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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:55

Une autre poudre blanche qui fait des ravages

Une poudre blanche qu'on ne soupçonne pas au premier abord, mais qui, selon les spécialistes, cause autant de ravages que la cocaïne : le sucre.

 

Même si nous ne fumons ni cigarettes, ni joints, ne prenons jamais ni cocaïne, ni héroïne, nous sommes quand même des toxicomanes. Pourquoi ? Nous mangeons beaucoup trop de sucres. Et notre consommation excessive de sucres ne nous nourrit guère, mais a les mêmes effets sur le cerveau que ces psychotropes qui se terminent par -ine.

 

Nos rayons de supermarché sont comme des salles de shoot légales. Ces rayons sont remplis de denrées inutiles d'un point de vue nutritionnel. Ces rayons aiment les breuvages à la couleur noire, que nous aimons boire lors de repas copieux, espérant ainsi mieux digérer. Mais ce ne sont que des foutaises.

 

On estime qu'en moyenne, chaque Français consomme près de 35 kilos de sucres par an. Inutile de dire que le corps en est saturé. En m'intéressant un peu à la question, j'ai cru comprendre que le corps pouvait très bien fonctionné sans le sucre raffiné. SI chaque personne consommait des fruits, du pain et du miel, ces apports en glucose seraient largement assurés. Par conséquent, nul besoin d'en rajouter.

 

J'ai parlé brièvement des sodas. Le danger semble provenir de ces boissons. Et cela pour plusieurs raisons : le fait de boire les calories est excessivement dangereux, et ces boissons contiennent généralement du sirop de maïs à haute teneur en fructose. Vous me direz : "Mais le fructose est bénéfique, puisqu'il est dans les fruits et dans le miel". Je ne dis pas le contraire. Seulement, le fructose bénéfique (fruits et miel) est consommé avec des fibres (fruits), avec des vitamines et des minéraux (miel), ce qui n'est pas le cas du fructose mauvais, celui qu'on trouve dans le breuvage noir qui, lui, n'est pas consommé avec des fibres et des vitamines. Ce sirop de maïs à haute teneur en fructose n'est pas seulement présent dans les sodas : il est aussi présent dans les produits sucrés de l'industrie agro-alimentaire (en général, sur les étiquettes, il est désigné sous le nom de "sirop de glucose-fructose").

 

Les lobbys de l'industrie agro-alimentaire sont présents au parlement européen, et travaillent d'arrache-pied pour que les con-sommateurs que nous sommes ne soient pas bien informés.

 

Le sucre n'est pas seulement une drogue. L'on considère qu'il peut être à l'origine de nombreuses maladies dont la plus connue est le diabète. Cette maladie s'avère être un vrai cauchemard pour ceux qui en sont atteints. Etant une maladie de longue durée, les personnes atteintes sont contraintes de constamment prendre des médicaments, de recevoir des injections d'insuline, etc...

 

Le sucre consommé en trop grande quantité fatigue le pancréas qui sécrète l'insuline.

 

Donc, le plus simple étant de s'en tenir aux sucres qu'ont toujours consommé les anciens (fruits, pain, miel,...) et d'éviter les sucres industriels. Même les produits laitiers (sauf le fromage) posent un problème. Même si le lait a un index glycémique faible, il pousse le pancréas à secréter énormément d'insuline.

 

 

lien:  http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BmJp3KpVEP0

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 18:03

  Tel un grain de beauté, 
  Femme frisée affirmée
  Et d'alliage en crin laineux .
  Sous l 'étamine suc  d'hyménée
  En partage avec l'élu de son coeur .
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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:50

Les MOOC : ces nouvelles formations qui bousculent l’apprentissage

Proposées aujourd’hui par les plus grandes universités, les MOOC (« Massive Open-line courses ») ou plateformes de cours en ligne gratuits se font de plus en plus connaître en Europe. Tout droit venues des Etats-Unis, ces nouvelles formations en ligne offrent des ressources infinies et bouleversent les modes traditionnels d’apprentissage.

Précédées par le E-learning et pourtant encore peu connus en France, les MOOC gagnent du terrain auprès des universitaires. Selon Jean-Marie Guillot, enseignant à Télécom Bretagne et initiateur d’un premier MOOC expérimental : « ce phénomène est en train de gagner toute la planète universitaire : chaque semaine des colloques sont organisés sur ce thème. Les établissements sont en ébullition ».

Alors, face à la dématérialisation croissante et à l’ère du 2.0, la quasi-totalité des acteurs de l’enseignement supérieur se pose la question de l’adoption des MOOC dans leurs établissements.

La question de la gratuité et de la certification

De plus en plus d’universités réfléchissent à adopter les MOOC en proposant une grande diversité de cours à distance à partir de leurs propres sites internet ou à partir de plateformes privées telles que Coursera et EdX. Les cours sont proposés sous formes de modules de 10 à 20 minutes et peuvent faire l’objet d’exercices d’auto-évaluation.

Cependant, si le MOOC est gratuit à l’entrée, il peut devenir payant à la sortie pour donner droit à des certificats. Se pose alors la question de la valeur de la certification et de la validité du diplôme : les cours dispensés pourront-ils être convertis en crédits et accorder un diplôme totalement en ligne ?

La course aux plateformes

Pour les universités, les MOOC représentent un réel avantage compétitif qui permet d’accroître la notoriété et l’attractivité de la structure : la mise en ligne de cours qualitatifs fait connaître la qualité de l’enseignement et constitue un produit d’appel encourageant les internautes à venir en cours traditionnel pour écouter les professeurs en face à face. Aussi, être partenaire des plateformes collaboratives Coursera ou edX c’est faire connaître son établissement auprès des 2,8 millions d’étudiants pour Coursera et des 700.000 étudiants pour edX. Impossible donc d’échapper à cette vitrine qui permet de remplir les rangs d’école.

Malgré les coûts élevés compris entre 20.000 et 30.000 euros pour créer un module diffusé sur les plateformes, les plus grandes universités mènent une course aux MOOC. L’objectif : rester en avance afin de rester dans la compétition mondiale et maintenir sa réputation.

La question des méthodes pédagogiques et de la standardisation des cours

Si les frontières entre formations en ligne et formations en face à face tendent à s’estomper, il est évident que les échanges, les partages d’expériences,les études de cas ou mises en situation sont indispensables à l’apprentissage pratique. Au contraire, les MOOC dispensent des cours standardisés sans aucune interaction où l’étudiant reste passif. Face à cette diffusion de masse de l’enseignement, il est légitime de s’interroger sur leur valeur ajoutée. Les MOOC ne consistent-ils pas à standardiser l’apprentissage ? Allons-nous vers un enseignement massif et formaté à défaut d’un enseignement collaboratif et personnalisé ?

Pour en savoir plus :

http://orientation.blog.lemonde.fr/2013/04/18/mooc-y-aller-ou-pas/

http://www.pourseformer.fr/pros/marche-de-la-formation-continue/formation-continue/h/05782eceb0/a/le-e-learning-seduit-les-cadres-superieurs.html

http://www.internetactu.net/2013/02/20/mooc-la-standardisation-ou-linnovation/

Claire Leduc

www.formatys.fr   www.travailetequilibre.com

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 20:10

Monsieur Chamoiseau est educ spé de formation . A ce titre il a probablement travaillé avec des jeunes cas sociaux . Je veux parler de ces mineurs déconstruits  insaisissables qui donnent à voir une image idyllique en entretien duel mais qui ,une fois qu'ils sont loin du regard de  l' autre,  sombrent dans leur délire "Radical " " Man ".

