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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 18:55

À la demande des autorités qui pilotent la construction européenne, la politique d'Europe des régions a programmé le transfert de plus en plus massif de pouvoirs nationaux à des "Euro-régions", en parallèle au transfert massif de pouvoirs nationaux vers la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Au même moment, les instances européennes promeuvent l'enseignement généralisé de l'anglo-américain d'une part et celui de langues régionales tombées en désuétude d'autre part. L'objectif tacite étant de folkloriser progressivement les langues nationales qui pourraient encore s'opposer au "tout américain".

À l'insu des peuples, et notamment du peuple français, l'objectif final de ce programme n'est ainsi rien d'autre que de vider de substance les États d'Europe avant de les démembrer. La France est tout spécialement concernée.

 

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 18:52

La dernière trouvaille du conférencier des « Solidarités », un habitué de ces messes et festivals convivial de la société civile (sic), s’appelle étrangement l’« économie extractive », larcin théorique commis à l’encontre d’un universitaire de renom faisant recette dans ces cercles rocambolesques ; concept qu’il a probablement extrait de la somme d’« économie discursive et contemplative » de François d’Assise.

 Produire pour se reproduire – le « Mode de production »

 Récemment j’ai participé au « Festival des Solidarités » [www.facebook.com/journal.alternatives]. Il est convenu, depuis que le système d’économie politique impérialiste dérape et s’enfonce inexorablement dans une crise systémique, de montrer du doigt les causes de cette déconfiture économique, politique et écologique. Quand on pointe ainsi du doigt les causes profondes de cet effondrement les activistes écologistes regardent le doigt et conviennent qu’il représente effectivement les motifs plausibles de la surexploitation de la Terre-mère-nourricière par le travail ouvrier.

 La dernière trouvaille du conférencier des « Solidarités », un habitué de ces messes et festivals convivial de la société civile (sic), s’appelle étrangement l’« économie extractive », larcin théorique commis à l’encontre d’un universitaire de renom faisant recette dans ces cercles rocambolesques ; concept qu’il a probablement extrait de la somme d’« économie discursive et contemplative » de François d’Assise.

 Il y a plus d’un siècle que la communauté scientifique sait que la nature a développé, notamment à travers les communautés humaines structurées, différentes stratégies pour assurer sa reproduction élargie. Historiquement, chaque période de la courte existence des sociétés humaines a vu naître un mode de développement dominant qui, peu performant en débutant, laissait une faible empreinte écologique ; puis, devenu hégémonique, ce mode de développement accentuait dangereusement son empreinte écologique jusqu’à ce que des contradictions internes à ce système de production et d’échanges l’amènent à disparaître et à être remplacé par un autre plus performant. À titre d’exemple, il aura fallu des siècles pour que la mince couche de terre arable recouvrant la péninsule italienne se régénère suite à la surexploitation et au lessivage des terres agraires sur les latifundia esclavagistes romains (Ve s. ap. JC.).

 En d’autres termes, l’être humain dans son processus social de reproduction élargie a imaginé des solutions efficaces pour se nourrir, se vêtir, se loger, se déplacer, se soigner, s’éduquer, s’amuser et se cultiver et surtout se reproduire (Femme(s) + Homme(s) = Enfants. L’ensemble constituant le noyau familial de base). Si l’homo sapiens en tant qu’être sociable et social n’avait pas conçu des solutions ingénieuses et durables, il serait disparu en tant qu’espèce animale extrayant et transformant les ressources rares de la biosphère planétaire.

 Ces solutions sociales aux impératifs de survie et de reproduction élargie sur une planète aux ressources finies s’appellent un « Mode de production ». Historiquement, il y eut le mode de production Primitif (chasseur-cueilleur sans classe sociale) ; le mode de production Esclavagiste-antique ; le mode de production du Servage-féodal ; le mode de production Salarié-capitaliste et le mode de production Socialiste (aujourd’hui disparu, mais il renaîtra de ses cendres soyez sans crainte).

 Un « Mode de production » est un système global et complexe d’extraction et de transformation des ressources rares de la nature, y compris des énergies fossiles non-renouvelables ; de distribution et d’échange des biens et des services produits ; de renouvellement des moyens de production et d’exploitation des forces productives ; et enfin, d’appropriation-accumulation des richesses sociales produites, visant à assurer la reproduction élargie du système de production dans son ensemble.

 S’administrer et s’organiser – les Rapports sociaux de production

 Un mode social de production implique nécessairement le développement concomitant de « Rapports de production » concordants avec les forces productives mise en œuvre. Autrement dit, les communautés humaines, pour produire et se reproduire sur cette Terre de misère, se sont organisées en classes sociales et se sont dotées de superstructures organisationnelles pour régir chacun des modes de production, extraire et utiliser les ressources de la biosphère et les transformer en biens et en services pour le bénéfice de la communauté.

 La compréhension des « Rapports sociaux de production » sera indispensable quand nous aborderons le problème de la destruction des écosystèmes et de la pollution de la biosphère. Les rapports de production sociaux sont les relations que les humains entretiennent entre eux dans le cours du processus de production-reproduction élargie des forces productives, des moyens de production et des biens et services requis pour la survie de l’espèce. Ainsi, un humain devient ferblantier, menuisier, soudeur, camionneur et l’autre deviendra fossoyeur, marchand, enseignant, banquier, directeur ; alors qu’un troisième sera fonctionnaire, policier, juge ou député. Chacun gagne sa vie à la sueur de son front ou de celui de ses compagnons.

 Ce sont ces rapports sociaux de production – cette structure organisationnelle et sociale fondée sur le système de propriété, et de transmission de ces propriétés d’une génération à une autre (héritage), qui fonde le droit, le pouvoir (militaire) et la puissance sociale que confère la propriété privée de la richesse et détermine en dernier ressort l’empreinte écologique qu’auront les activités humaines – si celle-ci sera négligée, atténuée, compensée, contrée ou accentuée.

 Le « modèle » de capitalisme brésilien

 Démonstration. Une multinationale privée productrice de bois d’œuvre a obtenu par prévarication des fonctionnaires et des politiciens brésiliens des droits de coupe sur une immense étendue de forêt amazonienne. Cette entreprise privée possède une usine de sciage dans la région de Manaus au cœur de l’Amazonie. Habituellement, un député, un sénateur ou un ministre du Parti « socialiste » des Travailleurs du Brésil est actionnaire de cette multinationale impérialiste. Cette entreprise n’a pas pour vocation de préserver la nature mais elle a pour plan d’affaires de couper du bois, de le scier et de le vendre à une manufacture de meubles, tout cela au plus bas coût qui soit (salaires et charges sociales minimisées) de façon à maximiser les profits de cette compagnie cotée à la bourse de Sao Paulo pour le plus grand bénéfice des actionnaires de cette multinationale prospère.

 Les bucherons en forêt, les ouvriers en scierie, les camionneurs et les administrateurs de cette entreprise privée ne sont que des rouages sans pouvoir dans l’ensemble de ce processus de production – non pas de production de bois d’œuvre comme vous pourriez le penser, mais en réalité, cette firme produit des profits et fonctionne indépendamment des hommes impliqués dans ses activités (changez le personnel et le processus restera le même). En effet, en « Mode de production » capitaliste, la finalité de la production des biens et des services n’est pas de satisfaire les besoins humains. La finalité du système de production capitaliste est de se reproduire et, pour y parvenir, ce « Mode de production » s’assure qu’il y aura production de plus-value qui sera expropriée pour partie sous forme de profits-dividendes que les actionnaires encaisseront assurant ainsi la capitalisation et la reproduction élargie du système d’économie capitaliste.

