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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 18:49

Demain, nous ferons l'amour avec des robots, notre jouissance se passera de contact, des capteurs et des hologrammes remplaceront nos parties de jambes en l'air... Dans les années qui viennent, notre vie sexuelle risque de subir un sacré choc de complication !


Jeff Blackler / Rex Fea/REX/SIPA
Jeff Blackler / Rex Fea/REX/SIPA
Comment fera-t-on l'amour dans un avenir pas trop lointain ? Dans le film Demolition Man, un nanar culte de 1993, Sylvester Stallone émerge d'une longue congélation et découvre un futur sans saveur, où toute injure est sanctionnée par un PV, où le tabac, l'alcool et le chocolat sont prohibés, où le papier wawa a disparu des toilettes. Et où le sexe par contact physique et échange de fluides est devenu une pratique barbare reléguée aux oubliettes.

Pour faire l'amour, dans ce demain fictif, les deux partenaires se collent sur le crâne un casque qui stimule les zones cérébrales où loge le plaisir : vive l'orgasme sans se toucher !

Mais voilà que le présent rattrape l'anticipation nineties. Toujours plus connectés, les hommes et femmes d'aujourd'hui commencent à intégrer les nouvelles technologies à leur intimité : échanges de «sextos» (ces SMS olé-olé qui vous valent des ennuis quand ils vous échappent et commencent à circuler), multiplication des sites de rencontres et de pornographie sur Internet, strip-teases devant webcam, démocratisation des sex-toys..., tout participe à l'émergence d'une «cybersexualité».

Rien de plus normal, selon Agnès Giard, créatrice du site Internet japinc.org et auteur de plusieurs livres sur le sexe au Japon : «L'être humain est ainsi fait qu'il cherche toujours à augmenter ses capacités par le moyen d'outils qui sont le prolongement de son corps : les véhicules à roues lui permettent d'avancer plus vite, les lunettes, d'y voir plus loin, les téléphones et les webcams, de communiquer à distance.» Et les ingénieux joujoux high-tech qui lui offrent la possibilité d'augmenter son plaisir ne sont que les héritiers des godemichés de pierre datant de 28000 av. J.-C.

Heureusement, depuis que nos ancêtres rejouaient «Silex And The City» au fond des cavernes, les matériaux de fabrication ont fait des progrès, PVC et silicone remplaçant le granit - ouf !

Mieux, à l'avenir, ils proposeront une palette d'options bien plus large que le simple va-et-vient. Les «objets sexuels haptiques» vont étendre le champ de nos possibles dans le domaine du sexe. Plaît-il ? Un dispositif haptique (du grec haptein, «toucher») est une interface matérielle capable de reproduire les perceptions du toucher et le «retour de force» exercé par un objet sur l'utilisateur.

Autrement dit, ces interfaces peuvent stimuler nos sensations kinesthésiques (force), tactiles (texture de l'objet) et thermiques (chaleur). Appliqué au monde des sex-toys, cela donne par exemple les gaines à pénis. Plaît-il (bis) ?

«Ce sont des faux vagins en forme de bonbonne en plastique blanc, explique Agnès, fourrées à l'intérieur d'un capiton molletonné et muni de pédoncules qui vibrent, tripotent, pressent, massent, pétrissent, papouillent et malaxent toute la verge. Ce gadget baptisé «Virtual Hole» [Trou virtuel] est un partenaire sexuel de substitution.»

Voilà donc tout un univers qui s'ouvre pour la gent masculine, un peu en retrait dans l'utilisation régulière - et assumée - d'accessoires coquins. Stephen des Aulnois, créateur du site Web Le tag parfait, a testé quelques-uns de ces sex-toys pour hommes et rapporte des «orgasmes cosmiques» ! «C'est complètement optimisé pour le sexe masculin, le plaisir est limite plus important qu'avec une fille !»

Androïdes sexuels

BEBERT BRUNO/SIPA
BEBERT BRUNO/SIPA
Dans les cinq ans qui viennent, notre vie sexuelle va subir un sacré choc de complication. Imaginez que votre tendre moitié se balade à l'autre bout du monde. Chaque soir, vous vous retrouvez sur Skype malgré le décalage horaire - c'est beau l'amour.

D'ici peu, quand la conversation se fera plus chaude devant la webcam (jusqu'ici, rien de neuf depuis le phone sex), chacun pourra sortir un sex-toy à brancher sur la prise USB 4.0 de son ordinateur. Monsieur enfilera une gaine à pénis et Madame brandira un godemiché, deux objets munis de capteurs sensoriels. Chaque mouvement de l'un sera retranscrit sur le jouet de l'autre : vitesse, pression, température, l'acte sera simulé avec une fidélité inouïe. Bienvenue dans l'ère du sexe 2.0.

