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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:47

 QUI GOUVERNE LA FRANCE ?

Qui nous gouverne ? Des énarques, certes, mais peu savent qu’ils sont nombreux à l'UMP, comme au PS a être membres de deux clubs sulfureux, ‘’le Siècle’’ et la ‘’French American Foundation’’, deux clubs parmi les plus discrets mais les plus influents dans le monde et en France.

A la lecture des liens et informations ci-après à découvrir ou à redécouvrir, on peut comprendre pourquoi L'énarchie française qui s’est ralliée depuis longtemps au dogme du mondialisme libéral et à l’économie monétariste a besoin d’un système qui lui permette de maintenir une opposition artificielle entre UMP et PS, alors qu’en fait nous vivons à quelques nuances près dans le régime du parti unique. En jouant l’alternance droite - gauche, on fait croire au peuple qu’il y a une autre politique possible. Un leurre qui permet surtout d’entretenir un système de consanguinité d’une partie du milieu Politique avec le monde des affaires.

 Cela renvoie au système oligarchique français. Cette oligarchie est une couche sociale insubmersible qui résiste à toutes les alternances. Elle édicte les mêmes recommandations conformes à ses intérêts, quel que soit le gouvernement. L’imbrication entre les élites politiques de Gauche du Centre et de Droite entre eux et avec ces milieux là est une réalité quand on sait, par exemple, que ceux qui conseillent aujourd’hui le ministre de l’Économie Pierre Moscovici, ce ne sont que des militants UMP à la direction du Trésor. Qui a rédigé le rapport Gallois sur la compétitivité ? C’est un cadre de l’UMP. Qui conseille Hollande en économie ? C’est la banque Rothschild. La liste de ces exemples est longue et n’exclue d’ailleurs pas certaines baronnies locales… Il arrive un moment où l’alternance Droite Gauche n’étant plus lisible pour la population, l’oligarchie décide d’y mettre un terme. Ne pas s’étonner dès lors du matraquage Médiatique pour laver et préparer les cerveaux (ou ce qui en reste) du ‘’bon peuple’’ à une Gouvernance technique d’union Nationale, seule formule selon eux pour faire face à une crise qu’ils ont par ailleurs créé … Mais attention, à terme cela conduit inexorablement des peuples à choisir la formule suicidaire du replis Nationaliste avec le Parti Politique le plus radical et extrémiste en la matière.

‘’LE SIECLE’’ ET ‘’LA FRENCH AMERICAN FOUNDATION’’ organisations servant d’imbrication des élites Politiques entre elles et le milieu des affaires …

Le club ‘Le Siècle’’ http://www.lesiecle.asso.fr/ existe depuis 1945, il a été fondé par un franc-maçon, Georges Bérard-Quelin, mais seulement de 20 à 30 % des membres sont actuellement connus comme étant francs-maçons. Il espérait rester anonyme, son existence a été révélée pour la première fois en 1977 par un article de l'Humanité. La liste de ses membres a été publiée contre sa volonté en 2011.

‘’Le Siècle’’ est une filiale du club de ‘’Bilderberg’’ http://www.syti.net/Organisations/Bilderberg.html , ‘’La ‘’French American Foundation’’ est de son côté une filiale du ‘’Council on Foreign Relations’’, dont le programme 2008-2013 est connu sous le nom de "Nouvel Ordre Mondial". Plusieurs des membres du Siècle sont, Lionel JOSPIN, également membres du club de ‘Bilderberg’’.

Le ‘’Bilderberg’’ ne veut pas d'une co-gestion franco-allemande de l'Europe, mais d'une co-gestion Américano-européenne de monde occidental. Sur ce point il rejoint l'objectif de la ‘’French American Foundation’’.

Le Siècle a aussi un objectif plus concret : placer le maximum de ses membres au gouvernement, peu importe qu'ils soient PS ou UMP. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Si%C3%A8cle Outre Manuel VALLS et Aurélie FILIPETTI actuels Ministres PS, c'est la raison pour laquelle SARKOZY qui en est membre avait fait "l'ouverture" avec des membres du club, PS ou proches du PS comme Eric BESSON, Bernard KOUCHNER, Martin HIRCH

En plus de quelques "invités" de la politique, de nombreux membres du Siècle, sont issus de la finance et des affaires. Presque tous les Inspecteurs généraux des finances (énarques) en activité (114 sur 120 en 2009) appartiennent au Club... la liste ne serait pas complète sans des syndicalistes, qu’il s’agisse de syndicats ouvriers ou patronaux y soient également ‘’invités’’ ...

