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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:25

Pourquoi faire simple quand on peut faire con ?

Repenser les cours d’éducation civique à l’école pour favoriser l’émergence d'une éthique française du XXIe siècle.

« Effarante interview de Peillon dans le JDD : "redressement intellectuel et moral", mot pour mot l'appel du maréchal Pétain le 25 juin 1940 »

Ceci est un tweet de Luc Chatel, ex-ministre de l’éducation.

« Je ne sais pas quoi vous dire, je suis un peu désolé qu'il ait fait ça, pour lui... Toute ma tradition est le Conseil national de la Résistance  » 

C'est la réponse de Vincent Peillon qui explique aussi que la morale laïque ne doit s'apparenter ni à l'« instruction civique », ni à l'« ordre moral, c’est tout le contraire ». Allons bon, c’est le contraire. C’est le désordre immoral alors ?

« Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. Je ne crois pas du tout à un ordre moral figé. Je crois qu’il faut des règles, je crois en la politesse par exemple ».

Ah d’accord ! Il faut que les enfants soient libres d’avoir le choix de dire bonjour et merci au delà de tous les déterminismes auxquels ils pourraient être confrontés. Non ? Ce n’est pas ça non plus ? Pourtant je paraphrase là ? Bon d’accord, d’accord… j’ai rien compris, mais en tout cas ça suffit à déclencher une nouvelle polémique médiatique ping-pong entre les gentils et les méchants. Mais cette fois, ce sont les socialistes qui sont pétainistes… Oh la la ! Je suis perdu moi !

Bon, Monsieur le Ministre, il va y avoir un cours de plus, mais que mettez-vous dedans ?

« Je vais nommer une mission de réflexion qui devra préciser la nature de cet enseignement. Je pose trois objectifs : qu’il y ait une cohérence depuis le primaire jusqu’à la terminale ; que cet enseignement soit évalué ; qu’il trouve un véritable espace. Je souhaite que dans la formation des enseignants, dans les écoles supérieures de l’éducation et du professorat que nous mettrons en place à la rentrée 2013, les questions de morale laïque soient enseignées à tous les professeurs. »

Ah, fallait le dire ! Une commission ! Ceci dit, une cohérence à travers les cycles, une évaluation, un espace dans l’emploi du temps, une formation des enseignants…. Mais dites-moi, ca ne serait pas tout ce qui manque aujourd’hui à l’INSTRUCTION CIVIQUE ?

Oui je sais, c’est différent comme vous dites, mais prétendons juste une minute que nous refusions le choix, pourtant très tentant, de faire compliqué et choisissions plutôt d'essayer de faire à peu près simple. Une fois n'est pas coutume, je m’engage sur un terrain que je ne connais pas très bien, donc je ne me permettrais pas de discuter du fond des programmes. Je m’en tiendrai à communiquer le lien vers des éléments que j’ai trouvé sur le portail national des ressources en histoire-géographie et éducation civique, qui me font dire que les programmes sont intéressants sur le papier, et que l’idée que Monsieur Peillon se fait de la « morale laïque » pourrait peut-être s’intégrer dans une mise à jour de ce qui existe déjà....

Concentrons-nous plutôt sur quelques caractéristiques de l’enseignement de l’éducation civique au collège et au lycée :

Au collège :

  • programmes créés au début des années 1990 
  • intégré à l’histoire-géographie 
  • une heure par semaine
  • épreuve écrite au brevet des collèges : à partir de 2013 les trois disciplines histoire-géographie - éducation civique sont désormais obligatoirement traitées par l'élève au lieu d'une discipline au choix entre l'histoire et la géographie

Au lycée :

  • les programmes d’éducation civique, juridique et sociale (ECJS) ont été rédigés de 1998 à 2000 
  • indépendants de l’histoire-géographie, enseignement assurées par des professeurs volontaires de différentes disciplines ; dans la pratique, il s’agit majoritairement des professeurs d’histoire et géographie
  • deux heures par quinzaine
  • intégrée à l’histoire–géo dans les lycées professionnels et non-enseignée dans les séries technologiques en classe terminale
  • pas d’épreuve au bac (sauf bac-pro, intégrée à l’histoire–géo)


J'ai toujours eu l'impression qu'il y avait un paradoxe : tout le monde reconnait le caractère essentiel et incontournable des valeurs de notre République, tout le monde est persuadé que les choses vont en se dégradant et que les plus simples règles de vie en société sont bafouées au quotidien, mais personne ne semble vouloir se rendre compte qu'une réflexion profonde sur les méthodes d'enseignement de l’éducation civique pourrait devenir un outil puissant pour favoriser l’émergence de l’éthique française du XXIe siècle (l’éthique et la morale sont les sujets du moment, je n'avais pas complètement tort la semaine dernière...).

Voila exactement ce que je n'ai pas fait : avoir une réflexion profonde. Mais ça ne m’empêche pas d'essayer de mettre un peu de bon sens, pas très polémique vous allez voir, au service de quelques idées simples d’amélioration.

  • Moderniser le programme : datant de 10 ou 20 ans, avant 9/11, avant la révolution numérique, avant la crise écologique, la crise économique mondiale, la crise Européenne, la révolution arabe, les questions sur le mariage pour tous... combien de nos valeurs ont été bousculées ou remises en question !
  • Créer de l'espace pour cette formation : d'abord dans les emplois du temps des enfants. Il ne faut pas être irréaliste, disons par exemple : une heure par semaine au collège, comme maintenant, mais au lieu de deux heures par quinzaine au lycée, on pourrait envisager d'alterner des semaines avec une heure et des semaines avec deux, de manière à avoir une continuité (six heures dans le mois plutôt que quatre). Evidemment, valable pour tous les lycées et classes, à moins que l'on m'explique que les lycéens en série technologique ou pro ne sont pas des citoyens comme les autres. Ensuite, on aurait une formation pour les enseignants et même la création de postes de professeur d’éducation civique avec une possibilité de reconversion immédiate pour les profs actuels d'autres disciplines. Plus de volontaires ou de profs d'histoire-géo.
  • Evaluer la formation : évolution positive au brevet en 2013 (il était temps !), il faut maintenant une épreuve au bac ! Sinon, tout le monde s'en fichera toujours...
  • Intégrer la citoyenneté à la vie quotidienne : l’école ne peut pas être responsable de tout. Les parents doivent donner l'exemple et être impliqués dans l'enseignement et les activités, quitte à organiser des projets qui les fassent venir dans les établissements travailler avec leurs enfants. Encore mieux, en partenariat avec leur commune, les associations culturelles et professionnelles, la justice, les collectivités locales, les institutions de la République... Chaque établissement pourrait davantage collaborer localement, et s'inscrire dans des partenariats pluridisciplinaires pour soutenir des projets citoyens. Ces projets libres et sous la responsabilité des profs d’éducation civique, du chef Etablissement et pourquoi pas d'un groupe de délégués de classe par exemple (première pierre de la représentativité...), pourraient être présentés et/ou mis en application chaque année dans le cadre d'une « semaine nationale de l’éthique citoyenne » ...