 Qu’une entreprise forestière ne se plie pas à cette loi d’airain pour des raisons environnementales et par souci de préserver la forêt équatoriale en perdition, et cette entreprise sera bientôt elle-même en perdition. Elle congédiera sa main-d’œuvre et déposera son bilan, qu’une entreprise concurrente, plus ardente, achètera afin de gober ses droits de coupe et poursuivre l’exploitation abusive de la ressource accumulant d’immenses profits pour assurer sa reproduction élargie. Ainsi va la vie des compagnies sous l’écologie impérialiste.

 L’abcès n’est pas l’individu mais le rapport de production entre les individus

 Aucun capitaliste ne détruit l’environnement ni ne surexploite les ressources de la biosphère pour le plaisir sadique de détruire et de déplaire, ni ne pollue l’atmosphère pour satisfaire un penchant pervers. Ce capitaliste sait mieux que quiconque que la destruction de la biosphère entraînera un jour des coûts exorbitants qui se répercuteront sur les profits de sa compagnie (éloignement des zones d’exploitation, fermetures d’usines, déperdition de la ressource, coût d’extraction prohibitif), mais aucun capitaliste ne peut s’y attarder pour le moment puisque son concurrent est à l’affut – tout comme son banquier-créancier, et ses actionnaires stipendiés qui faute de rentabilité élevée auront tôt fait de retirer leur investissement et de déplacer leurs capitaux vers des concurrents plus performants. Et si le Conseil d’administration de cette multinationale ne se résout pas à cette surexploitation, le taux de profit affiché par leur entreprise s’affaissera inexorablement jusqu’à ce qu’une multinationale chinoise, indienne ou brésilienne s’empare du marché et assure la surexploitation de la biosphère de la Terre toute entière.

 Par exemple, pour produire quelques litres d’éthanol il faut détruire des mètres carrés de canopée et il faut affamer (tuer violemment) des dizaines de brésiliens Sans-terre de la ville de Porto Alegre, la Mecque brésilienne, où les verts-écolos aiment retourner en pèlerinage annuel ameuter les communautés outrées d’écolo-citoyens-démocratiques et pacifistes.

 Le gaspillage-marchand

 Si une marchandise ne trouve pas preneur, et ne permet pas de réaliser la plus-value-profit, l’entreprise privée ou d’État préfèrera la brûler, la détruire ou la laisser pourrir plutôt que de la donner ou de la vendre à prix trop coupé ce qui entrainerait l’effondrement du marché et réduirait la rentabilité de l’industrie et de l’économie toute entière. Dans le monde un tiers des denrées alimentaires sont ainsi jetées et javellisées chaque année pour ce satanique motif. www.les7duquebec.com/ 7-de-garde-2/plutot-jeter-la-nourriture-que-la-donner/.

 La commercialisation et la consommation des marchandises sont des étapes cruciales du cycle de reproduction élargie du capital. L’arrêt de la consommation signifie l’arrêt des profits et donc la fin de la reproduction élargie et la disparition du mode de production capitaliste industriel-financiarisé (impérialiste). Warren Buffet, ce milliardaire de « gauche » le disait récemment : pour sauver le capitalisme il faut relancer la consommation. Peu importe ce que vous consommez l’important est d’acheter et de consommer, disait-il…Mais avec quel argent ?

 Les Verts-éco-socialistes réactionnaires

 Et voici le naturiste – l’écologiste en képi-treillis – le David Suzuki de l’éco-socialisme, dénonçant le mode de production de l’« économie extractive » (sic) ; voilà que le Nicolas Hulot éco-Vert en colère s’avance sur la scène du Festival des festivités irresponsables, déversant ses rodomontades sur cette dame sidérée assise en première rangée recopiant soigneusement leurs billevesées.

 L’acteur pointe la dame d’un doigt accusateur et aboie : « Je vous ai vue là-bas jeter par terre ce sachet pollueur et destructeur de la couche d’ozone. Négligence criminelle qui m’a tant chagriné et qui vous sera difficilement pardonnée. Chacun doit changer sa mentalité, enchaîne-t-il, et transformer son quotidien afin de composter, recycler, éco-épargner. Faites un don à notre ONG, ou mieux encore, achetez les actions écoresponsables de notre société multinationale et cessez de consommer d’autre « liquidité » que l’eau embouteillée certifiée recyclée de source naturelle. La simplicité volontaire (vous connaissez ?) est une priorité, sinon la Terre entière sera saccagée ».

 La dame est terrifiée et l’ouvrier atterré, assis à ses côtés, s’est éloigné pour ne pas être contaminé – lui qui ne possède en or que ses nuits blanches et sa force de travail à vendre sur ordonnance. Dans l’assistance pétrifiée les enfants et les mamans se tiennent coi, toutes ces gens sans pouvoir d’achat, sans argent, sans agent de conservation, et sans propriété privée (ou si peu) – sans capital et sans épargnes – tous démunis, sont pourtant ébaubis, ils sont accusés de trop consommer, de trop circuler, de trop copuler, de trop chauffer, de trop manger, de trop s’habiller, de trop s’amuser, de trop travailler, de trop s’attarder dans les bras de Morphée, alors que leur quotidien n’est qu’une suite sans fin de luttes de résistance pour conserver leur emploi précarisé ; de batailles pour vendre leur force de travail à un salaire suffisant pour retourner se faire exploiter encore une journée ; de manifestations pour conserver les services de santé privatisés ou liquidés ; de contestations pour défendre l’accessibilité aux études supérieures et pour lutter contre la dilapidation des fonds publics stipendiés ; de guerres de classe contre les hausses de tarifs des services publics et contre la liquidation des sociétés d’État et pour opposer la destruction des terres domaniales, des parcs et des espaces verts… Ah le mal que l’on peut leur faire à tous ces gens biens ordinaires.

 Si les Verts-les écologistes, les-simplistes-volontaristes, les-miséreux-involontaires et les-éco-irresponsables veulent éradiquer la pollution et le mode d’extraction, de transformation, de distribution et de consommation des biens et des services, ils doivent abolir le mode d’exploitation de l’homme et de la nature par l’homme capitaliste avide en quête de profits toujours insuffisants. Ils devraient foutre la paix à leurs invités – cesser de culpabiliser le « bobo-écolo » pour avoir égarer un papier et lui désigner l’ennemi de classe – celui qui possède tout et se fout de la biosphère – celui qui administre la bourse et la banque, et qui gère les usines polluantes et gouverne l’État des riches – celui qu’aucun bulletin de vote au monde ne fera obvier de son dessein d’austérité pour les ouvriers et de profits amplifiés pour sa société privé. Sa maxime est d’engranger les profits au prix de sa patrie et de ses amis, de l’environnement et de tous ces gens afin d’assurer la reproduction élargie du système dont il n’est qu’un exécutant obéissant car le système d’exploitation de l’homme et de la Terre par l’impérialisme fonctionne selon des lois implacables dont la variable "parcimonie" ne fait pas partie.

 Un mode de développement planifié est possible

 C’est le mode de production capitaliste-impérialiste, son mode de propriété privée des moyens de production et d’échange mue par la loi du profit maximum à monnayer, engranger et faire fructifier le capital financier sur les marchés boursiers, que vous devez abolir si vous souhaitez contrecarrer les néfastes conséquences écologiques et environnementales sur le biotope de ce mode de production-reproduction élargie destructeur qui a fait son temps et ne peut être « réformé », ne vous en déplaise apologistes de l’« éco-socialisme contre l’économie-extractive » (sic).

 Tant que l’économie politique sera régie par les lois de la plus-value spoliée, du profit accaparé, et du travail salarié exploité, les périodes de surproduction de services et de marchandises succèderont aux périodes de récession et de destruction de la production, entrecoupées de périodes d’expansion, de crises monétaires spéculatives et inflationnistes, interrompues de périodes de tribulations financières, bancaires et boursières cacophoniques et chaotiques...et le tout recommence inexorablement.