‘’La French American Foundation’’ http://www.french-american.org/ Elle a réussi à placer certains de ses membres dans le gouvernement Hollande, Pierre Moscovici membre depuis 1996, Marisol Touraine membre depuis 1998,  Arnaud Montebourg membre depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem membre depuis 2006, et Hollande lui-même membre depuis 1996 à la présidence de la République. Joli coup ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_franco-am%C3%A9ricaine

En fait, les dirigeants énarques de l'UMP et du PS mènent le pays vers la même direction : l’intégration à un bloc Euro - Atlantique, à direction unique. Pourquoi pas, si cela se traduisait par une gouvernance vraiment efficace et l'amélioration des conditions de vie de la population dans la liberté, notamment celle de penser ?

L'ennui, c'est que ce n'est pas le cas, on va plutôt vers Le meilleur des mondes ou 1984 d'Orwell.

D’ailleurs, est-ce pour cela qu’ils ont jugé Hollande plus docile aux suggestions du ‘’Bilderberg’’ que Sarkozy, trop "électron libre" et trop proche d'Angela Merkel ? L’actuelle relation aigre - douce ave notre voisin Allemand s’expliquerait donc…

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 10:57

La gnose

 

 

 

Chaque être, là au monde.

Chaque nasse, ici les limites.

La trigone lambda,

L' hexagone middle class,

L' octogonale caïman,

Lèvres érodées...

et Strombes chiragres

Bordant nos rives Capricieuses .


 

 

Un strombe géant est tenu à bout de bras sur le bord de la mer.

 

 

 

 

A  Marie galante le 1er Mai 2013 ψ  

 

Ps: "Mal nommer les choses ajoute à la misere du monde" Albert CAMUS

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 17:30

Un gars un peu con monte dans un train et s'assoit en face d'une jeune femme magnifique qui porte une mini jupe minuscule.

Le mec remarque que la femme ne porte pas de culotte et comme il n'avait jamais vu de chatte de sa vie il ne peut s'empêcher de fixer l'entre jambes de la jeune femme.

Soudain elle lui dit:

- Je vois que vous regardez mon vagin...

- Heuuu... Désolé, mais c'est plus fort que moi... J'en ai jamais vu alors j'en profite...

La femme lui dit:

- Maintenant, regarde attentivement, je vais te faire un clin d’œil. Et effectivement avec un mouvement musculaire le vagin imite un clin d’œil, le mec est stupéfait.

La femme lui dit:

- Regarde à nouveau, je vais te faire un bisou. A nouveau elle fait une contraction musculaire et le vagin imite une bouche donnant un baiser.

Le mec est complètement impressionné, il reste là et regarder la bouche grande ouverte, il n'en revient pas...

Puis la femme lui dit:

- Allez, viens ici... Assieds-toi à côté de moi et met moi 2 doigts.

Le gars con comme un pied lui répond:

- Quoi, vous savez aussi siffler ?

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 17:30

Un gars ramène sa nouvelle conquête chez lui , il commence par lui faire visiter sa maison .

 

D'abord la chambre , quelle belle chambre lui dit-elle !

 

-oui, c'est Julie ! elle travaillait dans l'ameublement , puis il passe au salon , des meubles d'époques ?

 

- c'est Annie , ses parents étaient pétée de tunes et antiquaires !

 

Ils finissent par la cuisine , la blonde est séduite par le frigidaire !!

 

- c'est Sophie , elle travaillait chez Cuisinella !! Salaud !!

 

et elle lui assène une claque et le traite de Castor , Parasite mais pourquoi Castor ??

-t'as qu'à chercher dans le dico !! elle part en claquant la porte .

 

La joue rouge et encore surpris il va voir et il lit : CASTOR : Mammifère d'Amérique du nord et d'Europe qui construit son habitat avec sa queue !!!

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:30

Depuis une douzaine d’années, la chasse est ouverte à tous les mauvais citoyens qui ont un penchant pour la paresse, le désoeuvrement, le bayement aux corneilles, on a commencé discrètement par les chômeurs, soupçonnés de rechigner à se lever tôt et à trainer des pieds pour s’atteler à la tâche, on les a montrés du doigt et vilipendés comme des parasites suceurs d’allocations qu’ils sont.