OK, ça y est, me voila dans les cordes. J’espère que vous voyez ou je veux en venir : venir dire « redressement intellectuel » et « morale laïque » sans vraiment donner des pistes concrètes parce que l'on doit d'abord discuter en commission... c'est con.

J'aurais voulu dire maladroit, mais je redis con parce que ça donne l'occasion à une nouvelle polémique inutile et ne rend pas service au projet au final. Cette idée, dans d'autres termes, avait été proposée par Luc Chatel il y a un an, et la droite n'avait pas de problème avec à cette époque. Je me demande parfois si les socialistes sont arrivés au pouvoir avec un plan quelconque...

Nous avons aujourd'hui des cours d’éducation civique. Le site de l’éducation Nationale dit :

« l’instruction civique et morale à l’école primaire repose sur deux fondements : d’une part, l’apprentissage des règles de la vie en société, du respect de soi-même et des autres, enfants et adultes, d’autre part, la découverte et la connaissance des grands symboles de la république, des principes d’organisation de la vie politique, des traits constitutifs de la nation française et de la place de l’Union européenne  ».

 

Est-il vraiment si impossible d’intégrer la « morale laïque » à ces objectifs pédagogiques ?

 
 
 
 
Cliquez sur ce lien pour lire l'interview de Vincent Peillon sur le site du JDD.
sacré charlemagne
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:59

 

 

 

Actuellement le lanterneau politique est braqué sur la guéguerre Aubry/ Rebsamen et Gérard Collomb, pour le non cumul des mandats.

En effet la patronne des socialistes entend mettre fin aux cumuls des mandats.

 

Petit retour en arrière !

Le non-cumul était le 48e des 60 engagements pris par François Hollande lors de sa campagne présidentielle. Le 14 juillet, le président de la République avait indiqué qu'une commission sur la moralisation de la vie politique, dont la présidence a été confiée à l'ancien premier ministre Lionel Jospin, serait chargée de faire des propositions portant notamment sur le non-cumul « pour que les parlementaires soient pleinement impliqués dans la vie législative ». Le texte, qui doit voir le jour cet automne, après la fin des travaux de la commission Jospin, devrait faire l'objet d'âpres négociations. source.

 

A l'université d'été de La Rochelle, Martine Aubry rappelle la 48éme promesse de François Hollande !

Martine Aubry a profitée de l'Université d'été du P.S. à La Rochelle pour rappeler la 48éme promesse de François Hollande lors de sa campagne présidentielle ( sur ce site, vous pouvez accéder aux engagements de François Hollande vidéo :. )

 

Au cours de cette université, la patronne du P.S. à notamment déclarée :

« Quand on appartient à un parti et que 90 % des militants votent pour le non-cumul, on le respecte ou on quitte le parti », prévenait vendredi la maire de Lille. Le message avait le mérite d'être clair. : source.... et rendons lui hommage pour le courage de cette déclaration .

Mais hélas sur ce beau principe quelques ténors du P.S. sont vent debout parmi les opposants citons les Sénateurs François Rebsamen : et Gérard Collomb.

 

Indemnité mensuelle d'un Sénateur.

Indemnité mensuelle : 7 100,15 € bruts par mois qui comprend une indemnité de base (5 514,68 €), une indemnité de résidence (165,44 €) et une indemnité de fonction non imposable (1 420,03 €). Cela représente 5 388,72 € nets par mois. Le président du Sénat perçoit, quant à lui, une indemnité de fonction de 7 057,55 euros.

Indemnité représentative de frais de mandat : 6 240,18 € bruts par mois pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...).

Avantages : 7 548 € mis à disposition pour rémunérer ses collaborateurs, dotation micro-informatique, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Le président du Sénat jouit d'une indemnité propre de plus de 14 000 €.

Cumul : possible. Un sénateur ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 272,02 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 757,34 € au titre de ses mandats locaux :source.

 

Le hic,... le François de Dijon, et le Gérard de Lyon ne sont pas d'accord !

Petit rappel sur l'ensemble des sommes que touche François Rebsamen.

François Rebsamen touche 3.536,51 euros au titre de la présidence du Grand Dijon.

 Comme conseiller général de Côté d'Or, il a le droit une indemnité de 2233,58 euros. Comme la loi interdit aux élus locaux de cumuler plus de 8.100 euros par mois, il ne peut gagner plus 2330 euros par mois pour remplir sa fonction de premier magistrat de la capitale bourguignonne. 

Maire de Dijon : 2.733 €

Président de la CA Dijonaise : 3.537 €

Conseiller général de Côte d'Or : NC

Total : 8.100 € maximum : source....ben oui, le François de Dijon, ne veut tout simplement pas abandonner ses 2330 euros mensuels.

 

Petit rappel sur l'ensemble des sommes que touche Gérard Collomb !

En plus de ce que touche Gérard Collomb pour diriger les affaires de la ville, ses fonctions de président de la communauté urbaine et de sénateur porteraient théoriquement ses revenus mensuels à plus de 17.000 euros. Mais, comme tous les élus de France, le cumul de ses indemnités ne peut dépasser 8.100 euros. Ses fonctions locales sont donc plafonnées à 2.700 euros. 

