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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:30

Là où le manifestant passe, l’herbe trépasse. La Mairie de Paris réclame 100 000 € pour retaper les pelouses du Champs-de-Mars dévastées par les militants anti-«mariage pour tous».

L’herbe coûte cher – on ne parle pas de celle qui se fume. C’est le site internet du Figaro qui soulève (longuement) le lièvre : mardi, la Mairie de Paris a réclamé un dédommagement de 100 000 € pour refaire une beauté aux pelouses du Champs-de-Mars, allègrement dévastées par l’enthousiasme des manifestants anti-mariage gay. Une procédure assez commune, à un détail près : la douloureuse a été envoyée au ministère de l’Intérieur, « coupable » d’avoir autorisé la manif.

S’il est fréquent que la Mairie exige ce genre de dommages et intérêts, elle se retourne habituellement contre les organisateurs des événements à haut pouvoir destructeur (meetings politiques, concerts…). A charge cette fois pour l’Intérieur de récupérer la somme auprès de l’association La Manif pour tous, qui orchestrait la grande sortie en famille du dimanche 13  janvier.

 
Sauf que. Pas question de raquer !, ont déjà prévenu les sbires de Frigide Barjot. Les militants proposent en revanche… d’aller replanter le gazon eux-mêmes. « Pour faire preuve de bonne conduite, clame Laurence Tcheng, du comité d’organisation. Et puis, nous sommes en faveur de l’écologie. » Après la manif en famille, atelier jardinage pour tous !
 
Les organisateurs dénoncent une opération « d’intimidation de la part des politiques ». Et de rappeler les difficultés rencontrées pour obtenir l’autorisation de défiler. « La préfecture nous a imposé trois cortèges, ce qui a augmenté le coût, soutient Laurence Tcheng. Cela demande du temps et de l’organisation, et donc de l’argent qui part très vite. »

On parle d’un budget de 650 000 à 1 million d’euros pour financer la manif – chars, chauffeurs, podium, sono, T-shirts, mais aussi drapeaux, pancartes et ballons distribués gracieusement à la sortie des cars et des métros. Une somme qui aurait été couverte par quelques généreux donateurs anonymes et une multitude de petits dons. Vive la quête !

Avant d’arriver sur le jardin du Champs-de-Mars, les responsables de la manifestation avaient soigneusement retiré les piquets entourant les parcelles de gazon pour permettre à la foule de s’y engager. Dans la soirée, une fois repliées les pancartes, les « papas + mamans » ont soigneusement nettoyé les lieux, n’y laissant pas le moindre détritus. Plus qu’à ressemer la pelouse.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:09

Désirés, choyés, gâtés, les enfants-rois ne supportent plus ni autorité ni contrariétés. Mais ne sont pas forcément heureux pour autant.

Parents déboussolés, instituteurs excédés, pédiatres qui réclament le retour de la bonne vieille punition d'antan, psychiatres vent debout contre l'héritage de Françoise Dolto et son fameux " l'enfant est une personne ", tous lancent le même cri d'alarme : halte au " tout à l'ego " de l'enfant. Le gamin tyran serait en train de devenir un phénomène de société. Désiré, adoré, adulé, choyé, gâté, il ne supporte plus ni autorité, ni contrariétés, ni le moindre petit refus.

Alors que la part du budget familial consacrée aux jouets a doublé en cinquante ans et que les parents ont dépensé 137 euros par chérubin pour Noël (25% de plus qu'en 2011), les spécialistes de la petite enfance sont formels. Dans leurs cabinets, ils voient de plus en plus défiler des mômes hauts comme trois pommes mais déjà drogués au plaisir immédiat... Comment la jeunesse d'aujourd'hui s'est muée en despote ? Comment leurs parents ont fait d'eux des pachas ? Comment résister au "moi, moi, moi" ? L'analyse et les conseils du psychologue clinicien Didier Pleux.

 

Certains spécialistes s'inquiètent de l'omnipotence grandissante des plus jeunes. Comment définiriez-vous l'enfant tyran ?

- C'est d'abord un enfant roi, un enfant aimé de ses parents, qui possède tous les biens matériels possibles, à la hauteur de son niveau social. Mais il a une caractéristique supplémentaire : il a pris le pouvoir à la maison. Les parents se sentent impuissants, démunis, ils répètent qu'ils ne savent plus quoi faire. En même temps qu'il génère de l'angoisse autour de lui, l'enfant s'autodétruit par son égocentrisme démesuré. Cela va du gamin de 3 ans qui n'obéit plus, mange et dort quand il veut, à l'adolescent qui n'adresse plus la parole à ses parents, les insulte, devient violent.

[…]

Les enfants rois ne sont donc pas heureux ?

- Effectivement. L'intolérance à la frustration est une souffrance. Dès que l'enfant n'a pas ce qu'il veut, dès que cela ne se passe plus comme il souhaite, que les autres ne se comportent pas comme il l'entend, il ne va pas bien. Il est souvent plus facile de " soigner " un enfant victime de l'autoritarisme qu'un enfant en refus d'autorité, un enfant mal dans sa peau qu'un enfant sûr de lui, qui ne débarrasse jamais la table, se lave quand il en a envie, veut que l'école soit " fun ", arrête le foot parce que " c'est nul ", veut jouer de la guitare, mais pas apprendre le solfège...

 

Lire l'intégralité de l'interview de Didier Pleux et du dossier "Nos enfants, ces tyrans" dans "le Nouvel Observateur"; no du 17 janvier 2013.