 Comme les riches capitalistes au pouvoir ne voudront jamais céder leur place aux commandes de ce bateau ivre, il faudra d’abord renverser leur mode de production moribond afin d’instruire un grand procès contre ces criminels de l’environnement, du biotope et des indigents et instituer sur les cendres de ce rafiot à la dérive un système de production planifiée qui réponde aux lois du développement socialiste : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », sans propriété privé, aucune, des moyens de production et d’échanges, mettant définitivement fin au gaspillage des ressources et à la dégradation de la biosphère qui ne doit plus être mise aux enchères des rendements décroissants. Voilà tout un chantier pour le mouvement ouvrier révolutionnaire.

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Auteur Robert Bibeau

 

Pour se documenter http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 18:43

Pierre Condamin-Gerbier, le banquier qui s’occupait des comptes de Cahuzac, après avoir démissionné en 2010 de sa banque, vient d’être auditionné : il a la volonté de dévoiler la triste vérité des fraudeurs français.

Déjà, le 12 juin, devant la commission attentive du Sénat qui s’occupe de l’exil fiscal, il avait commenté avec force détails les mécanismes qu’utilisent les banques pour permettre l’exil fiscal à l’abri de toute transparence.

Devant les quelques sénateurs, réunis à l’occasion, Il avait raconté l’origine du secret bancaire (curseur à 9’) : c’était selon lui en 1934, sous le gouvernement Herriot : il s’agissait à l’époque d’une mesure destinée à protéger surtout les juifs victimes des persécutions nazies, et on est logiquement tenté de se demander pour quelles raisons, ce mécanisme existe encore aujourd’hui, sauf que, s’il faut en croire Sébastien Guex, ce procédé est largement antérieur à 1934, et que les raisons qui ont permis sa création datent du tout début du siècle dernier, « pour attirer les capitaux étrangers qui cherchaient à fuir un fisc jugé trop gourmand  ».

Le seul changement qui a été adopté en 1934 consistait en un durcissement de cette loi, allant jusqu’à prévoir des peines d’emprisonnement allant jusqu'à 6 mois, et de fortes amendes pour ceux qui trahiraient ce secret bancaire. lien

Pierre Condamin-Gerbier, travaillait alors pour la banque Reyl, celle de l’ex-ministre du budget, et a affirmé que les pratiques des banques n’étaient pas prêtes de s’arrêter, démontrant comment fonctionnait le mécanisme complexe mis en place pour cacher l’identité du fraudeur.

Il affirmait aussi qu’il y avait au sein de ces fraudeurs des personnalités de l’actuel gouvernement, convaincu que pour ces raisons, celui-ci ne ferait rien.

La plupart des comptes non déclarés se fait au travers d’assurances vies luxembourgeoises, ou par ce qu’il appelle des « prêts lombards », avec des systèmes de double comptabilité qui rendent quasi indétectable la fraude. (Curseur à 21’17)

C’est dans le domaine de l’immobilier et de l’art que les banques s’investissent, trouvant là un moyen de mener une fraude sans prendre trop de risques, continue le banquier, puisque ces investissements sont moins surveillés, rappelant que ce n’est pas sans raisons que l’UBS est le principal sponsor de la Foire d’Art de Bale. lien

Il a même proposé aux sénateurs une solution : « il faudrait s’inspirer de ce qui s’est fait en Italie, c'est-à-dire le rapatriement de l’argent sur une base anonyme, avec une pénalisation qui ne soit pas confiscatoire, et contraindre le réinvestissement de cet argent de la fraude, pourquoi pas dans un grand emprunt d’état, destiné à la création, à l’aide aux entreprises … ». Curseur à 45’32’’

Il ne croit pas que les mesures proposées par le gouvernement Hollande soit de nature à régler le problème, car déclare-t-il : « lorsque vous avez en face de vous quelqu’un qui est dans le mensonge, ce ne sont pas des déclarations d’honneur qui vont changer les choses ».

Cet ex-banquier de la banque Reyl et Cie a raconté l’histoire de sa vie, comment ce stéphanois de 42 ans, a quitté sa ville, via Télécom Paris, muni d’une spécialisation en finance internationale, pour enfin rejoindre les milieux de la banque Suisse, et raconte en long et en large, aux journalistes de Médiapart, les méandres de son parcours, l’argent transporté, et pour le compte de quelles personnalités.

On peut découvrir dans ce long entretien l’histoire d’un certain Chancel, qui a monté en quelques mois un système propre à planquer des milliards, en majorité ceux de richissimes français, et le banquier explique de quelle façon tout ça est mis en place dans la plus grande discrétion

Condamin-Gerbier raconte comment il découvre « une réelle industrie du contournement de l’impôt, de l’optimisation simple à la fraude de très haut niveau, avec non seulement une fraude par non déclaration, mais aussi des montages extrêmement complexes, actifs, revus et re-analysés chaque jour avec une obsession de chaque instant ».

Il ajoute : « je vois toute la palette des gens qui dépensent parfois même plus en frais pour ne pas payer d’impôts que l’impôt lui-même…ils sont tellement dans leur truc que l’important n’est pas tant l’argent dépensé, mais le simple fait d’échapper à son impôt  ». lien

On se souvient que Condamin-Gerbier avait déclaré le 23 mai 2013, sur l’antenne de France Inter : «  il y a des Cahuzac sur l’ensemble de l’échiquier politique  ». lien

Le 2 juillet, ce même banquier a confirmé avoir donné au mois de Juin, à la justice française les informations concernant les personnalités politiques françaises qui auraient des comptes cachés en Suisse, et vient finalement d’en donner la liste aux juges Van Ruymbeke et Le Loire.

Il s’agirait d’une quinzaine de personnalités politiques ou médiatiques de tout premier plan, et les juges qui l’ont auditionné vont maintenant enquêter, afin de recouper les informations, et de confirmer la véracité des affirmations du banquier. lien

Certains seraient des ministres de l’actuel gouvernement, mais aussi certains appartiendraient à l’ex gouvernement…

« Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » : c’est ainsi que l’ex-banquier s’est exprimé face à l’administration qui l’a interrogé, convaincu que Pierre Moscovici et Manuel Vals étaient au courant de l’existence du compte caché de Jérôme Cahuzac avant les aveux de ce dernier. lien

L’ex-banquier avoue être inquiet, car dit-il « il y a des menaces sur son intégrité physique et sur celle de sa famille  ».

Espérons maintenant que les juges en charge de ces renseignements seront faire éclater rapidement toute la vérité, car comme dit mon vieil ami africain : « le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits ».

L’image illustrant l’article provient de : « nopasaranvoxpopuli.over-blog.com »

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

La vidéo complète de l’ex-banquier est sur ce lien

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 18:36

Instruisez-vous !... Ou bien finissez esclaves !

Le « Indignez-vous » n’ayant pas marché, essayons autre chose de plus efficace et intelligent. Un nouveau mot d’ordre, Instruisez-vous ! Et un livre à écrire mais qui pour l’éditer et le diffuser ? Je peux fournir un manuscrit courant août. A bon entendeur !

Indignez-vous ! clamait le vieux sage au sourire facétieux qui écoula des millions d’exemplaires de son opuscule parsemé de bonnes intentions. Stéphane Hessel ne compris point, dans son élan de générosité, qu’il s’adressait bien plus aux masses qu’aux citoyens. D’ailleurs, il s’en suivit un mouvement de masse mais pas un avènement de lumières pour le 21ème siècle. Dans la foulée, le moins vieux mais teigneux Jean-Luc Mélenchon s’empara de l’indignation en vociférant contre les capitalistes, les eurocrates, les médiarques, cherchant à faire sortir les chiens citoyens des niches et chenils où ils habitent. Mais parler cru et dru est-il le ressort des solutions politiques ? Lisez l’étude de Robert Michels et vous verrez apparaître Mélenchon comme un avatar assez comique des tribuns du socialisme il y a plus d’un siècle, les Liebknecht, Guesde, Bebel, Jaurès et autres Lassalle. L’objectif étant de susciter l’adhésion des masses pour parvenir au statut de chef de parti. Et le cas échéant, de rivaliser avec d’autres chefs. Bref, rien de neuf. La revanche de Mélenchon sur ses anciens camarades du PS est un secret de polichinelle. Le bougre a été démasqué. Mais ce n’est pas très important et cela n’ôte pas à Mélenchon une présomption d’honnêtes intentions que l’on peut interpréter comme une candeur idéologique voire même une idiotie. Une piste à explorer : « démassifier » le peuple pour le transformer en une communauté de citoyens éclairés. Et savez-vous comment se « démassifie » un peuple ? Eh bien c’est simple, chaque citoyen se prend par la main et s’instruit en prenant notamment quelque distance avec les médias de masses !

