partout sur le terrain, nous construirons et s'il le faut nous reconstruirons. Ce faisant, nous avons conscience d'être une chance pour des talents nouveaux.

Je veux vous dire enfin ma gratitude pour votre soutien sans faille et votre confiance, qui me touche tous les jours et qui m'encourage.

                                                                    François BAYROU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Guadeloupe

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:30

 

Service Civique :

 

Comment ça fonctionne le Service Civique ?

Présentation sur le site Web de l'agence : " Toute personne de 16 à 25 ans qui souhaite s’engager peut effectuer son Service Civique ... / ... Une mission de Service Civique dure de 6 à 12 mois. Le Service Civique peut être réalisé auprès d’une association, d’une fondation, d’une organisation non gouvernementale à but non lucratif, ou auprès d’un organisme public : collectivités locales (régions, départements, communes), établissements publics ou administrations de l’Etat ...

 

Dans quelles conditions ?

" Une indemnité de 442,11 € nets/mois est directement versée au volontaire par l'Etat, quelle que soit la durée hebdomadaire de la mission. De plus, la structure d’accueil verse au volontaire une prestation en nature ou en espèce d’un montant de 100,46 €, correspondant à la prise en charge des frais d’alimentation (fourniture de repas) ou de transports.

Cette prestation peut être versée de différentes façons (titre repas, accès à la cantine, remboursements de frais, etc.)
Par ailleurs, les jeunes, bénéficiaires ou appartenant à un foyer bénéficiaire du rSa, ou titulaire d'une bourse de l'enseignement supérieur au titre du 5e échelon ou au delà bénéficient d’une majoration d'indemnité de 100,64 € par mois.

Au total, selon les situations, les volontaires en Service Civique perçoivent entre 542,46 € et 641 €/mois. Le bénéfice de l’aide au logement est conservé pendant le Service Civique. - Service Civique

Fort bien ! Sauf que, comme nous l'apprend le site Lyon Capitale : " .... / ... A Lyon comme un peu partout en France, des volontaires n’ont toujours pas été payés ... / ... "

Encore un problème de caisses vides ou de rigueur budgétaire ?

Non, puisque si l'on en croît le communiqué de presse du 30/09/10, du ministère de tutelle de l'agence, le ministère de la jeunesse et des solidarités actives : " ... / ... Voté en mai dernier, le budget 2010 de l’Agence du Service Civique est fixé à ce jour à 26,3 Millions d’Euros. Il comprend : 24,13 Millions d’Euros de crédits pour l’accueil et les indemnités de mission des jeunes en Service Civique et 1,7 Millions destinés au fonctionnement de l’Agence du Service Civique "

Quelles sont alors les raisons avancées ?

Selon LyonCapitale : " ... / ... La difficulté de mise en place du tout nouveau système serait à l’origine du blocage. L’engorgement de l’institution qui croulait sous les demandes aurait aussi été un facteur aggravant pour la gestion des dossiers. Selon Marion Sessiecq, déléguée territoriale de l’AFEV sur Lyon, ce serait simplement le fait de lourdeurs administratives ... / ... Contactée directement par LyonCapitale.fr, l’Agence du Service Civique assure par la voix de son directeur Jean-Benoit Dujol que tout rentrerait dans l’ordre d’ici la fin de la semaine voir « le début de la semaine prochaine ... / ... "

Du côté des volontaires, la situation est parfois dramatique : " ... / ... Charlotte, étudiante et volontaire à l’AFEV, a eu de gros problèmes financiers. « J’ai eu des problèmes avec ma banque (…) j’ai failli être interdit bancaire » nous explique-t-elle. Pour aider leurs volontaires, les associations ont mobilisé leurs fonds. À l’AFEV, Charlotte a eu une avance de 400. Sa collègue Pauline a elle aussi été au bord du gouffre financier mais elle a pu être soutenue par son entourage : « j’aurais été toute seule, j’aurais eu de vraies difficultés ». De son côté Unis-cité en Rhône-Alpes a octroyé 200 euros à tous ses volontaires ... / ... "

Donc un départ en fanfare pour ces "missions valorisantes" définies de la façon suivante sur le site du gouvernement : " Ce type d’action est pleinement reconnu dans les cursus d'enseignement secondaire et universitaire et dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Une valeur ajoutée indéniable dans un curriculum vitae."