Troubles bipolaires  pour les uns , comportement ou réflexe caméléon pour les autres ; dérangeant pour l'ordre établit dans les ex-colonies de Matinik et Gwada ... Serait ce là  la radicalité bô kaz à laquelle   Monsieur Chamoiseau nous invite ?...

Oups ! j'oubliais Kali  et " ses fonctionnaires révolutionnaires ".

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 19:57

 

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La liste des chevaux du mois

pour les courses événements tiercé Quarté Quinté avec plus de 100 chevbaux repérés par nos reporters

LISTE de Mai 2013
MISE A JOUR LE 01 Mai 2013

TROT

AMOUR d’OCCAGNES
ELLES W PHEDO
GLOBAL MANHATTAN
LOUISVILLE AS
MARIMARI
MORIONDO
MURUROA AS
NARNIZ
ORCHETTO JET
PERFEKT
QUIBY des CAILLONS
QUICKLY PARIS
RADJAH de l’ABBAYE
RADJAH de VENEL
RAGTIME du PARC
RAMSES des CHARMES
RAMSES du HAM
REACH de VANDEL
REBEL du LOISIR
REFLET du COEUR
RENOMMEE d’OBRET
RIQUEWIHR
RIRE MUTIN
ROC de MONTFORT
ROCK BARBES
RODRIGO JET
ROUGE et BLEU
ROWDY
SAMBA de DAÏDOU
SAM GIBUS
SARAH du PLESSIS
SATIN d’AVRIL
SPEEDY GRAFFITI
SEGUINEL MABON
SERGIO du MIREL
SHINE IS BACK
SOLEA RIVELLIERE
SOLEIL SAUTREUIL
SOPHIE du VIF
SOLEIL d’ENFER
SOLINE de FONTAINE
SOUMOULOU
STARTER du RIB
SUN de BANVILLE

SUD
TANIA de BOUGY
TAORMINA d’EM
TARTANE VRIE
TENORA d’ORME
TESSY du CLOS
TEXAS CHARM
THAT’S LIFE
THELIA de GINAI
THETIS de VAUJOURS
TI AMO du TRIO
TINA d’HERMES
TINA VIVANCIERE
TON REVE de CAHOT
TORNADO BELLO
TOPAZE des JADES
TORNADE PIYA
TORNADO de l’OCEAN
TOSCANE de BRUYERE
TRANSATLANTIQUE
TRESKOOL du CAUX
TRIANON de TAGOR
TOUTOBIO
TWENTY TWO
TYPTRONIC
ULTRA des LANDES
ULTRA des VOIRONS
ULTRA MOSSA
ULYSSE MARIA
UMOKO
UNANIME QUALITY
UNGAROU de FLORE
UN NUAGE d’OSMOZ
UNREFUNDABLE
UNE ROYALE STAR
UNVERS du PAN
UN RÊVE d’OR
UPPER WATAKI
UPRINCE
URFEE JALLERIE
URLANDO d’OR
USTIE LOVE
UT d’YLEA

 

PLAT

A LOLA
AL NAWRAS
AMERICAN PICK
AMIRANT
ANNAPURNA
ARLUNO
ASULAMAN
AZZURA SI
BEAT CHRIS
BENADALID
BEYOND LIMITS
BLAZON
DIEPPE
CHEVELEY
COMBAT ZONE
ESLES
EVERMORE
GATINELLO
GOLDEN SHOWER
GOLDTARA
GRIS de RÊVE
HAIL HOLY QUEEN
HIGH JO
HIPPY
HURRICAN JO
INDIVIDUELLE
LA REGENCE
LOUVAIN
MANAPI

METAL ROCKET
MISTER RYAN
MITZI BLUE
MON CHOIX
MURCIELAGO
NEXT DREAM
NO MORE TEARS
NOW WE CAN
ON THE ROAD JACK
PARAGGI
PINTURICCHIO
POLARIX
RANTHAMBORE
RIO PERDIDO
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SIR VIC
SHOMOUKH
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SOLMEN
STELWAY
TALK ABOUT
TARTARIN
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TOTXO
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UTOPIA JEM
ZANAKOFF

OBSTACLES

ASTIGOS
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BLACK RIVER
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CENON
CRIOS
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LAMEGO
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PINDARE
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SMASHING

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TEMPO de COTTE
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UN JOUR
UN JOUR OU L’AUTRE
URANUS LE DUN
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VOMERO
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WETAK
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:30

Moins de trois jours après avoir présenté le Livre blanc sur la défense et la sécurité 2013, le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian s’est envolé pour la Martinique. Au menu de cette tournée : l’inspection des « forces de souveraineté », la lutte contre le narco-trafic avec simulation de l’arraisonnement d’un go-fast à bord de la frégate Germinal, le maintien en condition des matériels et la place de l’armée dans l’économie locale, le lien armée-nation avec visite au régiment du service militaire adapté (SMA), un exercice de secours aux populations en cas de catastrophe, et, enfin, une allocution axée notamment sur la réaffirmation de la priorité stratégique pour « les outre-mer » — pour reprendre la formulation utilisée par ce Livre blanc.

Près de trois millions de Français ultra-marins, qui se sont longtemps sentis « entièrement à part », vivent dans ces îles des Caraïbes, de l’océan Indien et du Pacifique, ainsi que sur quelques bouts de continent (Guyane, St-Pierre-et-Miquelon). Mais ils étaient rarement pris en compte dans des documents stratégiques, comme ces Livres blancs sur la défense, en tant que citoyens ayant droit à la sécurité, la protection, etc.

La question, par exemple, de savoir si le manteau de la dissuasion nucléaire à la française s’étend jusqu’à la protection des populations des départements et territoires français d’outre-mer (DOM-TOM) n’a jamais été clairement évoquée. Elle ne l’est pas davantage dans cette édition 2013 du Livre blanc (PDF). On ne sait pas non plus si la sécurité des approches maritimes de la France s’étend à celles de son domaine ultra-marin. « Les outre-mer » n’occupent d’ailleurs qu’une page et demi sur les 160 du rapport, même s’il en est fait mention, par petites touches, tout au long de ce texte.

 

Lire, dans le Monde diplomatique de mai 2013, « Les ambitions de Pékin bousculent la donne spatiale et nucléaire », par Olivier Zajec.Ainsi, dans les « risques et menaces » : « Celles qui pèsent sur les outre-mer posent des problèmes spécifiques dues à leur éloignement et à leur dispersion ». La situation stratégique des DOM-TOM « requiert une attention renforcée, notamment en raison des nombreuses richesses qu’ils recèlent et des phénomènes illégaux qui se développent dans leur voisinage immédiat ». Et d’énumérer les risques de pillage des ressources naturelles (orpaillage clandestin, pêche illégale), de trafics (otages, drogues, blanchiment d’argent, immigration illégale), de catastrophes naturelles (séismes, cyclones, tsunamis, volcans) ou non (pollution), etc.