Depuis la Renaissance, l’homme a été placé au centre des réflexions philosophiques. Un mouvement épistémologique ascendant et culminant au 18ème siècle avec les « Lumières ». Le siècle suivant a vu émerger des options épistémologiques inédites comme le positivisme ainsi que les sciences de la société et de l’Histoire. Il fut question d’inventer les sociétés heureuses, voire radieuses pour le bien de chacun et de tous. Mais l’évolution fut tragique et contrastée. Les penchants oligarchiques et ploutocratiques ont parasité les démocraties occidentales alors que les nationalismes et totalitarismes ont placé les masses dans le dispositif policier. Le tout se déroulant avec la participation du système de production de masse et du complexe militaro-industriel.

Depuis plus d’un siècle, les intellectuels et les piliers de bistrot citoyen cherchent la martingale d’un monde meilleur. En ce début de 21ème siècle, plus personne ne croit au marxisme, ni même dans l’action politique. Quelques vieilles recettes sont agitées mais elles sont dépassées et non opérantes dans le contexte du monde global, hyper moderne et surmédiatisé. La piste proposée par Marx avait le mérite d’être appuyée par une théorie ontologique puissante, irréfutable et capable de séduire l’entendement. Cette théorie, ce fut le matérialisme, dialectique pour les uns, historique pour les autres ; les deux options se complétant pour concevoir une lutte des classes visant l’émancipation des travailleurs comme préalable à un monde meilleur et plus juste. C’était bien ficelé par Marx sauf que le volet ontologique matérialiste est foncièrement faux. Et que la complexité du système économique et sociale nécessite un Etat et des organisations hiérarchisées avec des dirigeants au sommet.

Le temps des luttes politiques est révolu parce que le politique a décidé à son insu d’être révolu. Plus de « luttes », sauf pour le système productif concurrentiel et les Etats qui organisent une confrontation économique, pour ne pas dire une guerre de la concurrence à l’échelle globale. Le 21ème siècle, qu’il soit spirituel ou pas, sera marqué par l’avènement de l’information et la maîtrise des matérialités et des humanités par ceux qui possèdent la science du calcul et de la gestion des informations. On peut y ajouter la conscience des informations et l’impact des messages sur l’émotionnel dans une visée de domination. Un nouveau dispositif ontologique se dessine actuellement. Celui de l’asymétrie informationnelle et des algorithmes à l’origine de la vie et de son évolution. Vivre une existence humaine, c’est connaître et se projeter ! Et pour l’homme, vivre librement, c’est augmenter sa conscience et sa capacité à penser et concevoir son existence.

Il est temps de comprendre que le marxisme et le capitalisme ne sont que les deux faces d’une même pièce, celle qui place l’homme dans le système productif et conçoit la totalité de son existence en étroite interdépendance avec le produire et le technique (et dans interdépendance il y a dépendance). Il y a bien longtemps que la division de classe est inopérante. Une nouvelle division s’est constituée peu à peu, entre ceux qui ont accès à l’information, aux réseaux professionnels, aux centres de décision, à la gestion des communications et ceux qui sont peu ou prou en situation de déficit informationnel. L’accès à l’information permet de saisir les opportunités et de gagner sur le marché concurrentiel. Mais aussi de bien gérer les risques face auxquels nous sommes devenus inégaux (U. Beck).

La bonne gestion de l’information ne se réduit pas à obtenir quelques avantages pour naviguer dans le système en concurrençant son prochain ; elle permet aussi de bien diriger son existence. Et ce dans tous les secteurs de la vie. Connaître la voie, apprendre de la nature, de soi, des autres, de l’Histoire. Et surtout, apprendre à se diriger soi-même et ne pas se laisser manipuler par les peurs, affects et autres séductions consuméristes voire politiciennes. Ne plus se soumettre sans examen critique aux injonctions médiatiques, publicitaires et politiques propagées par les médias de masse. Apprendre à discerner les idées convenues des intellocrates et le discours des sages. Le temps des hackers technologiques et épistémologiques est arrivé. Savoir décoder les discours, les slogans et les injonctions de toutes natures, surtout celles provenant des intérêts industriels puissants comme ceux de la culture et mieux encore, ceux du système de santé, pour se prémunir contre les excès de soins par exemple.

« Instruisez-vous » est un horizon inscrit dans une double configuration de l’existence, le pouvoir et l’information.

I. Aristote concevait l’esclave comme un individu dont la raison n’est que passive. Ce qui lui permet de comprendre les ordres mais ne lui permet pas d’assumer son existence et ses choix décisifs. Au 21ème siècle, ce propos a encore sa pertinence. Observez autour de vous et constatez qu’en beaucoup de situation, vous vous en remettez à d’autres instances pour gérer vos décisions. C’est assez évident dans le domaine de la politique et surtout de la santé. Privé d’information et du système gérant les informations, vous êtes en état d’infériorité face à ceux qui disposent de l’information et savent la gérer, notamment vous manipulant pour asseoir leurs intérêts.

II. Revenons aux analyses de Brzezinski sur l’âge technétronique et le rôle des Etats-Unis. Avec comme ressort l’idée de sociétés instables et indociles qu’il faut gérer pour les amener vers un ordre social profitable à la majorité, avec en tête de pont les Etats-Unis, pionniers de l’invention socioculturelle au 20ème siècle, promoteurs des normes du bien vivre et garants au niveau international des entorses au vivre libre, surtout du côté des pays ayant quelques penchants pour le communisme. Le présupposé de Brzezinski étant que les élites sont plus instruites que les masses et savent ce qui est bon pour l’avenir du monde, surtout les élites américaines. C’était en 1970, quelques années avant le rapport de la trilatérale sur la bonne gouvernance. Les citoyens éclairés savent maintenant que cette bonne gouvernance a échoué et que les pays avancés vont vers des dérives policières et oligarchiques, surtout le pays qui se veut le plus avancé, les Etats-Unis. « Instruisez-vous » n’est au fond qu’un rêve à la MLK, un rêve d’un monde avec des citoyens instruits et capables de contrer les manœuvres des Etats au service d’intérêts oligarchiques et de domination sociopolitique des masses ; service assuré avec l’appui des médias de masse.

III. « Instruisez-vous », c’est un peu une sorte de conseil adressé aux citoyens qui veulent un monde meilleur, sans idées préconçues sur les fins de chacun et les moyens à mettre en place, excepté un principe, celui de s’informer et d’organiser l’information. En toute modestie, mon objectif serait d’être le Brzezinski des citoyens mais en ai-je les moyens et puis…

(C’est un rêve qui ne se réalisera peut-être pas car je ne crois pas en l’homme et d’ailleurs, vous êtes bien incapables de vous bouger pour essayer de faire vivre ce rêve et diffuser ce message. Les éditeurs ont raison au fond. Le peuple veut de la merde, qu’on lui donne de la merde à lire ! Ce n’est qu’une parenthèse car même si elle ne sera pas planétaire, la révolution est en marche. La révolution est l’essence de l’homme. Ceux qui la renient sont des bêtes)

 

Bernard Dugné

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 19:24

L'arrestation de deux jeunes saintois pour detention de cocaine , m'oblige a ouvrir une rubrique sur les effets des produits psychotropes illicites et licites....