Alors, que demande le peuple des 16 à 25 ans volontaires pour le Service Civique, De l'argent ?

Martin Hirsh a bien du batailler contre Jean-François Copé pour éviter de perdre ses 9.200 euros net par mois comme de président de l'Agence » du service civique - La Tribune

Alors, jeunes volontaire, un peu de patience et surtout de l'enthousiasme que diable !

http://www.service-civique.gouv.fr

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 18:30

AU TROT

 

HERR RATZEPUTZ

 En retard de gains. Pour spéculer !

 

ILARIA JET

 Le Prix du Bourbonnais en tête !

 

PALMYRE

 Pour les gros quintés et si déferrée des quatre.

 

RAPIDE LEBEL

 La Finale du GNT ne va pas lui échapper.

 

REINE DE MELLERAY

 A de la marge au monté dans sa catégorie.

 

REVE DE BEYLEV

 Estimé, peut revenir après un "coup de mou".

 

RHUM COCA

 Du potentiel pour briller aussi sur la grande piste.

 

RIGLORIEUX DU BOIS

 Atout fraîcheur pour cette fin d'année !

 

ROSE DE BRETEIL

 Va briller dans les quintés pour femelles.

 

ROSE D'ACADIE

 Délicate mais douée. Méfiance.

 

ROYALE ACTION

 En évident retard de gains. Estimée.

 

ROUGE VIF

 Annoncé sur le retour. Un drôle de cheval.

 

ROUTARD BOY

 Yves Dreux m'en a toujours dit du bien.

 

RUSH DE CHENU

 Doit très bien faire au monté.

 

SASSEL

 Un nouveau venu chez Guarato ! Abonnez-vous.

 

SCIPION DU GOUTIER

 Le crack va revenir en vue du Cornulier.

 

SIRELLA

 Ménagée en vue de cet hiver. A suivre de près.

 

SOGO

 Pour les beaux quintés. S'est bien étoffé.

 

SOUMOULOU

 Vise la Coupe des 4 ans le jour du GNT.

 

SOURIRE DE VOUTRE

 De très gros moyens au monté.

 

TABRIZ DE VANDEL

 L'un des jeunes espoirs de Duvaldestin.

 

TCHAO DE LOIRON

 Estimé et limites totalement inconnues.

 

TEAM WINNER

 Bien né et taillé pour la grande piste.

 

THOMAS DE SEVRES

 JMB l'aime bien. Peut gagner plusieurs courses.

 

TISON MADRIK

 A suivre dans la Coupe des 3 ans. Un "bon".

 

TORINO D'AUVILLIER

 Sera dur à battre dans le Critérium. Le n°1 ?

 

TOSCANO

 Un bon cheval, a suivre sans hésiter.

 

TRIOMPHE CASTELLE

 Une possible révélation au monté.

 

UNCARING

 Sébastien Guarato en dit du bien…

 

UNIVERS TURGOT

 Peut-être le meilleur de sa génération

 

 

Bons jeux a vous tous.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:30

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, les territoires d'outre-mer ont commencé à recevoir la télévision numérique, deux ans après le lancement de ce dispositif en métropole. Un événement marqué par le déplacement à la Réunion de Marie-Luce Penchard, ministre de l'outre-mer, Rachid Arhab, membre du CSA, et Rémy Pflimlin, président de France Télévisions. Pourtant, l'accueil des Ultramarins n'est pas très enthousiaste : la TNT dans les DOM-TOM n'est composée que de dix chaînes, contre dix-huit en métropole. Une situation vite qualifiée de "TNT au rabais" par des téléspectateurs mécontents de leur différence de traitement vis-à-vis de la métropole.

Le paysage audiovisuel des DOM-TOM est en effet spécifique. Selon les territoires, les habitants ne peuvent recevoir en analogique que de une à quatre chaînes. Si certaines d'entre elles ne proposent que des programmes locaux, d'autres, comme Antenne Réunion, ou Tempo (groupe RFO), diffusent une sélection de programmes issus de TF1, M6 ou France Télévisions. Pour étoffer leur éventail de programmes, les téléspectateurs d'outre-mer n'ont d'autre choix que de souscrire à d'onéreux bouquets de chaînes diffusés par satellite ou ADSL, comprenant les chaînes diffusées gratuitement en métropole.

