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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 17:56

 

 

Et voici qu'en parcourant le compte rendu du  match de foot  ayant opposé  Le stade Lamentinois au club "saintois" de  l'Ajss ,le France -antilles nous livre  la liste  de nos prestigieux joueurs frustés de leur resultat  nul de  zéro pointé:

 

 

-BABEL

-COICOU

-COPOL

-ENGOULVENT

-GERMAIN

-LACROIX

-LAFORTUNE.F

-LAFORTUNE.M

-LAMA

-LIKION

-MICHINEAU

-TALBOT

-VALERIN.

 

Sans oublier l'entraîneur -joueur ARBAU.

 

Comment ose t'on encore parler d'équipe saintoise de l'AJSS?

 

Les responsables actuels du club ont ils renoncé à ce point aux motivations et aux objectifs que s'étaient fixés ses membres fondateurs?

 

 

Cette pratique sportive   mercantile et de débauche pour former une équipe de foot balleurs  sans références patrimoniales et territoriales -à la hauteur des seules ambitions d'un politicien aussi obtus que perspicace- est contraire à l'éthique qu'elle prétend servir.

 

Les saintois qui aiment les phases de jeu alliant engagements moraux et athlétiques ne se reconnaissent plus dans cette selection municipale de m'as tu vu ;et ils ont mille fois  raison de déserter les tribunes du stade de Marigot

 

J'ose espérer que la mascarade à laquelle nous assistons depuis quelques saisons prendra fin un jour.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 13:44
La peur d'intervenir en public, une réaction humaine

Pour bon nombre de personnes, il n'est pas facile de prendre l'initiative de s'exprimer devant un groupe de personnes réunies surtout si cela n'entre pas dans leurs traditions. L'émotion les étreint et ils se mettent parfois à balbutier ou à parler de manière précipitée. Avoir le trac n'est pourtant pas quelque chose d'entièrement négatif. En fait, la peur que ces personnes ressentent témoigne de leur volonté, mal exprimée peut être, de bien faire. Elle démontre également qu'elles tiennent compte de la présence des autres dans leur prise de parole. Par ailleurs, la peur face au public est une *émotion commune à tous*. Qui en effet est immunisé contre ce sentiment ? Les acteurs malgré leur habitude du public ont souvent le trac. Avant de monter sur scène, des musiciens éprouvent de la crainte. En réalité la peur qui paralyse quand on est sur le point de s'exprimer en public est toute naturelle. Le plus important est d'arriver à
se [rendre maître d'elle avant qu'elle ne contrôle la quasi-totalité de nos réactions].  

Prendre la parole en public

Ceux qui ont la hantise de parler en public peuvent nourrir l'espoir de devenir des orateurs sûrs d'eux. En effet, des méthodes accessibles à tous leur permettront de développer l'aisance de parole en public.
Il s'agit entre autres de :
-*de prendre l' habitude de s'exprimer en public ;
-*de maîtriser son sujet ;
-*d'apprendre à se libérer du stress juste avant son intervention ;
-*de faire de l'humour ;
Voyons en détail ce que tout cela implique.

S'exercer à parler en public

Pour acquérir la capacité de parler sans peur devant le public, il faut *prendre l'habitude de s'exprimer* devant des groupes plus restreints. Les réunions familiales ou les invitations entre amis constituent d'excellentes occasions de le faire .Lorsque la possibilité vous est donc offerte durant ces réjouissances de dire quelques mots, considérez la comme une occasion de progresser au lieu de décliner poliment l'offre. Il existe d'autres moyens de gagner en assurance. Rejoindre par exemple un club d'orateurs amateurs où les possibilités de s'habituer à parler au public sont nombreuses. Dispenser également des cours éducatifs à des apprenants permet à la longue de mieux contrôler ses émotions.

Bien maîtriser son discours

Une des clés essentielles d'une bonne présentation devant un auditoire est une *excellente maîtrise du sujet*. Oui, il est essentiel de connaître à fond le sujet qu'on va développer. Pour cela, il faut s'appliquer à étudier notre intervention dans tous ses aspects. En outre, en présence d'amis, la répéter plusieurs fois pour bien s'imprégner de toutes les idées qu'elle contient. Cependant durant les répétitions, il est bien de se projeter dans le temps et de se représenter, en train de parler avec assurance et sang-froid à une assistance sous le charme. En effet, quand on est bien préparé, confiant donc délivré de pensées défaitistes, le trac ne tarde pas à battre en retraite.   

Évacuer tout stress

Ici nous sommes sur le point de débuter l'intervention. Mais le stress se manifeste encore en nous. Il faut impérativement l'évacuer au risque de gâcher notre introduction. Pour y arriver, une méthode simple. [Respirer profondément] durant quelques secondes. Cette action a l'avantage de réduire la pression du sang et d'accroître notre assurance. Ensuite, souriez lorsque vous vous mettrez à parler. Cela vous décripsera encore davantage. Durant toute votre intervention, restez concentré sur votre développement. Peu importe si certains manifestent leur désaccord par des mouvements de tête, c'est leur droit, mais vous contentez-vous de transmettre fidèlement votre message. Les contradicteurs pourront toujours poser des questions à la fin de l'exposé. Un conseil toutefois, ne restez pas immobile pendant l'intervention mais bougez dans la mesure du possible. Non seulement cela rendra vivant votre discours mais en plus vous manifesterez de la
sérénité.