> EFFETS ET DANGERS DE LA COCAÏNE

L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaisent par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.


La cocaïne provoque :
>> Une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus, insuffisamment irrigués, manquent d'oxygène, et se détériorent (nécrose). C'est notamment souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers.
>> Des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac.
>> Des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes ou des attaques de panique.
>> Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des pertes de mémoire et des phases d'excitation.


Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l'acte.


En outre, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida et des hépatites B et C.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:30

On en sait un peu plus aujourd’hui sur ce système jusqu’ici opaque, et à la lueur des révélations on comprend mieux pourquoi … C’est à l’initiative d’Hervé Lebreton que nous découvrons peu à peu l’ampleur du scandale. Comme quoi lorsque les citoyens prennent en main leur destin…

Cet ex-candidat à une élection partielle dans le Lot-et-Garonne avait saisi le tribunal administratif de Paris pour demander la levée du secret, ce dernier avait ordonné au Ministère de l’Intérieur de communiquer dans le détail les éléments relatifs à leur attribution. Chose faire aujourd’hui, le document comprend 1000 pages !

Cela concerne la cohorte imposante de nos 925 parlementaires… La totalité du document sera prochainement rendu public dans son intégralité, mais certains médias ont déjà obtenu des informations qui permettent d’identifier le hit parade des députés et sénateurs le plus dispendieux. C’est donc, nous le savons depuis plusieurs jours l’ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) qui a reçu le gros lot avec pas moins de 11,9 millions d’euros en 2011. Il est suivi de Gilles Carrez (UMP), à l’époque rapport du budget à l’Assemblée nationale avec 3,75 millions, puis l’ex-président du sénat Gérard Larcher UMP) avec 3,13 millions. En quatrième position, on trouve aussi Philippe Marini (UMP) (dont nous avons vu qu’il semble avoir en 2012 continuer à abuser du système), ex-rapporteur du budget au Sénat, avec 2,7 millions. Et surprise, on tombe en huitième position sur Jérôme Cahuzac (PS)… alors président de la commission des finances qui a disposé de 1,19 millions.

Certes aujourd’hui le pouvoir socialiste a pris des mesures pour réduire l’ampleur de ces sommes et mis en place un début de transparence. Mais on aurait aimé qu’il fasse un peu plus dans un souci de moralisation de la vie politique, à savoir supprimer purement et simplement ce système de prébendes. Comment clarifier la situation d’égalité des parlementaires avec de tels écarts dans la puissance à subventionner leurs électeurs potentiels, on voit d’ailleurs que c’est l’UMP en 2012 qui tire le plus grand bénéfice de ce système.

Aujourd’hui la distribution est équitable pour tous les députés et sénateurs, chaque président de groupe reçoit une somme au prorata du nombre de ses élus. L’Assemblée se voit doté de 90 millions d’euros et le Sénat de 60 millions et le sénat de 60 millions. Chaque député ne dispose plus que de 130 000 euros par an, les présidents de groupe ont obtenu le double et nous savons que le Président du Palais Bourbon, Claude Bartolone s’est limité à tout de même 520 000 euros ! Il s’est engagé à publier dans le détail la liste des usages qui en seront fait pour tous les députés. On attend toujours que le Sénat annonce son intention d’en faire autant…

Les progrès dans la transparence de la vie publique sont encore devant nous, et à l’image de ce citoyen responsable, Hervé Lebreton qui a pris en main, c’est à chacun d’entre nous d’y veiller, laisser ce pouvoir entre les mains des seuls politiques serait fatal à la démocratie. La république c’est nous !

 

Auteur: jean Pelletier

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:30

La France court à l’explosion !

25 juin 2013, 19:34 Auteur :  

editorial-claude-reichman-88_3awtv_1f5ohfPar Claude Reichman (photo), Porte-parole de la Révolution bleue.

La France a vraiment du souci à se faire. Pays bloqué dans des structures d’un autre âge, elle ne parvient pas à se donner des dirigeants capables de les réformer. Les majorités se succèdent sans que jamais rien ne change, sauf en pire. On court donc à l’explosion, comme à chaque fois qu’une société est en péril et sombre dans la violence faute de pouvoir procéder calmement aux changements qui s’imposent.

La raison profonde de l’impuissance française tient au statut de ses élites officielles. Ce sont des gens protégés de tout, sauf de la mort. Ils n’ont aucun souci d’argent, bénéficiant de rentes de situation non révocables et d’une influence non contestée en raison de leur monopole d’accès aux médias. De colloques en émissions, de célébrations républicaines en missions royalement payées, ils vivent des jours heureux tandis que l’économie du pays sombre et que la pauvreté progresse à une vitesse effrayante.

Ainsi, la France se retrouve dans la situation de 1788, où la noblesse dansait à la cour, pendant que le peuple, accablé d’impôts, subissait les terribles morsures de la famine. Aujourd’hui, on ne meurt plus de faim parce qu’il y a les poubelles de la société de consommation et les restos du cœur, mais la famine moderne c’est de ne plus pouvoir mettre assez d’essence dans sa voiture, de se priver de vacances et de renoncer à se soigner. 15 millions de Français sont à quelques euros près pour finir le mois, il y a 8 millions de pauvres et 5 millions de chômeurs. « Cher ami, votre analyse rejoint la mienne, il faut un grand plan de réformes » : voilà ce qu’on entend sur les radios et les télévisions, et les rois du baratin se quittent en s’embrassant toutes tendances confondues et en se donnant rendez-vous le lendemain sur le plateau d’une chaîne concurrente. Les mieux disposés des Français à l’égard de leurs « élites » soupirent d’accablement, les autres, de plus en plus nombreux, rêvent de tout casser. Quand l’un va s’y mettre, tout le monde suivra.

Le pouvoir a peur. Dès qu’il aperçoit le moindre attroupement de peuple, il se met à transpirer à grosses gouttes. Il lui faut d’urgence regagner ses bureaux bien tempérés et « pousser à fond la climatisation pour jouir du froid des riches », comme l’écrivait Sartre en visite à Cuba. Cuba, vous avez dit Cuba ? Mais oui, mon cher  cousin, j’ai dit Cuba, une dictature à qui la France ressemble de plus en plus, avec les interminables apparitions télévisées de ceux qui, comme le « leader maximo », monopolisent le pouvoir et la parole, et avec le manque de tout qui s’installe inexorablement dans ce qui fut le pays le plus riche du monde, tout comme le Cuba de Castro avait réussi à manquer de rhum et à laisser ses habitants s’intoxiquer et crever dans les pires douleurs à coups de bibine frelatée.

La bibine à Hollande – et à tous les autres – on n’en veut plus. Leur présence est une insulte quotidienne jetée à la face du peuple. Il est intolérable qu’ils continuent de parader et de s’enrichir sur le dos de ceux qui se tuent à la tâche pour entretenir ces bouches inutiles.

Oui, cela va aller très mal. Françaises, Français, prenez vos précautions. Regroupez-vous selon vos affinités et préparez-vous à agir avec un minimum d’organisation quand la tempête va se déchaîner. C’est aujourd’hui la seule certitude : elle va se déchaîner. A partir d’un incident mineur qui prendra soudain d’immenses proportions et enflammera la brousse. Préparez-vous, car il ne sert à rien, une fois que les choses sérieuses ont commencé, de courir comme un perdu au long des rues en cherchant des mains à qui se joindre, des épaules sur qui s’appuyer, des gorges pour entonner un chant de courage. Une fois que cela va mal, il est trop tard pour s’organiser. Faites-le dès maintenant.

Des leaders nouveaux vont apparaître, jeunes ou moins jeunes, hommes ou femmes. En fait, ils sont déjà là. Certains sont connus, mais empêchés de s’exprimer aux micros officiels, d’autres surgiront soudain, comme une génération spontanée, exactement comme on voit le blé pointer et monter dans une terre fertile.