Priorité stratégique ? Retour à la table des matières

On retrouve surtout dans ce nouveau Livre blanc l’habituelle référence à l’influence que procurerait à la France la possession de ces terres ultra-marines. Exemple : « La Nouvelle-Calédonie et les collectivités de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna font de la France une puissance politique et maritime dans le Pacifique. Elle y dispose de ressources halieutiques et minérales importantes […]  ». D’où la réaffirmation de la « priorité stratégique » accordée à l’outre-mer : « La France, est-il écrit, restera en mesure de marquer sa souveraineté et de défendre ses intérêts. Elle doit pouvoir surveiller, contrôler et éventuellement agir militairement face à une menace portant atteinte à l’intégrité du territoire national et à la sécurité des populations ». Avec, pour le coup, une claire mention de l’appartenance des terres d’outre-mer au « territoire national » — ce qui n’est pas toujours allé de soi.

 

En filigrane, on retrouve le double effet de levier souvent évoqué en la matière : le potentiel rêvé ou espéré des 11 millions de kilomètres carrés de « l’empire miraculeux » détenu par l’Hexagone (le second du monde, derrière les Etats-Unis) ; et le profit juridique et politique d’une présence qui fait de la France une puissance riveraine de l’Atlantique, de l’océan Indien, du Pacifique, soit de la planète toute entière. Même si c’est surtout valable, en fait, sur le papier…

Abandon de capacités Retour à la table des matières

Car les moyens manquent face à ces immensités. Le Livre blanc préconise que « le dispositif militaire soit dimensionné outre-mer sur la base d’une analyse rigoureuse des problèmes de sécurité et de défense propres à chaque territoire ». Il conseille donc d’explorer les voies d’une mutualisation plus poussée entre les moyens militaires et ceux des ministères civils, avec élaboration dès cette année d’un programme quinquennal d’équipements mixtes. Pour le reste, le Livre blanc en est réduit à recommander une coopération plus étroite avec le Brésil (dans la lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane) ou l’Union des Comores (contre l’immigration irrégulière à Mayotte). L’Australie est également citée à plusieurs reprises, en tant qu’appui et alliée dans le Pacifique.

Côté effectifs, il n’y avait, en mai 2012, dans les six départements d’outre-mer (Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane, St-Pierre, Mayotte) et les quatre principaux « territoires » semi-autonomes (Nouvelle Calédonie, Polynésie, Wallis-et-Futuna), que 7 400 militaires, dont un tiers de jeunes engagés du Service militaire adapté (SMA), à vocation surtout de formation professionnelle.

Pacifique abandonné Retour à la table des matières

Lors d’un colloque le 17 janvier dernier au Sénat sur la « maritimisation » — un des concepts qui fait fureur en ce moment — le vice-amiral Jean-Louis Vichot, ancien commandant des forces armées en Polynésie française, avait eu des mots très durs pour la précédente édition du Livre blanc, en 2008 : « les conclusions avaient très clairement marqué un abandon, je pèse mes mots, des capacités militaires dans le Pacifique. On considérait à l’époque que les îles du Pacifique étaient suffisamment protégées par les océans qui les entouraient ! ».

L’édition 2013 reconnaît en revanche que « des questions majeures d’équipement restent pendantes, tant dans le domaine maritime que dans le domaine aérien. Il en résulte aujourd’hui un risque important de rupture capacitaire à court et moyen terme, qui pourrait entraîner l’Etat à ne plus pouvoir remplir de façon appropriée l’ensemble des missions qui lui incombent dans les outre-mer ».

Mireille Loubet, sur le site Tahiti Infos (29 avril 2013), considère qu’on « semble avoir pris la mesure des erreurs de 2008 » (en Polynésie, la parution du Livre blanc avait alors fait l’effet d’un coup de tonnerre), mais que « le mea culpa reste partiel », et que « les correctifs apportés ne sont pas encore visibles ».

Présence effective ? Retour à la table des matières

L’exécutif, qui souhaite maintenir les dépenses militaires à leur niveau actuel en dépit des contraintes économiques du moment, semble surtout — s’agissant de l’outre-mer — parier sur… une absence de conflit ou menace d’ordre militaire, ou alors très limitée (entendre « asymétrique »). De fait, l’accent est mis avant tout sur la « sauvegarde maritime et l’action de l’Etat en mer » — des missions qui peuvent être assurées partiellement par des moyens civils, voire privés.

Ce qui n’empêche pas le Livre blanc de réaffirmer, comme c’est le cas de manière quelque peu rituelle, l’importance stratégique des outre-mer. Et de prévoir des moyens d’actions renouvelés, qui se traduiront par « la présence effective et réactive de nos forces armées sur l’ensemble des territoires ; le maintien de toutes les capacités interarmées (forces terrestres, moyens aériens et navals) associées aux missions de protection et de sécurité (l’exigence de protection des populations d’outre-mer étant la même que dans l’Hexagone) ; le maintien d’une forte présence en mer, au travers d’unités assurant les missions militaires et contribuant aux missions interministérielles (patrouilleurs, bâtiments multi-missions ou “B2M”, frégates de surveillance, etc.) ».

Au final, les auteurs du rapport dévoilent la « solution » en vue : « Les capacités de projection de forces resteront assurées, mais en s’appuyant davantage sur les moyens de l’Hexagone ». Traduction : on va diminuer les effectifs des militaires stationnés dans les DOM-TOM, c’est-à-dire de ce qu’on appelait les « forces de souveraineté ».

Sérieux risques Retour à la table des matières

Quant aux « moyens de l’Hexagone », ils ne sont pas extensibles. C’est même le contraire. Voyez l’analyse de nos confrères de Mer et Marine :

« La flotte va, une nouvelle fois, être réduite, avec de sérieux risques de ne plus pouvoir assurer certaines missions, notamment dans le domaine de l’action de l’Etat en mer [...] A l’instar des frégates de premier rang, la flotte amphibie va perdre un quart de ses moyens en nombre de passerelles. Diminution accentuée par le fait que les capacités de débarquement des trois derniers bâtiments de transport léger (Batral), affectés outre-mer, ne seront pas remplacées (le programme des bâtiments multi-missions — B2M — va essentiellement servir à compenser une petite partie des nombreux patrouilleurs désarmés récemment ou dans les toutes prochaines années).

Plus loin :

« Le constat est le même pour les patrouilleurs. Le Livre Blanc évoque “une quinzaine” de bâtiments de ce type. A comparer aux 23 navires en service aujourd’hui et aux 29 que la marine possédait en 2008, soit une perte en ligne de 50 %. Mais il y a plus grave que le chiffre, il y a le calendrier. Car cette quinzaine de patrouilleurs constitue un objectif à atteindre en 2025 et non en 2019. Or, en dehors des trois B2M devant être commandés cette année pour une livraison en 2015, l’essentiel des futurs patrouilleurs dépend du programme BATSIMAR (bâtiment de surveillance et d’intervention maritime). Un projet de 12 bâtiments qui, faute de crédits, ne verra le jour que sur la LMP [loi de programmation militaire] suivante (2020 - 2025) avec une livraison de la tête de série espérée en 2024. Cela, alors que les derniers patrouilleurs du type P400 (opérationnels depuis 1987), ainsi que l’Arago (1991), l’Albatros (1967) et les 9 avisos (1980 - 1984) doivent être désarmés entre 2014 et 2019.