Maire de Lyon : NC

Président de la CU de Lyon : NC

Sénateur : 5.400 €

Total : 8.100 € maximum (La mairie n'a pas donné suite à nos demandes de précisions) source. .. à l’instar de son collègue sénateur François Rebsamen, Gérard Collomb n'a pas envie de perdre quelques milliers d'euros !

 

Le Credo des cumulards politiques !

Lorsque l'on évoque le cumul des mandats, le Crédo des politiques ( majorité et opposition ) qui le pratique est de dire que pour eux le cumul des mandats leur permet un meilleur ancrage sur le terrain, une meilleure connaissance des problèmes locaux, et une plus grande proximité avec les citoyens. Cumul des mandats wikipédia. Pour info, il est bon de signaler que le cumul des mandats est une exception française :.

 

Le bénévolat, .. la solution !

Nous l'avons vu plus haut, les cumulards évoquent un meilleur ancrage sur le terrain, une meilleure connaissance des problèmes locaux, et une plus grande proximité avec les citoyens, .. alors la situation est très très simple, pour ces cumulards, ...il suffit tout simplement pour eux d'exercer leurs mandats annexes en tant que bénévoles, de ce fait, ils iront grossir le nombre des 12 à 14 millions, de Français qui pratique le bénévolat ,...simple non ! … mais comme dit l'autre ,... faut pas trop rêver !

En attendant méditons sur ce nouveau adage politique :.

 

Lien en annexe  :

Lettre de Martine Aubry aux parlementaires sur le non-cumul.

 

Gilbert Spagnolo dit P@py

 

Source des deux images qui illustrent mon article :.

 

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 19:18

 

 

 

 

1. De défaite en défaite, jusqu’à la victoire finale

Le philosophe britannique Quentin Skinner est certes un critique féroce du libéralisme thatchérien, mais n’est pas pour autant un révolté contestataire. Il pointe cependant la maladie suprême des démocraties occidentales, critiquant leur manque flagrant de représentativité politique. Il souligne : Il faudrait que nos gouvernements se mettent à réfléchir au fait qu’il existe des limites à ce qu’ils exigent de leurs peuples et ce d’une manière relevant plus de l’intimation que de la volonté citoyenne. Provocateur, cet historien de la pensée politique explicite : Le peuple aujourd’hui ne possède aucun moyen pour obliger les gouvernants de simplement tenir leurs promesses. Il s’agit d’une régression spectaculaire. Même à l’époque de la Grande Bretagne pré – démocratique, on reconnaissait le droit de chacun à exprimer son mécontentement auprès des gouvernants.

Opposant la notion de liberté à celle du libéralisme, Skinner se penche sur les sources du quiproquo permettant de confondre ces deux notions. Du moins en ce qui concerne l’Etat et sa représentation occidentale. L’auteur d’un Machiavel magistral (Seuil, 1989), qui, par ailleurs, voit en la crise actuelle la victoire de l’Etat Nation qu’aucuns considéraient moribond, s’interroge en quoi la pensée de Hegel, de Rousseau et de Hobbes ont façonné une représentation d’un Etat synonyme du peuple qui l’habite, et en quoi celles-ci ont permis la mise en place de représentations qui s’éloignent - chaque jour un peu plus – du fait démocratique (Les fondements de la pensée politique moderne, Albin Michel, 2001) Sans aller jusqu’au fameux « élections piège à cons », il considère que le terme même de représentativité a été corrompu par l’idée qu’un vote délègue un plein pouvoir, laminant avec le temps tous les mécanismes de contrôle intermédiaires et permanents, et déguisant les résultats à l’aide de systèmes électoraux qui défigurent ce résultat, permettent à une minorité d’exercer les pleins pouvoirs agissant non pas en fonction d’un mandat mais en fonction d’un projet non explicité préalablement. L’exemple le plus criard selon lui est la révolution libérale thatchérienne, qui a radicalement changé l’Angleterre appuyée sur moins de quarante pour cent du vote populaire. 

En son temps, dans son ouvrage L’Etat, le pouvoir, le socialisme (PUF, 1978), le marxiste Nicos Poulantzas avait anticipé cette dérive corruptrice en explicitant la montée d’une classe technocratique gestionnaire aussi bien de l’Etat que de l’économie qui, désormais autonome, s’opposera nécessairement aux structures citoyennes au lieu de les représenter. Les deux penseurs éloignés par le temps, leur formation/éducation et leur pensée politique arrivent cependant à la même conclusion. D’autant plus que Skinner conclut son interview avec Francisco Quijano (d’où sont empruntées ses dires) par un apophtegme très Poulanzéen : L’Etat dit-il reste l’ultime préteur et l’ultime banquier. Il continuera à émettre de la monnaie, à mener des guerres, à emprisonner les citoyens et à imposer des impôts. Au profit de qui ? Certainement pas du citoyen répondrait Nicos Poulanzas.

Il est en effet impossible de comprendre, si l’on occulte l’autonomie de cette superstructure technocratique, pourquoi, au sein des pays occidentaux censés ne pas faire partie des Etats dirigés par une démoctature (comme la Russie ou la cité - Etat de Singapour), les revendications citoyennes sont à ce point bafouées. Pourquoi les élites dirigeantes sacrifient leurs propres peuples au profit d’un système financier qui, a maintes reprises, a fait la preuve de son inefficacité, et pourquoi des mesures qui échouent depuis un quart de siècle un peu partout dans le monde sont toujours avancées comme les seules possibles. 

Ce que les citoyens identifient à tort comme une injustice et une trahison de leur propre volonté serait en fait la conséquence d’une lutte qui n’oppose plus le monde du travail et celui du capital, mais celui des gestionnaires de l’Etat et de l’économie financière d’une part et les citoyens, que ces derniers soient salariés, patrons de PME, fonctionnaires, paysans, etc, d’autre part. Bref, une très large palette de la représentation sociale et économique d’un pays. 

