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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 21:04

Traian Basescu a mis Sarkozy en colère", assurait Adevarul sur son site Internet, le 13 mars. Cet énervement était dû au fait que le président roumain se soit opposé à ce que l'Union européenne reconnaisse le nouveau Conseil national de transition libyen (anti-Kadhafi), lors du Conseil européen qui se tenait le 11 mars à Bruxelles. Le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a également refusé de reconnaître l'organisation rebelle de Libye, au motif que parmi ses dirigeants [d'anciens membres de régime qui ont fait défection] figurent des personnes impliquées dans la célèbre affaire des infirmières bulgares, emprisonnées entre 1999 et 2007 en Libye après avoir été faussement accusées d'avoir contaminé des enfants libyens avec le virus du sida. Nicolas Sarkozy s'était empressé, avant ce Conseil européen, de déclarer que la France reconnaissait le nouveau Conseil.

Agité et intempestif, Nicolas Sarkozy a essayé une fois de plus de mener son jeu personnel dans l'Union européenne, portant ainsi atteinte à la tentative de parvenir à une politique étrangère commune. En France, où il a d'abord été considéré comme un réformateur, Sarkozy n'a réussi qu'à décevoir. Désormais, c'est Marine Le Pen, la président du Front national, qui campe en première place dans les sondages. Sarkozy et son gouvernement s'agitent par conséquent encore plus, pour essayer de récupérer leur popularité perdue. Le problème des roms de Roumanie [à l'été 2010] a été transformé en un grand événement par le président, afin de récolter en France des applaudissements. L'opposition de Paris à l'entrée de la Roumanie [et de la Bulgarie] dans l'espace Schengen répondait à la même logique [Fin 2010, la France a jugé que cette intégration, prévue pour mars 2011, était "prématurée"]. De même que l'empressement à reconnaître les opposants de Kadhafi : Nicolas Sarkozy tente de réparer le prestige d'un France de plus en plus désorientée sur le plan interne.

Tout cela pour dire que je suis heureux que notre paire roumano-bulgare ait ainsi énervé Nicolas Sarkozy. Traian Basescu et Boïko Borissov ont su apporter des détails convaincants sur la composition hétéroclite et douteuse du Conseil national de transition. Ce qui montre probablement que, sur l'espace arabe, nos services de renseignements sont plus efficaces que ceux de l'Occident (ou que Sarkozy ne prend plus les siens en compte ? Je ne serais pas surpris...). Le président Traian Basescu devrait inscrire cet épisode au chapitre de ses "petites victoires personnelles". Puis il devrait réfléchir sérieusement à ses points communs avec le président français : volontaire, en perpétuelle agitation, en conflit constant avec la presse, vu d'abord en tant que réformateur, puis décevant en cours de route jusqu'à ses propres partisans...

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 14:52

Fukushima, et maintenant... ?

Cela fait 5 jours que le drame s’est abattu sur le Japon, et malgré l’ampleur du désastre, les japonais hébétés, mais zens, s’interrogent sur leur avenir.

C’est une date noire qui, comme celle de Tchernobyl, restera dans l’histoire :

Le 11 mars 2011 à 14h46 heure locale : un séisme de force 9 a frappé le Japon, entraînant la mort d’au moins 10 000 personnes, et mettant à mal le parc nucléaire Japonais.

Le 15 mars, le commissaire européen à l’énergie Gunther Oettinger à utilisé pour définir ce drame le mot « apocalypse ».

« Pratiquement tout est hors contrôle, je n’exclue pas le pire dans les heures et les jours à venir » a-t-il déclaré. lien

On sait maintenant qu’un expert japonais, Ishibashi Katsuhiko, faisant partie d’une commission, avait mis en garde dès 2007 sur le risque couru par ces centrales, et n’ayant été écouté, il a claqué la porte de cette commission.

lien

Pour Xavier Rabilloud, porte parole du réseau « sortir du nucléaire », alors que l’accident a été classé au niveau de gravité 6, et que la situation de la centrale semble désormais totalement hors contrôle, il s’agit d’une catastrophe équivalent à « plusieurs Tchernobyl » lien

Fukushima Daiichi a perdu définitivement 4 réacteurs, et seule bonne nouvelle, l’exploitant Tepco affirme avoir pu mettre à l’arrêt les 4 tranches de Fukushima Daini, ayant pu en rétablir l’électricité. lien

Sur ce lien les différents évènements de la journée du 15 mars.

Lors de celle-ci, le taux de radioactivité à Tokyo a été mesuré (vidéo) en constante augmentation de 10 fois supérieur à la normale et il est inenvisageable d’évacuer les 35 millions d’habitants que compte cette ville avec sa banlieue. lien

On le sait, un nouveau séisme, de force 7, a secoué à nouveau l’ile Japonaise, maintenant l’inquiétude des japonais, dont 5,6 millions d’entre eux, toujours privés d’électricité dans la ville de Tokyo, se sont calfeutré dans le froid de leurs appartements ou de leurs bureaux, sur les conseils de leur premier ministre, Naoto Kan.

« Restez à l’intérieur, fermez les fenêtres, n’allumez pas les ventilateurs, et ne sortez pas votre linge » a demandé Yukio Edano, porte parole du gouvernement, aux habitants les plus exposés. lien

Lors du premier séisme, un cameraman amateur a pu filmer une scène effarante montrant la danse des buildings. vidéo

Côté nucléaire, deux brèches de 8 mètres de large sont apparues dans l’enceinte de confinement du réacteur n° 4 (lien) et l’enceinte de confinement du réacteur n° 2 n’est plus étanche, laissant s’évacuer la radioactivité. lien

Sur ce lien, on peut constater l’étendue des dégâts sur le bâtiment du réacteur.

On peut suivre en direct l’actualité au Japon sur la télévision publique NHK. lien

Il y a maintenant, et pour l’instant, 7 réacteurs qui posent problème. lien

Au Canada, on commence à s’inquiéter, à la lumière des mesures de radioactivité indépendantes, qui prouvent que le nuage radioactif est sur le point d’atteindre les côtes du Pacifique.  lien.

En effet, le Jet Stream emporte la radioactivité en direction de Vancouver et de toute l’Amérique du Nord. lien

Sur cet autre lien, on peut découvrir le déplacement de la pollution depuis le Japon.

Quant à l’eau radioactive déversée par millions de litres sur les réacteurs pour en faire baisser la température, elle est maintenant dans la mer, ce qui n’encouragera pas les amateurs de sushis.

Alors que la Chancelière Merckel décide avec sagesse d’arrêter immédiatement 7 réacteurs, de stopper les projets nucléaires, annonçant un moratoire sur l’allongement de la durée de vie des réacteurs de son pays, faisant une louable marche arrière, (lien) notre petit président, droit dans ses bottes, déclare qu’il n’est pas question de se remettre en question une seule seconde.

Tout au plus, comme à l’accoutumée, devant le danger et les risques que nous font encourir sa décision unilatérale, il veut bien accepter un contrôle de nos 58 réacteurs afin, on l’aura compris, de faire tomber la pression populaire, sachant d’avance que les contrôles révèleront que « tout va bien, dormez en paix, braves gens  » et que « la France, championne en la matière, possède la technologie la plus en pointe dans le monde en matière de nucléaire ». lien

Ce qui reste à prouver…

Et puis Sarközy est mal renseigné quand il affirme que les réacteurs français ont une « double coque » : ce qui n’est vrai que pour 24 réacteurs, pas pour les 34 autres.  lien

Et quand il affirme que l’EPR résisterait à la chute d’un avion de ligne, il se trompe une fois de plus. lien

La liste des accidents nucléaires survenus en France et dans le Monde est sur ce lien.