Sans protection Retour à la table des matières

Conclusion de Mer et Marine :

« Il en découle un énorme trou de 5 ans durant lequel la marine ne pourra compter que sur les B2M et ses 6 frégates de surveillance du type Floréal, tous basés outre-mer. La tentation va donc être grande de prolonger une nouvelle fois certaines unités. Sauf que cette flotte de patrouilleurs est à bout de souffle, les avisos ayant déjà dépassé le cap des 30 ans. Les maintenir encore plus longtemps risque au final de coûter une petite fortune, si tant est que cela soit techniquement possible, aboutissant à une véritable aberration dans un contexte budgétaire contraint. Il y a donc fort à parier qu’en attendant leurs successeurs, la marine nationale soit pour une période plus ou moins longue dans l’incapacité d’assurer une surveillance efficace des 11 millions de km2 de sa Zone Economique Exclusive française ».

Voir aussi ce commentaire désabusé de « Welf », posté à la suite de la note sur « l’empire miraculeux » : « Au final, la marine n’a sauvé ni ses navires, ni ses missions. Le programme FREMM, l’ossature de la marine, a encore été amputé. Avec 8 frégates modernes contre 17 initialement prévues (chiffre qui constituait déjà un effort par rapport aux besoins), la France n’aura bientôt plus les moyens de protéger efficacement ses départements et territoires d’outre-mer. Des citoyens français auront ainsi, loin de la métropole, le sentiment de vivre “sans protection”. Et en cas de crise grave, la dissuasion ne servira à rien, l’engagement du feu nucléaire étant tout de même assez peu probable pour ne protéger “que” la Réunion ou la Nouvelle Calédonie ».

In Le blog du diplo ...A venir sur ce blog : « Les bases françaises maintenues en Afrique »
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 17:30

EN IMAGES. Les pépites du site Le Bon Coin, volume 4

Avec votre meilleur ennemie serait purement fortuite...Lol

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:30

Découverte de deux planètes-océans

 

D'ici quelques mois, la barre symbolique des mille planètes extra-solaires devrait être franchie (elles sont 884 confirmées à l'heure où ces lignes sont écrites). Depuis la découverte de la première d'entre elles en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, le rythme des trouvailles n'a cessé de s'accélérer et il n'est pas près de se calmer car la détection des exoplanètes, d'artisanale, est devenue une activité quasi industrielle : plus de 2 700 candidates repérées par le télescope spatial Kepler de la NASA attendent la confirmation officielle de leur existence ! Parmi les nouveaux venus, la dernière vedette en date est le système planétaire tournant autour de l'étoile Kepler-62, un astre distant de 1 200 années-lumière. Pas moins de cinq planètes le composent comme le révèle une étude publiée vendredi 3 mai dans ScienceMais ce n'est pas là le plus palpitant. Deux de ces exoplanètes, Kepler-62e et f, intéressent au plus haut point les chercheurs parce qu'elles sont situées dans ce qui constitue le Graal de l'astrobiologie, la "zone d'habitabilité".

Comme on peut aisément le constater dans notre système solaire, toutes les orbites autour du Soleil ne se valent pas, puisque seule la Terre a la chance de disposer à sa surface d'eau liquide, élément indispensable à la vie telle que nous la connaissons. Si notre globe avait été un peu plus proche de notre étoile, et ce de seulement quelques millions de kilomètres (sur les 150 qui le séparent du Soleil), il y a fort à parier qu'il aurait connu le sort de Vénus où des températures trop élevées ont provoqué un effet de serre galopant qui a asséché la planète. A l'inverse, si la Terre avait été trop éloignée du Soleil, elle n'aurait pas reçu assez de chaleur et serait restée un monde glacé. Quand ils décrivent la zone d'habitabilité, les astronomes ont donc coutume de faire référence au conte de Boucle d'or où l'héroïne, entrée dans la maison des trois ours, se délecte du seul bol de bouillie comestible, celui qui n'est ni trop chaud ni trop froid... Précisons que la présence d'eau liquide à la surface d'une planète ne dépend pas seulement de la distance à l'étoile mais aussi de l'atmosphère de la planète elle-même : ainsi, la petite Mars, qui est en théorie dans la zone d'habitabilité du Soleil, ne dispose plus d'eau liquide car elle n'a pu conserver très longtemps une atmosphère suffisamment consistante.

Revenons à Kepler-62e et f. Toutes deux un peu plus grosses que la Terre (respectivement 1,6 et 1,4 rayon terrestre), elles sont également plus proches de leur étoile que nous ne le sommes de la nôtre puisqu'elles en font le tour l'une en 122 jours, l'autre en 267. Cela ne signifie pas pour autant que les températures y sont très élevées car Kepler-62 étant moins chaude que notre Soleil, sa zone d'habitabilité est plus proche du centre. Toutes ces caractéristiques (taille relativement modeste, situation en zone d'habitabilité, températures clémentes) suffisent à faire de ces deux planètes un sujet de choix pour les astronomes. Mais il y a mieux encore. Dans un article soumis à The Astrophysical Journaltrois chercheurs estiment en effet que Kepler-62e et f ont toutes les chances d'être... des planètes-océans.

Derrière cette terminologie poétique, se cache un processus de formation assez complexe. L'idée est qu'il s'agit de planètes apparues assez loin de leur étoile et qui possédaient à l'origine une épaisse croûte de glace à leur surface. Après leur naissance, en raison d'interactions gravitationnelles avec leur environnement, ces astres ont migré vers l'intérieur de leur système solaire. En s'approchant de leur étoile, ils se sont réchauffés et ces boules de glace se sont mises à fondre tels des esquimaux en été. Au terme du processus, un océan global a recouvert toute la surface de la planète, comme dans le film Waterworld. La profondeur de cet océan étant au minimum de plusieurs dizaines de kilomètres, aucune île ne surnage, aucun continent n'apparaît.

Comme l'explique Lisa Kaltenegger, astronome à l'Institut Max Planck (Allemagne) et une des trois signataires de l'article, "ces planètes ne ressemblent à rien de ce que nous connaissons dans notre Système solaire. (...) Il se peut qu'il y ait de la vie là-bas, mais peut-elle être basée sur la technologie comme la nôtre ? Si vie il y avait sur ces mondes, elle serait sous-marine, sans accès facile aux métaux, à l'électricité, au feu ou à la métallurgie. Néanmoins, ces mondes resteront de magnifiques planètes bleues entourant une étoile orange, et peut-être la vie fera-t-elle preuve d'une ingéniosité surprenante pour accéder à un stade technologique." Avant de se projeter si loin, il faudra avoir confirmation définitive du caractère "océanique" de ces deux exoplanètes, ce qui se fera probablement avec l'entrée en service des télescopes de la prochaine génération (James Webb Telescope, European Extremely Large Telescope).

Pour terminer ce billet, je voudrais évoquer un souvenir. En juillet 2003, j'ai couvert pour le compte du Monde un colloque international consacré aux exoplanètes, organisé à l'Institut d'astrophysique de Paris. C'est à cette occasion que j'ai pour la première fois entendu parler du concept de planète-océan lors d'un exposé passionnant donné par le chercheur français Alain Léger, lequel y résumait des travaux qui font aujourd'hui référence. A l'époque, j'ai vu cette étude comme un merveilleux exercice de style : tout cela ne risquait-il pas de rester théorique ? J'avais tort. Dix ans après ce colloque, je ne savoure que mieux la beauté de cette prédiction, qui fait tout le charme de la science.

Pierre Barthélémy (suivez-moi ici sur Twitter ou bien là sur Facebook)

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:25

 

Yves Montand et Louis de Funès

 

Guéant n'est que le cocher de la diligence chargée de   chasseurs de primes auprès du ministère de l'intérieur ...Suivez la diligence elle vous conduira direct auprès de son commanditaire...