 

 

Ps:Observation personnelle

 

Un week end  d'avant les fetes de fin d'année, revenant à pied de ma propriété de rodrigue, j'ai été très surpris de voir  deux   préadolescentes  d'à peine 9/10 ans munies de chaussures  talons aiguilles  avec des robes moulantes  assorties . L'une d'entre elle , aussi frèle qu'une baguette ,  avait tellement de mal à se tenir en équilibre qu'elle s'est  empréssée  d'oter  ses chaussures.

Le garçon,  guère plus agé , qui  les accompagnait était lui vétu très sobrement et  portait des sandalettes aux pieds.

Navré d'etre témoin de cette  mise en scène   - le gueux et les deux princesses-  de mauvais aloi  , je n'ai pas pu m'empecher de  penser aux parents  qui ont autorisé  ces deux gamines  à se vetir avec autant  d'  extravagances .

De mon point de vue, les feuilletons à l'eau de rose (feu de l'amour et autres) autour desquels s'organisent  nos  journées antillaises  font plus de dégat sur les représentations  personnelles  de  notre population que n'importe quel enseignement  .

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:46

L'installation d'une caméra permanente  depuis l'office du tourisme de Terre de Haut  permet, à celui qui le souhaite, de voir  tout ce qui se passe sur la place du débarcadère . C'est de bonne guerre pour  les voyeurs  dans l'âme  qui se réjouissent de disposer, incognito depuis leur tanière, d'une fenêtre ouverte sur un espace public . Je n'ose penser que cette caméra n'ai pas reçu l ' accord  de la municipalité et, encore moins, qu'elle ne respecterait pas  les  autorisations  préfectorales nécessaires à son utilisation.

 

Dans un espace insulaire comme le notre, il suffirait de quelques caméras pour que nous soyons l'objet, à notre insu,   de tentations dévoyées de la part de quelques esprits  policiers.

 

  http://www.lessaintes.fr/

 

L'article qui suit nous indique les risques possibles de la vidéo surveillance pour nos libertés. J'appelle chacun de vous à demeurer   vigilant..

 

 

 

Qui surveillera les surveillants ?

LIBERTÉS PUBLIQUES Dans le cadre d’une démarche participative et militante, un nouveau site recense les cameras quadrillant l’espace public de nos cités.

En été 2011, Le Courrier avait lancé une campagne d’«outing» de caméras de vidéosurveillance quadrillant l’espace public genevois. Les grands esprits se rencontrant, l’initiative avait trouvé un relais citoyen: un projet participatif avait été mis sur pied via internet. Chacun était invité à déposer sur une page dédiée à cette problématique les yeux de Big Brother qu’il croisait sur son chemin.
Ce site connaît une nouvelle jeunesse. Il vient d’être intégré à un réseau plus vaste lancé par le collectif antifasciste lyonnais Rebellyon. Cette cartographie se veut «participative, collaborative et accessible au plus grand nombre». Elle permet de rendre visible la prolifération des caméras tout en collectant un maximum d’informations les concernant. «Dès maintenant, chacun et chacune peut s’approprier le site, lutter, agir, participer, partager ses idées, informer, consulter la revue de presse et se réapproprier l’espace urbain!» peut-on lire sur la page internet du collectif. Ce dernier explique, via un tutoriel, comment inscrire une nouvelle caméra sur le site.

En construction
Fort bien fait, le logiciel Sous-surveillance.net offre une cartographie mettant en scène les principales villes françaises. Il est ensuite possible de zoomer sur certaines zones animées par des associations partenaires. A Genève, une page spécifique est ainsi accessible. Pour l’heure, quelque 340 caméras y sont répertoriées. Le nombre d’entrées augmente chaque jour.
On est probablement loin du compte, pour l’instant, dans la mesure où un inventaire très approximatif demandé il y une année par le Grand Conseil genevois recensait 1358 installations de videosurveillance, comme le rappelle Isabelle Dubois, préposée cantonale à la protection des données.
Des initiatives similaires sont menées dans plusieurs villes françaises: Paris, Marseille, Nantes, etc. Des antennes existent en Allemagne, en Belgique ou en Italie. Certains de ces collectifs utilisent l’outil Google pour leur démarche.

Démarche positive
Les quelque 340 caméras répertoriées à Genève sont soigneusement documentées: opérateur de l’engin (par exemple l’Etat ou un privé), le type de surveillance (surveillance du trafic ou d’un établissement privé), l’apparence de la camera, sa localisation géoréférencée, son orientation et son lien Streetview qui permet d’aller le voir via internet.
L’initiative est vue positivement par Mme Dubois que nous avons sollicitée. «L’Etat ne se donne pas les moyens de mettre en application les principes de la Lipad [loi sur l’information du public et l’accès aux documents, qui règle ces problèmes de transparence], constate-t-elle. Il est assez logique que des collectifs prennent alors le relais.» Même si la préposée exprime aussi des réserves devant le caractère anonyme du site.

Tâche de l’Etat
Mais en l’occurrence, selon elle, il serait bien de la responsabilité de l’Etat de faire l’inventaire de toutes les caméras présentes sur l’espace public, de tenir ce document à jour et de le mettre à disposition du public. Ce qui n’est pas le cas. Un projet de loi sur la videosurveillance visant à donner un cadre plus précis à ces pratiques est gelé depuis une année en commission du Grand Conseil. «Précisément parce que les députés voulaient un état des lieux», selon Mme Dubois, qui déplore que la transparence «n’est malheureusement pas une priorité du monde politique».
Rappelons que son service a été laminé en commission des finances, qui a coupé deux des quatre postes le composant. Un recours pour déni démocratique a été déposé et est toujours pendant devant la Chambre administrative de la Cour de justice pour contester la légalité de la démarche.
Une situation dénoncée par Alexis Roussel, vice-président du Parti pirate suisse (lire ci-dessous). «A Genève et en Valais, on assiste à une réduction des budgets des préposés à la protection des données. Or ce sont justement ces services qui recensent et donnent leur agrément pour la collecte des données, relève M. Roussel. Supprimer le seul outil de contrôle dont on dispose est inquiétant.» I
 