Bon, depuis ce laps, mis à part l’inévitable pourcentage de tire-au-flanc qui n'a cure de participer à la fourmilière humaine, les experts ont eu beau créer moult commissions, rapports et colloques divers, ils n'ont pu aboutir qu'à cette conclusion : Les chômeurs ne bossent pas surtout parce qu’ils n’ont pas de boulot. Conclusion que je qualifierais volontiers d’enthymène si je ne craignais de verser dans un baroquisme éhonté et de provoquer une lombalgie en vous forçant à compulser votre Robert en XII volumes.

Donc, tout naturellement, après les chômeurs, nos instances inquiètes du fonctionnement chaotique d’un monde qu’ils voudraient huilé et complaisant décident de traquer d’autres oisifs, à savoir les souffreteux, les fraudeurs de l’arrêt maladie, les abusifs du thermomètre rectal, les dépendants à l’ordonnance. Les malades sont montrés du doigt, les grabataires hués et les convalescents conspués. Bien fait pour eux !

Pour pallier ce mauvais état d’esprit, on va leur coller des contrôles à outrance, on va pister ces malhonnêtes. Personnellement, j’ai une opinion toute faite sur ce problème. Le travail en général est devenu tellement inintéressant et dépersonnalisé à de multiples niveaux qu’il ne reste plus guère de bonnes âmes pour se sentir impliqué. Même en faisant semblant. D’autre part, les pratiques managériales dénoncées depuis longtemps s’aggravent au fur et à mesure que la crise augmente. Un bon vieux retour en force des vieilles méthodes, rien de tel pour vous forger une âme de chef et vous mater des envies de rébellion.

A mon avis, le fait de multiplier les contrôles va finir par engendrer un surcroit de travail chez les contrôleurs qui vont se retrouver rapidement en surmenage et donc en arrêt maladie et il faudra des super-contrôleurs pour contrôler les contrôleurs et on n’en finira plus. Je propose donc de vérifier les causes de ces arrêts-maladie plutôt que les conséquences, demander des comptes à tous les supérieurs, chefs d’équipe, chefs de groupe, chefs de projet, responsables et autres managers ou donneurs d’ordres, de vérifier la santé mentale de tous ceux dont les subordonnés se retrouvent régulièrement absents.

On trouvera sûrement dans le tas des caractériels, cyclothymiques, colériques ou autres psycho-rigides monomaniaques susceptibles de suivre un traitement qui leur remettra un peu d’ordre à l’intérieur. Une cure qui leur fasse adopter un comportement qui redonne envie à leurs employés de revenir au boulot AVEC LE SOURIRE !

 

Siffler en travaillant, c’est pas une devise de nain, ça !!

 

 

auteur: le hobbit

 

 

http://tartrais.over-blog.com/artic...

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 18:10

La conteuse haïtienne Mimi Barthelemy vient de nous tirer sa révérence. Elle s'en est allée rejoindre son époux  Guillermo  le Cubain.  La nouvelle de sa   disparition m' affecte beaucoup . Ce soir ma famille est en deuil  car nous venons de perdre une amie .

 

Sa voix doucereuse suscitait  humanisme et joie  partout ou elle se trouvait  ; les murs de ma maison  résonneront  pour toujours  de ses éclats de rire  entre amis  .

 

Grande  prêtresse de  l' oralité  , elle  avait l'art d' enchanter l'imaginaire des petits comme des plus grands, lorsqu'elle déclamait ,dans la langue de Moliere, ses récits malicieusement égrenés de croyances créoles, héritages  de son enfance sur son île Haiti .

 

Adieu Mimi !

 

 

Biographie

Née en Haïti (Port-au-Prince, le 3 mai 1939), Mimi Barthelemy fait ses études supérieures en France et vit ensuite à l'étranger : en Amérique Latine, à Sri Lanka et en Afrique du Nord.

Ainsi commence son chemin vers le conte lié à une quête personnelle sur son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Cette recherche l'amène d'une part à se rapprocher de la communauté haïtienne de France et d'autre part à entreprendre un long travail sur la voix, grâce auquel elle trouve accès à l'expression de sa mémoire.