Les célibataires adeptes des rencontres sur le Net vont voir, eux aussi, leurs orgasmes évoluer. Sans la crainte des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées, l'identité bien protégée derrière un pseudo, les barrières tombent rapidement sur les réseaux sociaux dédiés aux rencontres cybersexuelles.

Rien à voir avec la drague «irl» (in real life, comprendre : «dans la vraie vie» ) : si le ou la partenaire rencontré(e) online n'est pas à votre goût, il suffira de chausser vos lunettes à réalité augmentée pour modifier les détails physiques qui vous rebutent. L'avatar ainsi modifié - plus efficacement qu'un top model passé par Photoshop sur une couverture de Elle - apparaît en 3D sur l'écran de l'ordinateur. Reste à enfiler sa gaine et ses gants haptiques pour vivre un «rapport» à distance.

Les applications potentielles sont nombreuses, et les questionnements induits par l'émergence d'une telle sexualité tout autant. Le débat sur les assistants sexuels pour handicapés n'est-il pas obsolète ? Et la prostitution ? Est-ce que coucher online, c'est tromper ? Va-t-on tolérer des simulations ultraréalistes de fantasmes dont le passage à l'acte est prohibé dans le monde réel ?

Surtout, l'utilisation d'accessoires permettant d'atteindre des orgasmes potentiellement plus intenses qu'avec un partenaire réel ne menace-t-elle pas, à terme, les relations sexuelles «traditionnelles» ? «La démocratisation des sex-toys chez les femmes dans les années 80 n'a pas tué la sexualité homme/femme, affirme Stephen des Aulnois, et ce même si l'homme est rarement capable de provoquer plusieurs orgasmes d'affilée chez sa partenaire. Donc la sexualité «classique» ne sera pas affectée. Mais je pense qu'on se dirige vers une forme de supersexualité solitaire, oui.»

Partout dans le monde, des ingénieurs et des scientifiques s'excitent sur le futur de notre libido. D'ici à 2050, ils prévoient un monde où le «dématérialisé» sera plus réel que le «physique», où nos échanges se feront via interfaces holographiques, où les sex-toys seront remplacés par des sex-robots. Coucher avec R2D2 ? Vous n'y pensez pas !


Roxxxy et son inventeur - Paul Sakuma/AP/SIPA
Roxxxy et son inventeur - Paul Sakuma/AP/SIPA

Mais ces androïdes-là seront moulés selon nos désirs, avec un réalisme quasi humain, et pourront même tenir une conversation.

Pour l'instant, le premier robot destiné à un usage sexuel, Roxxxy de son petit nom, tient moins de l'objet de fantasme que de la créature de cauchemar.

Figée dans une perpétuelle expression d'effroi, cette poupée mal moulée a pourtant rencontré un succès immédiat, avec plus de 4 000 précommandes lors de sa présentation en 2010 au salon Adult Entertainment Expo de Las Vegas. C

réée par Douglas Hines, un spécialiste de l'intelligence artificielle, Roxxxy propose de remplacer une compagne de chair dans des activités incluant «tout ce que nous a apporté la littérature érotique depuis la nuit des temps». Elle est aussi conçue pour assurer un semblant de conversation - et sa personnalité s'inspire d'un ami de Douglas Hines mort durant les événements du 11 septembre 2001 (sympa, comme argument marketing, non ?).

C'est au Japon, toutefois, que les recherches sur le sujet avancent à grande vitesse. Un chercheur de l'université d'électronique et des communications de Tokyo a mis au point deux robots qui ouvrent la voie à l'androïde sexuel : le premier est un «simulateur de french kiss» (une machine à embrasser !) et le second, Shiri, une paire de fesses bionique sensible au toucher (caresses, fessées...).

Leader dans la production de robotique industrielle, le gouvernement japonais investit beaucoup dans la recherche sur la robotique de service. «Les progrès sont rapides et, bien évidemment, le marché de la sexualité est si porteur que les fabricants tenteront d'appliquer dès que possible leur technologie au théâtre de l'intime. Ce n'est qu'une question de temps», estime Agnès Giard. Toutefois, principalement pour des raisons de coût de fabrication, ces produits n'ont pas vocation à toucher le grand public. Le commun des mortels devra rester fidèle à ses semblables et au cybersexe.

Demain, peut-être, une sexualité comme on la pratiquait avant ?