La terre fertile d’aujourd’hui, c’est la France de la corruption et des scandales, toute cette pourriture qui va servir d’humus. Ce qui va se passer en France ne sera finalement qu’une leçon de vie !

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:30

Texte anonyme à faire circuler

 Depuis la crise de 2008, le Mouvement des Indignés en Europe, le mouvement Occupy Wall Street * aux USA démontrent que des millions de citoyens sur la planète ont pris conscience que le capitalisme ça suffit ! « We are the 99% » * et nous ne pensons pas que la seule finalité de l’humanité soit de produire, de con-sommer et de passer son existence à comparer les prix dans une économie de marché mondialisée. Il va nous falloir choisir entre la survie d’un système absurde, stupide et violent qui fait du profit sa seule finalité et la survie de notre humanité, de notre environnement, de notre planète. C’est donc soit la survie des peuples (les 99%) ou soit la survie d’un système contrôlé par 0,01% de la population pour son seul bénéfice.

- Nous considérons que les mots Liberté, Egalité et Fraternité, inscrits au fronton de nos mairies ne sont pas vides de sens ; que l’héritage de la Révolution Française, des révolutions du 19e siècle et des luttes sociales du 20e siècle et en particulier dans les résolutions adoptées par le Conseil national de la Résistance * (parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l'énergie, des assurances et des banques…) sont notre fierté et nous lient dans un destin commun : la France.

- Nous considérons que la seule politique digne à mener est la lutte contre le pouvoir mafieux des banksters *, que le reste n’est que de la poudre aux yeux et que les hommes politiques qui ne remettent pas fondamentalement en cause ce pouvoir occulte, sont soit achetés, soit menacés, soit idiots.

- Nous considérons que la politique nationale Française est le seul « espace » qui nous reste afin de lutter contre cette oligarchie transnationale qui veut nous imposer une dictature financière mondialisée.

- Nous considérons que la non-violence et la vérité sont à la base de notre lutte pour notre émancipation de l’esclavage par les maîtres de la finance.

- Nous refusons de travailler, autant que possible, dans toutes entreprises néfastes.

- Nous refusons d’acheter une presse aux ordres du pouvoir financier et d’alimenter la société de consommation, de marketing et de mensonge.

- Nous refusons de nous soumettre au maître sournois mais bien réel qu’est le « système monétaire de Réserves Fractionnaires »* ou, autrement dit, à la manipulation par la monnaie « dette » émise par les banques.

- Nous refusons de voter pour tous candidats aux élections nationales (législatives et présidentielles) qui n’aborderont pas le problème monétaire avec franchise et qui ne proposeront pas dans leur programme de nationaliser les banques afin que l’argent devienne la propriété des peuples et non pas d’une infime minorité cachée (Fed * et groupe Bilderberg *).

- Nous proposons de consommer moins et d’acheter localement des produits sains.

- Nous proposons de boycotter les produits des multinationales.

- Nous proposons d’arrêter d’emprunter aux banques et de retirer le maximum de notre argent de nos comptes afin de ne laisser que le minimum jusqu’à la réappropriation par l’État français de la capacité de contrôler à 100% l’émission monétaire sur le territoire national.

- Nous proposons de nous informer de la réalité et de la vérité sur notre société et de la faire connaître à nos amis et à notre entourage.

- Nous proposons de vivre autrement et de développer plus de liens avec nos voisins, nos collègues et nos concitoyens en général.

 Par leur propagande « Les Nouveaux Chiens de garde »* dictent le discours « crédible » et nous manipulent pour nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternatives au capitalisme. Heureusement le net est une bonne alternative à l’ostracisme que pratiquent les médias dominants envers tous les discours subversifs. Réveillez-vous et faites passez le message, nous sommes des millions ! L’astérisque (*) signale des expressions à googleliser pour de plus amples informations. Envoyez ce texte par e-mail, copiez-le sur votre blog, publiez-le, imprimez-le et distribuez-le partout et tout le temps !

 Dans un esprit de fraternité des citoyens français ont rédigés ce texte en juin 2013. Nous demandons aux traducteurs d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Royaume-Uni ou d’ailleurs qui auraient envie d’adapter ce texte au contexte culturel de leur pays d’en garder « l’esprit ».

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:30

Pourquoi ce titre ?

Parce que : '' invasion de salopes sur internet '', c'est trop.

Enfin...

Trop ?

Internet est un espace où des femmes attirantes et ''inacsexibles'', telle la salope sauvage de Jean Marie Bigard ; celle qu'on voit passer au loin mais qu'on attrape jamais, peuvent s'exhiber cash.

Même sans trop le vouloir, vous finirez par tomber dessus ; impitoyables, impudiques, ces miss de pixels vous en font voir de toutes les couleurs. S'incrustent en image depuis l'autre bout du monde dans votre écran libidiné.

Vous n'y pouvez rien.

À moins de jouer du CCleaner tous les jours, au risque de perturber la mémoire interne de votre ordinateur. Soudain, dans un coin de l'écran, en haut en bas à gauche à droite ; un slider fait défiler un flash catalogue à beautés variables. Internationales.

Et d'abord ; comment savent-elles que je suis célibataire ?

Qui sont-elles ?

Il y a bien des professionnelles, que vous pourrez rencontrer par monnaie ajoutée, mais la majorité de ces web nymphettes profitent de notre naïveté pour nous embarquer dans des situations involontairement (?) onaniques, à caractère épuisant à la longue. YouPorn feeling.

Elles irruptent jusque dans vos rêves, succubes hi tech assoiffées de plaisir nocturne.

De toute façon, si vous rencontriez l'une d'elle en vrai, déçu vous serez, obligatoirement. Car le sel de ces sexy girls ectoplasmiques en 2d, ou même en 3d à lunettes électriques, c'est justement que vous ne pouvez les toucher qu'en pensée.

C'est ça & seulement ça qui fait leur ''charme''.

Julio Iglesias, l'oldie super star des latin lovers le dit clairement lors d'une interview dont j'ai oublié la date :

---- '' Yé ou* tout çé ké yé voulè dans ma vie ; voitures, femmes, villas, yachts, autre. É yé m'aperçou k'une foa kon possède son rêve, on voa kil é pas si terrible kessa, finalement.''

J'ai eu*

J'ai jamais compris pourquoi le prix de ''Between Nothingness & Eternity'', un album mythique du groupe non moins légendaire Mahavishnu Orchestra ne coûtait pas plus cher à l'époque, voire moins qu'un album de Julio Iglesias, mais côté philo ; Julio, çé du costo.

Car il a raison.

Ce qui fascine l'homme depuis la nuit des temps c'est l'inaccessible, ''l'intouchable''.

C'est parce qu'on ne peut pas intervenir physiquement sur quelque chose ou quelqu'un ; une situation, un débat, une pouf, qu'on la respecte.

C'est le principe de la télé ; tu dois écouter sans moufter.

Dans la pub c'est le même principe, imaginez que les mécontents d'un produit quelconque puissent twiter en direct leur avis en bande défilante en bas de l'écran, pendant les pubs.

Ces spots primitifs exacerbant l'instinct de bête qui allume l'homme.

Si j'avais cette jolie voiture et ces beaux habits, j'emballerai à l'aise les nanas de mes rêves pense t-il, cet imbécile. Certaines pubs des années 80 90 appuyaient d'ailleurs à fond sur la tare humaine reliquat du temps de la loi du plus fort**. Kitch puce rfid déjà intégrée au temps de Lucy. 

Hameçonné par imagination, le métallo ruiné, vampirisé de crédits à taux usurier, naïf possesseur du pseudo piège à filles à la con, la voiture pas les filles, se retrouve aussitôt gros jean comme devant ; enflé, blousé.

La 106 Kid Ça marche pas garçon, ou alors faudra vraiment monter dans la gamme ou mieux ; changer de métier, de marque et chercher plutôt vers le made in Germany, England, Italy, à Modène par exemple.