De l'humour parfois pour détendre l'atmosphère

Voilà une astuce qui annihile la peur et contribue à détendre pleinement l'atmosphère. Émettre une petite plaisanterie à un moment convenable si le discours s'y prête. Il est possible de s'y risquer si après avoir posé une question facile à l'auditoire, personne ne daigne répondre. Mais le discernement est nécessaire quand on recourre à cette méthode. Ainsi donc parler en public n'est plus une montagne à gravir.
auteur:Romaric
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 06:16
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 18:30

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, s'est exprimé sur Europe 1 à la sortie de l'hôpital du Val-de-Grâce. Retrouvez son interview.

Comment vous sentez vous?

"Je vais bien après trois jours d’examens approfondis, qui ont donné un bilan satisfaisant qui me permet de sortir. D'une certaine manière c'était une cure de repos obligatoire. Mais je vais quand même prendre quelques jours de repos parce qu'il faut être un peu sérieux avec sa santé. On se croit invulnérable, on se croit en pleine forme, et d’ailleurs on l’est sans doute. Et puis il suffit d’un rien, d’un coup de fatigue, d’avoir tiré sur la corde pour qu’un pépin arrive et à ce moment-là, vous découvrez beaucoup de choses : que vous êtes plus fragile ou un être fragile autant qu’un être fort et puis vous découvrez l’extrême compétence des médecins du système de santé, vous découvrez l'extrême gentillesse des gens, j'ai reçu des centaines et des centaines de messages touchants et émouvants c'est l'occasion pour moi de leur dire merci.

Nicolas Sarkozy a été un des premiers à prendre de vos nouvelles?

Le président de la république m'a appelé très gentiment, il a lui même des souvenirs dans cet hôpital puisqu'il a eu un épisode du même genre, il l' a fait tout a fait gentiment et François Fillon aussi et Martine Aubry aussi et la plupart des responsables politiques français et puis beaucoup de femmes et d'hommes qui simplement avaient envie de dire qu'ils pensaient à moi et au souci de mes proches

Que s'est il passé exactement?

Les médecins ont un nom très savant pour qualifier ce que j'ai eu, ils appellent ça un ictus, le miens était léger, c'est à dire une chute brutale de l'attention et de la mémoire alors que vous êtes en pleine forme. Il y a beaucoup de gens chez qui cela va vers une disparition complète de la mémoire, une mise entre parenthèse comme s' il y avait quelque chose qui disjonctait dans l'attention et dans la mémoire.

Le miens était léger mais ça fait une drôle d'impression parce que si c'est dans la vie, dans la rue, dans votre famille ça passe, quand vous êtes sur un plateau de télévision c'est plus compliqué donc j'ai géré ça comme j'ai pu en m'accrochant et puis voilà.

En sortant de l'émission, j'ai essayé de me persuader qu'il ne se passait rien,je me suis quand même rendu compte qu'il fallait faire quelque chose, donc j'ai filé au Val de Grâce sans même prendre le temps de passer chez moi

C'est ce qui explique votre accrochage avec Yann Barthès?

Non, non mais je sentais qu'il se passait des choses bizarres, et donc les journalistes et Yann Barthès n'y sont pour rien du tout. En vérité, çela a commencé avant, pendant un éditorial que Jean-Michel Apathie faisait, et tout à coup tout cela m'a paru fort étrange et bizarre. Je ne comprenais pas ce qu'il disait, ni à quoi il faisait allusion. Je me suis dit que je ne pouvais pas quitter le plateau.

Ce sont des choses qui arrivent dans une vie, alors ce qui est rassurant, c'est que toutes les notices médicales disent que c'est une chose qui arrive une fois dans une vie et que ça ne se reproduit jamais".

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:03
Fausse Une de Journal
Fausse Une de Journal Jean antoine
Joyeux belenus
Fausse Une de Journal
Fausse Une de Journal
Idées Cadeaux de Noel avec Cadeaux.com
Barre grise
Jean antoine

Poursuivi par les paparazzi, vous vous cachez derrière vos lunettes de soleil... Depuis que vous faîtes la une, tout le monde vous adule !

Les autres idées cadeaux adulés sont ici :
Puce verte Cadeaux Noël
Puce rose Cadeaux femmes
Puce bleu Cadeaux hommes
Puce rouge Cadeaux enfants

 

 

 

 

Je viens de recevoir un mail m'indiquant  avoir été elu homme de l'année.Vous qui me connaissez avouez que c'est du foutage de gueule.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 18:30

La justice tombe toujours du coté ou elle penche et croyez moi je ne suis pas l'heureux bénéficiaire, ni vous non plus qui me lisez..

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 18:30

Le coq gaulois : oraison funèbre

Lardé de coups depuis plus de deux mille ans, son panache multicolore aujourd’hui en berne, le coq gaulois vit-il ses derniers instants ? C’est du moins ce que semblent souhaiter dans un touchant cri du coeur le philosophe mondialiste (1) et l’archéologue historien (2). Dès lors, il me revient, de par ma filiation génétique, culturelle et spirituelle, de prononcer les premiers mots de l’oraison funèbre.

Chère Bibracte,
 
 Tu es née dans le berceau d'un pays fortuné que nous appelons aujourd'hui "la Bourgogne". A quel moment ? Nul ne le sait vraiment. Hécatée de Millet te connaissait sous le nom de Nuerax, Diodore de Sicile sous celui d'Alésia, César et Strabon sous celui de Bibracte, le rhéteur Eumène sous celui d'Augustodunum, et aujourd'hui, nous ne te connaissons plus que sous l'appellation anonyme de Mont-Saint-Vincent. Bien avant cela, le poète Pindare te donnait un passé millénaire lorsqu'il évoquait le vent du nord qui descendait des montagnes neigeuses au pied desquelles vivait ton mystérieux peuple hyperboréen.
 