Ceux qui se sont produits en France sont sur celui-ci : lien

Avons-nous oublié de quelle manière outrancière, Sarközy a défendu l’énergie nucléaire ? vidéo

« Je serais celui qui développera l’énergie nucléaire »

En effet, à la lumière de l’EPR finlandais, qui devait être opérationnel en 2009, le sera peut-être en 2013, et qui devant couter 3 milliards d’euros a passé la barre des 7 milliards,  on est en droit de s’interroger sur la fiabilité des centrales nucléaires françaises. lien

D’autant que, comme un contrat a été signé entre la France et la Finlande sur la base de 3 milliards, le dépassement est pour nos poches. lien

à la lumière des exercices d’alerte dans les centrales qui dépassent tous allègrement le minimum de temps exigé, à savoir le ¼ d’heure, voisinant plutôt avec l’heure, et à la lumière des nombreux accidents, minorés comme à l’accoutumée en incidents, on peut légitimement contester les affirmations présidentielles.

A Bugey par exemple, lors d’un exercice d’alerte, il n’a pas été possible d’accéder au circuit d’eau pour éteindre un incendie fictif.

Sur ce lien, un florilège sur ces exercices ou les couacs se multiplient, qui laisse planer un doute réel sur nos capacités d’intervention en cas d’accident.

Et puis ce serait oublier que nombreuses de nos centrales sont sur des zones sismiques, ont été maintes fois rafistolées, et ne présentent pas toutes les garanties en matière de sécurité. lien

La centrale de Fessenheim, par exemple, mainte fois réparée, et dont le gouvernement veut prolonger la vie, est sur une zone sismique qui peut atteindre des séismes de force 7, le fossé tectonique étant toujours actif. lien

Outre Fessenheim, évoquons aussi le site du Tricastin, celui de Cruas-Meysse, et en Rhône Alpes, ce ne sont pas moins de 4 centrales qui se trouvent dans des zones à risques sismiques.

Mais le pompon, c’est ITER à Cadarache qui l’a décroché en organisant un gaspillage prévisible d’au moins 10 milliards d’euros pour une installation expérimentale en pleine zone sismique. lien

Au sujet de Cadarache, une drôle de « farce juridique » est en train de se jouer.

C’est là que l’on produisait le MOX (à ciel ouvert), celui-là même présent dans les réacteurs japonais, et le Conseil d’état, saisi par des organisations anti-nucléaires, devrait rendre sa décision sous peu sur une demande de suspension de démantèlement d’un atelier de plutonium. lien

Entre les EPR, ITER, et les ratages, comme celui de Crey Malville, toujours en cours de démantèlement, ce ne sont pas moins de 34 milliards qui auront été gaspillés en pure perte, et qui auraient pu être investis dans les énergies renouvelables.

Pourtant les solutions énergétiques propres ne manquent pas, comme à Lille, où une centaine de bus tournent grâce au méthane produit par les déchets ménagers de la métropole lilloise. lien

On sait aujourd’hui qu’avec le méthane découlant de l’activité humaine et animale, on pourrait faire tourner tous les véhicules, poids lourds y compris, du pays. lien

Les solutions alternatives propres ne manquent pas, entre la géothermie profonde, l’hydraulique, l’éolien, le solaire, le bio-méthane, etc.

Mais revenons au Japon.

Que faire pour se protéger ?

A part la prise indispensable de pastilles d’iode, à prendre au moins 6 heures avant que la radioactivité nous atteigne, on peut trouver quelques conseils indispensables sur ce blog.

Que nous réserve cet avenir ?

Un changement radical de mentalité, ou une continuation dans cette course folle ?

A 10h, le 17 mars 2011, il nous est proposé d’observer une minute de silence pour le Japon. lien

Comme disait mon vieil ami africain :

« Celui qui est sur le dos de l’éléphant ne doit pas craindre la rosée ».

 

L’image illustrant l’article provient de « whyfiles.org »

Un grand merci à tous les internautes qui m’ont aidé à rédiger celui-ci.

 

Auteur:Olivier CABANEL

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 18:30

Comprendre l’Empire, un coup de maître signé Soral

Avec Comprendre l’Empire, Alain Soral ne s’attelait pas à la tâche la plus facile : faire comprendre, au grand public comme au plus averti, le processus de domination impériale engagé depuis 1789 et proche aujourd’hui de son dénouement. Une prise de pouvoir illégitime, sur le dos des peuples enracinés, qui trouvera son apogée dans un gouvernement mondial où il ne restera plus rien entre le Capital tout puissant et la gigantesque masse salariée.


Un sujet complexe, sensible, que l’auteur est pourtant parvenu à aborder avec une rare cohérence et une lucidité remarquable. En ce qui concerne ses positions sur le judaïsme et le sionisme, qui lui sont toutes personnelles, elles ne seront ici traitées qu’en tant qu’argument, recevable parmi d’autres, que je laisserai au lecteur le soin d’apprécier. Avoir abordé le sujet avec une telle conviction est tout à l’honneur de l’auteur, mais ce débat faisant l’objet de bien trop de divergences d’opinions et de joutes argumentées engagées, mieux vaux laisser à chacun le difficile exercice du jugement.

Voici, à travers ce que j’ai estimé être les grandes lignes de l’ouvrage, un résumé de la pensée soralienne de notre monde, pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de lire le livre.

1789, la Raison tue Dieu

Ainsi les prémices de l’Empire commencent-ils en France lors de la Révolution, l’Histoire n’ayant « ni début ni fin ». Car c’est bien dans notre pays qu’ont lieu, à cette époque, les plus grands bouleversements en matière de pouvoir, de système et de foi.

Tout de suite, le Roman national est bien détricoté. Non, il ne s’agissait pas du camp du Mal contre le camp du Bien, de la lumière contre l’obscurité. Car si Lumières il y avait, difficile de réduire le peuple à ces élites bourgeoises du Tiers-Etats qui parlaient en son nom. Les Lumières, œuvre du Diable laissait entendre Baudelaire.

Car dans tout cela, il est clairement exposé dans le livre que « jamais changement ne fut voulu par le peuple », la révolte des Chouans étant là pour en témoigner. Tout se joue donc en salon, et dans les grandes villes.

Une fois le pouvoir royal – loin d’être absolu – tombé, Alain Soral s’attache vite à nous démontrer l’escroquerie que fut la promesse de l’Egalité pour tous. Cette égalité devant la Loi ne laissant, avec la liberté d’entreprendre, que les mains plus libres au pouvoir de l’argent.
« Un pouvoir de l’argent qui n’est plus tenu en respect dès lors que la caste sacerdotale se dissocie du pouvoir royal pour entrer en rivalité avec lui. Un dédoublement du pouvoir sacré, précédemment unitaire, provoquant un affaiblissement réciproque des oratores (clergé) et des bellatores (aristocratie) et la montée inéluctable, via la branche commerçante des laboratores, du pouvoir des banquiers. » (p.170).

Quelques lois Le Chapelier et inégalités sociales accrues plus tard, le constat n’est que plus criant.