 

Auteur Alexandre COSTE in Marianne

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 17:30

 

 

Comme tout moment paroxystique (nous n'y sommes pas encore), il faut revenir à la sourçe pour comprendre : le PS a historiquement toujours trahi le peuple (ouvriés, salariés, précaires) au profit de l'oligarchie car il a depuis sa création accepter les dogmes libéraux du libéralisme philosophique initial.

Pour paraphraser J-C Michéa (seul philosophe visionnaire de l'époque) le libéralisme philosophique s'est historiquement appuyé :

  • Sur le libéralisme culturel de gauche (Les droits de l'homme-individu, Mai 68, la dynamique du progrès social) incarné par Le Monde & Libération ou Arte (et par toute la philosophie d'après-guerre),
  • Sur le libéralisme économique de droite (la libre entreprise, la concurrence, la croissance, la flexibilité, le capitalisme, le manager, le self-made-man) incarné par le Figaro et les échos ou TF1.
  • Ces deux aspects s'incarnant strictement dans le droit et le marché pour règler tous les aspects collectifs de la société

Ces 2 formes hypocrites ne sont que les deux faces du même système de pensée (le libéralisme philosophique) qui se sont faussement affrontés au XXème siècle et qui aboutissent aujourd'hui à la synthèse politique actuelle. Cette synthèse s'incarnant parfaitement dans les figures :

  • du publicitaire de gauche (Séguela/Beigbeder)
  • de l'homme de gauche (Bergé/Niel/Steve Jobs)
  • de la star du show-bizz de gauche (Clooney/
  • du politicien de gauche (Cahuzac/Guérini/Dray/DSK)
  • du journaliste de gauche (Jean Daniel, Joffrin/Demorand)
  • du philosophe de gauche (séquence Foucault/BHL/Rancière/Benbassa/etc...) résumé dans la filiation Trotskisme/Maoisme/Moralisme/néoconservatisme (Glucksmann, Miller, Krivine)

Etc...etc..etc...

Du coup tout est marchandise et accès aux droits, toutes les valeurs traditionnelles, spirituelles, transcendantes ou historiques sont dépassées, ne reste plus que le consommateur militant issu d'une minorité subissant les injonctions du spectacle qu'il défend.

Ce monde n'a pas d'avenir, il va mourrir, à nous de savoir si nous voulons mourir pour lui

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 20:05

"Affaire Cahuzac, l'armée a eu sa peau

Les Services de renseignements français ont fait tomber Jérôme Cahuzac, selon L’Hebdo. L’ex-ministre du Budget prévoyait des coupes drastiques dans les finances de l’armée.

Les coupes prévues par l’ex-ministre Jérôme Cahuzac dans le budget de la Défense l’auraient conduit à sa perte. C’est ce qu’affirme L’Hebdo dans son édition de jeudi. L’hebdomadaire romand publie sur le sujet une enquête citant des « sources sécuritaires », des députés UMP et des membres de la Commission de défense de l’Assemblée nationale.

Avant sa démission, l’ex-ministre du Budget considérait l’armée comme un poids lourd à alléger. Il envisageait ainsi de raboter dans son budget jusqu’à 1 milliard d’euros en 2014. D’autres milliards étaient prévus les années suivantes.

Le tout aurait figuré dans la future loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période de 2014 à 2019. La LPM aurait fait passer les dépenses de l’armée de 1,5% du PIB français à 1,1%. Un plus bas historique pour la France.

Concrètement, la taille aurait signifié la suppression de 31 régiments dans l’Armée de terre, la vente du porte-avion Charles-de-Gaulle, l’annulation de commandes d’hélicoptères Tigres et de deux sous-marins nucléaires Barracuda, l’arrêt de production des avions Rafale et des transporteurs Airbus A400M, ainsi que la suppression de quelque 51’000 postes. Des bases françaises à l’étranger auraient été fermées et les budgets des renseignements intérieurs et extérieurs revus à la baisse.

Coupes inacceptables
Ces mesures auraient été jugées inacceptables de l’intérieur, affirme L’Hebdo. Davantage d’économies dans le ministère de la Défense risquaient même aux yeux de certains de mettre en péril le statut de grande puissance internationale de la France et de rendre le pays indigne de siéger au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Ainsi, avant que le président François Hollande ne se prononce le 22 mars sur le projet de loi de Jérôme Cahuzac, ce dernier a fait face le 19 mars à l’ouverture d’une enquête judiciaire à son encontre. Il démissionnera dans la même journée. Le 2 avril, il avouera devant la justice posséder un compte non déclaré à l’étranger, détruisant ainsi durablement sa carrière politique.