Pendant un séjour d'un an (1979-80) au Honduras, elle travaille avec les indiens caraïbes noirs Garifunas à la création d'un spectacle dans lequel ils se réapproprient leur histoire oubliée après leur déportation au 18ème siècle.
De retour en France, riche d'une expérience que lui renvoie le miroir d'une identité semblable à la sienne, elle entreprend un doctorat d'Etudes Théâtrales à Paris VIII, sur le "théâtre de l'identité dans les minorités".
Le chemin est tracé : elle se met à conter en puisant dans la tradition orale d'Haïti qui est en langue créole. Dans ses contes, elle tisse les deux langues, le français et le créole, dans le souci de transmettre ce qu'elle a reçu en partage et d'en être le témoin à part entière au sein de la francophonie.

Depuis la fin des années 80, elle écrit ses histoires et conte seule ou avec ses musiciens dans des centres culturels, des bibliothèques, des appartements, des prisons et des hôpitaux.
Avec l'envie de créer un lieu pour le conte, elle anime "Le Petit Contoire" (Cité Veron), où elle présente au public parisien les conteurs les plus prestigieux (1987).
En 1989 le 3ème Festival d'Acteurs d'Evry lui décerne le Becker d'Or pour La reine des poissons (découvert au Festival d'Avignon en 1987) et, en 1992, elle reçoit le prix Arletty de l'Universalité de la Langue Française pour La dernière lettre de l'amiral.

Elle crée et présente aussi dans des théâtres des spectacles qui reflètent les deux axes principaux de sa recherche :

  • la rencontre, sous une forme théâtrale, de l'écriture scénique et de l'oralité, de l'évocation d'une histoire personnelle, de l'Histoire et de la fiction avec La cocarde d'ébène (1989, mise en scène de Claude Alranq) ; Soldats-Marrons (1989, mise en scène de Mimi Barthélémy) ; La dernière lettre de l'amiral (1992) et Caribana (1999) mis en scène par Emmanuel Plassard ; Une très belle mort (2000) mise en scène de Nicolas Buenaventura Vidal et présentée au Festival Off d'Avignon 2001 au TOMA (Théâtre Outremer en Avignon) ; Jeux de cailloux (2003) mise en scène de Mimi Barthélémy, créé à Sevran.
  • un travail sur le conte chanté de tradition haïtienne aspirant à la création d'un nouveau type de conte musical avec L'oranger magique (1985) ; La reine des poissons (1987) ; Tendez chanter l'amour (1995, présenté au Festival d'Avignon en 1996) ; Voyage en papillon.

Son désir de rencontres artistiques l'amène en 1998 à participer à la création collective Ainsi soient-elles avec cinq autres conteuses et à jouer, en tant que comédienne, dans Mistero Buffo Caraïbe d'après Dario Fo, mis en scène par Dominique Lurcel.

Elle joue dans de nombreux lieux, festivals et salons du livre en France, en Haïti et dans le monde ; (au Festival Banlieues Bleues-2001, à l'Odéon au Festival Identité Caraïbe (2002) à la Conciergerie aux Rencontres internationales du Conte (2002). Elle préside plusieurs jurys de contes.

En 2000, elle reçoit le grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite et en 2001 celui d'Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Mimi dans les médias

A la radio

  • Europe 1 en janvier 2004
  • France Inter « Sous les Étoiles » avec Serge Le Vaillant, mars 2004
  • France Culture « N’oublions pas Haïti » mars 2004
  • France Inter « Le Pop Club » de José Arthur, 2004
  • RFI « Plein Sud » avec Caroline Victor, 2004.
  • RFI Émissions Francophones avec Marion Arbon
  • France Culture « Culture Plus » avec Arnaud Laporte, 2005
  • RTBF – Bruxelles – « Francofuns » avec Bruno Coppens, 2005
  • France Culture - Aline Pailler , 2006

Et en télévision

  • France 3 « Sagacité », 1994,1999
  • RFO « France ô », Fly Lerandy, automne 2005
  • France 3 « Soir 3 », été 2006
  • TV Francophonie , N° 15 : Francophonie sur scène, mars 2006

Prix et distinctions littéraires

  • 1989 Becker d'Or, 3ème Festival de la Francophonie.
  • 1992 Prix Arletty de l'Universalité de la Langue Française.
  • 1997 Présidente du jury du conte aux 3èmes Jeux de la Francophonie, Madagascar.
  • 1999 Présidente du Grand Prix de Conteurs 1999, Maison du Conte de Chevilly-Larue.
  • 2000 Chevalier de l'Ordre National du Mérite.
  • 2001 Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 17:30

Comment reconnaitre un commissaire politique et autres experts idéologues et confiscatoires ?