Le peuple trompé, soumis et prolétarisé par la bourgeoisie, voici venu le tour de l’Eglise. Partageant depuis près d’un millénaire le pouvoir avec la Couronne, l’Eglise n’a eu d’autres choix que de s’incliner, progressivement, de Vatican II en loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Jusqu’à disparaitre…

« Que pouvait faire, dans un monde de plus en plus matérialiste et technicien, une religion qui n’avait que le ciel pour promesse et l’humilité pour vecteur, quand la nouvelle religion de la fraternité universelle et de l’élection en douce promettait, elle, au nom de la raison même, le paradis sur terre par la démocratie de la liberté et de l’égalité ? » (p.31)

La Banque tue la Raison

Après avoir tranché la tête du souverain Louis XVI, la lame cruelle de la guillotine va également connaitre la nuque de ses bourreaux, Robespierre et Saint-Just. Comme si la Banque, après avoir, dans l’ombre, laissé la Raison faire le sale boulot, l’envoyait à son tour à l’échafaud. Telle est la sournoiserie de la Banque qui parviendra ensuite, de l’autre côté de la Manche, à s’allier au pouvoir royal. L’acte de naissance de l’Empire en quelques sortes. Tout son talent aura ensuite été d’inverser habilement le rapport de force, et ainsi de tenir secrètement les rênes du pouvoir.

« Un processus de domination des banques, de leur vision abstraite et asociale du monde de l’échange qui explique, à lui seul, la violence sociale et l’inégalité sociale aggravée qui accompagne paradoxalement l’accroissement des richesses, ainsi que l’impuissance croissante des politiques, en réalité sans pouvoir, à résoudre la Crise. » (p.47)

Le pouvoir de la Banque devient mondial

C’est aux Etats-Unis, en 1913, que tout va s’accélérer, avec la création de la FED, la réserve fédérale américaine. En somme, un cartel des 12 plus grandes banques du monde, piloté depuis les Etats-Unis. Une organisation – qui n’est ni une réserve, ni fédérale, ni américaine – qui va rapidement mettre la main sur le monde entier, des accords de Bretton Woods à la chute de l’URSS en passant par l’instauration du pétrodollar. Une véritable mafia, nous dit Alain Soral, qui ne va pas manquer de trouver son intérêt aux deux guerres mondiales, et qui va progressivement ruiner le peuple en lui transférant éhontément sa dette. Une dette dont ses fuites en avant, et sa création abusive d’argent fictif pour prêts à intérêts, seront les seules responsables.

Ainsi le livre démontre-t-il avec clairvoyance la progressive prise de pouvoir de la Banque – incarnée dans sa forme aboutie par la FED – sur le pouvoir, l’Eglise, puis le monde via les Etats-Unis. Une Banque réduisant les présidents américains à l’état de « simples obligés », entièrement voués à son service. Une Banque, nous dit l’auteur, qui avec l’assassinat de Kennedy nous montre qu’il n’est pas bon de vouloir lui résister.

La victoire de l’Empire sur la « troisième voie » française

Jusqu’à la chute de l’URSS, le monde d’après-guerre présente deux visages. Le visage capitaliste de l’Oncle Sam, et le visage communiste de l’Oncle Joe. Entre les deux, la fameuse « troisième voie », française, incarnée par le Général de Gaulle. La France, et son universalisme légendaire, est alors la seule opposante sérieuse à la toute puissance anglo-saxonne dans le camp occidental.

Cela n’aura pas duré bien longtemps. Profitant de mai 68, l’Empire se débarrasse de De Gaulle. Pompidou, son successeur, ancien patron de Rothschild (!), s’est ensuite chargé de trahir le Général ainsi que tout l’héritage du Conseil National de la Résistance. En 1973, il donne les pleins pouvoirs à la Banque en faisant passer en douce une loi obligeant l’Etat à emprunter sur les marchés étrangers : la fin des politiques sociales et une totale prise de contrôle de la monnaie par la Banque.

Une liquidation du CNR et de l’indépendance française qui, comme le souligne bien Soral, vit avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy son aboutissement le plus complet (réintégration à l’OTAN, Kouchner au Quai d’Orsay, ratification du Traité de Lisbonne, ouverture à gauche…).

Ceci fait, l’un des objectifs majeurs sera de diviser pour régner. Grâce à une immigration imposée au peuple, ramenée par le grand patronat, il sera question de pousser à la division, à l’horizontalisation des luttes. Ainsi, le regroupement familial en 1976 sera-t-il le comble de la provocation. Désormais le français de souche et l’immigré sont mis face à face, sur un ring de boxe. Un combat bien organisé et encadré par les différentes associations antiracistes qui vont alors fleurir à cette époque, comme autant de minorités agissantes, collabos et fières.

« Une destruction méthodique des piliers qui faisaient la France économique, morale, sociale, culturelle et ethnique d’après-guerre, qui s’achèvera par le référendum de Maastricht et la victoire du « Oui » ; le renoncement à la France par son peuple travaillé au corps depuis plus de 20 ans par le jeunisme, le féminisme, la « rigueur économique », le métissage et l’antiracisme. » (p.188)

Démocratie d’opinion et soumission des clercs

Pour soumettre d’avantage le peuple de cet Etat vassal de l’Empire qu’est devenue la France, il aura fallu aussi prendre le contrôle des consciences et des esprits. Pour ce faire, et Alain Soral le démontre avec brio, rien de tel que l’instauration d’une démocratie d’opinion, une République illusoire. Sous couvert d’un antifascisme d’un autre âge, toute pensée réactionnaire va être écartée, marginalisée, réduisant ainsi le débat à un seul combat Droite / Gauche. Un bipartisme imposé, qui n’aurait pas été possible sans la soumission progressive des clercs.

Des clercs qui ont, pour n’en laisser que des collabos, été soumis à un tri radical, suivi d’un formatage en règle dans les rangs de Sciences Po. Une tentative de séduction et un attrait carriériste irréfutable d’un côté, des procès et des excommunications de l’autre. Pour tout clerc insoumis, c’est la reductio ad hitlerum assurée. « Une soumission par la séduction ou la précarisation qui différencie, là aussi, la démocratie des régimes ouvertement autoritaires… » (p. 164).

Ajoutez à cela la toute puissance des médias (depuis l’affaire Dreyfus), la maîtrise de la colère populaire par les mensonges de la presse écrite, l’abrutissement des masses, la destruction de toute capacité critique des citoyens réduits en consommateurs, et voici un beau consentement général au système, sur fond de démocratie et de liberté.

Une République également noyautée par les réseaux et les lobbys, une réalité bien éloignée de l’idéal athénien (esclavage mis à part).

L’incontournable lutte des classes

Une chapitre entier est consacré à la lutte des classes et à la vision marxiste Capital – Travail. A ce sujet, Alain Soral parait indécis, ou pas assez clair, au sujet de Marx. Tantôt utilisant ses concepts, tantôt disqualifiant sa vision des choses en lui opposant Proudhon ou Orwell.

Quoi qu’il en soit, il est intéressant de constater, sous la plume de l’essayiste, le combat incessant mené par le Capital afin d’empêcher le projet orwellien d’union entre le prolétariat et la classe moyenne. Ainsi la nouvelle classe moyenne salariée (le secteur tertiaire, les cols blancs) sera-t-elle utilisée comme un tampon entre le monde du travail et le Capital, et sera chargée, à son insu naïf, de diviser son propre camp.

Dans le livre, une bonne analyse est également faite de l’arnaque trotskiste. Soit les abrutis internationalistes de gauche utilisés, avec leur haine insupportable de la Nation, par le Capital afin de servir sa cause mondialiste, et aussi d’enrichir l’opposition voulue avec cette classe moyenne de « bobos collabos ».

Avec les années 90 et la mondialisation ultralibérale, l’auteur souligne aussi l’apparition d’une nouvelle classe : l’hyper-classe. Une nouvelle élite nomade, mondialisée, coupée du monde, qui n’éprouve que trop peu de sentiments en contemplant « l’humanité souffrante comme un spectacle vu d’avion » (p.141). Car comme il est rappelé dans le livre, il n’y a d’international que le Capital, le peuple étant, lui, profondément enraciné et patriote.