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Published by L'archipélien - dans reflexions personnelles
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 18:55

Le mot " خطر" signifie en arabe " DANGER"  et s’écrit phonétiquement "KHAṬAR" , terme très proche, phonétiquement, du terme " QATAR" .

 

1. Le Qatarisme

Il apparait de plus en plus certain que, du point de vue économique et financier, le Qatarisme marquera le début du XXIème autant que le Plan Marshall a marqué les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, avec, évidemment, les différences qui s’imposent sur les raisons, apparentes et cachées, les vocations et les finalités de chacun de ces deux projets.

Il convient, d’abord, de définir ce que j’entends par le terme "Qatarisme" : C’est un néologisme qui signifie la mainmise d’un État-rentier, dont la puissance est due exclusivement à ses finances, ou d’un organisme financier sur la destinée d’un pays à travers des participations tous azimuts dans ses branches d’activité industrielle, économique, financière, sociale, culturelle, éducative, touristique, sportive, cultuelle,…en recourant à des supplétifs autochtones, politiques ou autres, et/ou en pratiquant un lobbying intensif et agressif, n’hésitant pas à recourir à des pratiques sortant des sentiers battus, planifié souvent plusieurs années en amont, mainmise ayant pour unique vocation le profit et/ou la subordination dudit pays, culturellement, cultuellement ou autre. Exemple : les projets réalisés et envisagés par la gazo-monarchie qatarienne dans plusieurs pays de la planète ; ce qui explique l’étymologie du terme.

 

2. Aperçu non exhaustif du qatarisme en France et en Tunisie

Le Qatar, ce minuscule émirat, grand comme la Corse, est devenu, en cette époque de crise aigüe et en un temps record, le premier investisseur au monde, avec des centaines de milliards d'euros, grâce à plusieurs fonds dirigés par des membres de la famille régnante, la ‎dynastie des Al Thani, tout en demeurant un « investisseur dormant, peu impliqué dans la vie des entreprises concernées ». Cet émirat, dont l’existence date d’un demi-siècle et dont le nombre de citoyens nationaux se situe aux environs de trois cents mille, est sur le chemin d’engloutir peu à peu les fleurons de plusieurs économies nationales, grâce aux gigantesques recettes qu’il tire de ses exportations de pétrole et de gaz naturel alimentant lesdits fonds, avec une attention, une prétention et une folle ambition particulières envers (le milliard et demi de citoyens que compte) la oumma (dans le sens, l’ensemble constitué des états à majorité musulmane et les minorités musulmanes des autres états) qu’il souhaite régenter, non pas pour la faire entrer dans la civilisation du XXIème siècle, mais, plutôt, pour la faire régresser à l’ âge de pierre. À défaut, ce souteneur aussi bien des dictateurs que des sectes islamistes de la oumma, se contenterait d’être le leader d’une puissance régionale ou, pourquoi pas, le siège d’un Khalifat, qui serait évidemment wahhabite, recouvrant le Maghreb arabe et le Grand Moyen-Orient imaginé, en 2004, par les faucons du gouvernement de George W. Bush. Deux bénéficiaires, parmi d’autres, chacun avec ses caractéristiques dans cette politique à multifacettes, sont la France et la Tunisie, avec l’inventaire panaché suivant, non exhaustif et en vrac, du contenu de la corbeille qatarienne les concernant [2], [3] : de grands groupes du CAC40, des projets nucléaires d’EDF, des mégaprojets touristico-immobiliers , des projets de fonds pour les banlieues françaises, fragilisées économiquement, et les quartiers populaires tunisiens, des opérateurs téléphoniques, des dons, des prêts sans intérêts, des logements populaires, pour les nécessiteux , et des splendides résidences au cœur des grandes métropoles européennes, pour les influents supplétifs, offerts gracieusement, des "enveloppes" (on a même parlé de valises), à contenus faramineux, pour alimenter les campagnes électorales ou autres des islamistes tunisiens, avec l’agneau offert, lors de l’Aïd-el Kabîr, la prise en charge des frais de mariage, circoncision, rentrée scolaire, factures impayées…

Ces opérations sont effectuées, quand la discrétion l’exige !, ce qui est le cas le plus souvent, en passant par des associations locales "converties" ou à dirigeants "convertis" [comme le cas de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF)], par des organisations et « des méandres de sociétés écrans (…) prête-noms et intermédiaires de tous ordres  ». Les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot mentionnent, dans leur livre [4], sans utiliser le moindre conditionnel, des pratiques, parfois, pas à l’honneur du pouvoir qatari. De plus, d’après une étude parue en mars 2013, réalisée par l’Observatoire tunisien ILEF pour la défense des consommateurs et des contribuables, de nombreuses « ONG philanthropiques et à caractère religieux sont financés (…)par des parties étrangères [suivez mon regard !] non déclarées, précise l’étude qui fait état [en outre] de l’émergence d’une nouvelle forme de financement qui échappe au contrôle des pouvoirs publics, à savoir la Zakat (aumône religieusement légale) ».

La Prouesse en préparation en Tunisie, de cet investisseur à l’appétit illimité, est l’acquisition de pas moins de 150 établissements hôteliers, en situation financière critique, avec la bénédiction de ses alliés islamistes qui nous gouvernent [5], en attendant de lui céder nos sites archéologiques, historiques et touristiques de Carthage, de Kairouan et d’ailleurs, pourquoi pas !, à la manière du scénario qui s’est opéré en Egypte .

Déjà, les Cheiks et les riches des pays de l’Arabie, avec la complicité des régimes déchus, et encore plus avec le régime islamiste actuel, ont décimé, grâce à des parties de chasse illégales (sans autorisation) mais permises, et même soutenues, légalement, logistiquement (fournitures de voitures 4x4, de tentes pour le campement, location des armes,…), notre faune sauvage du désert, en particulier la gazelle Rim ( dite aussi gazelle des dunes ) et la gazelle Dorcas (dite smeti, en arabe), animaux en voie d’extinction, figurant sur la liste rouge de l’Union Mondiale de la Conservation de la Nature des espèces animales sauvages menacées d’extermination et protégées par les conventions de Washington et de Rio, toutes les deux ratifiées par la Tunisie. La raison principale de ces massacres tient à la libido et à la superstition de ces envahisseurs qui croient que les vésicules biliaires séchées de ces animaux sont de puissants aphrodisiaques. Et voici l’horrible résultat de ces sauvages, qui plus est, des gazelles avec leurs futurs petits : 

 

 

TUNISIENS, REVÉILLEZ-VOUS !

 

3. Le qatarisme, ce wahhabisme conquérant et rampant

Comme on peut le constater, des domaines régaliens ou sensibles sont contenus dans l’inventaire précédent et ils ne sont pas les seuls. En effet, un grand projet concernant l'ouverture de plusieurs établissements d'enseignement en français, au Moyen-Orient et en Afrique, y compris au Maghreb arabe, devrait voir le jour. Un autre grand projet, du domaine régalien aussi, qui va permettre au Qatar de s’ingérer dans l’Islam des pays francophones, en général, et de France, en particulier, et ce, avec la bénédiction des autorités françaises, va voir bientôt le jour, si l’on croit l’annonce faite par Cheikh Ahmad bin Jassim Al-Thani (encore un Cheikh et encore un Al-Thani !), directeur général de la chaîne Al-Jazeera, à la clôture du 7ème Forum de cette chaine, le 18 mars 2013 à Doha, concernant le lancement imminent d’un canal francophone de ladite chaîne [6], "une nouvelle voix de la France" à la sauce qatarie, en quelque sorte, l'autre voix étant France 24, curieusement à l'heure où cette dernière se porte bien et où le canal arabe d'Al-Jazeera commence à battre de l’aile dans les pays où le Printemps arabe est passé par là, comme le montrent les évictions fréquentes des équipes de cette chaine des manifestations et rassemblements des modernistes en Tunisie et en Égypte, jugée, à raison, la voix du wahhabisme conquérant et rampant.