Les « sources sécuritaires » de L’Hebdo sont très claires. Aucun hasard n’est à lire dans cet enchaînement d’événements. « L’armée a eu sa peau. On ne s’attaque pas impunément à nous. Il voulait notre mort. Nous l’avons eu. Et d’autres ministres pourraient suivre si Hollande continue sur cette voie », menace l’une des sources.

La précision des informations aux mains de la justice française sur le compte en Suisse de l’ex-ministre du Budget ont surpris les autorités genevoises, souligne encore L’Hebdo. Cette minutie porterait la marque de l’intervention des Services de renseignements français qui enquêtent depuis des années sur les fraudeurs du fisc.

Un certain nombres d’informations seraient gardées au chaud, plutôt que de d’être livrées à la justice, afin de conserver une certaine influence sur les politiques en cas de besoin. Les enquêteurs l’ont reconnu dans un document collectif signé par des officiers de la Direction centrale du renseignement intérieur et remis le 16 février à un groupe de travail sur les exilés fiscaux.

Le lobby militaro-industriel à dos
Outre les coupes dans le budget de la Défense, Jérôme Cahuzac envisageait de s’attaquer à l’industrie militaire. Il avait ainsi annoncé en février vouloir renforcer le mécanisme de contrôle et de contre-expertise dans les achats du Ministère de la défense. Une démarche qui lui aurait mis à dos le puissant lobby militaro-industriel au chiffre d’affaires annuel de 15 milliards d’euros.

Face à la pression de l’armée et de ce lobby, François Hollande aurait été contraint d’agir. La nomination de Bernard Cazeneuve comme remplaçant de Jérôme Cahuzac est ainsi à comprendre comme un geste en direction de l’armée et de l’industrie militaire, selon L’Hebdo. L’article souligne que le nouveau du gouvernement est originaire de Cherbourg, une importante base maritime et de production militaro-industrielle.

Dans la foulée, le président a également repoussé le débat sur la loi de programmation militaire (LPM) à l’automne. Le temps de revoir sa copie ?


http://www.cercledesvolontaires.fr/2013/04/11/larmee-francaise-aurait-precipite-la-chute-de-jerome-cahuzac-par-sandrine-perroud/"

 

info parue sur Mariane du 11/04/2013

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 19:00

L'air du temps est à la transparence générale pour les hommes politiques . Les ministres sont contraints de publier leur patrimoine( minoré de préférence) avant lundi.

 

Quoique non élu , j'ai décidé de me  plier volontiers à cette opération main propre (cul sale) de télé réalité . Qui sait , peut être demain  ou dans un avenir proche , Marianne conquise par mon éthique de probité accepterait peut être de me confier son coeur ainsi que la clé du bureau de l'actuel prévôt de Terre de haut.

 

Mon patrimoine est constitué de débits,

 

taxe foncière  2000 euros/an

taxe d'habitation 560 euros/an

impôt sur le revenu 2900 euros /an

charges familiales /10 000euros/an

dépenses diverses/5000euros/ans ( eau électricité etc)

 

Ne dit-on pas, payer ses dettes c'est s'enrichir ; alors je m'enrichis comme je peux.

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:36

C’est deux retraités qui décident de s’amuser pendant une soirée .

Ils vont dans un bar boivent quelques verres.

Ils décident de finir la nuit dans un bordel.

 

L’hôtesse les voit entrer demande à un employé de mettre 2 poupées gonflables dans chaque lit de 2 chambres se disant ils sont tellement bourrés qu'ils ne verront rien.

Les deux retraités vont chacun dans une chambre...

Après deux heures passé ils se retrouvent et racontent leurs débats.

 

-Le premier la mienne je crois quel était morte. Je me suis fatigué pendant une heure et pas de réaction

-Le deuxième la mienne je crois que c’était un fantôme.

-Comment ça ?

-Et bien je lui ai fait l’amour dans toutes les positions et à la fin je lui ai mordu dans le cou elle s’est barrée par la fenêtre avec mon dentier !

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:59

Je ne m'autorise pas a faire mon marché d'informations à tous les rayons journalistiques...Certains aliments fussent 'ils exquis en apparence me contrarie les sens.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 07:32

CAHUZAC. Les nouveaux Machiavel : la politique est-elle une activité légale ?


Avatar de Francis Métivier

Par 
Philosophe

LE PLUS. Scandale, tourbillon médiatique et aveu. Des mots qui en disent long dans le monde de la politique. L'ex-ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a avoué posséder des comptes en Suisse. Ces menteurs du pouvoir sont-ils les nouveaux Machiavel ? Analyse philosophique de Francis Métivier.