Dans ton éloignement d'au-delà des montagnes, en résonance avec l'Auvergne, tu as fait fantasmer l'imagination des poètes de la Grèce antique : les titans, Atlas soutenant le monde, ses filles, nymphes du couchant, et le jardin des Hespérides aux pommes d'or. Dans ton continent perdu, Platon a placé son Atlantide comme dans une île entourée d'eau et de hautes montagnes ; et d'autres poètes y ont imaginé les champs élyséens et le lieu des enfers ou des bienheureux.
 
Hécatée donna à tes habitants le nom de Celtes et ce nom s'est répandu dans l'Europe entière, la fécondant de ton étonnante culture druidique. Tu as connu le peuple biturige qui, pour la première fois au monde, réalisa pour toi l'étamage des métaux (3). Désormais appelée éduenne, ta cité s'étendit sur une vaste région. Ta puissance s'étendait au-delà de la Celtique et ton rayonnement sur l'Europe entière.
 
 Le bouillonnement des idées qui agitaient le Proche-Orient avant le début de notre ère, comment aurais-tu pu l'ignorer ? Après les Cananéens, voilà que tu accueilles une colonie juive que tu installes à Gourdon, sur une hauteur proche. Merveilleuses fresques de Gourdon où la diaspora, à peine arrivée, raconte à la fois son histoire et ses espérances. Son histoire dans la baleine de Jonas qui s'est échouée sur les bords de la Saône recrachant sur la terre paradisiaque de Bourgogne les hardis navigateurs venus de Palestine. Ses espérances dans la venue d'un messie guerrier, nouveau David, du nom de Cléopas qui se fondra assez rapidement dans le Jésus des évangiles.
 
En même temps que se répandent sur la Gaule et sur l'Europe les temples et les églises de ta nouvelle religion, ta civilisation judéo-chrétienne embrase et enflamme le monde antique car si la Gaule doit beaucoup à Rome, Rome doit beaucoup à la Gaule.
 
Augustodunum, la cité consacrée au Dieu auguste du ciel.
 
O toi, très sainte cité, qui préféras, plutôt qu'à Auguste ou César, consacrer ta hauteur au Dieu auguste du ciel, n'est-ce pas aujourd'hui le moment ultime pour lever le voile qui te recouvre encore ?
 
Si l'on se fie au témoignage public, c'est sur ta hauteur que l'aïeul du rhéteur Eumène dispensa ses cours. D'après la tradition, il y enseignait encore à l'âge de plus de quatre-vingts ans. Né à Athènes, il avait obtenu pendant de longues années une grande célébrité dans la ville de Rome, mais il se fixa dans ta cité dont les habitants lui avaient paru aimer sérieusement les sciences, attiré d'ailleurs qu'il était par un culte de vénération pour ce sanctuaire (4).
 
Vers l'an 260, tu vis naître Eumène, ce célèbre rhéteur connu par ses panégyriques adressés aux princes et aux empereurs. Tu le vis professeur des Ecoles. Tu en vis un autre, secrétaire au palais impérial.
 
Vers l'an 300, si l'on en croit la description qu'Eumène fait de toi, l'enceinte de ta ville en forme de courbe, avec ses deux extrémités garnies de tours, semblait avancer ses deux bras pour recevoir Constantin (5).
 
Qu'ils auraient pu être beaux les bâtiments rénovés de tes écoles moeniennes, bien placés sur le passage des invincibles princes quand ils t'honoraient de leur visite, bien situés, pour ainsi dire, entre les deux yeux de la cité, entre le temple d'Apollon et le Capitole
Le voisinage avec ces deux divinités en rendant ce sanctuaire plus  vénérableble etait un nouveau motif pour le réparer dans toute son étendue. Et en effet, il n'était pas convenable que les deux très beaux temples de ta ville soient défigurés par les constructions en ruines qui se trouvaient au milieu.J'insiste sur cette pensée ; car il me semble que le premier constructeur des écoles moeniennes leur a réservé cet emplacement afin qu'elles fussent soutenues par les étreintes bienveillantes des deux divinités voisines ; et telle est en effet la position de cet auguste sanctuaire des lettres que d'un côté Minerve, fondatrice d'Athènes, le protège de son regard, et de l'autre Apollon, entouré des Muses. Cette reconstruction, placée au front même de la cité, touchera de chaque côté à ces deux temples ô combien remarquables.(6). (NB. Il se peut que le capitole soit plutôt à rechercher du côté du temple de Minerve que je suppose, là où se dresse actuellement un petit château 
(Sacrovir). Rappelle-toi l'an 20, quelques trois siècles plus tôt, lorsqu'au temps de ta splendeur, ta ville bruissait encore d'une ardente jeunesse. Les enfants des plus grandes familles des Gaules venaient là pour y poursuivre des études nobles. Enrôlés, armés par Sacrovir, côtoyant des hommes issus de la classe servile destinés à la gladiature, ils se soulevèrent contre Rome et partirent au combat. Parmi les survivants, ceux qui étaient restés fidèles à Sacrovir s'entretuèrent entre eux, étonnant sacrifice druidique (7).
 
(Vindex). Rappelle-toi l'an 68, lorsque sortant de l'ancien palais des rois gaulois, Vindex se dirigea vers ta tribune aux harangues pour prononcer contre Néron le fameux discours qui allait enflammer les deux tiers de l'empire (8). Car Vindex, le justicier, était gouverneur, non pas de l'Aquitaine, mais de la Lyonnaise et il ne siégeait pas à Lyon mais dans ton palais. Au même moment, Jean de Gischala proclamait son Apocalypse révolutionnaire en Palestine (9) et se dirigeait vers Jérusalem pour s'emparer de la Ville .
 