A propos de la Franc-maçonnerie

Lorsqu’il met en lumière les réseaux qui noyautent la République, Alain Soral cible bien-sûr en particulier la franc-maçonnerie. Pour prendre le contrôle de la République, il aura d’abord fallu à ce réseau occulte soumettre l’Eglise. Le camp de la Raison (sous influence maçonnique incontestable) l’ayant emporté sur Dieu lors de la

Révolution, il a ensuite été question d’achever ce que Voltaire appelait « l’infâme ». Avec sa soumission progressive, Vatican II et la loi de 1905 sur la laïcité (dernier pouvoir de l’Eglise qu’était l’éducation des enfants), le catholicisme a finalement succombé aux attaques organisées depuis les Loges.

Au sein de la République, elles jouent également un rôle certain. Ces derniers temps, de plus en plus de scandales maçons éclatent au grand jour dans des journaux tels que l’Express ou Le Point. Rien de plus normal selon Alain Soral : la maçonnerie est en déclin. Les « courageux journalistes » ne faisant que tirer sur leurs anciens maîtres pour mieux dissimuler les nouveaux (la Banque, le groupe Bilderberg, Le Siècle…). Une influence, un pouvoir maçonnique sur la République, qui aura fait dire à Alain Bauer lui-même – ancien maître du Grand Orient et conseiller polyvalent de Nicolas Sarkozy – que « dans notre système politique, dit démocratique, ce ne sont pas 40 millions de citoyens qui font les lois mais 150 000 frères » (p.107).

A propos du sionisme et des juifs

A ce sujet, bien qu’il n’en fait pas le thème principal du livre et les soucis premiers du monde, Alain Soral reste sur ses positions. Selon lui, le CRIF représente le réseau le plus puissant et il doit cela à la particularité de son groupe ethnico-confessionnel d’origine. Une puissance multipliée par l’addition, je cite (p.109) :

- Des liens du sang (la qualité de juif se transmettant héréditairement par la mère) ;
- Une foi plurimillénaire fondée sur le projet clairement établi de la domination (destin historique promis par Dieu au peuple élu) ;
- Du cosmopolitisme (cette communauté organisée étant présente au sein de la plupart des nations, et particulièrement des nations développées, pour faire d’elle la « communauté internationale » par excellence) ;
- Et de la pleine maîtrise de la modernité : finance, médias et sciences. 

Une combinaison de solidarités ethniques, religieuses et de classes qui en fait logiquement le réseau des réseaux.

Comprenez ici que les nouveaux réseaux et organisations œuvrant à l’accomplissement du Nouvel Ordre Mondial cités plus loin (tels que le CFR, le FMI, la Commission Trilatérale, le groupe Bilderberg, l’OMC, l’OCDE, l’OMS, les lobbys militaro-industriels, agro-alimentaires, énergétiques, pharmaco-chimiques, les Skulls & Bones, le Bohemian Club, Le Siècle, Le Club des Cordelières…et cætera) se retrouvent tous liés grâce à la présence commune de membres et dirigeants juifs ou sionistes dans leurs rangs. La religion juive étant alors un réseau parmi les réseaux, et de ce fait, le « réseau des réseaux ».

Concernant les actes et le projet de la Banque depuis sa prise de pouvoir, l’essayiste y voit un fondement Judéo-Protestant puisé dans l’Ancien Testament, par opposition aux principes Héléno-Chrétiens, basés sur le partage et le message du Christ, ayant régi l’ère pré-Révolutionnaire.

Comme je le disais plus haut, il n’est pas question ici pour moi d’accorder ou non mon approbation à ces thèses. Elles ne sont pour moi que des arguments recevables par rapport à d’autres contre-arguments recevables. Je laisse, en toute objectivité, le soin à ceux qui auront lu le livre de se faire un avis. Car, évidemment, le livre est bien plus complet et plus développé que la présentation faite ci-dessus.

Comment résister à l’Empire ?

Car c’est certainement l’attente principale des lecteurs. Après avoir compris l’Empire, son fonctionnement et ses méthodes de domination, le tout est de savoir comment lui résister, lui échapper, le combattre. Quand l’Empire tente d’imposer sa domination, adossé à divers principes présentés comme irréfutables (les Droits de l’Homme, l’écologie, la Crise, le terrorisme, la santé…), le citoyen isolé a besoin de repères et d’exemples pour espérer.

Dans le dernier chapitre, Alain Soral propose plusieurs voies à la dissidence, contrairement à Dieudonné, qui récemment ne parle plus que d’Islam et présente la religion du prophète Mahomet comme le seul et unique chemin vers la vérité.

• Commençons par l’Islam, qui est, selon l’auteur, la religion qui ne s’est pas encore totalement (comme l'Arabie Saoudite…) soumise à l’Empire.
• Mais aussi l’insoumission de l’Iran
• Le retour au premier plan de la Russie de Poutine, ce qui pourrait reformer un monde bipolaire avec possibilité pour la France de rouvrir ainsi une troisième voie, encore
• La montée impériale de la Chine, qui ne sera, dans ce cas, que le simple remplacement d’un impérialisme par un autre, comme le précise le livre
• Le soulèvement du peuple américain, dont la moitié ne croit déjà plus à la version officielle du 11 septembre
• Et enfin la réconciliation nationale française, entre les français "de souche" et les musulmans patriotes (et ce, contre ce qu’Alain Soral appelle les islamo-racaïlles) afin de ne plus tomber dans le piège du choc des civilisations et de sortir du joug des associations dites antiracistes.

« Un combat qui ne se joue donc pas entre Français et musulmans, comme voudraient nous le faire croire les agents de l’Empire, mais entre fils de France aimant la France et ennemis de la France, toutes couleurs et toutes religions confondues. » (p.236)

J’aurais également mis plus en lumière la montée de l’anti-impérialisme sud-américain, trop souvent oubliée dans le livre. Aussi, j’estime qu’il faut relativiser les espoirs en la République Islamique d’Iran qui est, c’est vrai, diabolisée d’un côté, mais aussi fantasmée de l’autre. Ajoutons à cela que le fait de Comprendre l’Empire étant déjà, à lui seul, un moyen de réveil et de résistance.

Conclusions et appréciations

Il est difficile prendre parti sur ce livre sans déchainer les passions. Mais en toute honnêteté subjective, il est certainement le livre de l’année (et son succès prématuré me conforte dans mon appréciation), ainsi même que l’un des meilleurs que j’ai jamais lu. A recommander, bien évidemment, à tous ceux qui, comme moi, souhaitent comprendre ou y voir plus clair dans le monde complexe qui les entourent, tout en gardant une indépendance d’esprit propre. L’un n’empêche pas l’autre.

Il comporte à la fois des éléments difficilement contestables tant ils sont démontrés avec cohérence et lucidité, arguments et faits historiques à l’appui. L’analyse de la victoire de la Raison sur Dieu puis de la Banque sur la Raison est exceptionnellement juste et clair. L’étude de la démocratie d’opinion – de la soumission des clercs à la toute puissance des médias – est également un concept brillant sorti tout droit de la plume de Soral. Et j’en passe…

A cela viennent inévitablement s’ajouter les prises de positions personnelles de l’auteur concernant la Franc-maçonnerie et, surtout, la question juive. Un avis personnel qui a le mérite de ne pas être balancé bêtement mais expliqué et argumenté. Le public, dans ce cas, est le seul à même d’adhérer ou non aux thèses exposées tant le sujet est sensible et déchaine les passions les plus anciennes.