VAUD Des caméras en plus, mais «pas de raz-de-marée»

La pose de caméras dans le domaine public est-elle un phénomène en expansion dans le canton de Vaud? «Il y a une tendance à la mise en place de nouvelles installations, mais ce n’est pas non plus un raz-de-marée», constate Christian Raetz, préposé cantonal à la protection des données. Selon son recensement, 68 communes (sur 318) se sont dotées d’un règlement de vidéosurveillance, une démarche obligatoire avant l’installation de caméras depuis l’introduction, en 2007, de la loi cantonale sur la protection des données. Toutes n’ont cependant pas mis en pratique leur règlement, du moins pour l’instant. «Certaines communes l’ont simplement adopté ‘au cas où’», précise le préposé, à qui les collectivités doivent aussi soumettre une demande d’autorisation avant la mise en place d’un dispositif.

A ce jour, la vidéosurveillance est opérationnelle dans 29 communes, parmi lesquelles Lausanne, Yverdon, Aigle, Moudon et Lutry. «La plupart des caméras sont installées dans des lieux assez ciblés: complexe scolaire, déchetterie, passage sous-voies, abords de la gare, etc. Je n’ai pas constaté une mise en place généralisée de la vidéosurveillance», continue Christian Raetz.
Il existe cependant une tendance au renforcement du dispositif existant, par exemple à Lausanne. Initialement cantonnées à la surveillance des bâtiments publics (administrations, églises,...), les caméras ont été étendues ces dernières années aux écoles et aux infrastructures sportives. Plus récemment, dans le cadre de sa politique antidrogue, la municipalité a fait poser neuf appareils autour de la place Chauderon, aux endroits connus pour être les «points chauds» du trafic.

Si le préposé indique n’avoir jamais été jusqu’à refuser un projet communal, il a «souvent imposé des conditions». «J’ai aussi demandé à ce que des caméras factices soient retirées, car à mon sens ces installations contreviennent au principe de bonne foi: une autorité n’a pas à tromper les citoyens», ajoute Christian Raetz.
Le responsable n’a en revanche aucune prise face au problème des caméras privées filmant sur le domaine public, un phénomène qu’il n’est d’ailleurs pas en mesure de quantifier. «Les privés sont soumis à la loi fédérale sur la protection des données. Les règles qui s’appliquent sont assez générales et le préposé fédéral est clairement dans l’impossibilité de procéder à des contrôles systématiques. Quant à la possibilité d’intervention des autorités locales, elle est faible», déplore-t-il. arnaud crevoisier

Des caméras pour détecter les comportements «suspects»

Alexis Roussel, vice-président du Parti pirate suisse et fin connaisseur des nouvelles technologies, nous livre ses inquiétudes sur l’évolution du phénomène.

Les caméras au quotidien, un phénomène fait pour durer?
Alexis Roussel: Nous allons vivre durablement avec les caméras. Pas seulement celles qui sont dans la rue, mais aussi sur les voitures, dans nos téléphones, sur nos lunettes, etc. Il ne s’agit pas ici de surveiller, mais de regarder l’espace public. Ce qui pose la question de la loi. Jusqu’ici, celui qui prend une image porte une responsabilité. A l’avenir, avec la prolifération des supports, cela pourra-t-il encore être le cas?

Quel risque voyez-vous dans cette multiplication?
L’interconnexion des données. Les universités européennes travaillent sur le projet Invect qui recense toutes les caméras publiques et privées afin de créer un réseau automatisé de détection des comportements suspects. Par exemple, un automobiliste qui parcourt un même aller-retour entre deux villes trois fois durant la journée – détecté via son téléphone portable, sa carte de crédit, etc. – sera associé à un type de criminalité et suscitera une alerte.

Cela fonctionne-t-il?
Un logiciel de prédiction des crimes, créé à Santa Cruz, commence à s’exporter. A partir d’analyses statistiques, il permet de prédire quels crimes se commettront dans les jours à venir et d’envoyer des patrouilles sur place. Cela marche relativement bien tant qu’il s’agit de délits commis par des gens normaux, qui ont réfléchi. Un braquage, par exemple. Il est en revanche impossible de prédire un pétage de plomb, comme en Norvège ou à Daillon.

Les caméras de surveillance permettent-elles de faire diminuer la criminalité?
Les caméras donnent de bons résultats pour analyser le trafic routier ou dans des lieux clos qui font l’objet d’une surveillance active, et où les flux sont extrêmement codifiés: parkings, aéroports, etc. Mais il n’y a pas de corrélation entre le nombre de caméras dans l’espace public et la criminalité. Les délinquants s’adaptent, par exemple utilisent des cagoules, ou se déplacent. Quant à l’effet dissuasif, il ne fonctionne qu’au début. Ensuite, on assiste à un effet d’habitude. On le voit dans les trams. On nous vend un système, fort coûteux, qui entretient l’illusion de la protection. Face à un crime, une caméra ne pourra ni l’empêcher ni intervenir. Il est bien plus efficace de miser sur la présence physique de policiers.