 

On les reconnait à leurs lunettes en écailles de tortues des iles caïmans, les commissaires socialistes délégués à la confiscation des libertés publiques...

 

  Alain Vidalies a répondu avec fermeté aux ministres qui contestent la ligne économique du gouvernement.

 

 

Benoît Hamon

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 20:15

À l’occasion de la présentation du projet de loi sur la décentralisation présenté mercredi dernier en conseil des ministres, nous vous proposons la relecture de l’article de Roger Martelli, publié dans le e-mensuel Regards de janvier, sur les enjeux d’une telle réforme.

En octobre dernier, François Hollande annonçait une nouvelle loi de décentralisation, chassant de fait celle de Brice Hortefeux, promulguée en 2010 et raccord avec le projet libéral sarkozien. Qu’en sera-t-il de la suivante ?

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La loi Hortefeux faisait suite à vingt-six rapports et études confectionnés entre le printemps 2005 et le printemps 2009. Elle était construite autour de quatre objectifs : réorganiser les collectivités autour de deux pôles, un pôle départements- région et un pôle communesintercommunalité  ; simplifier le paysage institutionnel en achevant la couverture intercommunale du territoire national et en élargissant le cadre des intercommunalités  ; créer un cadre institutionnel métropolitain ; clarifier les compétences des différents niveaux de collectivités et encadrer la pratique des cofinancements. Le gouvernement Fillon entendait donc réduire l’exception française des 37 000 communes, redéfinir les fonctions territoriales avec la fin de la « clause de compétence générale » [1].

et réformer complètement la représentation des territoires avec l’introduction de « conseillers territoriaux » se substituant aux conseillers généraux et régionaux. Le maillage territorial français devait entrer ainsi dans la troisième grande inflexion de son histoire contemporaine. La première s’était étalée sur près d’un siècle, grosso modo entre la création des départements en 1790 et la loi municipale de 1884, qui consacrait l’élection des maires et des adjoints et la publicité des séances. Cette longue période a conjugué la rationalisation administrative de l’État central et l’affirmation progressive de la démocratie communale. La seconde phase, plus ramassée, va des années 1960 au début des années 1980 : elle a vu tout à la fois émerger de nouveaux territoires (l’Europe et la région) et s’imposer le paradigme de la décentralisation, au départ pour décongestionner les services de l’État en les déconcentrant.

Dans le même temps, l’État a amorcé en 1973 (mise en place des « contrats de pays ») un long mouvement de désengagement, au profit d’autres acteurs, publics et privés. En 2007, le processus s’est entremêlé avec la mise en place de la Réforme générale des politiques publiques (RGPP), qui fait de la réduction de la dépense l’alpha et l’oméga de toute bonne gestion administrative. Le redécoupage territorial, en cherchant à mettre un terme au « mille-feuille » administratif, devenait dès lors un passage obligé pour parvenir à une redéfinition plus modeste des objectifs publics.

L’ère de la concurrence

L’ambition de 2007-2012 voulait déplacer les visées globales de l’aménagement territorial. Dans les deux premières phases dominait la préoccupation d’un rééquilibrage, dans la lignée du constat alarmiste de Jean- François Gravier en 1947 (Paris et le désert français) et autour des notions de compensation et de solidarité des territoires. Dans la troisième phase, au contraire, la polarisation territoriale est tenue pour un effet salutaire de la compétitivité. En fait, un territoire ne vaut que s’il se dote des moyens qui lui permettront de s’inscrire dans une concurrence générale avec tous les autres. On « n’aménage » pas l’espace pour l’égaliser : on assume sa polarité. Dans le sigle de l’instrument historique de l’aménagement du territoire, la DATAR, « l’action régionale » s’efface au profit de « l’attractivité régionale » [2].

Il ne s’agit plus de distribuer égalitairement les services publics ou d’obtenir une péréquation des ressources par la fiscalité. La logique nouvelle se condense en trois grands volets : l’État soutient les pôles d’ores et déjà les plus attractifs à l’échelle européenne ou mondiale (« pôles de compétitivité », « pôles d’excellence rurale », « plan Campus ») ; les collectivités entrent en compétition et valorisent leur territoire en mobilisant l’initiative privée ; les régions et les départements refondus pansent les plaies en procédant à de la redistribution à la marge. Les phases précédentes se préoccupaient de contenir le processus de marginalisation et de désertification des espaces faiblement compétitifs ; la nouvelle veut prioritairement relier les pôles d’excellence, dans le cadre d’une métropolisation accentuée.