Dans sa forme, l’ouvrage est remarquable et formidablement pédagogique. « Peu universitaire (…) par respect pour le lecteur » note l’auteur en introduction. Autant dire que l’effet est payant, et que le livre n’a rien à voir avec les pavés habituels écrits par de pseudo-intellectuels bobos. Dans un enchainement de textes courts et clairs au sein de chapitres à thème, jamais le lecteur ne perd le fil des événements. Ce fil conducteur n’étant nul autre que la progression chronologique, répartie en fonction du sujet abordé, difficile de ne plus s’y retrouver. Enfin, les idées exposées sont, dans leur grande majorité, appuyées par des arguments réfléchis, des faits historiques, parfois tirés de notre plus lointain passé.

Alain Soral présente là sans doute son meilleur livre. Un livre qui en offusquera certains et en réjouira d’autres. Mais, comme se le demandait Henri Béraud, cité dans les premières pages : « d’où vient donc que toujours, en dépit de tout en de tous, il se trouvera des hommes qui, dédaigneux des facilités de la vie, se consacreront en connaissance de cause à la plus redoutable des tâches humaines, qui est de jeter l’alarme aux jours de grands péril, et, s’il le faut, de crier malheur sur les contemporains ? »

Comprenne qui voudra.

 

Chris Lefebvre (blog)

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Published by L'archipélien - dans reflexions personnelles
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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 20:57
Le Japon, pays en pointe sur la prévention du risque sismique
Depuis le séisme meurtrier de Kobe en 1995, le pays a pris conscience de l'urgence et la nécessité de mettre en place des dispositifs anti-sismiques. Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit 20% des séismes les plus violents enregistrés dans le monde. On estime que le pays subit une secousse toutes les 5 minutes. Il est donc le premier pays à avoir enregistré la parasismologie au registre des recherches scientifiques du pays, dès l'ère Meiji (1868-1912).

Malgré cette récurrence des secousses, ce n'est qu'après le violent séisme de Kobe, qui a fait 6000 victimes dans la région le 17 janvier 1995, que le Japon a mis en place des systèmes de protection anti-sismique, et des plans de prévention. D'autant que, dans les régions du Tokai et de Tokyo, les experts et la population s'attendent depuis de nombreuses années au "Big One", un tremblement de terre aussi important que celui qui a touché le pays en 1923, faisant plus de 140 000 victimes.

Depuis près de cinquante ans, le gouvernement nippon a mis en place un programme d'exercices de prévention. Entraînés dès l'enfance, les Japonais savent qu'ils doivent couper le gaz et se précipiter sous une table dès les premières secousses. Au cas où ils se retrouveraient prisonniers des décombres, indique-t-elle, certains achètent des kits de survie pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours, et les écoliers disposent d'un casque de protection dans leur casier.

D'autre part, en 2009, près de 800 000 personnes à travers le pays, dont le Premier ministre, ont participé le 1er septembre au grand exercice annuel et national de prévention, à la date anniversaire du grand tremblement de terre de 1923. Régulièrement, des camions de simulation sismique sont mêmes installés dans la rue dans le but de sensibiliser la population aux effets des tremblements de terre.

Enfin, les fonctionnaires de l'Etat bénéficient aussi de ce programme. Toshitaka Katada, professeur au laboratoire de recherche sur les désastres de l'Université de Gunma, explique que "les administrations locales sont aussi formées pour émettre des bulletins d'évacuation, offrir de la nourriture et des abris aux sinistrés". Et au pays de la haute technologie, nombre de Japonais sont prévenus par téléphone portable de l'arrivée imminente d'un séisme, qui entraîne en outre l'arrêt automatique des centrales nucléaires et des trains à grande vitesse.

Un système d'alerte aux raz de marée perfectionné a été mis en place et amélioré au fil des années, avec des capteurs avancés en haute mer. Il doit signaler les régions menacées, via la télévision et la radio notamment, dans un délai ne dépassant par les quatre minutes après un séisme. Mais le phénomène reste encore difficilement prévisible avec exactitude. Pour tenter de protéger des rivages, des millions d'arbres ont aussi été plantés et des digues de 10 à 20 mètres de hauteur élevées à des endroits sensibles.


Des installations publiques très sophistiquées

"Le gouvernement a conféré à l'Etat la responsabilité de protéger les citoyens face aux catastrophes", expliquait en 2009 le professeur Toshitaka Katada, qui cite la construction de digues et remblais pour éviter inondations et glissements de terrain. De plus, l'Etat a mis en place dans certaines villes des quartiers urbains disposant d'"aires de rassemblement" pour les habitants au cas où des immeubles menaceraient de s'écrouler.

Les Japonais sont aussi les plus avancés dans le domaine des techniques d'amortissement des chocs sismiques pour les bâtiments. Plus de 2 000 grands immeubles japonais sont équipés de ces systèmes «isolants», contre moins de 400 dans le reste du monde. Après le séisme de Kobe en 1995, des mesures gouvernementales ont été prises pour stimuler encore la recherche sur les systèmes parasismiques et muscler la prévention. En 2007, Tokyo a procédé à un durcissement draconien des normes de prévention des séismes, après un scandale retentissant. Un architecte renommé avait ainsi été condamné à cinq années de prison pour avoir bâti une centaine d'immeubles d'habitation et d'hôtels avec des dispositions parasismiques insuffisantes, à des fins d'économie bien sûr. Du coup, les autorités avaient imposé, pour tout permis de construire, une validation des plans par un organisme homologué, alors qu'auparavant un simple examen par un cabinet privé suffisait.

Des milliers d'entreprises, de bâtiments publics, de gares ou de trains sont aussi équipés de dispositifs permettant de déceler les premiers frémissements du sol. Et les autorités ont élaboré un plan de routes réservées aux seuls secours en cas de catastrophe, ainsi qu'un réseau d'abris pour stocker du matériel de survie. La prévention passe aussi par la formation de la population. Dès la maternelle, dans toutes les écoles, des exercices de simulation et d'évacuation ont lieu plusieurs fois par an.

"Nous avons beaucoup appris de l'analyse des dégâts à Kobe", estimait pour sa part en 2010, Satoru Saito, expert au cabinet de recherche Nomura. Ce spécialiste explique que désormais, les systèmes d'isolation, placés entre les fondations et les structures élevées, permettent d'atténuer ou d'empêcher aux édifices de se déformer ou de se rompre. De plus, montés sur vérins, sur ressorts, sur rails ou roulements à billes, trempés dans une cuve d'eau, soutenus par des amortisseurs ou haubans, ou reposant sur d'imposants "boudins" en caoutchouc, les immeubles nippons peuvent désormais faire face aux catastrophes naturelles. Pour rappel, le Japon compte 7 gratte-ciels de plus de 270 mètres, dont deux à Tokyo. Le plus haut culmine à Yokohama (sud de la capitale) à 296,3 mètres

Muneharu Araya, directeur adjoint du bureau de prévention des désastres à Hachinohe, ajoute en exemple que des rénovations dans la ville d'Hachinoche (nord) ont aussi été mises en place après le tremblement de terre de 1995. "La ville a eu recours, pour la première fois au Japon, à des canalisations antisismiques dont les joints sont flexibles."

De magnitude 7.2, le séisme de Kobe qui s'est produit en 1995, avait fait plus de 140 000 victimes ou disparus, et des dégâts matériels se chiffrant à près de 100 milliards d'euros. 