Concernant les caméras de surveillance, à quelle évolution technologique peut-on s’attendre à court terme chez nous?
Tout d’abord les caméras qui filment en permanence à 360 degrés. Pour pallier les leurres mis en place par les délinquants visant à attirer l’attention de la caméra à un endroit pendant qu’un forfait se commet ailleurs. Ou encore la haute définition, qui permet de filmer à une distance impressionnante, 1 à 2 kilomètres, des manifestations par exemple. Avec un nombre de pixels suffisants, le logiciel sera capable d’exécuter une reconnaissance faciale des visages individuels pris dans une foule. Rien dans la loi actuelle n’interdit leur utilisation.

En quoi jugez-vous cela problématique?
Avec l’agrégation des données, on risque de tomber dans une société où l’Etat et les entreprises privées savent tout de vous, et peuvent même prédire votre avenir. Tout ça au nom d’un risque zéro impossible à atteindre. I

PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTIANE PASTEUR

 
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:30

 Sous la pluie

 Gratte-toit , se lient 

 Hivernage et frissons  nuit...

ψ Terre de haut le 3/01/2013
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:30

Etrangement  les zélus Saintois semblent avoir oublié de tirer les enseignement des catastrophes passées. Les dirigeants lyonnais seraient ils plus intelligents que les notres. Comparaison n'est pas raison, tout de même  nous ne sommes pas des poules de batteries uniquement pour cuisines électorales ?

 

 

Un grand bravo aux elus lyonnais, pour leur initiative. Pour ce qui nous concerne je suis prêt à me rendre disponible pour former nos "VIP" saintois.

 

Pas ceux qui glandent sur les plateaux tv et écument les réunions dinatoires et autres cocktails; je parle des vrais  courageux et solidaires.

Exposition : "climat à nos risques et périls"


Du Janvier 28, 2013 15:17 à Janvier 28, 2013 15:17
Lieu Archives municipales de Lyon - 1, place des Archives - 69 002 Lyon

Les Archives de Lyon présentent, à partir du 10 octobre, une exposition participative sur les aléas du climat à Lyon de la fin du Moyen-Age à nos jours.C'est une reconstitution originale, à partir de faits historiques puisés dans les archives publiques et privées, des événements climatiques qu'ont surmontés les lyonnais. Au cours de l'exposition, l'ensemble du public, du plus jeune au plus ancien, apprend à devenir un « historien du climat » grâce à de multiples documents d'archives.

A une heure où de nombreuses études scientifiques posent la question du dérèglement climatique, l'historien observe déjà les fluctuations longues ou courtes ayant affecté les sociétés du passé. Il découvre que non seulement elles ont toujours existé mais que, de surcroît, elles ont été parfois
dramatiques pour les populations de l'époque. Là réside tout l'enjeu de l'exposition organisée par les Archives de Lyon, fondée sur l'exploitation de ses fonds dans le cadre de programmes de recherche nationaux (ADEME, CNRS, ANR) et internationaux (Projets FP 7 de l'Union Européenne) récents.

L'exposition « CLIMAT : A NOS RISQUES ET PERILS » souhaite porter à la connaissance du public la richesse que représentent ces sources, leur utilisation et les perspectives scientifiques qui en découlent pour une meilleure connaissance du climat. Elle offre ainsi une autre réalité des
changements climatiques basés surtout sur des perceptions qu'ont pu en avoir les Lyonnais et les habitants de Rhône-Alpes au cours du dernier millénaire.

« CLIMAT : A NOS RISQUES ET PERILS » se veut également une exposition participative, au cours de laquelle le visiteur est amené à faire ses propres recherches. Au travers de récits de voyage, d'archives administratives, de correspondances…, le public construit son opinion sur l'histoire du climat à Lyon, à la manière d'un historien du climat.

A Lyon, bien avant notre actuel changement climatique, nos ancêtres connurent des épisodes parfois très chauds ou au contraire extrêmement froids. Au beau milieu du fameux Petit Age Glaciaire, en 1481, le Lyonnais fut même confronté à une terrible vague de chaleur mettant en péril la survie des populations, poussées à migrer déjà pour des raisons climatiques. A contrario, le grand hiver 1608, avec son cortège d'embâcles de la Saône et du Rhône, fut à l'origine d'une affaire de sorcellerie qui défraya la chronique pendant plusieurs années.

Plus inattendu encore, les archives lyonnaises prouvent que les sociétés de l'époque tentèrent de faire face à l'adversité climatique selon des stratégies multiples. Elles passèrent ainsi d'une interprétation religieuse, avec son cortège de processions « blanches » à une sécularisation du fait météorologique dans lesillage de la pensée rationaliste et de l'intervention croissante des autorités municipales et de l'Etat, royal puis républicain. Parfaitement mise en valeur, ces stratégies de résilience mu ltiples fondées simultanément sur des dispositifs de prévention (aménagements des territoires, systèmes d'alerte) et «  sociaux » (solidarité, indemnisation) sont autant de défis lancés à notre société contemporaine et à ses décideurs.

 
  • entrée libre du 10 octobre 2012 au 30 mars 2013 le lundi de 11h à 17h, du mardi au vendredi de 8h30 à 18h, le samedi de 13h à 18h

http://youtu.be/3C-k1024QZs

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:11

Jeu de dupes et mariage gay

La grosse artillerie des belles consciences est lancée cette semaine, le « Nouvel Obs », spécialiste des pétitions sociétales depuis le « manifeste des 343 salopes  » ou les « z-Inrocks » font leur « Une » la mobilisation selon eux absolument nécessaire contre les opposants au « Mariage pour tous », tous assimilé aux catholiques sur leurs marges les plus réactionnaires, alors qu'il y a dans ces opposants des athées, des personnes de gauche, et non des moindres, et même des homosexuels.

Ce n'est pas grave, tous dans le même sac !

Tous réacs ! 

Tous assimilés à l'« épouvantail utile » qu'est madame Boutin...