Ceci nous ramène effectivement aux deux exemple précités de pays régis par une démoctature, auxquels désormais les dirigeants occidentaux empruntent plusieurs éléments constitutifs de leur fonctionnement. En effet, personne ne nie le fait qu’en Russie Poutine a recueilli soixante pour cent du vote populaire. Mais personne ne peut non plus nier que la gestion mafieuse de la société et de l’économie, associée à des discours (et des actions musclées) nationalistes et nostalgiques associés à une occupation policière du terrain et un muselage de l’opposition n’en sont pour quelque chose. Il en est de même pour la Colombie, le Mexique et bien d’autres pays. Cependant, le cas de Singapour est encore plus criant : la société toute entière participe à une gestion policière de la société, tandis que la corruption s’est institutionnalisée par une augmentation des salaires du très large secteur (administrations, banques, justice, police, etc.), intégrant les bénéfices de la corruption dont l’Etat – entrepreneur s’est octroyé le monopole. Par ailleurs, très ouvertement, la classe politique s’affirme comme l’élite financière du pays. Enfin, pour s’affirmer symboliquement, le pouvoir intervient de manière répressive dans tous les aspects de la vie sociale et condamne sévèrement tout ce qui lui paraît être une incivilité. C’est l’exemple le plus extrême de la victoire du libéralisme sur la liberté. Est-ce le chemin que prennent nos sociétés ?

La fameuse diversion (de tous les gouvernants) vers des enjeux imaginaires portant sur des valeurs est significative du chemin que prennent les élites pour asseoir leur pouvoir symbolique et chercher l’adhésion à la manière de Singapour. Les Etats-Unis, transgresseur toute catégorie des règles fondamentales régissant l’économie, la gestion des crises et la vie des Etats, ramène à chaque élection le débat sur des sujets tels que l’avortement, le mariage des homosexuels, la Bible comme outil de la liberté d’entreprendre sans entraves, la prière à l’école, le bien fondé de la théorie de Darwin, entre autres. Plus sophistiqués (mais pas moins violents), les débats européens ne sont pas de reste, cherchant là aussi clivages et passions propres à esquiver sur l’essentiel : pour paraphraser Hanna Arendt (elle aussi visionnaire), dans les conditions modernes ce n’est pas la destruction qui cause la ruine, c’est la conservation, car la durabilité des objets conservés est en soi le plus grand obstacle au processus de remplacement dont l’accélération constante est tout ce qui reste de constant lorsqu’il a établi sa domination (Condition de l’homme moderne, Calman-Lévy, 1961). Dès lors, par exemple, que le gouverneur de la BCE Mario Draghi, par une politique de crédit à taux marginal, permet aux banques de ne pas se débarrasser de leurs portefeuilles de la dette des pays du sud européens, il est accusé par les plus hautes instances de l’Allemagne d’être un faux monnayeur. L’objectif étant de vendre la dette à prix cassé aux fonds de pension et autres investisseurs, qui on amassé pour ce but de mainmise totale sur ces pays, quelques six mille milliards d’euros. A comparer, en passant, à la totalité de la dette grecque (pas plus de trois cent milliards). Mais là n’est pas l’enjeu : ce sont les infrastructures, les avoirs de l’Etat et le coût du travail qui l’est. C’est-à-dire l’intégration des élites politiques grecques à ce modus operandi et la déchéance de toute représentativité réelle de son peuple. Entre temps, Siemens impose un accord colonial à la Grèce, qui lui permet d’effacer, pour trois cent millions d’euros, l’ensemble des torts causés pour cause de corruption à l’Etat grec qui montent à plus d’un milliard et demi d’euros et la fin de toute poursuite envers tout citoyen allemand. Voici le vrai débat sur la moralité que l’on esquive à tout prix.

 

 

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 19:53

Prénom : Vidalis
Nom : Azincourt
Sexe : Homme

Numéro de matricule : 349
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 38 ans

Mère :
Père :
Profession : Calfat

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Prénom : Clémentine
Nom : Azincourt
Sexe : Femme

Numéro de matricule : 88
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 16 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

 

 

'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

Prénom : Jermain
Nom : Azincourt
Sexe : Homme

Numéro de matricule : 89
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 13 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

 

 

 

 

'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

Prénom : Bernard
Nom : Azincourt
Sexe : Homme

Numéro de matricule : 93
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 8 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

 

''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

 

Prénom : Deville
Nom : Azincourt
Sexe : Homme

Numéro de matricule : 90
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 11 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

Prénom : Rosa Dite Marie
Nom : Azincourt
Sexe : Femme

Numéro de matricule : 568
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 6 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

 

''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

 

 

Prénom : François
Nom : Azincourt
Sexe : Homme

Numéro de matricule : 642
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 3 ans

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession :

'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

Prénom : Annélie
Nom : Azincourt
Sexe : Femme

Numéro de matricule : 701
Lieu de naissance : Terre-de-Haut

Nom de l'habitation :
Commune d'habitation : Terre-de-Haut (Bourg)

Commune d'enregistrement : Les Saintes (Guadeloupe)
Officier d'état civil : DESNOYERS Jean Adolphe
Date de nomination : 12/08/1848
Age à la date de nomination : 1 an

Mère : Magdeleine
Père : Vidalis
Profession : ''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:53

 

 

 

 

"Devenir père est un cheminement progressif"

Par LEXPRESS.fr, publié le 15/06/2012 à 18:21

 

La place du père est parfois difficile à trouver pendant la grossesse. Benoît Le Goëdec, sage femme et auteur de "Papa débutant, le guide que tous les jeunes pères attendaient!" a répondu à vos questions. 

 

"Devenir père est un cheminement progressif"

"C'est l'enfant qui vous fera devenir père à part entière."

REUTERS/Michaela Rehle

 

Froci: Est-il plus facile pour les hommes d'avoir affaire à un sage-femme qui est un homme?

Benoît Le Goëdec: Cela dépend de chacun. Néanmoins, ils trouvent quelqu'un qui leur ressemble tout en ayant connaissance de la femme. Et ce rapport au féminin/masculin permet de libérer la parole. Ils ne sont alors pas le seul homme dans une histoire de femmes.  

Vivo: Dit-on vraiment sage-femme pour un homme? Comment les femmes enceintes vous accueillent-elles?