(Les empereurs gaulois). Rappelle-toi Victorinus qui, en 269, succéda à Postumus, le sauveur des Gaules. Empereur très énergique et d'un grand mérite (10) mais malheureusement trop porté vers les femmes (11). Assassiné à Cologne, sur le front du Rhin. Et sa mère Victoria qui résista au putsch des Gaulois rebelles de Trêves, lesquels étaient venus t'assiéger jusqu'à franchir les portes de ton territoire. Victoria Augusta à laquelle les soldats avaient décerné le titre de "mère des camps" (12).
 
(Le dernier sursaut gaulois). Souviens-toi du lète Magnence qui fut nommé empereur à l'issue d'un grand banquet donné dans une salle de ton palais, et alors qu'il s'était absenté un instant pour se rendre aux toilettes (13) et de Marcellinus, ton préfet qui trouva la mort à Mursa à la tête de ton armée (14). Un véritable Waterloo, une défaite pire que celle d'Alésia... en 351.
 
En 357, tes murailles pourries de vétusté ne pouvaient plus dissuader une troupe errante de barbares de tenter sur toi un coup de main de nuit. Ils avaient neutralisé les soldats qui se trouvaient au rempart, mais les vétérans qui veillaient les avaient repoussés par une action d'ensemble. Ce sont en effet, souvent, les actions désespérées lancées en tout dernier recours qui sauvent les situations les plus critiques. Julien César siégeait alors à Vienne dans une ville agréable et confortable. Il se mit aussitôt en campagne. (15)
 
(Les Burgondes). Vers 472, le comte qui te gouverne s'appelle Attale. Sidoïne Apollinaire est comte d'Augnemetum, à Gergovie, sur la hauteur du Crest. Il lui écrit ceci : J'ai appris avec joie que tu gouvernais la cité des Eduens et je m'en réjouis d'autant plus pour quatre raisons : la première est que tu es un ami, la seconde que tu es juste, la troisième que tes mœurs sont irréprochables, et la quatrième que tu es notre voisin... (16). Vont lui succéder d'autres comtes puis des maires du palais.
 
Alors que l'empire romain s'effondre, tu cherches un sabre. Les Eduens envoyèrent des ambassadeurs aux Burgondes pour les inviter à venir s'établir chez eux, avec leurs femmes et leurs enfants, en leur promettant de les affranchir des tributs qu'ils payaient.(17)
 
Tu les installes en Segaubodia/région de Soing, au sud-ouest de Vesoul, en avant de ton dispositif défensif (et non pas en Savoie). Avec Gondebaud, Sigismond, Godomar c'est la grande saga des Burgondes qui commence et le grand conflit avec les Francs.
 
En 534, après un siège de près d'un an, tes adversaires te prennent d'assaut (18). A la grande saga des Burgondes suit la grande saga des Francs... Gontran, Brunehaut, la chanson épique des Nibelungen.
 

(Les comtes de Chalon). Puis tu deviens le nid d'aigle des très puissants comtes de Chalon, Childebrandt, frère de Charles le Martel, Guérin, chef de guerre de Louis-le-Débonnaire, Richard le justicier, premier duc de Bourgogne, Guillaume des Barres, héros de la bataille de Bouvines...

 
Ton dernier comte qui résiste au royaume de France tout en se rapprochant de l'empire germanique se heurte à la puissante abbaye de Cluny protégée par le pape. Louis VII le Jeune en profite et, en 1166, il envahit la Bourgogne en laissant commettre des exactions épouvantables. On te pille, on te brûle, on te tue, on rase ton merveilleux et très antique château. On t'enlève ta mémoire.
 
En 1789, la fureur des révolutionnaires s'acharne de nouveau sur ton site historique. On te vole encore, on mutile tes statues et tes sculptures. On abat ton clocher. On fait un autodafé de tes archives. Après s'être appelé Nuerax, Alésia, Bibracte, Augustodunum, montagne de la Sainte Croix, le Belvédère, tu prends le nom de Mont-Saint-Vincent.
 
De profondis ! Que la paix soit sur toi !
 
Emile Mourey, le 13/12/2010.
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 19:01

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 18:30

On le dit isolé et concurrencé au centre ? François Bayrou contre-attaque et dévoile son programme pour 2012.

 

François Bayrou, qui sera réélu dimanche président du MoDem, veut «proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire». (Nicolas Reitzaum/Le Figaro Magazine)
François Bayrou, qui sera réélu dimanche président du MoDem, veut «proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire». (Nicolas Reitzaum/Le Figaro Magazine)

 

Le Figaro Magazine Les crises se succèdent en Europe. Trouvez-vous les dirigeants européens à la hauteur des enjeux?

François Bayrou - Les dirigeants européens se révèlent faibles, désorganisés et confus. Il n'y a pas de cap clairement fixé, qui rassure les citoyens et les acteurs économiques. Cette indécision augmente les dangers de la crise.

Que faudrait-il faire?

L'Union européenne et la zone euro doivent fixer le but à atteindre et la vision à porter: il faut annoncer au monde que l'euro sera défendu envers et contre tout ! C'est une obligation historique: rendre la parole et l'autorité aux décideurs politiques, par rapport à l'univers des décideurs bancaires qu'on appelle «marchés». Il faut donc construire une politique de défense de l'euro autour de la Banque centrale européenne : le premier pas, c'est la mutualisation des emprunts avec la création d'obligations européennes. Les emprunts ne seront plus réalisés par les Etats chacun pour leur compte, mais solidairement par l'ensemble de la zone euro. S'il le faut, pourquoi la BCE, comme les autres banques centrales, ne prêterait-elle pas directement aux Etats? Ce type de soutien créera instantanément trois obligations: renforcer le sérieux de la gestion financière dans tous les pays solidaires, harmoniser peu à peu les fiscalités, choisir les mêmes priorités économiques.