Entre deux débats et échauffourée radiophoniques et télévisuelles parfois odieuses, les opposants au « mariage pour tous » quand ils sont invités sont trainés dans la boue, et le « débat » ressemble alors à un « dîner de cons », ainsi le père Lambret, se défendant maladroitement et faiblement face aux « belles consciences » toutes de tolérance (quand on est d'accord avec eux) en face de lui au « Grand Journal  », sans parler de l'émission d'Elisabeth Quin sur Arte, uniquement à charge contre les « anti-mariage gay », entre deux pugilats verbaux parfois anodins donc, ceux qui sont attentifs à l'actualité ont pu entendre que passait une proposition du Medef proposant sans que le gouvernement actuel ne se soit senti obligé de pousser les hauts cris d'assouplir les conditions d'embauche, de les précariser donc, et d'encourager à la disparition pure et simple du contrat à durée indéterminée, ce qui précariserait tout les salariés présents et à venir au motif de rendre l'économie plus performante.

Cette proposition a été faite pendant les négociations sur l'emploi ayant lieu en ce moment sans soulever la tempête qu'elle méritait.

Celles-ci ont été commentées ainsi par François Hollande, il a évoqué « la coopération de toutes les forces productives » et un « compromis historique », je cite.

Les vidéos du web
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Il y a 1 mois - 1 minute

Le Messie, célèbre opéra composé par Haendel en 1741 est actuellement à l'affiche à l'Opéra de Lyon.

www.wideo.fr [?]

On ne peut pas parler de colère face aux syndicats ou de discours grandiose et courageux face aux patrons. Cela sent l'acceptation tacite des provocations du syndicat patronal.

Car comme dit l'adage : 

« Qui ne dit mot consent ».

On aimerait que ces négociations, comme tout ce qui concerne la précarisation, la pauvreté, la destruction progressive de tout ce qui maintenait encore un semblant de cohésion sociale, (dont la famille, avec le « mariage pour tous »), le nombre croissant de « sans abris », engendre la même combattivité chez les promoteurs du « mariage gay » comme chez ceux qui le combattent, comme d'ailleurs j'aurais parfois aimé que les catholiques fassent preuve de la même force de convictions pour défendre aussi les chrétiens d'Orient persécutés, mais hélas pour l'instant ce n'est que le grand silence qui domine excepté de très rares prises de consciences de la situation des chrétiens arabophones qu'ils soient catholiques ou orthodoxes.

Je n'ai pas dit qu'il s'agissait d'ailleurs qu'exprimer ces opinions sur le sujet du « mariage pour tous » était inutile, je n'ai pas dit qu'il fallait en parler « à la place de... », bien au contraire, mais d'aller finalement encore plus loin, jusqu'au bout du raisonnement, et pour une cause qui là encore concerne tout le monde.

Les luttes autour du « mariage pour tous », toutes légitimes soient-elles ne peuvent être un écran de fumée pour le reste, tout le reste, sans oublier également la destruction progressives des nations, dont la France, au nom de l'Europe et d'idéaux qui ne signifient plus grand chose pour ceux qui les agitent dans le vide comme autant de bannières et drapeaux idéologiques dont ils oublié le sens depuis longtemps, le réduisant à des slogans confortables et faisant plaisir entre la poire « bio » (TM°) et le fromage « équitable » (TM°), la seule chose menant vraiment l'Europe telle qu'elle s'est construite étant depuis longtemps la loi des « marchés » et rien d'autres, et ce que ce soit des socio-libéraux tendance monétariste « light » ou des libéraux tendance « libertariens sans complexe ».

Tout cela est un jeu de dupes au fond, les uns se battent contre le « mariage pour tous » mais ne voient pas, ou feignent de ne pas voir, le problème dans sa globalité, les autres vilipendent les adversaires de cette avancée « pour la liberté » (je cite madame Vallaud-Belkacem) mais restent totalement indifférents aux progrès de la pauvreté dans notre pays, largement plus préoccupants, tout comme l'est l'hypocrisie concernant ce qui est concrètement accompli pour aider les « mal-logés », défendus surtout par des « bobos » certes pleins de bonne volonté mais qui ne s'intéressent pas aux causes structurelles des situations qu'ils dénoncent, ou les chômeurs.

illustration empruntée ici

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:30

Jules le croque-mort travaille tard le soir. Il prépare le corps de son client et voisin pour la crémation et fait une découverte surprenante : - Le défunt a le plus énorme organe reproducteur qu'il ait jamais vu ! Il se dit en lui-même : - "désolé voisin, mais je ne peux pas laisser disparaître un pénis aussi imposant dans les flammes... Il faut le garder pour la postérité !" Il découpe le membre et ses attributs avec précaution et met le tout dans un sac isotherme. Rentré à la maison, il dit à sa femme : - "Je vais te montrer quelque chose que tu ne vas pas y croire !!! " Il ouvre le sac et en montre le contenu. - Mon Dieu, dit sa femme, le voisin est mort

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 07:16

« Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »

Déclaration de François Hollande lors du meeting du Bourget, le 22 janvier 2011.

La fin de l’année 2012 nous apporte trois preuves de l’absolue impuissance du pouvoir politique :

1) L’accord avec Mittal qui souligne la dépendance de la France sous l’emprise de l’acier.

Pourtant, Mittal n’est qu’une construction artificielle fondée sur un amas hétéroclite d’aciéries dispersées et sans aucune synergie réciproque.

Enfoncé par la baisse du marché de l’acier en Europe, moins 30% de 2007 à 2012, alors que ce marché représente 50% de l’activité de Mittal, il est contraint d’avouer une dépréciation de 3,3 Milliards € au quatrième trimestre 2012.