Édité par Louise Auvitu  Auteur parrainé par Amandine Schmitt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marianne au bord du suicide. Nous avons régressé à Machiavel avec les moyens de la communication moderne, et même dépassé les bornes du machiavélisme…

 

"(…) combien d’engagements sont partis en fumée par la déloyauté des princes" constatait le philosophe italien. "Et les hommes ont tant de crédulité, ils se plient si servilement aux nécessités du moment que le trompeur trouvera toujours quelqu’un qui se laisse tromper." C’est le cas dans les périodes d’élections, entre le candidat et les citoyens ou, pour ce qui est de la gestion des affaires (sans jeu de mot...), dans les relations entre un ministre et son roi.

 

Aujourd’hui, les nouveaux Machiavel sont bien présents et ceux qui parlent encore de moralisation de la vie politique ont vraiment un train de retard. La question est désormais : comment faire de la politique une activité légale ?

 

La particularité du "salaud" sartrien

 

L’un des sujets du bac philo de l’an dernier demandait "Le mensonge est-il une vertu politique ?". Le fait même de poser la question dans le cadre d’un examen institutionnel et républicain, à plus forte raison par une tournure qui pourrait bien être ironique, façon oris fututio, est le signe que nous avons effectivement passé un cran sur l'échelle de la corruption publique : le mensonge est constitutif de l’activité politique, le mensonge est consubstantiel à la conscience politique. C’est officiel.

 

Ceci est admis et la question devient dès lors : le mensonge est-il, en politique, une vertu ?

 

Pas un moyen indispensable pour donner le change, acquérir le pouvoir et le conserver. Pas un accident auquel il faut s’attendre, dont il faut assumer le risque. Pas non plus un attribut, une sorte de qualité de la conscience malheureuse, une particularité du "salaud" sartrien (comme le dit Mélenchon qui, lui, préfère la figure du "lâche" sartrien brandissant la virilité symbolique sans la réalité du pouvoir, revendiquant la violence sans jamais la pousser jusqu’au bout du fantasme révolutionnaire, parlant haut sans faire face concrètement à ses responsabilités), salaud sartrien, donc condamné à être ainsi parce, devant ses engagements, il faut bien se résoudre à écraser les autres, les trahir, avoir les mains sales, et concrétiser ses ambitions – ou se suicider.

 

Pas un défaut contingent mais sublimé parce que préférable, hélas, à l’absence de pouvoir politique. Non, une vertu, vous dis-je... Une vertu ! Le mensonge est la vertu de celui qui doit être le premier à ne pas mentir !

 

Aujourd’hui, en France, comme on ne peut plus utiliser la force physique et enfermer les contestataires dans des camps, on utilise une autre arme, celle du mensonge.

 

Le mensonge comme moyen pour satisfaire ses intérêts personnels

 

Avant, avec Machiavel, le chef, le prince, le ministre, le responsable de parti, appelez-le comme vous le voudrez, se devait d’exercer la force du lion et la ruse du renard.

 

Démocratie aidant, il ne reste plus au représentant de la démocratie que la ruse du renard. Cette ruse devait permettre de comploter, de tuer en douce et de mentir. Mais comme le complot est difficile et souvent aussitôt dénoncé, et que le crime est interdit, ne reste au représentant de la démocratie que le mensonge afin de se donner les moyens de satisfaire ses intérêts personnels. L'intérêt personnel reste (quand même !) l’objet même de la politique.

 

Dans le mensonge, l’on est souvent à deux doigts de la mauvaise foi, c’est-à-dire le mensonge fait à soi-même en vue d’une meilleure tromperie. Quand on pense soi-même comme vrai ce qui est en fait faux, on a d’autant plus de chance d’être crédible. Les yeux dans les yeux. La main sur le micro. Les caméras de biais. Les associés, visages sérieux, neutres en fait, en arrière-fond, qui se demandent s’ils ont bien raison de se trouver là, en support plus qu’en soutien d’un possible mensonge, d’une infidélité dont ils seraient bien la victime en direct.

 

"Le problème de la mauvaise foi vient évidemment de ce que la mauvaise foi est foi" écrivait Sartre. La mauvaise foi est la religiosité du mensonge. Pas étonnant que le mensonge dévoilé, avoué, du politique, se transforme en remords, forme laïque de la contrition. Encore une imposture… Et pourquoi pas être religieux au point de demander le pardon ?