Pour soutenir ce wahhabisme en France et dans les autres pays francophones, le Qatar ne se refuse rien. En effet, Cheikha Mozah bint Nasser Al-Misnad, deuxième et avant-dernière épouse de l’Émir du Qatar et sa favorite, trader-VRP-Internationale-de-luxe de ce pays, a recruté en 2012 le très médiatique Tariq Ramadan, pour les besoins de la cause, comme collègue du Grand Manitou de l’internationale Islamiste Youssef al-Qaradawi au Centre de Recherche sur la Législation islamique et l’Éthique, basé à la Faculté des Études Islamiques à Doha, Tariq Ramadan, réelle vedette, respectée et écoutée par le milieu islamiste de la diaspora musulmane francophone, de surcroît pour son aura,petit-fils même de Hassan al-Banna, fondateur de la confrérie des Frères Musulmans, et titulairede la Chaire d’Études Islamiques Contemporaines à l’Université d’Oxford, Chaire financée, d’ailleurs, par l’Émir du Qatar [7]. Et il ne serait pas étonnant que, à l’instar de son collègue Youssef al-Qaradawi, qui est aussi et surtout le "téléislamiste" wahhabite par excellence d’Al-Jazeera canal arabe, Tariq Ramadan prenne l’habit du "téléislamiste" d’Al-Jazeera canal francophone ! Je tiens à avouer ici que j’ai toujours eu du respect pour Tariq Ramadan, en tant qu’intellectuel musulman, bien que mon islam se situe aux antipodes du sien [8], jusqu’au jour où j’ai appris son recrutement en tant que "VRP de luxe" du wahhabisme qatari.

FRANÇAIS REVÉILLEZ-VOUS !

Il convient de rappeler dans ce cadre que le Qatar est un pays anglophone, non francophone, membre associé (par complaisance !) de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Mais cela est secondaire, tant qu’il y a du fric et du prosélytisme wahhabite à faire ! D’ailleurs cette ardeur pour le gain, sans déontologie ni traditions sous-jacentes, a conduit, souvent, à des situations rocambolesques comme celle du quart de finale de la Ligue des Champions entre le FC Barcelone (Barça) et le PSG [9] résumée par l’égalité suivante :

Barça-vs-PSG = Cheikha-vs-Cheikhito

qui traduit le fait que le Barça est sponsorisé par la Qatar Foundation, présidée par Cheikha Mozah précitée, et que le PSG est détenu à 100% par le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), présidé par son fils le Cheikhito (le petit Cheikh) Tamim bin Hamad al-Thani, émir héritier du Qatar, tout en sachant que la Qatar Foundation a été fondée par le même Cheikhito.

Dans ce monde de business, de luxe, de sport, d’influence, de philanthropie, de "parrainage",…le Qatar n’est pas simplement l’ogre boulimique, grâce à ses ressources financières quasi illimitées, en matière d’investissements économiques, il n’est pas simplementle banquier des islamistes soi-disant modérés, de tous bords, et leur régenteur, s’ils sont au pouvoir ; mais, il est, aussi, l’un des principaux banquiers du terrorisme islamiste, l’un des principaux soutiens aux factions armées les plus radicales de l’islamisme sunnite, du Sahel en Afghanistan, de la Lybie en Syrie. Il leur fournit capitaux, armes et combattants, évidemment pas qataris ; eux, ils sont nés pour faire des affaires et pour faire la guerre aux autres, y compris les occidentaux, par des recrues d’autres nationalités interposés, endoctrinés, auparavant, dans des réseaux jihadistes, après avoir été « recrutés par des associations "humanitaires" financées par le Qatar  » [10], des associations caritatives, culturelles ,…Ainsi, pour la Tunisie, « Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs jihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le "jihad de nikah", qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants » [10]. De plus, l’immixtion grandissante du Qatar dans la sphère politique et économique de la Tunisie est reconnue par les plus éminents spécialistes du monde arabo-musulman à tel point que Bassam Tahhan, Politologue Franco-Syrien et Professeur de Stratégie et de Géopolitique, le désigne comme étant un commanditaire potentiel [11], en première ligne, de l’exécution de Chokri Belaïd, figure emblématique de l’opposition de gauche tunisienne, critique hors normes des islamistes et de leurs parrains (Arabie saoudite, Qatar, U.S.A.,…), tribun hors pair, avocat de formation âgé de 48 ans, Secrétaire Général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés (Front Populaire), qui a été assassiné, de trois balles à bout portant, le mercredi 6 février 2013, à la sortie de son domicile [12].

Il est bon de rappeler aux puissances occidentales, en général, et aux États Unis d’Amérique, en particulier, qui ont soutenu, et qui soutiennent encore, les Courants Islamistes du contre-Printemps Arabe et leurs sponsors, que, sans leur appui explicite, partial, inconditionnel et permanent, apporté à la politique expansionniste de l’Etat d’Israël, Israël qui a le droit d’exister, mais a le devoir de respecter le Droit International et les Résolutions de l’Organisation des Nations Unies, sans leur appui implicite apporté au Courant Wahhabite, en général, et à sa branche terroriste, en particulier, à l’époque de la guerre froide, pour contrer "l’ennemi communiste", il n’y aurait eu ni de 11-septembre, ni d’AQMI, ni de Terrorisme Islamiste International, Terrorisme qui risque d’embraser aujourd’hui, en premier, la Tunisie, pays-berceau du Printemps Arabe, …, ni d’attentat de Boston,… Et, comme on dit chez nous :

« Le croyant ne se fait pas piquer deux fois par le même scorpion » (Proverbe Tunisien)

AUSSI, PAYS DÉMOCRATIQUES, D’OCCIDENT ET D’ORIENT, RÉELS AMIS DE L’ÉGYPTE, DE LA LIBYE, DU MALI, DE LA SYRIE, DE LA TUNISIE, DU YÉMEN…RÉVEILLEZ-VOUS, SI VOUS SOUHAITEZ QUE CES PAYS NE REJOIGNENT PAS L’AFGHANISTAN, L’IRAK OU LA SOMALIE ! SINON, DEMAIN LE FLÉAU SERA A VOS PORTES !