Si tu comptes vraiment atténuer, ou effacer ton imbécillité et ton physique repoussant par le design et la puissance de ton véhicule vis à vis des gorettes que tu convoites, évidemment.

C'est vrai ! Comment peut on être assez stupide pour croire une pub vantant la classe de véhicules bas de gamme ? Ou s 'émouvoir au point de pleurer devant un film dont on sait à l'avance que c'est un scénario inventé ?

L'homme manque sérieusement de plugins en état de marche ; de petites connexions subtiles lui permettant de relativiser la valeur & la hiérarchie de l'importance des choses.

De la vie.

Sans doute un vestige préhistorique du temps de la guerre du feu.

L'apparence est plus importante que tout dans la nature. Surtout chez les animaux ; les bacilles, les insectes, les reptiles, les mammifères. Fasciné par le brillant du métal précieux tel la pie voleuse, l'homme ensorcelé est prêt à tous les sacrifices pour satisfaire ce, celui ou celle qu'il admire.

Du papillon arborant des immenses ocelles aux ailes ; faux yeux énormes pour se protéger des prédateurs, au paon qui fait la roue pour affoler la paonne.

Du politoc collectionneur de tocantes de luxe au poissonnier qui enduit de vaseline l'oeil des poissons invendus afin qu'il aient l'air vif.

Tous les moyens sont bons pour impressionner la victime.

Et pendant ce temps là, le carrousel infernal des miss cookies de tracking électrons constituées, planquées derrière mon écran plat m'incitent à la débauche.

Virtuelle.

Noway le Web.

© Piere CHALORY

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 17:30

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et des ONG pointent les mauvaises pratiques des grandes enseignes. Enquête.

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Imanol Ugartemendia a commencé sa vie de pêcheur sur les grands chalutiers pélagiques, trainant des filets de plusieurs dizaines de kilomètres qui enserrent dans leurs nasses des milliers de tonnes de poissons. Il n’en garde pas un très bon souvenir. « On maltraitait le poisson, que l’on rejetait mort par centaines de kilos [1]. Soit parce que les quotas étaient atteints. Soit parce que ce n’était pas la bonne espèce. On faisait vraiment du sale boulot. En plus, on partait pendant quinze jours, et je n’aimais pas l’ambiance à bord. » Il a donc pris le large, et s’est mis à la « petite pêche ». Il traque désormais, au fil des saisons, le merlu, le bar, et parfois le congre. Seul à bord d’un petit bateau, il travaille non loin des côtes et rentre au port tous les soirs. Imanol fait maintenant partie de ceux que l’on appelle « les moins de 12 ».

« Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française. Lancée il y a un an, cette plate-forme réunit les professionnels de la pêche qui souhaitent sauvegarder leurs « petits métiers », trop souvent oubliés des politiques. Le ministre français de la pêche Frédéric Cuvillier étant même incapable de décrire ce secteur d’activité. « Pourtant, nous représentons près de la moitié des marins pêcheurs français, soit environ 8 000 professionnels, et plus de 80 % des bateaux de pêche en France, détaille Gwen Pennarun. Au niveau européen, la pêche artisanale représente 65% des emplois directs et 83% de la flotte. »

Quand les pêcheurs s’allient avec Greenpeace

Pour se faire entendre, les pêcheurs artisanaux ont décidé de collaborer avec Greenpeace, qui lutte contre la surpêche depuis plusieurs années. Parti de Roumanie le 18 mars, leur célèbre brise-glace, l’Arctic Sunrise a navigué de port en port, en Europe, pour achever sa virée à Londres, au début du mois de juin. « Nous avons, à chaque étape, embarqué des pêcheurs qui ont ainsi pu rencontrer des collègues d’autres pays », décrit Hélène Bourges, chargée de campagne Océans. Tous ces professionnels se sont réunis à leur arrivée dans la capitale anglaise.

« Pour peser sur les décisions politiques, et notamment sur la réforme en cours de la politique commune de pêche, nous avons besoin de nous organiser collectivement », explique Gwen Pennarun. Cette alliance n’est pas du goût de tout le monde. A son arrivée dans le port de Saint-Malo, à la fin du mois de mai, l’Arctic Sunrise a été accueilli par une banderole barrée d’un « Greenpeace prédateur des emplois de la filière pêche » . « Greenpeace ne s’oppose pas à la pêche mais à la surpêche », répond Hélène Bourges. « Nous défendons les professionnels qui pratiquent une pêche sélective ».

Cinq fois plus de poissons pêchés en 50 ans

Toujours présents à bord, les « petits » patrons pêcheurs maîtrisent en général plusieurs techniques de capture. Ils s’adaptent aux saisons et aux stocks disponibles, ne ciblant que les espèces qu’ils souhaitent attraper. Certains d’entre eux, à l’image des ligneurs de la pointe de Bretagne, ont même mis en place il y a près de 20 ans une période d’un mois « chômée » (du 15 février au 15 mars), pour laisser au poisson le temps de se reproduire. Ces dernières années, nombre d’entre eux ont dû renouveler leurs techniques et adapter leur savoir-faire, raréfaction des ressources halieutiques oblige. Mais leurs outils de travail restent modestes, de même que leurs charges fixes (entretien du matériel, quantité de carburants, etc.). Ce qui leur offre une vraie liberté.

« Je ne suis pas obligé de vider la mer pour payer mon bateau, résume Imanol Ugartemendia, qui vogue sans trop de stress. Ma seule véritable inquiétude, c’est le risque de disparition de la ressource. » Une inquiétude légitime. Car la mer se vide... Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les quantités de poissons pêchés sont passées de 20 millions à plus de 100 millions de tonnes, 50 % étant issues de l’aquaculture, et le reste de la pêche de capture. La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans. Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

Une espèce sur trois menacée d’extinction

Aux exigences croissantes des consommateurs, s’ajoutent d’importantes évolutions technologiques qui ont accru les capacités de capture des navires. Soumis à un rythme frénétique de prélèvements, les poissons doivent aussi faire face à une pollution croissante des océans et au changement climatique. 3% des stocks mondiaux sont épuisés. 28% sont surexploités, et donc menacés d’extinction si aucune mesure restrictive n’est adoptée. 50% des réserves halieutiques sont pleinement exploitées, les captures actuelles seraient par conséquent proches du niveau de production maximale, sans aucune marge d’expansion possible [2]. Les prévisions les plus pessimistes promettent la fin du poisson pour… 2035, c’est à dire demain. Cette date a été calculée par le professeur canadien en biologie marine Boris Worm, sur la base des tendances actuelles de baisse des stocks [3].

L’Europe, quatrième producteur mondial de pêche et d’aquaculture, joue un rôle de premier plan dans la raréfaction de ces ressources. La surcapacité de pêche est deux à trois fois supérieure au niveau auquel les réserves de poissons peuvent se renouveler. Cette surpêche est partiellement encouragée par la politique commune de la pêche (PCP), via le Fonds européen pour la pêche (FEP), doté de 4,3 milliards d’euros pour la période 2007-2013. Les projets financés sont choisis par les États membres, en partenariat avec les organisations de producteurs. Mais les sommes dépensées ne s’accordent pas toujours avec les objectifs affichés de préservation de la ressource. Moderniser les moteurs, pour économiser de l’énergie, permet aussi aux chalutiers d’augmenter leur productivité, comme l’a signalé la Cour des comptes européenne [4]. Entre 2000 et 2008, 33,5 millions d’euros ont ainsi financé la modernisation des navires de pêche au thon rouge. Une espèce largement sur-pêchée.