Cette prévention des risques sismiques a un coût économique. Fin 2007, à la suite du durcissement des normes sismiques, la Banque du Japon avait significativement abaissé ses prévisions de croissance - de 2,1 % à 1,8 % -, devant le dévissage de l'investissement dans l'immobilier.


Points faibles: les maisons individuelles

Toutefois, comme l'indique Satoru Saito, de nombreuses maisons individuelles, en zones semi-urbaines et rurales notamment, sont encore inadaptées, malgré une fois encore une prise de conscience de la population après le séisme de 1995. Exemple à Hachinohe, où un habitant témoigne, joint par l'AFP en 2008: "On avait eu bien plus de dégâts lors du dernier gros tremblement de terre à Kobe. Après ce séisme, j'ai complètement refait l'extérieur et renforcé la structure du bâtiment [de mon atelier de photographie], avec environ 10 tonnes d'acier." Un témoignage que confirme le spécialiste Muneharu Araya: "Les gens [d'Hachinohe] ont pris conscience de la nécessité de se préparer à des séismes majeurs."

Les observateurs s'inquiètent également de l'état de certains bâtiments publics parfois érigés à la hâte en banlieue dans les années 1960. Selon eux, il n'est matériellement pas possible de tous les reconstruire ou mettre à niveau en quelques années, ne serait-ce que d'un point de vue financier dans un pays surendetté.

Reste que "le Japon a le système d'alerte le plus évolué du monde, même s'il n'est pas parfait", affirmait en 2009 Hiroshi Inoue, de l'Institut national de recherche pour la prévention des désastres. La bonne gouvernance du pays est en effet un autre point faible du système nippon: un bâtiment a plus de chance de s'écrouler si les responsables locaux ont triché sur les matériaux de construction pour récupérer de l'argent au passage, indique la journaliste Harumi Ozawa. Ce type de scandale s'est notamment produit en 2008, après le séisme du Sichuan en Chine, qui avait entraîné la destruction de nombreuses écoles
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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 18:30

FN: Bayrou dénonce "l'erreur politique par excellence" de Sarkozy

Le président du MoDem François Bayrou a estimé jeudi que l'UMP et Nicolas Sarkozy ont fait

Le président du MoDem François Bayrou a estimé jeudi que l'UMP et Nicolas Sarkozy ont fait "une erreur politique par excellence" en choisissant de faire campagne sur les thèmes de leurs concurrents de l'extrême droite. | Pierre Verdy


"L?UMP et Nicolas Sarkozy, son entourage ont choisi ce qui est pour moi l?erreur politique par excellence, ils ont choisi de faire campagne sur les thèmes de leurs concurrents de l?extrême droite.

 

 

Or, quand vous faites campagne sur les thèmes de vos concurrents, vous leur apportez des voix", dit le leader centriste dans un entretien à Public Sénat.
L'ex-candidat à la présidentielle déplore "une décomposition générale de la vie politique" et souligne un "effondrement des deux forces politiques qui ont fait la vie politique française depuis 25 ans, l'UMP et le PS".
Quant-à "la tentation de l?extrême droite", François Bayrou appelle à "la regarder en face" et à en démonter ses thèmes "mortels pour la France".
"Le premier, c?est dresser les gens les uns contre les autres (...) et user de la laïcité, qui est un instrument de tolérance pour en faire un instrument anti-islamique. C?est un poison mortel pour le pays", dit-il.
"Le 2ème thème: sortir de l?euro pour résoudre les problèmes de la France, c?est la misère pour tous le monde et particulièrement les pauvres", argue-t-il.
"Pourquoi ? Parce que le pays se trouve devant un Himalaya de dette, libellée en monnaie forte, si vous devez le payer en monnaie française faible alors c?est un drame pour des générations", explique-t-il.
"Il faut qu?on sorte des promesses purement verbales et si possible dire aux gens humblement la vérité. Ceux qui vous racontent qu?on peut remettre les immigrés dans les bateaux et les ramener chez eux, 1- ce sont des semeurs de haine et 2- ce sont des menteurs car personne ne le fera naturellement", dénonce-t-il.
M. Bayrou dit refuser "de considérer que notre pays est ce qu?il était dans les années 30. C?est une idée que nous devons faire reculer, nous ne devons pas être rusés. Il faut le prendre comme des guerriers, droit devant", lance-t-il.
"La solution pour tourner la page, ce sont des démocrates, des républicains, des gens équilibrés, des gens qui ont analysé la situation depuis des années et qui ont résisté à toutes menaces, à toutes les sirènes", explique-t-il en appelant à des "rassemblements nécessaires".
"On a besoin de gens qui proposent l'espoir et pas de la dinguerie. L'extrémisme, c'est la dinguerie et c'est mortel", a-t-il résumé.
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:30

40414237_p.jpg ...Ainsi rêve le prevôt de terre de haut.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:44
Un "grave secret" va entraîner la chute de Sarkozy, selon Tripoli
www.leparisien.fr | 10/03/2011 | 14H52
Le régime libyen a affirmé jeudi, via son agence officielle, que la révélation d'un "grave secret" allait entraîner la chute du président français Nicolas Sarkozy, peu après la reconnaissance par Paris du Conseil national de l'opposition comme représentant du peuple libyen.
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 18:30

 

 

Chirac rattrapé par son passé
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 11:14

La France vient de franchir le seuil fatidique de 1700 milliards d’euros d’endettement : elle est en faillite, sinon aujourd’hui, demain, inexorablement.

Cette série d’articles vise à démontrer la spécificité de la dette française quant au cumul de la dette avec l’impôt (I), quant au volume hors contrôle de la dette (II), quant à la structure insoluble de la dette (III) et enfin quant à la philosophie de la dette (IV) qui sont les quatre raisons de son impossible apurement

III LA STRUCTURE INSOLUBLE DE LA DETTE

Dans deux précédents articles, ici et , nous avons tenté de démontrer que, quelle que soit l’importance de la dette, la France n’étant pas forcément la moins bien placée sur ce chapitre, la spécificité de sa dette lui sera fatale :

parce qu’en plus d’être endettée, elle est trop lourdement imposée pour pouvoir inverser son processus d’endettement et,

parce que la progression exponentielle de sa dette vient de l’acculer à rembourser les intérêts de ses emprunts par l’emprunt, devenu depuis peu premier poste de son budget, toutes situations typiques du failli.

Le dérapage de la dette est d’abord un dérapage de sa gestion

Aujourd’hui, nous allons tenter de démontrer que cette triste situation n’est pas conjoncturelle mais structurelle, rationae temporis et rationae materiae.

Rationae temporis car cette situation dure depuis plus de trente ans, au-delà des partis et des majorités, avec une imperturbable constance.

Et rationae materiae, quelle que soit l’entité publique, toutes administrations confondues, État central, collectivités locales et organismes de protection sociales

Comme l’illustre le graphique ci-après concernant l’endettement cumulé :

Lequel endettement cumulé, précision importante, est la conséquence d’un déficit structurel de gestion, toutes administrations confondues de l’ordre de quelques pour cent par an qui se chiffrent en milliards d’euros (144 en 2009) situation qui va se dégradant au fil des ans

Ce graphisme met ensuite en évidence que, contrairement aux idées reçues, ce sont les organismes de protection sociale qui semblent vouloir contenir avec le plus de pugnacité la tendance à l’augmentation de la dette : en effet, c’est la seule entité publique qui, d’une année sur l’autre, réussit à diminuer la taille de son endettement, même si cette diminution n’a pu toujours s’inscrire dans la durée.

Et au contraire, c’est frappant sur ce graphique, le gouvernement et les administrations centrales semblent avoir pris le parti de laisser courir la dette, les colonnes bleues et violettes n’ayant cessé de progresser depuis trente ans.