 

Cahuzac, c’est la fin de la gauche

 

L’homme politique de droite ment. C’est son essence. C’est sa logique. Il faut cacher le fait que l’on protège les intérêts des plus grands. Et pour cela, on ment, on dissimule, on cache.

 

Mais la gauche est condamnée à la mauvaise foi. Mitterrand a inventé la mauvaise foi en politique. C’est inévitable car la gauche prône la justice et la vérité. Elle condamne les affaires. Et quand elle trempe dedans – tout le monde ment – alors il faut croire le contraire, avoir (mauvaise) foi en la sincérité de l’homme de cœur.

 

La différence entre la gauche et la droite ? Quand un homme de droite ment, la droite ne meurt pas. Elle vit, au contraire, elle se porte à merveille.

 

Quand un homme de gauche ment, la gauche tombe malade, agonise, et meurt. Cahuzac, c’est la fin de la gauche. Ou, plus exactement, le dévoilement de la gauche comme "gauche mythologique et bavarde", comme le disait si bien l’un de mes voisins. La contradiction entre les paroles et les actes rend Marianne schizophrène.

 

Tout le monde ment

 

Après, pour autant, faut-il être kantien, vivre selon la règle du "ne mens jamais" ? Il faut le répéter, sans cynisme : tout le monde ment. Mais un point reste troublant : celui qui devrait moins mentir que les autres – l’homme politique de gauche – ment davantage. "Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains" disait Péguy…

 

Être utilitariste, alors, au sens de J. S. Mill ? "En s’écartant, même sans le vouloir, de la vérité, on contribue beaucoup à diminuer la confiance que peut inspirer la parole humaine, et cette confiance est le fondement principal de notre bien-être social actuel". Le mensonge "n’est pas une solution". Il n’apporte rien, ni au bien-être social, ni au menteur. Mais voilà… nous mentons tous. L’essentiel est que le mensonge ne nuise à personne.

 

Décidément, entre avoir des mains mais des mains sales ou avoir les mains propres mais ne pas avoir de main, l’on ne sait plus où donner de la tête.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:30

D’un 5 mai à l’autre…

- Le 5 Mai 1789, se réunissaient les Etats Généraux, convoqués par le roi pour débattre des problèmes du pays mais en fait véritable signal du départ de la Grande révolution,

- Le 5 Mai 2011, devient la Journée Mondiale « Mains Propres »

- Le 5 Mai 2012 nous chassions SARKOZY,

- Le 5 Mai 2013 marchons pour une 6ème République !

 

Le 5 Mai 2013, marchons pour une 6ème République.

 

La faillite morale d’un homme éclaire celle du système auquel il appartenait.

Chacun l'apprécie, il ne s'agit pas d'un problème d'hommes (et de femmes) corrompu(e)s par la finance mais d'une crise résultant de la faillite de l'oligarchie permise par les institutions de la Vème République.

Entre deux élections, le pouvoir gouverne sans le peuple, pouvoir constitué des mêmes personnes issues des mêmes réseaux (études identiques, dans les mêmes écoles,...) complètement insubmersibles et interchangeables  !

On trouve les mêmes dans la Presse, à l’ENA, dans les Gouvernements, l'Assemblée Nationale, le Sénat et la Finance : les exemples abondent du PS au FN.

On peut aisément retrouver les noms de celles et ceux qui dirigent sans discontinuer, "les mouches changeant simplement d'âne".

Un monde de connivence qui unit des amis de l’argent sans odeur à travers tous les partis du système officiel !

Une longue chaine de cyniques unis par le mensonge relie les Le Pen à Cahuzac, et un proche du Président, son trésorier de campagne, boucher- libraire qui trafique avec un comparse chinois pour ouvrir des comptes offshore !

Ainsi une caste de serviteurs des oligarques qui parle en commun la langue de la finance internationale a fini de pourrir un système de monarchie quinquennale. Il concentre les pouvoirs et dilue toutes les responsabilités morales et politiques.

Aux abois, le chef de l’état ne trouve à proposer qu’une mesure d’interdiction d’exercice d’un mandat électif pourtant déjà censurée par le Conseil constitutionnel !

C’est dire l’inconsistance d’une équipe qui ne sait plus que faire pour se tirer d’affaire.

L’issue pour notre pays déshonoré par ces mœurs et ces balbutiements incohérents est dans le peuple.

C’est à lui de définir la règle du jeu démocratique qui permettra de restaurer la République vertueuse à laquelle il aspire.

Pour restaurer la démocratie, la confiance du peuple, le consensus se fait aisément : il est temps de fonder une 6ème République.

- Convocation d'une Assemblée Constituante !