 

4. Qatarophilie du Président Tunisien et qatarophobie de son Peuple

Le qatarisme croissant du Qatar, observé en Tunisie depuis le début de sa marche vers la démocratie, doublé de son ingérence, de plus en plus insupportable, dans les domaines politiques et cultuels, à travers, notamment, des supplétifs autochtones et Al-Jazeera, sa chaîne satellitaire de propagande wahhabite, inquiète une frange de plus en plus importante de la population et a induit un rejet, croissant également, vis-à-vis de ce pays, rejet qui s’est manifesté, principalement, par des analyses critiques dans les médias de toutes natures et sur les réseaux sociaux, sans langue de bois, parfois acerbes, sur les comportements insolents et agressifs, à tous les degrés, du Qatar. Le premier à réagir à ces critiques de manière frontale fut notre Président provisoire de la République Moncef Marzouki, élu à ce poste grâce au soutien d’Ennahdha, qui, dans un élan impulsif, pour un Chef d’État (heureusement que nous ne possédons pas l’arme nucléaire !), de rhétorique primaire, troquant le discours républicain contre celui d’allégeance, a oublié la circonspection qu’exige sa fonction en se transformant en avocat du diable (que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : l’expression "avocat du diable" est à considérer en tant que locution nominale) et en publicitaire, de surcroît fallacieux, à la solde du Qatar . En effet, lors d’une cérémonie officielle internationale qui s’est tenue au Palais de Carthage le jeudi 11 avril 2013, cérémonie qui fut diffusée sur toutes les chaînes de télévision, publiques et privées, Monsieur le Président provisoire de la République a déclaré qu’ « Il existe un état ami, un état frère qui s’appelle Qatar qui a dépensé de l’argent pour permettre de restituer [à la Tunisie une partie de] cet argent [spolié par le clan du Président déchu] (…) et je considère que les gens qui s’en prennent à cet état frère par les insultes et les offenses sont des gens qui doivent assumer leurs responsabilités face à leur conscience et devant la justice » [13], déclaration qui fut baptisée aussitôt "déclaration qatar-strophe" dans les réseaux sociaux.

Par cette déclaration qatar-strophe, Moncef Marzouki, qui ne porte pas de cravate, comme chacun sait, s’est révélé être bénéficiaire d’une double-casquette : celle de Président provisoire de la République et celle de Consul Général (ou plutôt Résident Général, à la manière de celui de France en Tunisie, du temps où nous étions un Protectorat français) de l’Émirat du Qatar en Tunisie.

À ce stade, quelques remarques s’imposent. La première concerne l’aspect publicité mensongère relatif à la soi-disante générosité pécuniaire de cet "état ami" et "frère " soulignée par Moncef Marzouki, car Sami Remadi, Président de l'Association Tunisienne pour la Transparence Financière, Association concernée en premier lieu, avec le Ministère de la Justice et la Banque Centrale, par cette affaire de restitution d’argent spolié, a indiqué, par la suite, que ni le Qatar, ni aucune autre partie n’ont dépensé quoi que ce soit pour que la Tunisie récupère cet argent [14]. Ensuite, cette bavure est rendue encore plus fâcheuse par le fait que Moncef Marzouki, dans une interview qui a eu lieu le 25 mars 2013 dans les studios de la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazeera, s’est acharné sur les opposants à Ennahdha jusqu’à les menacer de pendaison, en affirmant  : « S’il vient à l’idée des extrémistes laïques de chercher à s’emparer du pouvoir, on dressera des potences et des guillotines et il n’y aura pas de sages, comme Moncef Marzouki, Mustapha Ben Jaafar ou Rached Ghannouchi pour prôner la modération, le dialogue ou la réconciliation nationale »[15]. De plus, cette affirmation est d’autant plus révoltante qu’elle a eu lieu au Qatar, pays exécré par de plus en plus de tunisiens, outre les modernistes, qui plus est, dans les locaux mêmes d’ Al-Jazeera, l’ arme de politique internationale, par excellence, de ce pays, couvrant, analysant, critiquant et passant au peigne fin tous les pays musulmans sauf un …le Qatar, Al-Jazeera, Palme d’Or de la falsification journalistique [16], dont le masque est tombé depuis que certaines dépêches furent révélées par Wikileaks [17] montrant, par exemple, que sa bienveillance et sa malveillance vers tel ou tel pays, vers tel ou tel parti, vers telle ou telle personne, …, sont fonction des intérêts du Qatar et de son Émir à tel point qu’elles sont utilisées comme une monnaie d'échange dans les négociations de politique étrangère ou d’affaires. Dans ce contexte, il convient de mentionner la relation privilégiée qu’a toujours entretenue Moncef Marzouki avec la chaîne qatarie, chaîne qu’il a citée six fois dans son dernier livre [18] en la considérant comme étant « cet outil extraordinaire venu du Qatar » qui est devenu « son arme de communication » sous le Régime déchu, alors que les médias tunisiens d’aujourd’hui, cités aussi plusieurs fois, y sont considérés comme étant des « médias de la propagande » abritant en leur sein la « contre-révolution », analyse , parfaitement partagée par Ennahdha, qui représente, de fait, le socle sur lequel repose le Projet de loi liberticide mentionné dans l’Avertissement d’ouverture de cet article. D’ailleurs, notre Président est tellement au diapason d’Al-Jazeera qu’il y occupe la fonction de journaliste pigiste. Et, avec ce livre, il apparait comme étant un singleton dans le club des Chefs d’État du monde, puisqu’il est, à ma connaissance, l’unique Président d’une République de la planète à faire paraître un livre, moins de deux années après le début de son mandat ! Peut-être qu’il doit ce privilège à l’insignifiance de ses prérogatives, pour laquelle il a lui-même voté, alors qu’il était le candidat d’Ennahdha à la magistrature suprême, insignifiance planifiée par ce Parti qui a valu à notre Président provisoire de la République le sobriquet de "Tartour", terme arabe décrivant un personnage insignifiant, de décor.

Quant à ses relations avec l’Émir du Qatar, elles semblent ambiguës, depuis la fameuse vidéo qui a commencé à circuler au début de l’année écoulée sur le net et qui a choqué, pour ne pas dire humilié, plus d’un citoyen, vidéo où l’on voit l’Émir, à son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, le 13 janvier 2012 pour les célébrations de l'an I de la Révolution, apostrophant des journalistes tunisiens en leur disant, en présence de Moncef Marzouki : «  vous êtes témoins que je suis en train d’apprendre à votre président comment il doit se tenir debout et comment il doit saluer », vidéo reprise en ouverture d’une chanson rap critiquant le Qatar [19], mettant en parallèle la Tunisie avec son Histoire et sa Civilisation trois fois millénaires et le Qatar dont l’Histoire et la Civilisation sont réduites à ses dunes de sable ! Il est à noter, dans ce contexte, que cette arrogance de l’Émir et les déclarations de Moncef Marzouki ont accentué le sentiment anti-Qatar, déjà existant dans la population, et ce avant que ce dernier ne soit locataire du Palais présidentiel de Carthage, comme le montrent les deux vers et la photo ci-dessous, et ont conduit à une floraison de chansons, poèmes, vidéos, sketch, caricatures,… anti-Qatar, anti-Émir et anti-Mozah, dans les médias de tous genres, ainsi que sur les réseaux sociaux.

"Lorsque le peuple un jour veut la décadence

Il se doit de demander cela à Qatar"

Ces deux vers, qui sont une déformation des deux vers suivants de notre hymne national : 

"Lorsque le peuple un jour veut la vie

Le destin se doit de répondre"

ont été chantés dans les manifestations, dès les premiers jours qui ont suivi la fuite du dictateur.

À ce stade, il convient de faire remarquer que ces deux derniers vers ne sont pas du goût des islamistes, à tel point que leur grande majorité refuse de les chanter et souhaite les faire disparaître de notre hymne national, sous prétexte que leur contenu est contraire au dogme de la Prédestination ! 