A cause d’eux, encore plus que du fait des collectivités locales, malgré les efforts louables des organismes de protection sociale, l’endettement public est structurel, une enflure grandissante au fil des ans.

Et nous voilà donc sur la structure de la dette.

Partant d’une métaphore géologique, on pourrait dire que l’endettement n’est que la conséquence de l’empilement des couches successives de nos ratés annuels de gestion, c’est-à-dire d’une augmentation de la dette sans contrepartie d’actifs et à raison même de cette absence de contrpartie, une dette aussitôt oubliée une fois consommée, et comme consommée sur l’instant, sur l’instant oubliee, cause unique de son renouvellement.

Mais à ce stade, si le mécanisme du renouvellement annuel de la dette est constaté, il n’est pas expliqué.

J’avance deux explications possibles à cette dérive : Napoléon, la durée des mandats ; la cause historique et la cause électorale.

Napoléon :

Nos administrations et établissements publics ont trouvé logique depuis Napoléon, qui les avait conçus à cette fin, de s’organiser comme le sont les armées : centralisation et organigramme pyramidal pour l’architecture, discipline et ordre pour le mode de fonctionnement.

Dans un pays en guerre, ce système rend des services incomparables. Si je n’avais pas peur d’être déplacé, je vous dirais que le régime de Vichy a été de l’avis unanime des occupants d’une redoutable efficacité dans sa traque des populations juives pendant la seconde guerre mondiale, non parce que les pétainistes étaient tous des fous furieux antisémites (les nazis l’étaient pour eux même si certains l’étaient plus qu’eux), non plus parce que les Français étaient majoritairement antisémites (les Polonais l’étaient bien plus qu’eux même si certains l’étaient plus qu’eux) mais parce que le régime de Vichy avait utilisé son administration « militarisée », toute faite d’ordre et de discipline, pour la mettre au service de la déportation.Procédé en soi parfaitement odieux, je vous l’accorde, mais ce n’est pas le sujet.

La question est : d’où l’administration tenait-elle cette efficacité si redoutable ? Uniquement à cette règle militaire qui veut que du général au simple soldat tous les ordres soient exactement, immédiatement et complètement exécutés. C’est comme un véhicule : il ne doit y avoir aucun jeu dans les rouages, quel que soit leur nombre, zéro indépendance.

Cela suppose un encadrement à chaque échelon ,chargé de relayer l’ordre et contrôler son exécution et donc une organisation pyramidale. Ce système est contre nature car l’initiative et l’indépendance sont le propre de l’être humain. S’il n’en était pas ainsi nous serions encore dans les arbres. Pourtant de cette discipline à zéro indépendance/initiative dépend la victoire de l’armée et la survie de votre compagnie en temps de guerre. Pour faire respecter cette discipline à zéro initiative, les armées utilisent la menace du poteau d’exécution : pour ceux qui préfèrent risquer une balle dans le dos devant l’ennemi douze balles dans le coeur par les amis. Cela donne de très bons résultats ; en temps de guerre s’entend. Et dans l’armée de préférence.

L’administration française, organisation civile militarisée par Napoléon et deux siècles de guerres, pour ne parler que de ceux-là, a donc fonctionné comme une armée estimant que la seule question de la moralité de l’ordre de la rafle était en elle-même un acte de rebellion et de désobéissance grave, un manque de loyauté à l’égard du chef à qui l’on doit respect, discipline et obéissance, en plus de la confiance aveugle, et non de discuter ses ordres, le subordonné ne pouvant en aucun cas se livrer à cette liberté de juger sa hiérarchie mais seulement lui obéir jusqu’au sacrifice de sa personne.

On ne pourrait pas croire qu’une telle rigidité puisse être transposée dans l’administration civile ou qu’elle puisse durablement y fonctionner. Et pourtant non seulement elle a très bien fonctionné mais encore nous n’avons dû qu’à la Providence et à la fin de la guerre que l’on n’ait pas fait faire à nos fonctionnaires des choses encore plus horribles ,si ce fut possible.

Et l’administration continue de fonctionner sur ce modèle et au-delà, tous nos établissements publics, pro ou péri administratifs, tout ce qui de près ou de loin touche à l’Etat ou ses prérogatives : à une différence ou un handicap près.

La différence c’est que l’armée est un outil de guerre qui, pour son efficacité, réclame les échelons intermédiaires, c’est-à-dire un corps ininterrompu de relais, du commandemant à l’exécutant ; c’est très lourd, très cher. Justifié pour l’armée. Indispensable en temps de guerre. Mais dans l’administration en temps de paix....ça fait certes une administration organisée (normalement) mais surtout des entités sur-hiérarchisées, des univers où pour un opérationnel vrai vous avez au bas mot 3,5,7,9 fonctionnels contrôleurs. Une surcroissance de l’encadrement au détriment de l’opérationnel. C’est-à-dire une entité radicalement contre-productive, au contraire de l’armée ; malgré tout le dévouement de ses membres, à l’instar de l’armée.

Le recouvrement de l’impôt est ainsi en France parmi les plus chers du monde, et à services égaux l’hôpital est beaucoup plus cher que la clinique à tel point qu’il a fallu prévoir deux tarifs, un public avantageux et un privé calculé à la corde, pour ne pas faire sombrer d’un coup tous nos établissements hospitaliers dans la faillite. Malgré ce cocon protecteur, l’hôpital continue de faire des pertes sans pouvoir complètement assumer ses missions et la clinique des profits sans jamais refuser un malade.

Sur le coût de gestion de l’administration fiscale, qui a fait couler beaucoup d’encre depuis le rapport Lepine il n’est pas discuté que des progrès ont été entrepris mais néanmoins sans obtenir les résultats escomptés.

En gros, pour cent unités de recettes notre administration après avoir caracollé autour d’un coût d’1,60 % ne parvient pas à percer le plancher d’1,20 % soit un coût de recouvrement bien supérieur à ses homologues qui eux s’échelonnent entre 0,70 et 1,00.

Donc en 2007, elle est descendue à 1,20 %. C’est presque bien. C’est beaucoup mieux que le Japon, autre administration impériale, qui tourne autour de 1,50. Mais au rythme des grapillements annuels, c’est beaucoup trop lent surtout par rapport à ses voisines et encore plus si elle désire les devancer en efficacité pour cause d’impécuniosité. 

Surtout lorsque l’on sait que l’administration fiscale, de toutes les administrations, a été celle à s’être lancée le plus complètement et le plus durablement dans les réformes, faisant de ses coûts de gestion sa bête noire, effort qui, par la constance et les résultats, mérite d’être salué.

Aussi, pour bien faire, il faudrait démonter Dame publique et parapublique et lui supprimer le plus possible de rouages intermédiaires pour l’alléger au plus possible et ainsi lui permettre de descendre ses coûts . Voeu pieux : on ne peut pas démonter la machine sans la casser. On a bien tenté des réformes d’allègement de ci de là. En vain. Toujours plus lourde, toujours plus contrôleuse et contrôlée, la machine suit sa propre logique, faisant des fonctionnaires ses premières victimes, et les meilleurs d’entre eux, ceux qui ont des idées pour l’améliorer, de pures martyres.