- Rétablissement de la proportionnelle à toutes les élections !

- Création d'un Conseil national des médias.

Organisons la marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai.

 

TESTANIERE

TESTANIERE

Retraité de l'Education Nationale, je suis un militant laïque.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 09:37

...au bord de l’effondrement ?

L’accélération et l’intensification de l’actualité méritent que l’on reste sur le pont, à observer les événements. L’affaire Cahuzac secondée par on ne sait quelle synchronicité avec les révélations sur les paradis fiscaux percute les consciences en affolant les médias et la classe politique. Le mécréant pourra penser à du spectacle mais le mouvement qui se dessine est plus profond et relève bel et bien d’une crise de régime ; qui s’ajoute à la crise sociale. Le seul problème, c’est que d’une part personne n’a une idée claire de ce qu’est ce régime et d’autre part, encore moins de personne n’ont une conception sérieuse du régime qui pourrait le remplacer. Et donc, le régime devrait perdurer parce que nous ne savons pas quelle est sa nature et que nous n’avons aucune idée de ce qui serait réalisable comme alternative. Je parle évidemment au nom du nous. Mon Je pense différemment mais il est trop radical pour passer dans l’opinion.

L’affaire Cahuzac représente bien une affaire d’Etat et plus que ça puisque c’est une affaire de régime. Car cette affaire dépasse de loin les rouages du gouvernement en place. On s’aperçoit peu à peu que des complicités et connivences se sont dévoilées. Ne serait-ce que la bienveillance de l’UMP vis-à-vis de Cahuzac au moment où cette histoire se résumait à quelques faits relatés par Médiapart et comme la presse de masse restait prudente, alors la droite se retenait, ce qui peut se comprendre dans le cadre de la présomption d’innocence. Sauf qu’on sait à peu près que les services de renseignement étaient au courant et que par conséquent, le gouvernement connaissait l’affaire, ainsi que les membres de l’opposition. Il faudrait être bien couillon pour ne pas supposer que les services secrets n’informent pas tous les partis des indices qu’ils détiennent. Et bien indulgent pour ne pas rappeler que lorsqu’un citoyen a connaissance d’un délit, il doit en informer la justice. Depuis bien longtemps la règle de l’omerta semble de mise pour des élites devenues une sorte de mafia d’Etat.

Le gouvernement en place semble faire de Cahuzac un fusible trop facile et évident pour ne pas éveiller les soupçons. François Bayrou propose une pétition sur la moralisation de la vie publique, Hollande promet une série de lois mais si l’affaire Cahuzac a éclaté, c’est parce que cet affairiste n’a jamais été inquiété et que ce sont les services de l’Etat qui n’ont pas fait leur travail, par copinage ou négligence, on ne sait, mais toujours est-il que le fisc aurait dû coincer le ministre et donc que le problème n’est pas le défaut de loi mais l’application de la loi. Comme dans des tas d’autres affaires médiatisées où les politiques promettent des textes alors que les problèmes sont dus au fait que les textes en vigueur n’ont pas été suivis d’une application stricte. Réfléchissez bien car l’esprit des lois se transpose aussi dans l’esprit du désir de lois. Et que l’on tourne ici autour de la crise de régime. Avec quelques traits se dessinant. Pour les uns, édicter des lois nouvelles, pour les autres, procéder à un remaniement ministériel et même aller jusqu’à proposer une loi d’amnistie fiscale. Comme si ces mesures étaient en rapport direct avec une affaire qui trahit le dysfonctionnement de tout un système et la bienveillance des services de l’Etat à l’égard d’une catégorie oligarchique d’individus. On l’a vu avec le final du conflit entre Bernard Tapie et le Lyonnais ou bien, rappelez-vous, ce grand couturier bénéficiant d’une amnistie fiscale ou encore des sondages commandés par l’Elysée. Certes, la justice fait son travail mais les affaires courent plus vite que les juges qui, étrange réminiscence, deviennent les sauveurs du régime un peu comme en Italie il y a plus de dix ans avec l’opération mains propres. Restent aussi les institutions de la cinquième république qui donnent une marge de manœuvre au système pour ne pas virer à l’effondrement du régime. Mais la plus grande stabilité pour le régime, elle repose sur l’adhésion des masses qui, dépossédées de la raison et de la réflexion, ne peuvent que constater le spectacle et se satisfaire de quelques effets d’annonces, de mises en examen, de verdict judiciaires, de démissions, remaniement et autres hochets agités pour calmer les gens énervés. Les lois nouvelles ne sont que des artifices pour déplacer les problèmes.