Mais les Allemands y sont opposés!

Il est assez rare que je me trouve en désaccord de fond avec les dirigeants allemands. Mais je n'approuve pas aujourd'hui leur attitude crispée, comme s'il fallait punir ceux qui sont en crise, comme si on leur demandait à eux des aides ou des subventions. On ne leur demande rien de tout cela: on demande une organisation commune du crédit à des pays en difficulté. Je rappelle que dans les années 90, il y a eu une immense polémique en France parce que nous avons accepté des taux d'intérêt très élevés, jusqu'à 12 %, pour rester solidaires, à l'intérieur du système monétaire européen de l'époque, avec l'Allemagne qui construisait sa réunification. A l'époque, j'ai soutenu cette solidarité qui nous coûtait très cher. Tout le monde doit comprendre que nous sommes dans le même bateau. Au lieu de pousser les plus faibles en dehors pour sauver les plus forts, les pays européens devraient s'inspirer de la tactique des troupeaux de bisons pourchassés par les loups: s'ils choisissent la fuite en avant, les plus faibles, les plus jeunes, les malades, ne peuvent pas suivre, ils décrochent, et les loups les dévorent. Si au contraire, ils mettent les plus faibles au milieu et les plus forts à la périphérie pour les défendre, les loups abandonnent la partie. Face aux spéculateurs, dont la condition est de chasser en meute, c'est la seule solution.

Certains militent pour une autre solution: la sortie de l'euro, qui permettrait de doper nos exportations.

Ce serait une catastrophe épouvantable et la misère pour beaucoup de Français, particulièrement les classes moyennes ! La dette française vogue vers les 1800 milliards d'euros. Avec des taux d'intérêt à 3 %, la charge de la dette s'élève à 45 milliards d'euros par an. C'est le premier budget de l'Etat devant celui de l'Education nationale. Si on quitte l'euro, les taux d'intérêt exploseront. S'ils montent à 9 ou 10 % (situation de l'Irlande aujourd'hui), il faudra trouver 100 milliards de plus dans la poche des Français ! Cela équivaut à tripler l'impôt sur le revenu. Les emprunts pour la maison, pour la voiture, deviendront hors de prix. Je me refuse à toute indulgence à propos d'une telle folie.

La France est-elle menacée par la spéculation?

Les propos de circonstance qui laissent entendre que s'il y a le feu chez le voisin, tout va bien chez nous, je ne m'y prêterai pas.

La rigueur prônée par Fillon ne suffira pas à éviter cette menace?

L'idée selon laquelle les efforts sont derrière nous et que les décisions prises suffiront à rétablir la situation est faite pour rassurer. Mais l'heure de vérité viendra.

Que préconisez-vous?

J'ai tout à fait conscience que c'est en période de croissance qu'on peut faire des économies plutôt qu'en période de récession. Mais nous n'aurons pas le choix. Pour rétablir l'état de nos finances publiques, il faudra construire un large consensus national. J'ai alerté notre pays sur ce sujet depuis ma campagne de 2007. Il y a trois directions à suivre, en un plan de cinq ans: le retour à l'équilibre des régimes de retraite et de la Sécurité sociale nous permettra d'économiser 40 milliards; il faudra réduire les interventions de l'Etat à hauteur de 25 milliards et faire une réforme fiscale juste qui permette de trouver 25 milliards supplémentaires. Le but est de rejoindre un seuil de déficits, entre 20 et 30 milliards, à partir duquel - enfin ! - le stock de dettes n'augmente plus. Le bateau ne s'enfonce plus, la croissance peut le remettre à flot. A condition de concentrer les moyens et les efforts sur les deux priorités de croissance pour la France : l'éducation (d'abord apprendre à lire à tous les enfants) et l'emploi (innovation, création, relocalisation des productions sur le sol européen en général et sur le sol français en particulier).

Etes-vous favorable à la suppression de l'ISF?

Je pense qu'on doit non pas supprimer, mais transformer l'ISF en l'incluant dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Affecter un pourcentage du capital détenu par le contribuable (par exemple 0,5 %) à sa base d'impôt sur le revenu, accompagné de la création d'une tranche supplémentaire à 45 %, la combinaison de ces deux décisions suffirait à équilibrer l'opération.

En échange de la fin du bouclier fiscal?

Le bouclier fiscal est une injustice d'Etat. C'est une organisation de la fiscalité dans laquelle - on l'a vérifié au fil de l'affaire Bettencourt - les plus riches payent en réalité proportionnellement beaucoup moins que les plus pauvres, moins qu'un smicard ! C'est une organisation qui rend l'impôt non pas progressif, mais dégressif au bénéfice des plus privilégiés. Le bon sens et l'esprit de justice se révoltent devant un tel montage.

Etes-vous favorable à l'instauration de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels?

Je ne crois pas que le fait d'amoindrir l'autorité des magistrats en les faisant passer pour laxistes soit la bonne solution. Le ministre de la Justice est devant un défi personnel considérable: rendre confiance aux Français dans l'indépendance de la justice alors qu'au gouvernement domine un courant d'opinion qui n'aime pas l'indépendance de la justice. Je n'ai pas de doute sur ses sentiments profonds. Aura-t-il la force de résister? S'il le fait, il remplira une mission historique.