Benoît Le Goëdec, sage-femme

Benoît Le Goëdec, sage-femme

L'Express

On dit sage-femme mais le dictionnaire autorise "maïeuticien". La maieutique est l'art d'être sage-femme. Les femmes enceintes nous accueillent bien une fois que le premier lien est fait; que, derrière le genre, la fonction prend le dessus; qu'elle trouve en nous ce qui fait la sage-femme, à savoir la science et l'humanisme, la compétence médicale et l'écoute. Elles sont même après surprise que ce soit possible chez un homme! Les seules réticences persistantes sont de l'ordre de l'extrémisme religieux. Et puis, il existe la liberté de praticien. Celles qui ne peuvent envisager l'intime auprès de nous vont vers une sage-femme femme. 

Julien: Pour vous, quel est le meilleur moment pour avoir un enfant?

Celui où le désir est partagé entre la femme et l'homme. Celui où chacun est prêt à assumer l'engagement et la responsabilité que cela représente. Ensuite, pensez que la fécondité est meilleure quand on est plus jeune. Et que beaucoup de choses continuent à se vivre avec un enfant. C'est plus une richesse qu'une contrainte. Soyez juste en phase.  

Vegas: Quelles sont les inquiétudes récurrentes des futurs pères?

Les plus grandes inquiétudes sont le post natal: la responsabilité nouvelle, la place que l'enfant prend dans le couple et la maternité de leur femme. La deuxième est l'accouchement: la peur de la douleur de l'autre, le sentiment d'impuisance  

Antoineau: Ma femme est enceinte de huit mois et pourtant, je ne me sens pas encore père... Est-ce normal?

Comptez sur le premier regard 

Beaucoup d'hommes disent cela. Neuf mois pour devenir père, quelques heures d'accouchement et la rencontre avec le bébé. Devenir père est un cheminement progressif que vous êtes en train de faire. Mais l'homme ne rencontre pas le bébé par l'intériorité comme la femme qui le porte. Alors, il y a un décalage. Comptez sur le premier regard, sur l'éclat de joie post-natal. C'est l'enfant qui vous fera devenir père à part entière. Laissez le temps au temps et continuez d'être proche de votre femme pour que cela se construise  

Ckdo: Futur heureux papa d'un petit boudchou, heureux dans la sphère privée, je ressens néanmoins une très grande différence de perception de mon actuel statut et futur statut "en public". J'ai notamment cette sensation lorsque l'on vient s'enquérir de l'état de ma compagne (à quasiment 7 mois révolu) et du petit loulou. Quasi systématiquement, aucune question me concernant, même en famille. Je ne suis pas narcissique pour un sou, et j'avoue ne rien dire de crainte de paraître pour un gros lourdaud égoïste. Du coup, j'ai la sensation d'être en total décalage/retard dans ma prochaine paternalité au regard de ma compagne qui vit pleinement le fait d'être enceinte. Suis-je le seul à ressentir cela ? Comment faire pour tenter de faire bouger les choses avec tact?

Les femmes ont beaucoup d'espace de paroles: consultations, échographie, préparation à l'accouchement... Les hommes très peu. Pourtant, ils vivent beaucoup de choses. L'entourage et la société sacralise et surprotège la femme enceinte au point parfois de définir pour elle les chemins à suivre. Alors criez: et moi! Car mieux est l'accompagnement ante natal, plus simple est la création du lien post natal et du couple. Après, vous verrez, on s'intéressera à vous. Et puis venez vers nous. N'hésitez pas à solliciter une sage-femme pour un entretien individuel, vous raconter, être écouté et accompagné. Mais dans l'ordre du normal, pas du soutien thérapeutique. Votre demande surprendra peut-être, mais elle est légitime. Et notre profession est une profession médicale sans malade. Elle a donc développé toute cette écoute, ce soutien dans la physiologie. Je vois parfois des hommes seuls et nous échangeons. Puis finissons par une relaxation ou un massage.  

Cédrit (Facebook): L'essentiel est d'être présent au maximum, pour vivre intensément la grossesse (présence pour les échographies, différents rdv médicaux, à la préparation à l'accouchement et à la préparation de la chambre). Ca empêche de stresser à l'arrivée du bébé et rassure en même temps! Pour finir, assister à l'accouchement et couper le cordon sont les plus beaux de tous les moments que nous puissions vivre en tant que premiers pas de père, vous ne pensez pas?

Je suis d'accord: être dans le présent de la femme nous permet d'approcher et de vivre tout cela. Préparer la venue permet aussi lui faire sa place dans nos vies. Et puis, il y a la montée en puissance de l'accouchement et l'éblouisement du premier cri, de la première rencontre. Plus que couper le cordon, je dirai l'avoir contre soi, en peau à peau, tout nouveau-né. Oui ce sont de grands moments. 

Loulou : Difficile de trouver sa place entre maman et bébé lorsqu'il est arrivé... Avez-vous des conseils?

Tout a changé, vous n'êtes plus les mêmes 

Prenez du temps pour les soins du nouveau-né: bercer, changer, endormir, laver. Et faites le seul, sans que la mère ne vous donne des conseils. C'est un des premiers axes. Ensuite, cela dégage du temps pour la mère qui peut se repenser femme. Donnez lui aussi des marques d'attention, de séduction. Elle n'est pas que mère, vous n'êtes pas que père. Et ensuite, laissez un peu de temps. Tout a changé, vous n'êtes plus les mêmes et il faut poser un nouveau regard sur soi et sur l'autre. Rassurez la mère pour qu'elle soit en mesure de vous laisser l'enfant. Votre place de père est d'autant plus facile à prendre que vous êtes l'homme qu'elle aime. Et inversement.  

Futurpapa : Faut-il préparer la chambre longtemps à l'avance?

Pas forcément. Cela dépend de votre temps à l'approche de la naissance. Et puis au début du retour à la maison, il n'y est pas beaucoup. L'intérêt de la préparer à l'avance est que toutes les odeurs des peintures et les humidités des colles ne soient plus présentent quand il arrive. Mais la plupart des familles ne préparent la chambre qu'à l'approche du terme car il faut qu'ils soient en mesure de projeter un enfant dedans. 