La seule parade que l’on ait inventée est une absurdité en même temps qu’une démonstration et un aveu d’impuissance : la privatisation. Tant que l’on est resté dans les services marchands, pratiquement la privatisation des nationalisations antérieures, les choses se sont plutôt bien passées. Mais une fois arrivés sur le périmètre des compétences régaliennes de l’Etat cette solution n’est plus sérieusement envisageable : comment privatiser la police, la justice, l’armée ? Sans même aller jusque-là, des services marchands, par exemple les transports, restent dans la sphère de l’Etat, par exemple la S.N.C.F., tout simplement parce qu’il n’est pas possible de les privatiser autrement qu’à la marge, c’est-à-dire sur ses filiales, avec d’ailleurs des coûts indirects de cohérence.

Mais il faut néanmoins espérer qu’avec le temps et la volonté, nous terminerons dans toutes les administrations là où l’administration fiscale a si bien commencé, gagnant, année après année, des petits points de coût de gestion, un travail de ramasse miettes et d’alègement des structures, jusqu’à l’équilibre de gestion.

Une oeuvre possible donc ; mais de longue haleine.

Pourtant, cela ne marchera pas parce que cela ne durera pas : à cause des politiques.

La durée des mandats

Ce que met en évidence ce deuxième graphique c’est que la dette des collectivités et organismes publiques est inversement proportionnelle à la durée des mandats électifs de ceux qui les dirigent.

On ne changera pas le système électif non plus que la durée des mandats.

Pourtant, si nous voulions libérer nos élus de leur dépendance alccolique au prêt, le plus sûr moyen serait d’en supprimer la cause : leur peur de la non réélection. Le tableau démontre en effet que la dérive du recours au prêt est inversement proportionnelle à la durée des mandats.

Les organismes de sécurité sociale et de protection gèrent et contienent du mieux qu’ils le peuvent le deficit qui chez eux d’ailleurs n’est pas de gestion, même si certainement des progrès pourraient être faits sur ce ce terrain. Ils ne sont pas élus.

Les dirigeants des collectivités territoriales, dotés de mandats longs et peut-être moins menacés par la non réélection que les politiques "nationaux", soit qu’ils n’en vivent pas, soit, bien qu’en en vivant, leur charisme personnel ait plus de poids dans l’ élection que la politique elle même, ne sont donc pas condamnés à la surenchère des offres et des propositions si mangeuses de finances.

Certes, eux aussi, comme tout politique, ont recours à ces procédés clientélistes , qui pour la piscine,qui pour la voie rapide ou le ramassage des ordures ménagères. Certes, ils seront obligés, une fois arrivés au pouvoir, comme tout politique, de financer leurs promesses par l’emprunt surtout s’ils ne veulent pas se faire traiter de menteurss et ainsi ruiner leur carrière.

Mais d’une part, le cycle de la promesse n’intervient qu’une fois tous les six ans, et d’autre part, la proximité des électeurs oblige à des devoirs de sincèrité et de pédagogie, tous garde- fous qui n’existent plus ou moins dans la sphère de la politique "centrale".

La parisienne.

Chez " la parisienne" ce que montre le graphe, c’est que les défauts y sont démultipliés, et les garde-ous absents.

En effet, on vote et on gouverne au niveau national ; on ne finance plus les piscines municipales, mais par exemple les 35 heures. La moindre augmentation, le moindre avantage, même justifié, toujours intéressé par la réélection, se chiffre en huit zeros et plus d’emprunt. Au rythme non pas d’une mais de deux élections : la présidentielle, la législative ; pas pour six ans mais selon un cycle de cinq ans sans compter les élections intermédiaires à la réélection présidentialo-législative pour lesquels quelques mesures financées par l’emprunt seront votées , par "soutien", "pour tenir les territoires".

Des prêts en rafale.

De ce point de vue,il faut regarder la concordance des dates entre les deux élections, la présidentielle et la législative, comme une amélioration certaine de notre système dont les experts nous diront peut-être, plus tard, combien elle nous a fait économiser d’emprunts.

Tout cela sans aucun garde fou, même pas celui de la proximité car, dans "la Parisienne", il y a au moins un accord tacite, rendu nécessaire pour les besoins de la réélection : on n’évite de parler de la dette en évitant de se la reprocher mutuellement, le cannibalisme n’étant pas un mode ordinaire de conquête ou de maintien au pouvoir.

Quand, décidemment, l’emprunt sent trop mauvais,que la nation demande des comptes quand on lui demande des efforts, la Parisienne a sa réponse toute prête : la situation est sous " contrôle". Elle n’ose pas ajouter "son". Elle vous laisse le supposer.

A la lecture du graphe, le mensonge est peut être sous (son) contrôle, la situation certainement pas

Vous pouvez la croire ou non. Décider d’aller voter ou de vous abstenir. Ce sera pareil : en votant pour le camp adverse vous voterez pour leurs frères de lait. Et en vous abstenant, vous ne ferez la démonstration, qu’au fond, ils n’ont besoin que de leurs votes pour s’élire.

Cruelle vérité de leur démocratie.

Ce pourquoi, aussi longtemps qu’ils voudront reconduire leur réélection, ils reconduiront leur recours systématique à l’emprunt, leur modèle suicidaire.

Jusqu’à la ruine totale de nos finances.

Par instinct de leur survie.

A nos seuls dépens.

La spécificité structurelle de la dette de l’Etat français.

François DESVIGNES

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 18:30

Le syndrome du larbin

est un comportement pathologique visant à prendre

systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles

dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit

par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres

intérêts au profit de ceux qui l’exploitent...

 

 

 

Des militants UMP bénéficiaires du RSTA déchirent leur chemise pour Le Président des riches :

 

 

Suivez mon regard en direction d'une des iles du sud Basse-Terre...Citoyens à tête plate,je vous dis!

 

 

Comment le reconnaitre ?

 

Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui:

-le syndrome du larbin est malheureusement une vocation 

-Il se trimbale dès le plus jeune âge et il n’existe aucun remède.

-Le larbin n’a pas choisi d’aimer son élu il aime son élu parce qu’il est un larbin.

-Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique:

-il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance.

-Le larbin cautionne tous les sacrifices  dont il pourrait être l’objet sans condition.

 

 

 

 

 

 

Deux théories principales

s’affrontent pour expliquer l’origine du syndrome : la

thèse génétique et la pathologie mentale. Après des siècles d’asservissement,

les larbins pourraient être le produit d’une sélection artificielle des soumis par leurs

maitres. Selon cette hypothèse le mécanisme en oeuvre serait similaire à la sélection

des chiens et des chevaux mais directement appliqué à l’homme. Pour les tenants de la

pathologie mentale le caractère héréditaire n’est pas retenu, il s’agirait plutôt d’un

trouble qui se développerait dès l’enfance. Le processus s’aggraverait au passage à

l’âge adulte lorsque le sujet prend conscience de la médiocrité de sa condition, le

larbin développerait des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre

cognitif pour justifier l’acceptation de sa subordination. Le larbin finit par s’identifier

à ses maîtres en s’imaginant appartenir au corps social qui l’exploite.

 

 

 

Le larbin réagit vivement

à toute discussion qui ose remettre en cause les aptitudes de son maitre.

Incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses

messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet.

 En réaction le larbin brandit instinctivement une succession de termes caractéristiques qu’il essaye de

glisser dans son discours tels que : jaloux, fouteurs de merde, pédés, tirage vers le bas,la gauche.

 

Les propos  qui suivent portent la quasi-signature "légitimise" d’un larbin digne de ce nom: "I ja là i ké rété"

 

 

 

Le syndrome du larbin

ne prolifère pas seulement chez les plus démunis

intellectuellement comme on pourrait le penser, il affecte une largemajorité de la

population sans corrélation apparente avec le niveau d’étude .

 

 

 

 

Que faire pour lutter efficacement contre ce fléau des temps modernes?

 

 

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  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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