L'espace politique que vous représentez est aujourd'hui encombré pour 2012: Hervé Morin, Jean-Louis Borloo, voire Dominique de Villepin veulent l'occuper.

Il n'y a aucune concurrence possible: le centre est attendu, mais le centre, par définition, c'est l'indépendance par rapport à l'UMP et au PS. Tous ceux qui se sont situés, depuis des années, dans le pouvoir actuel ou sous sa coupe se retrouvent aujourd'hui forclos. En prenant tous les risques - et Dieu sait que cela n'était pas évident - pour bâtir cet espace d'indépendance, j'ai donné aux Français la preuve qu'ils pouvaient avoir confiance.

Ils viennent quand même chasser sur vos terres...

Non. Depuis le premier jour de mon engagement, je défends l'idée qu'il existe bel et bien un autre projet, un autre idéal, une autre pratique de la politique. La voie proposée par le pouvoir d'aujourd'hui, une société d'inégalités et de rapports de force, et celle proposée par la gauche, qui pense que l'Etat doit prendre en charge tous les problèmes de la société, ce sont deux erreurs. Je propose une voie qui s'oppose à ces deux impasses, une voie fondée sur la vérité. C'est pourquoi je me sens proche d'un Pierre Mendès France ou d'un Raymond Barre, d'un Jacques Delors, qui ont fait de la vérité, en économie, aussi bien que dans le social, le socle de leur politique. Comme eux, je pense qu'au fond les choix éthiques sont les premiers choix, les seuls vraiment efficaces en démocratie parce qu'ils sont la condition de la confiance.

Redoutez-vous les candidatures en 2012 de Dominique Strauss-Kahn au PS et d'Eva Joly pour Europe Ecologie?

Personne ne sait qui sera candidat en 2012. Mais ce qui compte, ce n'est pas les concurrents, c'est sa propre force.

Vos critiques à l'encontre de Nicolas Sarkozy ont semblé moins virulentes ces derniers mois.

Il y a un temps, quand tout le monde se tait, quand tout le monde est tétanisé, où la dénonciation est un devoir. J'ai été présent, et en avance, à ce rendez-vous. Aujourd'hui, tous les yeux se sont ouverts. Nous sommes entrés dans un autre temps, où il faut encore être en avance pour proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire. C'est là désormais que je me situe.

Ecririez-vous à nouveau «Abus de pouvoir» aujourd'hui?

A ce livre, je n'ai pas une ligne à changer. Et même parfois, l'actualité donne plutôt envie d'en souligner quelques-unes.

Pourquoi avez-vous voté blanc au second tour de la présidentielle de 2007?

J'avais annoncé que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, parce que je ne voulais pas être de sa majorité présidentielle. Mais le programme et les choix de Ségolène Royal ne me paraissaient à la même époque ni convaincants ni rassurants.

Comment retrouver en 2012 la partie de l'électorat socialiste qui s'était porté sur vous en 2007?

La plupart des gens réfléchissent et jugent par eux-même. Ce n'est pas un parti qui dicte leur choix. L'électeur choisit ce qui lui paraît le plus honnête, le plus juste, le plus entraînant. C'est cela la vertu de l'élection d'un Président par les citoyens, directement, par un choix de femme ou d'homme, en conscience: c'est la seule élection dans laquelle les partis n'ont pas le pouvoir de s'interposer.

Craignez-vous un score élevé de Marine LePen à la présidentielle?

Les votes extrêmes sont la garantie absolue du maintien des pouvoirs et des influences déjà en place, avec tous leurs abus.

Le remaniement a permis de rééquilibrer le pouvoir entre le Premier ministre et le président de la République...

... je n'en crois rien !

Vous ne croyez pas à une nouvelle répartition des rôles?

Ni les institutions, ni le quinquennat, ni la structure de la majorité ne peuvent laisser place à un autre rapport de force, à un Premier ministre qui prendrait le pas sur le Président. C'est une vision journalistique.

Nicolas Sarkozy ne changera pas?

Les hommes ne changent jamais vraiment sur leurs fondamentaux.

N'avez-vous pas l'impression d'être isolé?

Si j'étais isolé, j'aurais disparu. Le combat politique est si âpre qu'il exige aussi de la chaleur humaine. Pendant toutes ces années, j'ai eu deux appuis : une équipe soudée, solide, amicale, et les gestes de soutien des Français. C'est beaucoup.

Mais la nomination attendue de nouveaux secrétaires d'Etat devrait renforcer la présence des centristes au gouvernement!

Je n'ai jamais pensé que des maroquins suffisent à construire l'équilibre, alors des sous-maroquins... c'est dérisoire.

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Published by L'archipélien - dans politique
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:30

Quand vous parlez de cinéma porno, la plupart du temps un sourire égrillard éclaire les chicots de votre interlocuteur. Parce que cela évoque, chez les vieux, ces films circulant naguère sous le manteau et matés en cachette... Et aujourd’hui, cette pléiade d’"oeuvres" en libre service sur Internet, que plus personne ne nie regarder avec un certain intérêt.
Y compris nos compagnes...

Mais au delà des rouleaux de pellicule, des cassettes, des DVD et de la numérisation, gravite toute une économie avec ses financiers, ses managers, ses diffuseurs, ses créatifs et ses artistes. Et, pour mieux atteindre sa cible, cette industrie a choisi d’être en phase avec des contre-valeurs habituellement occultées dans notre société.
Sinon elle ne serait jamais sortie des oubliettes où les convenances d’antan l’avaient reléguée. Et cela peut inquiéter.
Car ses critères de "créativité permissive absolue" recouvrent bien souvent des non-dits inavouables au niveau de l’humain. Etranges pudeurs des pornographes...