Polux : Je ne veux pas être présent dans la salle d'accouchement... Comment le faire comprendre à ma femme?

Dites lui qu'elle ne sera pas seule, les sages-femmes seront là. Ensuite que vivre un évènement comme celui-là en y étant contraint est violent et source de difficultés après l'accouchement. Ensuite que vous serez là quand même. Que vous allez errer dans le couloir très proche et que pour l'homme c'est l'attente, ne rien faire d'autre quand elle accouche qui lui permet de le vivre. Pas forcément être en salle d'accouchement. Enfin, dites-lui que vous n'êtes ni sage-femme ni thérapeute et que cela n'est pas de l'indifférence, juste une façon de vouloir le vivre pour pouvoir le vivre bien. Dans la réalité, dans la rencontre avec les sages-femmes, elle verra qu'elle n'est pas seule et que vous n'êtes pas à même d'être présent. Toute situation de tension et de stress sont des facteurs dévaforables à l'accouchement. Vous pouvez influer négativement sur son état si vous n'êtes pas bien. Dites le lui. Et parlez de ce que vous ressentez. 

Aristide : Ma copine m'a annoncé qu'elle était enceinte la semaine dernière et je me sens déjà père! Mais elle me dit que je la couve trop, que je lui fais trop de remarques sur ce qu'elle mange ou ce qu'elle fait...

Faites lui confiance. Laissez lui le temps et l'espace pour intégrer cette grossesse sans se sentir limitée, contrainte, malade. Il faut trouver la juste mesure. Vous êtes encore dans la joie de l'annonce. Préservez cette présence mais laissez la respirer, en effet, pour qu'elle y trouve du plaisir. C'est tôt pour elle, et encore très théorique. 

Triplette : J'ai déjà deux enfants et nous attendons des triplés... J'ai peur d'être débordé, de ne pas avoir de temps pour chacun et de faire des différences. Comment gérer une arrivée multiple avec déjà deux garçons (2 et 4 ans) à la maison?

Acceptez de faire des différences 

Cela va demander une forte capacité d'organisation. Vous avez des enfants encore petits qui vous obligerons à vous occuper d'eux. Comme vous serez obligés de les faire attendre parfois, dites devant les aînés aux nouveaux venus quand ils crieront pour manger "attendez un peu, vous n'êtes pas tout seul: il y a votre grand frère". Cela fera plaisir au grand de ne pas être le seul à devoir attendre. Et puis faites-vous aider pour pouvoir garder des temps singuliers: lire une histoire, une chanson le soir, sortir faire une course avec un seul.... Ensuite, acceptez de faire des différences. Vous ne les aimerez pas de la même façon, ils sont différents. Ce qui est necessaire est de les aimer chacun de façon unique.  

Craquotte : Y a-t-il des activités que l'on peut faire ensemble avec la future mère?

OUI: la préparation à l'accouchement (haptonomie ou méthode bonapace particulièrement), la natation, se promener...    

 

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 11:37

La vérité se fait jour petit à petit

 

NEGRITA(pseudo )vient de nous rendre visite avec sa famille tous présents au pèlerinage du 15 Aout de-la-Terre - de- Haut.
Lorsque nous lui avons demandé ce qui s’était passé, hormis l'inauguration du local des services techniques, le branchement de courant (prêté par un Saintois), le refus du Mercury Day, le refus de mise à disposition de plages propres avec poubelles sur décision de Monsieur le Maire de cette commune.
Elle nous a confirmé avoir vu ainsi que sa famille et pris des photos d'un alcoolo juché avec une canette sur le toit de l'église des Saintes.
Elle nous a également confirmé que ce n’était ni un montage, ni le tournage d’un film mais bel et bien un tafiateur embusqué   braquette ouverte sur les fideles du dimanche  tel que l’a décrit l’article du journal LE YO DI.
Pour ceux qui auraient un doute une enquete  vient d’être lancée à ce sujet ...

 AFFAIRE A SUIVRE NOUS VOUS TIENDRONS INFORME

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 18:37

Chez l’homme, l’absence de désir peut resurgir suite à une problématique enfouie et refoulée depuis de très nombreuses années : angoisse de s’abandonner au plaisir au lâcher-prise ; angoisse de ne pas ou plus être à la hauteur, frustré, inhibé. C’est à ce moment précis que l’intellect agit sournoisement, car l’homme vit la relation dans un sentiment de compétition.

Les mauvaises pensées se succèdent pour l'homme : Si je ne conserve pas ou partiellement mon érection « je suis un piètre amant », «  je me dois de contrôler mon éjaculation »... Déjà le simple fait de désirer contrôler suffit à perdre la bataille.

Chez la femme, le désintérêt érotique se caractérise par la baisse de niveau de réceptivité corporelle et des sensations érotiques. Les causes organiques mais non médicales que l’on rencontre le plus souvent dans la difficulté à lubrifier suffisamment, sans créer ou réveiller des douleurs lors de la pénétration ou des caresses sont un relâchement des muscles périnéaux. Il ne faut pas négliger les causes psychogènes qui vont de la mésentente conjugale, la culpabilité liée au plaisir de jouir librement et sans tabou, la peur d’éveiller et accéder à certains phantasmes avouables ou inavouables. La sexualité vécue comme perverse…

Très souvent lors d’un travail thérapeutique, on trouve des causes plus anciennes. Expériences sexuelles ayant engendré douleur, déception, angoisse, tentative de viol, d’inceste ou des attouchements pervers lors de l’adolescence. Que ce soit un trouble de l’érection, absence de lubrification sont des causes à ne pas négliger, le traitement proposé en thérapie brève et cognitive a fait ses preuves. Dans les cas des traumatismes anciens, il est primordial d’associer au travail sophrologique des séances de thérapies qui mettent en évidence les conflits et les causes plus profondes.

http://eclosion83136.canalblog.com

Jean-Philippe Jason, 24 articles (Sophrologue)

Jean-Philippe Jason

Sophrologue
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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 18:56

La boîte de Pandore du mariage homosexuel

Vendu politiquement comme une avancée sociétale, le mariage homosexuel ouvre la porte à un bouleversement sans précédent de la société. A juste titre, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans un entretien accordé au Figaro de mardi évoque "une rupture de civilisation". Excessif ? Non. Poser le principe du mariage homosexuel, c'est remettre à plat tout le droit de la famille conçu pour protéger les enfants. C'est surtout ouvrir la porte à la question de la commercialisation de l'être humain à travers l'adoption, les mères porteuses et, étape suivante, le commerce d'organes.