La fragilité de son financement se révèle alors, avec entre 18 et 23 Milliards € d’obligations empruntées, notées « high yield » (haut rendement) c’est-à-dire « below investment grade » donc pourries.

Mittal a soif de cash, de liquide, tel les damnés de l’Enfer de Dante. Alors le nationaliser, c’est lui faire trop d’honneur, et surtout lui donner trop d’argent. L’indemnité serait fixée par la Cour de justice de Luxembourg qui est toujours hostile à une mesure contraire aux principes de la concurrence libre et non faussée, et de la liberté d’établissement.

Par contre, rien n’empêche l’Etat français de préparer un achat amiable négocié par les banques d’affaires Lazard Frères ou Rothschild Group, voire d’aider à la conclusion amiable, au moment d’un renouvellement des dettes par une vente à terme des actions Mittal, et l’acquisition de CDS sur la dette de Mittal…

2) La réforme bancaire.

Officiellement prévue au nom de la séparation des activités de marché et des activités de dépôt, en réalité, elle filialise la « banque d’investissement et de marché », ce qui permet de maintenir des bilans consolidés et les bonus qui vont avec.

Théoriquement, la filiale de marché ne peut pas faire de trading pour compte propre, c’est aussi la règle aux Etats-Unis, mais lorsque la banque JP Morgan a perdu entre 2 et 6 Milliards $ (on ne le saura jamais), tout le monde a fait semblant de croire que ce n’était pas à la suite d’activités de trading sur fonds propres.

Les banques sont très riches et ont d’excellents avocats, c’est pourquoi elles ont noyé la « règle Volcker » sous les complications. Mais c’est aussi pourquoi le projet français de réforme bancaire a renoncé à la séparation entre la banque de dépôt et la banque d’investissement (et de marché). C’est donc le maintien de la « Banque Universelle » où la banque de dépôt reste au service de la banque de marché, la filiale abrite en fait la tribu dominante.

 

Or, le maintien de la « Banque Universelle », c’est la priorité donnée à la finance sur l’économie, c’est donc la route de la désindustrialisation pour la France.

3) La Bourse de Paris.

Il était une fois, à Paris, une bourse des valeurs où les actions des entreprises françaises étaient cotées. La Bourse de Paris était un établissement public tenu par des officiers ministériels appelés Agents de change.

Las, après avoir été privatisée par Edouard Balladur, les ordinateurs qui déterminent les cours des valeurs sont passés à Londres, puis après être devenue Euronext, elle a été absorbée par le NYSE (New-York Stock Exchange) sous le nom de NYSE Euronext. À présent, la bourse privée américaine ICE (née en 2000) a lancé récemment une offre d’achat sur NYSE Euronext.

À vrai dire, ICE ne s’intéresse qu’à LIFFE, qui est un marché d’échanges de dérivés, et ICE ne cache pas son souhait de se débarrasser d’Euronext, pour un prix de 1,5 Milliards €.

C’est donc une occasion unique de reconstituer une Bourse de Paris pour y permettre la cotation et les échanges d’actions de grandes entreprises françaises. Même si elle est petite, elle peut rendre de réels services aux grands groupes et aux banques françaises.

Alors que l’occasion est fugitive, le silence du gouvernement est assourdissant.

En conclusion, une réforme bancaire qui maintient la banque universelle composée d’une banque de dépôt au service de sa filiale, banque d’investissements et de marchés, où règne la tribu dominante. Une capitulation en rase campagne devant Mittal, géant aux pieds d’argile posés sur les châteaux de cartes d’une dette de 23 Milliards € classée « high yield » c’est-à-dire pourries. Et enfin, l’occasion enterrée sous le silence de reconstituer une Bourse de Paris pour coter les entreprises françaises…

L’Etat ne peut pas tout faire, il ne peut rien faire, Ah Dieu ! que la Social-démocratie était belle sous la Sarkozie…

Morad EL HATTAB & Philippe JUMEL

Auteurs du livre KRIZ (Ed. Léo Scheer)

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:30

Témoignage : Une journaliste de Martinique Première harcelée moralement pendant vingt ans !

le 3 janvier 2013

Dans un protocole d’accord (voir en annexe) signé le 8 décembre dernier entre, d‘une part une journaliste de Martinique Première, Lisa David, et d’autre part les principaux responsables de la station et le directeur des rédactions de France Télévisions, ces derniers reconnaissent explicitement le « harcèlement moral » subi par Lisa David durant « 20 ans », s’engagent (enfin !) à le « faire cesser » et à « réexaminer le déroulement de sa carrière ». En nous appuyant sur sa saisine de la Halde, nous publions ici son témoignage qui rend compte des vexations, brimades et abus qu’elle a dû subir, et qui ne sont pas sans rapport avec sa conception du métier de journaliste. (Acrimed)

Dès son entrée à RFO Martinique comme pigiste en janvier 1993, Lisa David révèle une affaire d’abus de bien sociaux dans laquelle des Békés sont placés en garde en vue. L’année suivante, elle établit que ce sont des tirs policiers qui ont blessé un jeune Martiniquais au cours d’une manifestation, ou encore dénonce les malversations de notaires et d’huissiers. Des reportages qui, dès qu’ils concernent les autorités ou des intérêts établis dans l’île, lui valent d’être convoquée et réprimandée par sa hiérarchie qui, dit-elle, la menace de ne plus recourir à ses services et tente, sans succès, de l’évincer de la chaîne.