L’anthropologue et le pornographe
 
 L’ethnosociologie est une discipline récente transposant à la sociologie expérimentale une méthode courante en ethnologie : l’étude directe, sur le vif, de la vie sociale.
Quafifiée d’interactionnisme symbolique par l’école de Chicago, cette technique d’observation participante, d’entretiens directs et d’utilisation de documents publics, emprunte leur mode opératoire à la phénoménologie sociale et à l’ethnométhodologie.
Il s’agit donc d’observer ce reflet de notre société avec un regard scientifique. Et honni soit qui mal y pense !
 
Mais il ne suffit pas, pour analyser le phénomène, de regarder quelques uns des nombreux films porno tournés depuis plus d’un siècle.
Sinon tous les amateurs de films de cul seraient d’éminents anthropologues pérorant à l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Aussi faut-il passer ce cinéma au filtre des analyses sociétales, c’est-à-dire s’intéresser aux anti-valeurs sousjacentes qu’il colporte, tantôt de façon insidieuse et suggestive, tantôt de manière ostensible et péremptoire.
Des contre-valeurs antinomiques au consensus apparent de notre société sur le respect légitime de l’être humain en général et de la femme en particulier.
 
Entre fortune et misérabilisme
 
D’abord, relativisons une idée reçue : non, la plupart des actrices porno ne sont pas des pauvres filles violées par leur père, ou vendues par quelque immonde trafiquant de chair humaine prospérant en Europe de l’Est.
Beaucoup de ces filles sont issues de la petite bourgeoisie provinciale, voire de la bourgeoisie tout court, et leur niveau culturel est plus souvent proche de bac + 3 ou 4 que de bac - 10.
 
Si certaines peuvent avoir subi, comme dans toutes les couches sociales, des traumatismes graves durant leur jeunesse ou leur adolescence, ceux-ci ne sont pas déterminants dans le choix de cette profession. A la différence de la prostitution.
 
Quant aux revenus... Bien sûr, les grands gagnants sont les producteurs. Mais la concurrence est rude. Et beaucoup de débutants s’y sont ruinés.
Pour les actrices, leur fréquence de tournage résulte de leur renommée. Laquelle dépend autant de leurs courbes que de celle des ventes. Et pour satisfaire un public de plus en plus blasé et exigeant, de ce qu’elles acceptent de subir sans défaillir. 
 
Cela peut aller de quelques centaines d’euros par mois pour une étudiante actrice occasionnelle... A plusieurs milliers (dizaines de milliers) d’euros pour une pro, très bien cotée, parfois intéressée aux bénéfices, et qui accepte tout sans barguigner : du bondage sévère à la sodomie sauvage, du gang bang déchaîné au fist fucking sans limites, de l’humiliation scatologique aux sévices corporels plus ou moins simulés.
Avec toujours en filigane le chantage : "Si tu n’acceptes pas, il y en a d’autres pour prendre ta place !"
 
Et il est vrai que, des amatrices qui veulent se faire un nom et sont prêtes à travailler gratis, aux débutantes qui hantent les innombrables castings X, il ne manque pas de postulantes au miroir aux alouettes...
Je parle d’actrices plus que d’acteurs parce que ceux-ci ne sont que des faire-valoir interchangeables. Saillir sans faiblir est tout ce qu’on leur demande.
 
Le paradoxe d’un machisme qui escamote le mâle  
 
Aussi contrariant que cela puisse paraître aux féministes, ces actrices sont volontaires.
Et les contraintes économiques ne sont pas leur seule motivation. Certaines avouent, lors d’interviews, réaliser ainsi leurs fantasmes et satisfaire leurs perversions.
D’autres, plus simplement, disent que c’est mieux que de bosser au SMIC en usine.
Les plus blasées parlent d’"un métier pas toujours facile au début, mais on s’habitue..."

Il est sûr qu’à 4 ou 500 € de l’heure, avec parfois de beaux voyages offerts, ces conditions peuvent susciter des vocations.
A défaut d’autres raccourcis vers la vie facile tels que le sport, la chansonnette ou la télé-réalité (qui emprunte de plus en plus l’humiliation au porno !)
 
Certes, alors que le film "coquin" de la première moitié du vingtième siècle s’enrobait, de façon hypocrite, d’un zeste de délicatesse, parce qu’on respectait encore certains codes de séduction... Le cinéma X actuel le plus largement répandu ne s’embarrasse plus de ces fioritures.
Il colporte ouvertement une idéologie aux remugles fétides où la femme ne serait qu’une poupée de plaisir à la disposition permanente du mâle et de son inaltérable concupiscence.
 
Pire, dans les non-dits récurrents, il apparaît que la soumission et le viol seraient des aspirations communes à toutes les femmes (au delà du fantasme, mais ceci est un autre débat !) et abuser d’elles serait donc satisfaire leurs désirs inavoués.
On imagine le stimulus que cela peut représenter, dans le processus du passage à l’acte criminel, chez des personnalités mal structurées, influençables, ou des minus habens.
 
Et quoi que l’homme fasse, sans efforts pour plaire ni ébauche de sentiments, sans égards ni préliminaires, elle est supposée être comblée. Dans tous les sens du terme.
Parce qu’elle ne demande que ça !
Pire encore, une certaine violence verbale voire physique (heureusement simulée la plupart du temps) et l’expression d’une misogynie touchant au mépris de la femmme, à la dégradation de son corps et à la dépréciation de sa personne sont souvent la loi du genre.
 