L'arrivée de la TNT faisant donc espérer la diffusion gratuite de TF1, M6 ou Gulli pour tous les Ultramarins. Douche froide lors du dévoilement du bouquet de chaînes numériques : seul le groupe France Télévisions est présent (France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô, France 24, Arte, RFO, rebaptisé Première), avec une ou deux chaînes privées locales. Les chaînes privées métropolitaines, de TF1 à NRJ12 en passant par BFM, brillent elles par leur absence. Seront-elles présentes lors du passage au tout numérique, qui s'accompagnera d'un nouveau bouquet de chaînes, fin 2011 ? Rien n'est moins sûr.

RÉSISTANCES DES CHAÎNES PRIVÉES MÉTROPOLITAINES ET LOCALES

Selon un rapport (PDF) du CSA datant de mai 2008 remis au gouvernement, les chaînes privées métropolitaines ne trouveraient aucun intérêt financier à se lancer dans la diffusion numérique en outre-mer. "Les chaînes privées métropolitaines ne manquent pas d'insister sur le prix de l'acheminement de leurs programmes sur place, en sus du coût de leur diffusion, sur la nécessaire détention des droits outre-mer des programmes, sur les coûts du traitement du décalage horaire, c'est-à-dire sur autant de dépenses qui ne pourront être compensées par un accès aux ressources d'un marché publicitaire dont l'étroitesse interdit, dans l'immédiat, tout espoir de recettes", note Alain Méar, membre du conseil du CSA.

Autre source de résistance, les chaînes privées locales dont la grille des programmes est composée à près de 70 % par des émissions issues de TF1 ou M6, comme Antenne Réunion, qui "perçoivent et vivent [l'arrivée des chaînes privées métropolitaines] comme la chronique d'une disparition annoncée", ce qui "rend difficile, sinon impossible, toute tentative d'incitation à une réflexion sur une éventuelle évolution du format de ces chaînes vers davantage de proximité et donc plus de productions locales de qualité".

"DÉMARCHE PRAGMATIQUE"

Face à ses contraintes, le CSA a donc décidé d'opter dès 2008 pour une "démarche pragmatique (...) adaptée aux spécificités ultramarines", afin que "l'avènement de la télévision numérique [fasse] l'objet du plus large consensus possible, gage de sa réussite". Le lancement des chaînes numériques se ferait donc selon trois vagues successives. La première, qui a été lancée le 30 novembre, comprend donc les chaînes du groupe France Télévisions ainsi que quelques chaînes locales. La deuxième vague comprendrait d'autres chaînes locales, préexistantes ou non, qui émettront auprès du CSA leur souhait d'être présentes sur la TNT, ainsi qu'une ou deux chaînes en HD.

La dernière vague, qui aurait lieu après le passage au tout numérique, donc en 2012, concernerait les "chaînes privées gratuites de la TNT métropolitaine, qui d'ici là auront pu revoir leurs positions quant à l'opportunité de leur présence outre-mer, et, le cas échéant, d'un appel dédié aux ultimes nouveaux projets locaux, dont une consultation préalable aurait permis de déceler l'existence". La présence future d'une offre TNT identique à celle de la métropole semble bien hypothétique.

Chloé Woitier

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:30

Les caisses de l’Etat sont vides ? Mon c... !

Si les caisses de l’état sont vides, c’est pas parce que l’argent en sort, c’est parce qu’il n’y entre pas.

« Cette nuit, docteur, j’ai fait un rêve étrange : je remontais à pied le lit asséché de ce qui semblait avoir été une large rivière. Au long des berges mortes, on pouvait deviner qu’une végétation luxuriante avait poussé ici et qu’une verte vallée remplaçait autrefois le désert dans lequel je m’assoiffais. Au détour d’une colline, en amont, je finis par apercevoir, au loin, qu’un immense barrage bloquait fermement l’entrée de la vallée. Un village du tiers monde, miséreux, délabré, était blotti au pied de celui-ci. »

 - Ah ah, gontinuez, fit le docteur, ça m’a l’air très zexuel, tout za. Rivière + barrage = zexe. Blocache pzygologique. Z’est limpide.