La Révolution française avait fait du département le pivot territorial de l’État et la IIIe République avait institué la commune comme l’unité de base de la citoyenneté. Pour la droite « décomplexée  » d’après 2007, l’objectif est de rendre possible la « bonne gouvernance  » d’un couple fonctionnel qui n’est plus celui du département et de la commune, mais celui des blocs régiondépartement et métropole-intercommunalité. L’État orienteur et aménageur, qui était au coeur de la tradition historique du bonapartisme-gaullisme, est mort : l’affectation des ressources obéit à la « pure » loi des marchés et l’État ne fait qu’accompagner et garantir la régularité des contrats qui délimitent les positions respectives des acteurs. L’alignement concurrentiel des gestions publiques, la limitation des impôts sur l’appareil productif, le contingentement des dépenses publiques (notamment en personnel), le recul des dotations d’État et la compétitivité des territoires vont de pair.

Un vrai changement ?

Quant à la décision publique, elle doit abandonner toute obsession de la règle de représentation. La démocratie n’est plus le critérium du fonctionnement institutionnel, qui est désormais celui de la gouvernance  : les élites de la société civile procèdent à l’expertise, au choix et à l’évaluation, sur la base de l’acceptation intégrale des normes du marché concurrentiel. De 2007 à 2012, la simplification présidentialiste, le bipartisme de type anglo-saxon et la refonte territoriale sont trois pièces d’un même projet, autour d’une ambition sans précédent. La décentralisation ellemême se vide de contenu en laissant la place à une véritable recentralisation de la ressource. Les collectivités sont théoriquement autonomes, mais dans un cadre financier totalement contraint : suppression de la taxe professionnelle, inflation des normes techniques et imposition de la « règle d’or » au budget des collectivités.

Que vont faire les socialistes au pouvoir  ? Pour l’instant, les seuls éléments acquis sont l’abandon de l’institution des conseils territoriaux, le retour à la clause de compétence générale et la création d’un Haut-Conseil des territoires ouvert aux exécutifs territoriaux. Pour le reste, tout est en pointillé. On ne sait pas grandchose du cadre financier envisagé ou de la répartition des compétences, en dehors de vagues indications sur la spécialisation des rôles. On ne sait rien non plus des dispositifs d’élection envisagés, hors la curieuse modalité d’un scrutin cantonal binominal majoritaire.

Le risque est que les socialistes se livrent à quelques ajustements tactiques sans toucher sur le fond à l’architecture précédemment mise en place. Auquel cas, la cohérence de projet resterait entre les mains d’une droite ouvertement libérale- sécuritaire et le socialisme mettrait la gauche française à la remorque d’une logique sociale-libérale à l’anglo-saxonne. Le sens général d’une mondialisation financière et libérale étant totalement intériorisé, il ne resterait à la gauche que le recours à des redistributions à la marge et à la valorisation d’un ordre social garanti, présumé plus efficace que l’ordre ultra-libéral parce qu’il serait plus « juste ».

Recul de l’État et politique sécuritaire « de gauche » serait l’horizon officiel. Si cela était, il conviendrait que, bien à gauche, se formule la seule voie possible : celle d’une cohérence alternative. La droite raccorde la déréglementation, la compétitivité et la « bonne gouvernance ». Opposons-lui, à toutes les échelles, le bien commun et le partage, le développement des capacités humaines et la démocratie d’implication. C’est sur cette seule base que la recomposition des territoires peut s’envisager, ce qui implique que la réforme financière et fiscale, la réforme institutionnelle générale et celle des collectivités territoriales devraient ouvertement s’agencer.

 

 

Auteur Roger Martelli

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 17:30

 