Ce spectacle est devenu, au fil du temps, un de ces lieux politiquement incorrects tolérés.
Parce que étayé par des intérêts financiers. Mais aussi parce qu’il aurait pour rôle de canaliser, donc de pacifier, diverses tensions sociétales.
En particulier là où certains hommes du fait de leur (in)culture, leur religion, leurs préjugés ou tout simplement leur fragilité intrinsèque, ont vécu comme une "castration" la libération des femmes et la perte de leur statut de dominant.
Trouvant dès lors dans l’image de la femme flétrie, humiliée et profanée une compensation virtuelle à leurs angoisses, leur mal être et leurs frustrations.
 
Dominant mais insignifiant
 
En toute cas, il est bon de souligner qu’acteur hard est un des rares métiers où, à compétences égales et horaires identiques, les femmes sont beaucoup mieux payées que les hommes !

Ceux-ci sont aussi insignifiants qu’interchangeables. Bandaison n’égale même pas figuration intelligente. Normal. Le mâle, dans cette configuration n’est qu’un vecteur symbolique dans lequel tous les autres hommes doivent pouvoir se projeter.
Baiser des filles canon par procuration.
Pour ce faire, leur "représentant" doit être le plus neutre possible. Difficile de faire carrière quand on n’est qu’une ombre portée !
D’ailleurs à l’exception de Rocco Siffredi très médiatisé ou de Sylvestre l’étalon italien qui a vite changé de plateaux, combien ont accédé au pinacle ?
 
Quand de nombreuses filles, avant d’atteindre la limite d’âge (la retraite à 35 ans, qu’en pense Eric Woerth ?) ont su passer derrière la caméra, se reconvertir à la radio ou à la télé, ouvrir des cabinets de conseils en sexothérapie, voire mettre le grappin sur un adipeux prince du pétrole ou un cacochyme banquier de Wall Street.
 
Risques du métier
 
Dans les années 80/90, le métier fut décimé par le sida. Une véritable hécatombe aggravée par la loi du silence, l’important étant de continuer à tourner quoi qu’il advienne, et un refus pathétique d’affronter la réalité. Par crainte de nouvelles lois imposant un retour à l’ordre moral d’antan ?
Des appréhensions pas toujours injustifiées en Amérique face aux prédicateurs surfant sur la vague d’un virus qui fut pour eux une divine surprise.
 
Depuis, les tournages se font avec capote, ou après analyse de labo certifiant l’absence de VIH. Néanmoins, les scènes "naturelles" étant plus prisées, donc plus rémunératrices, quelques producteurs-metteurs en scène s’affranchissent assez gaillardement de ce garde-fou.
Des acteurs, pour gagner plus, sont même allés jusqu’à maquiller leurs tests médicaux.
Tout, tout de suite et no future !
 
Aujourd’hui, en Amérique et en Europe, les condamnations au pénal pour ce genre de pratiques semblent avoir réduit de tels comportements. Sans y mettre un terme absolu.
Mais il y a des pays émergents moins regardants. Avec des starlettes beaucoup plus dociles et nettement moins payées.
La délocalisation mondialiste touche aussi l’industrie du X !
 
Aux USA, l’Adult Industry Medical Health Care Foundation après une enquête effectuée entre octobre 2001 et mars 2003 auprès de 483 volontaires non sidéens régulièrement suivis, a révélé que 40% des testés avaient au moins une MST classique : 17% la chlamydiose, 13% la gonorrhée et 10% l’hépatite B ou C.
On imagine les résultats avec des non-volontaires ou des non-médicalement suivis !
 
La transparence du web a quand même permis l’éclosion de sites affichant, pour les gens du métier et ceux qui les fréquentent, des listes de personnes exposées au VIH, qui a tourné avec qui, qui est suspect ou placé en quarantaine... Des infos mises à jour régulièrement et qui compensent un peu l’irresponsabilité liée à la dictature du fric.
 
Restent d’autres pratiques à risques : comme ces hypertrophies chirurgicales "esthétiques" de la vulve ou du clitoris pouvant entraîner des troubles fonctionnels à vie.
Ou comme ces gang bangs particulièrement violents à l’issue desquels certaines actrices se sont retrouvées à l’hopital. Avec, dans quelques cas, des lésions irréversibles.
Mais ne doit-on pas classer ces dommages corporels comme des accidents du travail ?
Après tout, les ouvriers victimes de l’amiante ne sont-ils pas plus à plaindre ? Eux qui n’avaient pas été informés des risques professionnels encourus et ne s’y étaient pas volontairement exposés ?
 
Dommages collatéraux 
 
Plus préoccupants pourraient être les dommages collatéraux. Sur les naïfs et les imbéciles.
Ces hommes qui oublient que la plupart des plans hyper hard sont tournés en plusieurs fois, assez souvent avec des doublures, tandis que le film final s’articule sur des montages plus ou moins habiles.
Croyant à des gymnastiques en temps réel, et à des éjaculations à la mitraillette, combien d’ados boutonneux ont été submergés par un terrible complexe d’infériorité ?

Combien d’adultes un peu niais ont reproché à leur douce et tendre son manque de réactivité ?
Et se sont retrouvés largués parce qu’ils attendaient de Ginette les exploits de Clara Morgane et de Tabatha Cash réunies ?
Et combien de pervers pépères se sont-ils retrouvés avec les vertèbres coincées parce qu’ils avaient surestimé leur souplesse aux galipettes ?
Alors, comme on dit aux enfants à propos de certains dessins animés particulièrement violents : "Attention, ceci est de la fiction, dans votre intérêt n’essayez pas d’imiter les personnages !"
Une conclusion qui en vaut une autre...
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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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