« Les pauvres maisons étaient regroupées au pied de l’immense mur de béton, écrasées par son imposante masse. Je compris bientôt la raison de cet inhabituel regroupement. Au centre du barrage, planté à même la paroi à hauteur d’homme, se trouvait un petit robinet fermé, tout simple. Il donnait dans un abreuvoir à sec. Ce robinet était le seul point d’eau du village, l’endroit où tous les habitants venaient chercher l’eau pour se désaltérer et irriguer leurs maigres récoltes. »

- Ah, ah, betit robinet,  métaphore zexuelle, très pien ! fit le docteur.
A ce moment, je crus bienvenu de lui préciser une ou deux choses :

- Bon, écoute-moi, Toubib : comme c’est moi qui paye la séance alors c’est moi qui cause, toi tu te tais et t’écoutes ou sinon je t’enlève un euro par mot que tu prononces, c’est pas parce que t’es psychamachin que je vais me laisser marcher sur la langue. »
(J’ai un rapport très dynamique avec les représentants de cette illustre profession) Je poursuivis donc :

« Tandis que j’allais me désaltérer, un Mexicain sortit d’une maison et se dirigea vers moi. Il ressemblait à une sorte de François Fillon moustachu :
- Hé, dites donc, faut pas vous yêner, vous croyez qué c’est gratouit ? »
- Ah ah, gratuit, l’archent, z’est le caca de vous… interrompit le docteur, za ze précise !
D’un geste éloquent, je saisis sa lampe de bureau ; il se tut. Je repris :

« Je répondis au Francisco Fillón que je voulais juste étancher ma soif.
- Il n’y a plous rien, les cuves sont vides, lé village est rationné. Il n’y a plous d’eau. Ils gaspillent trop.
Les villageois s’étaient peureusement regroupés derrière lui en ânonnant : plus d’eau, on gaspille trop.
- Ils gaspillent trop, n’ouvrez pas cé robinet. Il faut rationner. Il n’en reste plous.
- Le village est rationné ? Vous êtes cons ou quoi ? Et ça ? fis-je, en indiquant du doigt le sommet du barrage.
Il ignora mon geste.

- Yé souis le gardien dou robinet, je travaille pour le barrage. Je vous dis qu’il n’y a plous d’eau. C’est comme ça. Ne discoutez pas.
- Vous êtes tous mabouls dans ce bled ou quoi ? fis-je, pourquoi ne prenez-vous pas un peu de l’eau qui se trouve de l’autre côté du barrage ? Il doit y en avoir des milliards de mètres cubes ? Allez, laissez-moi ouvrir ce putain de robinet.
- C’est pas à nous. On né peut pas. C’est comme ça. C’est obligé. Il n’y a plous d’eau qui reste pour eux. Ils gaspillent trop. Privilégiés. Les cuves sont vides.
Il avait l’air sérieusement atteint lui aussi. Je repris mon sang-froid pour essayer de lui expliquer calmement ma façon de voir les choses.
- Vous êtes en train de me dire que vous etes assez débiles pour nourrir de soif au pied d'un barrage'- C’est pas à eux. On né peut pas. Ils gaspill…
- C’est bon, Coco-Perroquet, j’ai compris. Et cette eau, elle est à qui, alors ?
Le Fillon me regarda, interloqué et les villageois éclatèrent de rire :
- Ben, elle appartient au barrage, pardi… vous sortez d’où ?
- Et le barrage ?
- Ben, lé barrage, il appartient à... heu... au barrage aussi !
Les villageois reculèrent instinctivement en disant : barrage, sacré, barrage, pas toucher...

 Le docteur, n’y tenant plus, intervint :
- Ah ah, fictoire : z’est bien zexuel : le betit robinet, le bénis, tout est là : néfrose ! Le barrage, za représente la femme et…
Je descendis du divan et mis mon visage à un centimètre du sien :
- Tu vas la fermer, oui, Sigmund ? Elle n’a rien à voir avec les femmes, ma névrose !
- Pourquoi ?
- parce qu’elle a à voir avec le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, que j’ai lu hier. Et ben figure-toi que les exonérations fiscales dont bénéficient les entreprises, c’est CENT SOIXANTE DOUZE MILLIARDS d’euros. Pour te donner une idée, ça fait DIX-SEPT fois le déficit actuel des caisses de retraite. Si tu ajoutes, les excès de rémunération du capital et les paradis fiscaux (40 à 50 milliards d’euros), tu te rends compte que si les caisses de l’état sont vides, c’est pas parce que l’argent en sort, c’est parce qu’il n’y entre pas.
- Et ?
- Et ben, les villageois, dans mon rêve, c’est nous.
- Ah ? Et le barrache ?
- Devine.

 

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Publié dans la Mèche N°12

 

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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