L’Unique et sa sexualité

Devant Notre Dame, il y avait deux femmes enlacées
Elles s’embrassaient sans être embarrassées
Longuement, passionnément jusqu’à éclipser le monument
Un baiser, juste un baiser qui a désormais droit de cité
Politique, éthique et esthétique sont à revisiter
Le mariage pour tous oppose les pour et les contre
Dans un étrange clivage
Entre les pour qui sont pour les pour et contre les contre
Et les contre qui sont pour les contre et contre les pour
C’est le nouvel âge, celui des vrais remue-ménages
Une nouvelle société est née
Qui voit ou verra l’acquis triompher de l’inné
Les révisions bousculer toutes les prévisions
Nouvelle vision du monde… nouvelle division pour tout le monde
Il ne s’agit pas seulement de droits mais d’une nouvelle profession de Foi
On change de rôles… on change de symboles
Que l’on soit enchanté ou désenchanté
Force est de reconnaître que l’histoire est ce qu’elle est
La marche triomphale de l’irrationnel
Qui a toujours mis à mal notre raison sempiternelle
La logique n’a rien d’ontologique
Les egos sont venus à bout du logos
Sous le dicte ou le diktat d’Éros
Par delà le bien et le mal
Par delà le mâle et la femelle
Il y a des rencontres de troisième type
Pour fonder de nouveaux archétypes
À travers l’union entre un mâle et un homme, une femelle et une femme.
Parce que l’homme est une femme comme les autres
Et la femme un homme comme les autres…
Les mâles et les femelles sont renvoyés dos à dos.
Cela fait partie des nouvelles nourritures disait déjà Gide
Des nouvelles faims
Qui ne se poseront pas à mi-route
Mais qui ne se tairont que satisfaites.
Le sens des mots ne sera plus le même
Il faut réécrire ou relire le poème
Qui célèbre les fiançailles du même avec le même
Non, l’altérité n’est pas altérée mais désaltérée
La créature défie la nature
Au nom de la folle liberté d’être toujours autre
Autre que l’autre…
C’est à dire le même que soi-même
La religion va devoir rendre l’âme à Dieu
Arrêtons de se raconter des histoires
Le problème n’est pas le mariage pour tous mais l’homosexualité
Le goût des uns imposé aux autres
Le particulier élevé au rang de l’universel
N’ayons pas peur des mots
Même si les mots nous font peur
Quand il s’agit d’un bouleversement symbolique de cette ampleur
Qui verra Tristan mourir pour Tristan
Ce ne sera plus triste mais attristant !

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:30

Manif pour tous : «La preuve des images retouchées existe»

Le journaliste Pierre Barnérias affirme détenir la preuve de la manipulation des images de la Manif pour tous


Par Emmanuel Galiero Publié le 23/04/2013 à 12:14 Réactions (70)

Manif pour tous : «La preuve des images retouchées existe»
Capture d'écran Manif pour tous

Pierre Barnérias, journaliste et producteur (24 ans de carte de presse), se retrouve aujourd'hui au coeur d'une affaire qui le dépasse. Il affirme détenir la preuve de la manipulation des 24 images de la Manif pour tous diffusées officiellement sur le site de la préfecture de police au lendemain des cortèges du 24 mars dernier. Un témoignage explosif juste avant la conférence de presse de la préfecture prévue aujourd'hui à 15h15.

Pierre Barnérias, pourquoi avez-vous souhaité traiter ce sujet ?
Pour être très franc, si c'était à refaire je m'en serais dispensé quand je vois les proportions que prennent cette affaire. J'ai perdu trois semaines et je n'ai rien à gagner, tout à perdre. Tout est parti du mail d'un ami m'orientant vers un blog où l'on parlait de mensonge d'état. Ce blog était tenu par un manifestant de la manif pour tous. J'ai donc commencé à regarder et certains points m'ont intrigué. Le bloggeur avançait des arguments que l'on pouvait entendre telle que des questions sur un passage piéton de l'avenue de la Grande Armée qui ne correspondrait pas à la réalité actuelle mais plutôt à celle d'une image de Google plus ancienne. J'ai pris contact tout de suite avec la préfecture de police pour voir les originaux et j'ai envoyé les images diffusées sur le site à trois laboratoires étrangers choisis au hasard.

Pourquoi étrangers ?
Je me suis rendu compte que les labos français agréés dépendaient tous du ministère de l'intérieur. Il était donc impossible de faire une analyse objective dans ces conditions. J'ai contacté alors Quality Lab et Techno Photos en Belgique et Columbia Photos Studio à Washington. Ils ont tous réagi et j'ai demandé un rapport à l'un des trois pour garder une preuve tangible.

Quelle était votre intention ?
L'idée de départ était simplement de faire une vérification. Mon intention était juste de savoir si ces clichés étaient truqués ou pas. Je me foutais de savoir combien de personnes avaient manifesté et je n'ai strictement aucun lien avec les manifestants pro ou anti. Tous les laboratoires contactés ont relevé des retouches sur ces images extraites d'une vidéo aérienne.