Elle est en effet titularisée en 1997 et est aussitôt désignée déléguée syndicale SNJ-CGT. Elle s’applique dès lors à obtenir l’embauche de nombreux collaborateurs de la chaîne employés sous des statuts précaires. Cet engagement syndical ne contribue pas pacifier ses relations avec la direction de RFO, qui ne daigne pas porter plainte lorsqu’en 1998 elle est agressée à deux reprises par des planteurs qui envahissent la station, puis lors d’une manifestation. Selon son témoignage, elle subit aussi de multiples vexations administratives : on lui refuse la qualification de journaliste spécialisée alors qu’elle est officiellement chargée de la chronique judiciaire, ou se voit infliger des retenues sur salaires injustifiées. Lisa David indique que ces pressions et ces brimades se poursuivront dans les années suivantes, jusqu’à constituer un véritable harcèlement.

Lequel n’est, à l’évidence, pas sans lien avec les convictions politiques et les prises de position de Lisa David en faveur de l’identité et du peuple martiniquais. Elle prend ainsi la tête en 2000 d’une mobilisation contre l’embauche préférentielle de cadres venus de métropole et défendant « l’antillanisation » des cadres de l’île ; elle dénonce en 2005, dans une lettre ouverte à Marc Tessier, président de France Télévisions, la pratique de la rédaction parisienne de RFO qui fait refaire les commentaires des reportages quand le journaliste a un accent antillais trop marqué ; elle interpelle encore en 2006 Patrick de Carolis, nouveau PDG de France Télévisions venu rencontrer Aimé Césaire, pour réclamer une « télé plus proche des Martiniquais ». Affirmant être régulièrement l’objet de pressions en raison de ces engagements, Lisa David se voit par exemple refuser en 2008 la prime due aux responsables d’édition, poste qu’elle occupe pourtant depuis deux ans.

En 2009, à l’issue du long mouvement social qui a touché la Martinique, et au sein duquel Lisa David fut très active, un dysfonctionnement empêche la diffusion de la partie martiniquaise du « Journal des Deux Îles ». Lisa David déclare avoir été aussitôt accusée de sabotage par ses supérieurs. Il faudra qu’elle mène une grève de la faim de quatre jours, avec le soutien de la CGTM, pour que la direction retire ses accusations. Peu après, une pétition demandant le remplacement de Lisa David circule au sein de la rédaction sans que le rédacteur en chef adjoint, sollicité en ce sens, consente à y mettre un terme ; des tracts anonymes la mettant en cause sont même distribués en même temps que les fiches de paie !

Déjà durement éprouvée par ces procédés et par de nouvelles retenues sur salaire très importantes et injustifiées en 2010, Lisa David se voit pourtant renvoyée devant le Tribunal correctionnel de Fort-de-France pour diffamation, à la suite d’une plainte de la direction de RFO… qui préfère se désister le jour du procès !

Ce n’est qu’en 2012, après que la CGTM a multiplié les démarches envers la direction, que Lisa David saisit la Halde, alors que sa santé physique et morale a été gravement affectée par ce harcèlement et qu’elle a entamé une nouvelle grève de la faim pour que Martinique Première et France Télévisions en viennent à s’engager pour que cesse ce traitement indigne.

***

Vingt ans, c’est donc le temps qu’il aura fallu à France Télévisions pour prendre ses responsabilités… Et personne au sein de la profession pour s’en émouvoir. Ce qui n’est d’ailleurs guère surprenant : si les grands médias se font régulièrement l’écho des atteintes à la liberté de la presse, c’est de préférence lorsqu’elles ont lieu ailleurs que dans les grands pays occidentaux… Pourtant, c’est une chose que de promouvoir des lignes éditoriales régionales aseptisées et sans enjeu (moins encore qu’au niveau national, dans la mesure où c’est possible), mais c’en est une autre que de laisser harceler les rares journalistes qui ont une autre conception de leur métier. Et c’est d’autant plus regrettable dans une situation locale où les tensions sociales sont particulièrement marquées.

 

Source : ACRIMED

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:32

Je trouve symbolique de présenter cet article le 6 janvier, jour de l'épiphanie, cette fête chrétienne de la révélation de la nature profonde des choses, car je vais arracher ici brutalement le voile d’Isis...

Je le fais parce que je constate, à mon grand étonnement, que nombreux sont ceux – et des meilleurs – avec qui je partage un désir de changer cette société, qui en perçoivent pourtant tous les travers et les crimes et en voient clairement l’injustice, comme la misère qui en découle, gardent néanmoins un scotome qui leur cache le plus impardonnable de l’infamie du Système : sa méchanceté gratuite. Il faut que l’on prenne conscience de cette horreur, que la misère du monde est voulue, planifiée, organisée.

La pauvreté n’est pas que la conséquence malenconteuse d’une carence, agravée par un partage inéquitable, comme si, les plus forts s’étant servis, il n’en restait plus assez pour les faibles ; la situation réelle ne correspond pas à ce scénario. La situation réelle – et elle est si évidente qu’il faut que son éducation et l’information qu’on lui donne gardent le citoyen lambda en état d’hypnose pour qu’il ne le voit pas – c’est qu'il y en a amplement pour tous.

Tous les besoins des pauvres pourraient être comblés sans que les riches n'aient a renoncer à la satisfaction d'un seul de leurs désirs matériels. Il suffit de laisser les pauvres produire. La pauvreté naît quand les porcs de notre système, s’étant nourris, défèquent dans l’auge pour en priver les autres.

Pour bien le voir, il ne faut pas être grand clerc ; il suffit de comprendre d’abord ce qu’est la richesse, puis comment ceux qui la possèdent nous en privent.