 

 

Rassemblement de la Société Civile du 22 novembre 2011, lors de la séance inaugurale de l’Assemblée Nationale Constituante, aux abords du Palais du Bardo (banlieue de Tunis), siège de ladite Assemblée (Photo/Abdou). La traduction des slogans écrits sur la pancarte où figure l’Émir du Qatar (pancarte portée, soit-dit en passant, par l’auteur de cet article) est :

" Non aux ingérences étrangères" ;

" Ôte tes mains de la Tunisie, toi, l’agent ! "

 

Il faut noter aussi que l’asservissement des islamistes tunisiens au Qatar et leur engouement pour ce pays (qui, rappelons-le est un pays d’apartheid, wahhabite, à monarchie absolue, où, même la notion de citoyen n’a pas droit de cité !, à des années-lumière du Printemps arabe) sont tellement extrêmes et aveugles qu’ils considèrent le Qatar comme étant l’eldorado du monde arabe, sur tous les plans. Ainsi, Moncef Ben Salem, notre illustre Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (qui s’est auto-promu lui-même Professeur des Universités, soit-dit en passant) n’a pas hésité à déclarer : «  Pour ce qui concerne les Gouvernements des Pays Arabes, d’après mon point de vue personnel, on a un seul gouvernement nationaliste, dans le sens plein du terme, (c’est Qatar), un seul homme nationaliste, dans le sens plein du terme, c’est l’Emir du Qatar  » (sic)[20], minute 12:00.

Quant à la réaction des élus du peuple à l’Assemblée Nationale Constituante, plus du tiers d’entre eux ont jugé que lesdits écarts de conduite du Président provisoire Moncef Marzouki portent « atteinte au prestige de la fonction de Président de la République et à la réputation du pays », comme l’a si bien résumé le constituant Samir Taïeb en déclarant que ce dernier «  n’a pas compris que le peuple tunisien n’admet pas autant de servitude de la part de son Président, même provisoire, à l’égard de cette petite principauté du Golfe ». Ce qui les a conduits, conformément aux textes régissant l’organisation provisoire des pouvoirs, à déposer une Motion de Censure à son encontre. En conséquence, le Président provisoire tunisien, Moncef Marzouki, aura à répondre, bientôt, en séance plénière à ces accusations.

En conclusion, il est décevant de constater que, depuis quelques temps, en toute circonstance et en tout lieu, à l’étranger comme sur le territoire national, notre Président provisoire de la République, ex-figure emblématique de la défense des Droits Humains, ne rate aucune occasion pour s’en prendre à ses anciens compagnons de lutte que sont les modernistes tout en se faisant l’avocat des islamistes et de leurs sponsors. Triste constat qui montre que la trajectoire de Tartour  s’intègre naturellement dans l’axiome selon lequel le pouvoir rend amnésique ou change la personne ou fait tomber le masque. En outre, cet ex-militant pour la défense des droits et des libertés, oubliant que notre révolution n’a jamais exprimé de mots d’ordre religieux, oubliant aussi que ses alliés islamistes qui nous gouvernent aujourd’hui en furent les grands absents [21]-[22], lui et son parti le CpR, au diapason avec eux, nous ont concocté un Projet de Constitution qui est, implicitement, celui d’un État théocratique, permettant, aux "gens mal intentionnés" la confusion entre la Loi civile et la Sharia, non conforme à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, en particulier à ses Articles premier et 18 , un Projet de Constitution où les grands absents sont la liberté de pensée, la liberté de conscience et l’universalité des droits de l’homme, pierres angulaires de tout régime démocratique, sans lesquels la notion de démocratie perd toute son essence.

 

Notes et Références

[1] http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/tunisie-creation-d-une-coalition-pour-defendre-la-liberte-de-la-presse_1245220.html

[2] Sur le lien suivant, on retrouve des articles, des vidéos et des infographies relatifs au Qatar parus sur Le Monde.fr.

http://www.lemonde.fr/qatar/

[3] Le Vilain Petit Qatar, par Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget (Fayard, Paris, mai 2013)

[4] Qatar-Les secrets du coffre-fortpar Georges Malbrunot et Christian Chesnot (Michel Lafon, Paris, 2013) 

[5] http://www.tunisienumerique.com/tunisie-le-qatar-met-la-main-sur-le-tourisme-tunisien/174371

[6] http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2013/03/18/al-jazira-va-lancer-une-chaine-en-francais_1850144_3236.html

[7] http://mobile.liberation.fr/societe/2013/04/26/ramadan-vrp-de-luxe_899409

[8] Eh ! Oui, l’Islam est autant pluriel que le christianisme, sinon plus ; le mien est résumé dans un petit poème, intitulé "Ma Profession de Foi", paru sous le lien suivant : 

http://www.legrandsoir.info/ma-profession-de-foi.html

[9] http://www.7sur7.be/7s7/fr/1767/Ligue-des-Champions/article/detail/1597615/2013/03/16/Le-Qatar-menace-t-il-le-match-PSG-Barcelone.dhtml

[10] http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2726p043.xml0/tunisie-islam-jihad-syrietunisie-recrute-candidats-au-paradis.html

[11] http://french.irib.ir/analyses/interview/item/241170-bassam-tahhan,-politologue-et-professeur-de-strat%C3%A9gie-et-de-g%C3%A9opolitique

[12] http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/a-chokri-belaid-le-rossignol-de-la-132177

[13] http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D1dnS_16cSU

[14] http://www.mosaiquefm.net/fr/index/a/ActuDetail/Element/20065-sami-remadi-le-qatar-n-est-pas-intervenu-dans-l-affaire-de-l-argent-spolie

[15] http://www.legrandsoir.info/le-mot-du-jour-laiquicide.html

[16] http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/tunisie-funerailles-de-chokri-130465

[17] http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/05/wikileaks-cables-al-jazeera-qatari-foreign-policy

[18] L'invention d'une démocratie-Les leçons de l'expérience tunisienne, par Moncef Marzouki (Éditions La Découverte, Paris, 2013)

[19] Pour les Facebookers arabophones :

https://www.facebook.com/photo.php?v=180465062102994&set=vb.154743414675159&type=2&theater

[20] http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8

[21] Dans la vidéo ci-dessous, filmée à la veille de la Victoire du 14 janvier 2011, Moncef Marzouki, actuel Président provisoire et, à l’époque, réfugié politique en France, déclare que « Les islamistes sont complètement et totalement absents » de la Révolution

http://videos.tf1.fr/infos/2011/la-tunisie-n-est-pas-un-pays-democratique-6215593.html

[22] "Les Islamistes vécurent notre Révolution en spectateurs

De Londres, de Paris, de Qatar ou d’ailleurs

Ce ne sont que des Révolutionnaires de la vingt-cinquième heure

Dont l’attachement à la Démocratie n’est qu’un leurre

Pour tromper, dans leur quête du pouvoir, les électeurs,

Leurs éventuels alliés et les opinions publiques, intérieure et extérieure,

Les Droits et les Libertés, toutes les Libertés, étant à l’index dans le registre de leurs valeurs :

Droits de la Femme, Liberté de Croyance, d’Opinion, d’Expression, de l’Artiste, du Créateur,… ". 

Extrait de mon article intitulé "Démocrates de tous bords, combattez, combattez le Projet des Islamistes Tunisiens ! ", paru sur le Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/Democrates-de-tous-bords-combattez.html

article qui analyse, en particulier, les périodes pré et post-révolutionnaires

 

Salah HORCHANI

 

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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