Quels points précis ces labos mentionnent-ils ?
Après avoir fait quelques examens, ils ont montré qu'il y avait un peu de fumée quand l'image était pixellisée (numérisée). En réalisant des gros plans sur la mire (l'empreinte vidéo des images), ils remarquent qu'il y a des différences de définitions selon les zones, comme s'il y avait eu des sortes de coups de pinceaux. C'était assez saisissant.

Qui avez-vous contacté au-delà de ces labos étrangers ?
J'ai rencontré les pilotes de la sécurité civile qui m'ont donné l'impression très vite d'avoir regretté de m'avoir ouvert la porte. Quand je les ai interrogés sur la manif du 24 mars, ils m'ont bien fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu. Or, je demandais simplement à voir les originaux et à comprendre. Mais j'ai vraiment ressenti qu'il y avait un profond malaise. Cela se voyait sur les visages. Pour moi qui ai l'habitude d'insister, c'était évident.

Qu'attendiez-vous du pilote de l'hélicoptère ?
Je voulais savoir ce qui s'était exactement passé avec ces images après le survol de la manifestation. Il y a une zone d'ombre entre le retour de l'hélico jusqu'au lendemain midi, heure à laquelle le service presse de la préfecture de police a récupéré un DVD compressé, (ndlr : images qui pourraient être montrées aujourd'hui à 15h15 à la Préfecture de Paris au 9, bvd du Palais dans la 4e arrondissement même si la rencontre avec la presse est initialement prévue sur la dernière manifestation du 21 avril et non celle du 24 mars). Mais en vérité, ce film du 24 mars n'a aucun intérêt.

Pourquoi ?
Ce n'est pas ce film qui est problématique mais les vingt-quatre images diffusées sur le site Internet de la préfecture. Images qui ont tout de même été exploitées par le journal Le Monde pour son propre comptage des participants à la manif validant le chiffre de 300 000. Encore une fois, je précise que personnellement, ce débat sur les chiffres n'a jamais été mon sujet. Moi, la seule chose qui m'intéressait était de savoir si oui ou non ces images avaient été trafiquées.

Avez-vous prévu de réaliser un film pour la télévision ?
Non. Quand j'ai vu que l'affaire était étouffée, je me suis dit « laisse tomber, c'est trop gros ». J'ai voulu me débarrasser de ce scoop en le refilant à France Info. Le seul film que j'ai réalisé sur cette histoire dure dix minutes, ce n'est pas un documentaire. Cette initiative était une simple parenthèse pour moi et je me suis retrouvé embringué dans un truc qui me dépasse alors qu'il n'y a pas plus rigoureux et honnête que moi. Si on me demande un film d'investigation sur le sujet, tout est prêt. Cela me permettra au moins d'amortir mes investissements.

Qu'avez-vous appris à l'AFP ?
J'avais obtenu un rendez-vous au labo photo de l'AFP où l'expert et le rédacteur en chef ont constaté que les clichés en question n'avaient pas l'air naturel. Quand, aujourd'hui, j'entends certains avancer l'idée qu'un logiciel tungstène défectueux serait à l'origine du problème, je suis ulcéré (ndlr : une question semble posée aujourd'hui sur le rôle exact de France Info dans la contre offensive médiatique de la préfecture). Finalement, le plus important est là : je détiens une preuve irréfutable et formelle de ces retouches. La preuve scientifique existe. Et je suis scandalisé par l'attitude de certains journalistes dans ce dossier. Nous ne faisons pas le même métier.

Qui vous a reçu à la préfecture de police ?
J'ai eu droit à tous les honneurs deux semaines après avoir demandé un rendez-vous. J'ai été reçu par le directeur de cabinet du préfet et six membres du service de la communication de la préfecture de police. Certains se sont énervés. Et j'ai senti une grosse pression. Ils ont bien vu que je n'avais pas été convaincu par leurs explications. Ils m'ont juste dit que les images tournées avaient été compressées pour entrer dans un DVD.

Propos recueillis par Emmanuel Galiero

A savoir
Pierre Barnérias a signé quelques documentaires salués par la critique notamment Sous peine d'innocence (France 3) sélectionné au festival du scoop, le Vigneron du Pacifique ou encore la Marche dans le ciel. Le journaliste n'a pas demandé sa carte de presse cette année parce qu'il travaille pour le cinéma, discipline où la pratique du journalisme n'est pas encore reconnue par la commission de la carte.

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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