La vraie richesse, c’est la réalité des biens et des services dont vous jouissez. Pour disposer en abondance, voire en surabondance, des biens qui font que l’on est riche plutôt que pauvre, il suffit de prendre les ressources que nous DONNE la nature, utilisant une énergie que la nature nous donne aussi, et de les transformer en ce que nous voulons. On le fait par le travail. C’est ce qu’on appelle PRODUIRE.

Il faut seulement savoir comment le faire, ce que nous permettent l’expertise et les connaissances dont la science et la technologie nous ont dotés. Il ne faut rien d’autre pour produire que la matière (énergie) et le TRAVAIL. Répétons-le : seul le travail créé la richesse. Il le fait en transformant la matière de ce qu’elle est en ce que nous voulons qu’elle soit. Simple.

Encore plus evident, si l’on parle de services plutôt que de biens tangibles, car la matière elle-même, alors, a un rôle décroissant et tout se joue sur la competence. Toute valeur devient de plus en plus intangible… La notion traditionnelle de capital comme un troisieme facteur de la production est une fumisterie.

Une fumisterie, car le capital - dans son sens physique d’outils, d’équipement, de resources -n’est qu’une matière déjà transformée en T-1 par un autre travail. La transformation ne change rien à l’équation. Passez du capital « physique » à un capital monétaire, et c’est encore plus clair : vous n’avez rien changé ni produit, vous avez simplement introduit une symbolique qui facilite la manipulation des éléments… et permet une fumisterie plus subtile.

La monnaie n’est qu’un symbole. Elle ne change rien à ce que l’on peut produire avec : 1) une matière donnée, arrivée à un stade donné de pré-transformation, et 2) un travail habilité par la connaissance des expertises requises qui aménera cette matère au stade suivant. RIEN. La monnaie (l’argent) est un facilitateur, sans plus. Elle n’a d’autre valeur que celle qu’on lui accorde. Dès qu’on parle d’argent on joue donc avec des illusions. Vous êtes sous hypnose. Personne ne conteste plus ça aujourd’hui… mais on préfère parler d’autre chose.

On ne dit de la monnaie que des sottises et l’on n’en parle que pour le faire oublier. On le fait mieux oublier quand on en discute dans le sabir de ces économistes dont parle Bonafi sur un autre article aujourd’hui et qui s’ajuste à celui des financiers pour couvrir une mystification et une escroquerie en marche depuis des siècles. Des siècles, car la mystification existe depuis qu’il y a des banquiers.

Rien de vraimnet nouveau, mais on a fait un pas de géant dans l’application dela fourberie, toutefois, depuis que l’État marche main dans la main avec les banques… Car l’illusion de la valeur de la monnaie est désormais imposée par la force…. La monnaie qui n’a aucune valeur, prend celle que l’État vous impose de lui reconnaître… et elle aura désormais cette valeur que vous lui reconnaissez … parce que l’État a la force pour lui.

Cela dit, Il faut voir : 1) que la différence entre richesse et misère tient à ce que vous produisez ; 2) que les seuls vrais facteurs de production sont la matière et le travail ; 3) que nous n’avons encore ( nous en aurons, mais c'est une autre question) aucune pénurie de matières premières, sauf pour la production de biens de haute technologie qui ne sont PAS prioritaires pour résorber la misère, et 4) que les ressources humaines sont surabondantes et n’exigent que d’être formées. Il faut alors se demander POURQUOI l’on ne produit pas pour tous les besoins de l’humanité ?

Posez cette question et l’on vous dira : « Nous n’avons pas l’argent pour le produire ». Mais de quoi parle-t-on ? On évoque la condition absurde de la disponibilité d’une monnaie, qui n’a aucune valeur intrinsèque, d’un facilitateur dont la preuve est largement faite qu’on le crée de façon tout a fait discrétionnaire. Comme Paulson l’a fait en 2008. Comme la Féderal reserve nous dit qu’elle le fera plus que jamais ceyye années et la suivante, pour des trillions de dollars ($ 000 000 000 000,)… juste pour poursuivre la manipulation financière et boursière actuelle. Pourquoi ne le fait-on pas pour que les ressources humaines dont nous disposons puissent transformer les ressources naturelles que nous avons… et produire ce qu’il faut pour mettre fin à la pauvreté ? On pourrait le faire en 2 ou 3 ans.

On ne le fait pas, parce qu’un petit groupe de possédants, trouvent leur sens à la vie en spéculant et en s’amusant de la misère des autres. Ils ne le font pas pour s’enrichir, il n’y a rien qu’ils n’ont pas, rien qu’ont les pauvres que les riches pourraient leur enlever… et si ces derniers veulent plus d’argent, ils s’en créent et se le donnent. Il n’y a plus AUCUN rapport de cause à effet entre la masse monétaire globale et la partie infime qui sert à la production. Moins de 1% des transaction financières ont trait a des achats de biens et services reels.

La finance n’est qu’un jeu. Il faut le voir. Le jeu est entre riches et les pauvres ne sont que des pions sans importance sur l’échiquier. Le jeu des uns est devenu plus important que la vie des autres. Je l’avais écrit, il y a longtemps, mais le moment est venu d’y resonger et d’en méditer les consequences. Tous ensemble, mais aussi chacun pour soi.

Pourquoi ce jeu cruel ? Pourquoi le font-ils. C’est une question plus subtile, qui implique ce qu’est la nature humaine et le sens de la vie. Mais il n’est pas nécessaire de répondre à cette question subtile pour que vienne l’épiphanie. L’épiphanie, c’est le réveil de la transe, en s’extirpant des méandres d’un vocabulaire fait pour nous endormir… On s’éveille… et on a la révélation éblouissante qu’ils sont méchants. Le reste est une autre histoire.

 

 

Auteur:Pierre JC Allard

 

 

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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