La crise de régime est donc une crise d’opérette. Avec un président et des dignitaires de parti affichant une foi inébranlable en la loi républicaine, croyant qu’en édictant des lois, les problèmes seront résolus alors que la seule solution, c’est d’appliquer les lois, ce qui suppose la mobilisation des serviteurs de l’Etat qui hélas, bien souvent, lorsqu’ils font leur travail consciencieusement, ne sont pas récompensés ni reconnus tandis que beaucoup d’affairistes et d’arnaqueurs tirent le meilleur du système en terme d’auréole ou de profit. Les hommes du régime vénèrent l’argent et la gloire médiatique. Mais pourquoi ce régime tient-il ? Eh bien parce que les citoyens vénèrent eux aussi les mêmes choses. Au final, les interprétations de Leo Strauss sur le régime et le citoyen n’ont pas pris une ride. « L’homme bon n’est pas lié à un régime, tandis que le bon citoyen l’est ». Et j’extrapole en suggérant que le citoyen corrompu peut être lié au régime et réciproquement, dans une perspective évolutionniste, que le régime corrompu peut corrompre le citoyen. Ce qui est le cas actuellement. Bien que parmi les citoyens, nombre ne soient pas corrompus et qu’il se trouve également quelques hommes bons. Mais les hommes sincères restent en marge et n’ont pas droit au chapitre de la fin de l’histoire en ce monde factice où la réponse des gouvernants face à la crise de régime est une annonce pour le spectacle, genre adapté à l’individu massifié. Pour Aristote, un changement de régime transforme une cité en une autre nous dit Strauss. Mais ajoute-t-il la France monarchique est restée la France quand elle devenue démocratique et j’ajoute que même maintenant, l’oligarchie qui définit une partie du régime composite actuel de notre pays n’a pas aboli la « France éternelle ». Mais d’ici trente ans, rien n’est sûr et il appartient aux citoyens et aux élites éclairés de décider si ce régime oligarchique doit perdurer au risque d’éteindre la France, ou bien s’il faut résister et considérer ce régime tout aussi illégitime que celui de l’Occupation avec ses collabos. C’est peut-être le seul enjeu qui s’offre au peuple français mais le peuple est-il à la hauteur de l’Histoire ? Si oui, ce régime doit chuter, si non, ce régime a de l’avenir devant lui.

La presse de masse, lorsqu’elle conjecture sur les sondages, sur l’attitude de Hollande, sur les phrases politiciennes, sur les chaises musicales, ne fait que participer au maintien du régime en feignant de croire que le système peut perdurer avec des remaniements et des lois, sans comprendre que ces mesures ne sont que reculer l’échéance fatale en cas de prise de conscience citoyenne ou à l’inverse, d’enfoncer le système dans le totalitarisme oligarchique. Le mal dure depuis trente ans au moins. Cinquante diront ceux qui pensent que la cinquième république a été un régime de crise. Honnêtement, cette république a surtout été un instrument efficace pour passer les crises. Et finalement, il se pourrait que cette crise de régime pointée par les analystes et agitée par quelque habile récupérateur ne soit que passagère et surtout conjoncturelle, autrement dit amplifiée par les médias et surtout le contexte du ralentissement économique depuis cinq ans. Autant dire que les Bayrou, Le Pen et autres Mélenchon se fourvoient lorsqu’ils pensent que les solutions sont politiques. Cette crise de régime est surtout spectaculaire alors que si crise il y a, elle est plus profonde, anthropologique, idéologique avec la technique, et même une crise de la Modernité, de la Civilisation moderne. Gardons-nous des penchants nihilistes et de souhaiter le pire. Un régime qui chute sans qu’un autre soit prêt à prendre le relais ne peut qu’être préjudiciable à la société. L’addition risque d’être, comme bien souvent, pour le peuple.

Avant de faire chuter le régime, il faut inventer un projet de société. Les intellectuels ont délaissé cet enjeu et le peuple se divertit pour l’essentiel. Allez, au boulot, aux neurones, citoyens !

 

Auteur Bernard DUGUE

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Published by L'archipélien - dans politique
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:30

Au nom de l'équité pronée par les socialistes , les français sont en droit d'exiger du gouvernement un compte en Suisse pour tous. En votant une telle loi le président pourra se targuer de faire d'une pierre deux coups:  absoudre CAHUZAC de toutes responsablités et esperer  faire taire les Français...

 

Lien pour signer une petition sur la moralisation de la vie politique:
http://www.change.org/fr/pétitions/moraliser-la-vie-publique-une-urgence
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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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