La vraie question que l'on doit se poser c'est : le mariage homosexuel pourquoi faire ? La création du PACS a été elle une véritable avancée en apportant une sécurité juridique et donc matérielle à des couples non mariés. L'institution du mariage, religieuse et républicaine est, elle, le cadre de la famille et du droit de la filiation.

De fait, reconnaître le mariage aux homosexuels semble n'avoir pour seule finalité, hormis un égalitarisme absurde entre couples homo et hétérosexuels, que de leur accorder un droit à la filiation. Oui mais comment, avec quelles limites ? En légalisant la gestation pour autrui ?? Si un couple homosexuel veut un enfant à tout prix un assouplissement des règles de l'adoption n'est-il pas suffisant ??

Car qu'on le veuille où non c'est bien de règles dont il faut parler faute de quoi, la loi de la jungle et surtout de l'argent sera la plus forte. Peut-on louer son corps comme on loue un garage ? Remettre en cause le principe du don et de l'anonymat qu'il s'agisse de gamètes ou d'organes doit demeurer intangible. A défaut c'est exposer demain les plus faibles et les plus pauvres à une nouvelle forme d'exploitation. Est-ce vraiment ce que l'on souhaite ?

A cet égard le mariage homosexuel ne doit pas constituer une réponse à l'égard d'une communauté mais être une question qui nous interpelle sur la société que nous voulons. C'est bien d'un débat dont nous avons besoin et non une modification du droit à la légère à travers la mise en œuvre au pas de charge d'un programme électoral fourre-tout. Etre pour le mariage homosexuel, c'est comme être pour l'euthanasie. Il ne suffit pas d'un oui de principe, il faut élaborer un cadre protecteur pour toutes les parties prenant notamment en compte les intérêts de ceux en position de faiblesse.


 
par Henry Moreigne (son site) mardi 14 août 2012 -
 
Grain de sel : mariage, pillule et IVG pour tous.

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 18:41

 

 

 

Tous Nègres !

A la vue de la photo de Teddy Riner (homme noir) embrassant la chaussure dorée de son entraineur Benoit Compargue (homme blanc) lors de sa victoire en finale de judo aux Jeux Olympiques le 3 août dernier, le premier sentiment d’un certain nombre de personnes soucieuses d’égalité et d’anticolonialisme a été le choc et l’indignation. Immédiatement renvoyés aux terribles images de l’esclavage et des colonies, mes contacts militants et moi-même avons été sidérés de voir l’athlète français des Antilles se coucher à plat ventre et embrasser le pied de son entraineur blanc. L’image du nègre de maison au service de son maître Bwana est aussitôt associée à cette scène dans les esprits militants échaudés. Impossible de voir simplement ce qui est : un sportif qui remercie chaleureusement son entraineur.

Acte politique ?

Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République a immédiatement réagi sur son facebook : « Cette image est terrible. Si la traite négrière n'avait pas existé avec son cortège d'humiliations et de négation pour les Noirs du monde entier, cette scène n'aurait aucune incidence. Au contraire, l'expression de la reconnaissance et de l'humilité entre deux êtres humains qui se respectent, est quelque chose de beau. Mais nous ne sommes pas dans un monde neutre. Nous ne sommes pas dans un monde où la valeur d'un être humain noir est respectée comme celle d'un Blanc. Teddy Riner, Antillais, descendant d'esclaves, ne peut pas l'ignorer. Son acte est par conséquent profondément humiliant quelles que soient ses motivations personnelles. Qu'il le veuille ou non, sa destinée lui échappe. Il est en représentation et en cela, par cet acte, il avilit ses frères et sœurs de condition. Son acte est - négativement - politique. J'ai honte. ».

« Son acte est politique » affirme-t-elle. Tout prouve qu’il n’en est rien : Teddy Riner est très loin des préoccupations de Houria Bouteldja. La question, est : en a-t-il le droit ? On peut d’ores et déjà se dire que contrairement à ses ancêtres, Teddy Riner n’était absolument pas obligé d’accomplir ce geste et qu’il se le permet parce que ça lui chante en ce moment de gloire dont il est le héros. Il est couronné de succès et le racisme des Blancs ne l’a pas empêché d’arriver là où il est.

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Alors après avoir pris une photo avec Dieudonné en faisant le signe de la quenelle quelques mois auparavant et avoir déclenché les critiques du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), il baise ici les pieds de son entraineur et s’attire les foudres des Indigènes de la République. Ces deux images dérangent des gens de bords politiques différents mais lui reprochant tous ses actes au nom de sa couleur de peau et de sa représentativité !

En regardant par la suite la vidéo de la scène de Londres, il apparait clairement que les deux hommes avaient certainement fait un pari et ce baise-pied semble en être le gage. Teddy Riner aura peut-être le loisir de le confirmer mais dans la vidéo, la mise en scène est claire : juste après la proclamation de sa victoire, le champion olympique se dirige droit vers son entraineur et plonge vers le pied droit que celui-ci lui présente ostensiblement en avant. Puis les deux hommes se serrent fraternellement dans les bras. Il semble évident que l’entraineur avait dit à son gars : « je ferai de toi un champion olympique » et que ce dernier lui avait répondu : « si je gagne, je te baise le pied juste après ».

Entre ce simple jeu et ce que dit Houria Bouteldja il y a un monde. Mais d'où vient donc ce sentiment que nous sommes nombreux à avoir eu, à savoir que cette scène renvoie à d'atroces moments de l’histoire des hommes dont on ne peut plus tolérer la moindre allusion. De Teddy Riner ou de nous, qui a la réaction la plus saine ?

Nous, descendants d’esclaves ou de colonisés nous sentons les dépositaires de cette souffrance-là et les gardiens d’une dignité trop longtemps bafouée. Nous sommes donc en permanence sur nos gardes. Il est important, que dis-je ! Il est vital pour nous de nous définir en permanence à égalité avec le Blanc. Il n’y a pas de jeu ni d’humour qui puisse tenir. Je suis noir, je suis tous les Noirs, je porte dans ma peau la souffrance de millions d’hommes et je dois être digne de leur histoire. Avec Césaire, Fanon et Malcolm X dans ma tête, tous mes faits et gestes doivent être pensés et contrôlés sur cette base.

Le verdict de Houria Bouteldja est sans appel : « qu’il le veuille ou non sa destinée lui échappe ». Teddy Riner aurait donc dû tourner sa langue dans sa bouche sept fois avant de prendre les paris avec son entraineur et penser aux millions de « ses frères et sœurs de condition », à tous les ancêtres déshumanisés par l’esclavage et la traite de Noirs et se dire que son entraineur est un Blanc, qu’en tant que tel il représente les bwanas, les négriers et les colons, et s’abstenir. Pour Houria Bouteldja « son acte est par conséquent profondément humiliant quelles que soient ses motivations personnelles ». N’est-ce pas un peu catégorique ? Je doute fort que l’athlète soit arrivé ne serait-ce qu’à mi-chemin de cette réflexion et que ce procès d’intention est un peu délirant. Au moment où Houria et moi et d’autres nous disons que cet acte est humiliant, Teddy Riner vient de gagner la médaille d’or aux Jeux Olympiques à Londres. Il est riche et célèbre. On est loin des chaines aux pieds, du code noir et de l’esclavage. Très loin.

Devoir de mémoire ?

Quand Houria dit que « nous ne sommes pas dans un monde où la valeur d'un être humain noir est respectée comme celle d'un Blanc » Elle est hors-sujet. Là, il se trouve justement que devant le sport, tous sont égaux, et Teddy est reconnu meilleur que tous les Blancs. Ne sommes-nous pas capables de voir ça ? Sommes-nous obnubilés par le devoir de mémoire ? Même si l’histoire passée et actuelle de l’Afrique illustrent la souffrance que rappelle Houria, peut-on toutefois tout ramener à cela, en disant qu’il ne peut y avoir de motivations personnelles et d’intérêts individuels ?

On ne peut pas ignorer aujourd’hui, au temps du mondialisme, que nous avons des Condolezza Rice, des Colin Powell, des Harry Roselmack, des Mohamed Sifaoui et des Chalghoumi qui peuplent nos gouvernements et nos médias. Les Etats qui collaborent activement à l’impérialisme, au sionisme et au maintien de l’Afrique et des populations noires dans des souffrances inhumaines sont légion en Afrique-même et en Arabie. Pire, avoir Barak Obama à la maison Blanche, n’est-il pas le symbole de l’asservissement suprême, contrairement à ce que croient les naïfs ? Du point de vue de ce que défend Houria Bouteldja, Barak Obama est un blanc ! Et elle-même ne serait pas choquée de le voir baiser les pieds de n’importe qui. C’est son boulot ! Il le fait déjà au sens figuré. Même chose pour Condoleeza, Colin et la liste interminable de « négros et arabes de service ». Il ne nous viendrait pas à l’esprit d’avoir « honte » pour ce que fait le roi d’Arabie Saoudite ou Rachida Dati parce qu’on est arabe ou ce que fait Harry Roselmack ou Vincent Mc Doom parce qu’on est noir. On ne peut pas être garants de ce que font tous les Noirs, tous les arabes, tous les… Ces raisonnements sont assez pathologiques et il faut se remettre en question pour se centrer sur les véritables enjeux actuels. Nous avons été élevés avec ce type de raisonnement et nous n’arrivons pas à nous en émanciper. Notre façon de penser est complètement racialiste et entretient, à notre corps défendant, le racisme. Aujourd’hui, bien plus qu’hier, la distinction entre « nous » et « eux » est de moins en moins ethnique. Il faudrait donc commencer à sortir de ces schémas.

Le « nous » dans lequel on devrait se reconnaitre est celui de la résistance à l’injustice et la terreur que font régner les dirigeants du monde.

Aujourd’hui, est NEGRE toute personne qui se mobilise contre la guerre en Afghanistan, en Iraq, en Syrie, en Iran, pour la Palestine, pour l’émergence de l’Afrique et l’arrêt de son pillage, toute personne qui refuse cette crise économique préfabriquée et qui lutte pour la dignité humaine ! Aujourd’hui, si tu es noir, arabe, blanc, indien athée, chrétien, musulman ou juif et que tu t’opposes à leur système d’oppression, tu es un NEGRE du point de vue bwana 2.0.

Le « nous » tant de fois utilisé ci-dessus doit être redéfini : « Nous » sommes tous nègres. De toutes les couleurs et de toutes les obédiences. Nous sommes 6 milliards de nègres. Mais comme l’explique Malcolm X, il y a les nègres de maison et les nègres des champs. L’essentiel est d’être un nègre des champs en attendant la délivrance. Alors Teddy Riner et son pari avec son pote, je pense qu’on aurait pu les laisser s’amuser sans en faire une maladie.

Il y a tellement de scènes bien plus obscènes qui se déroulent loin du sport et de son esprit dans les couloirs de nos gouvernements et des institutions internationales…

Meriem L.

Mon grain de sel:  Quand le pape baise les pieds des éveques venus lui rendre grace devient 'il leur  esclave pour autant ?
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:50

Tant qu'il y aura  des lois à foison pour combattre les spasmes d'un systeme discriminant par le fric ,il y aura toujours  davantage de déments pour  justifier de leur utilité sociétale . C'est le serpent qui se mord la queue.

Gwada(c) un pays ou coule  le fiel et les larmes de la violence.

 

(c) Marque Déposée à l' INPI

 

 

      Puisse l'éducation nous protèger de tant de  salissures!

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  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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