Des quotas défavorables aux artisans

Des quotas de pêche, appelés « totaux admissibles de capture » (TAC), sont pourtant définis chaque année. En France, les quotas sont répartis par les organisations de producteurs sur la base de ce que les bateaux ont pêché entre 2000 et 2003. Une période de référence défavorable aux pêcheurs qui débutent leur activité. « Mon bateau n’a pas pêché de thon pendant la période de référence, témoigne Imanol Ugartemendia. Et je n’ai pas eu accès à la réserve de quotas de l’organisation de producteurs. Résultat : je regarde les poissons passer sous mon bateau. Et je ne peux même pas en ramener un à la maison pour manger ! » Les défenseurs de la petite pêche reprochent par ailleurs au système des quotas de favoriser plutôt les gros bateaux, sur-représentés au sein des organisations de producteurs. « En Méditerranée, la pêche artisanale, qui représente 84% de la flotte n’a droit qu’à 10% des quotas », détaille Hélène Bourges, chargée de campagne Océans à Greenpeace France. Selon la Cour des comptes européenne, des pressions sont exercées sur le Conseil européen pour fixer des TAC supérieurs à ceux que recommandent les scientifiques [5].

En plus des aides directes versées au titre du FEP, le secteur bénéficie de subventions indirectes, telle que l’exonération générale des taxes sur les carburants. Une manne important pour les très gros bateaux, et notamment pour ceux qui pratiquent la pêche en eaux profondes. La consommation de carburant de ces chalutiers industriels s’élève à 7 000 litres de gasoil/jour au minimum. « Il en faut du pétrole pour tirer leurs moteurs de 2000 chevaux ! », sourit un pêcheur. Apparue dans les années 1970, à mesure que les stocks de poissons s’amenuisaient dans les eaux côtières, cette pêche convoite les espèces qui vivent en haute mer, jusqu’à 2000 mètres de profondeur, telles la lingue bleue, le grenadier de roche ou le sabre noir.

La pêche industrielle, championne des subventions

La pêche industrielle est pointée du doigt pour les ravages qu’elle produit sur les fonds des océans, qui abritent une riche biodiversité. L’Espagne, qui dispose de la plus importante flotte européenne, et la France réalisent à elles seules 50% des prises en eaux profondes. De ce côté-ci des Pyrénées, trois entreprises se partagent le gâteau : la Scapêche (Intermarché), qui possède huit navires hauturiers et qui représente jusqu’à 85% du total des captures d’espèces profondes. Euronor (UK Fisheries [6]), basé à Boulogne-sur-Mer qui totalise 9% des prises et Dhellemmes (qui appartient au groupe hollandais Jaczon BV, spécialisé dans la pêche industrielle et la congélation de poissons), basé à Concarneau.

« En plus d’être destructrice, cette méthode de pêche n’est pas viable économiquement », s’insurge Claire Nouvian, présidente de Bloom, une association qui se bat pour la préservation des océans profonds, et pour la survie des pêcheurs. La Commission européenne estime que dans plusieurs États membres les coûts imputés sur les budgets publics au titre de la pêche sont supérieurs à la valeur totale des captures. Autrement dit, les citoyens européens paient leur poisson quasiment deux fois : sur les étals et avec leurs impôts. « De 2004 à 2011, la Scapêche a bénéficié de quatre types de subventions pour un montant total de 9,34 millions d’euros. En dépit de ces aides et de l’injection de 20 millions d’euros par le groupe Intermarché, la Scapêche a accumulé plus de 19 millions d’euros de pertes courantes. » Mais ces aides ne permettent-elles pas de créer des emplois ? A peine. Selon les estimations des ONG, l’activité génère entre 250 et 350 emplois équivalents temps-pleins, sur terre et en mer (secteurs du transport, de la transformation et de l’emballage compris). Moins de 2 % des emplois directs et indirects du secteur.

Greenwashing en série

En France, trois poissons sur quatre sont vendus en super ou hypermarchés. Ce qui donne une responsabilité particulière à la grande distribution. En juin 2012, le jury de déontologie publicitaire a épinglé le groupement de supermarchés Les Mousquetaires, qui possède Intermarché, suite à une plainte déposée par Bloom pour « greenwashing ». L’ire de l’association porte sur une campagne de promotion prétendant que l’enseigne s’engage « pour une pêche responsable » et qu’elle joue « un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France, qui passe par la préservation et le renouvellement des ressources marines ». Il a été demandé aux Mousquetaires de retirer leur publicité.

Ils ne sont pas les seuls à exceller en« écoblanchiment ». Leclerc s’était illustré de son côté en 2010 avec une superbe campagne expliquant « ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale ». Et précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et en petits caractères : « Excepté les 28 senneurs (les thoniers, ndlr) listés en annexe 1 de l’arrêté du 28 janvier 2010 »… C’est à dire toute la flotte industrielle française !

Inaction de l’Union européenne

Contactés par Basta !, à propos de leur politique de sélection des espèces de poissons vendues, les deux groupes n’ont pas souhaité s’exprimer. « Côté grande distribution, il y a de vrais différences selon les enseignes », tempère Claire Nouvian, dont l’association vient de publier une enquête sur les bons et mauvais élèves. Casino et Carrefour sont plutôt bien notés, au contraire d’Intermarché, de Leclerc et d’Auchan. « Mais elles ont toutes des efforts à faire en matière de transparence. Il n’ a aucune lisibilité sur les critères de choix des espèces vendues. Qui décide de suivre tel avis scientifique plutôt que tel autre, par exemple ? »

La nouvelle politique commune de la pêche, dont le projet de réforme a été acté au début du mois de juin par le Conseil européen, obligera-t-elle les distributeurs à rendre des comptes ? Nul ne le sait pour le moment. Sous la pression notoire de la France, les ministres de la pêche ont refusé d’adopter un calendrier d’actions. Le projet prévoit cependant de privilégier les pêcheurs ayant des pratiques à faible impact sur les écosystèmes, avec un taux maximum d’emplois par kilo de poisson débarqué.

1% des océans sont protégés

« Nous attendons de voir ce qui va être véritablement être acté au niveau financier, remarque Bertrand Cazalet, du Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc Roussillon (SMPR). Comment les fonds seront-ils structurés, sachant qu’historiquement les industriels arrivent toujours à retirer leur épingle du jeu ? » Au Comité national des pêches (CNPMEM), instance représentative plus large que les organisations professionnelles, la réforme européenne est regardée avec méfiance. De même que la constitution d’un réseau de petits pêcheurs, en lien avec Greenpeace.

Les représentants de la profession redoutent notamment la mise en place de grands espaces interdits de pêche, recommandée par divers scientifiques, dont le biologiste français Daniel Pauly. Selon ce spécialiste mondial de l’état des ressources halieutiques, l’établissement de ces zones sans pêche se fait très lentement. Seul 1% des océans est aujourd’hui concerné par cette préservation. 2% dans quinze ans. Un rythme bien trop lent pour assurer le renouvellement des stocks. Le Comité national des pêches, s’inquiète aussi du retard pris sur le calendrier prévisionnel des négociations financières. Certains patrons de chalutiers craignent d’être obligés d’adapter leurs outils aux contraintes environnementales (maillages de filets plus larges pour laisser passer les jeunes poissons par exemple) sans être soutenus financièrement.

A quand un véritable label pour la pêche ?

La Commission reconnaît que, « à court terme, les objectifs environnementaux, économiques et sociaux peuvent entrer en conflit », en particulier pendant la période de reconstitution des stocks, au cours de laquelle il va falloir réduire la voilure. « Cette question est cruciale, précise Hélène Bourges, de Greenpeace. Surtout pour les « semi-industriels », ces chalutiers d’une vingtaine de mètres, qui vont devoir réduire leurs captures alors qu’ils sont enfermés dans le cercle vicieux de l’endettement et de la nécessaire surpêche. Le volet financier de la réforme doit prendre cela en compte. Ces personnes devront être accompagnées vers des modes de pêche plus durables. Mais on ne peut pas faire l’économie du temps de reconstitution des stocks. Sans poissons, pas de pêcheurs ! Cela parait logique mais il nous semble important de le souligner. »

Les consommateurs peuvent-ils agir en faveur de pratiques vertueuses ? Comment choisir le « bon » poisson ? Il n’y a guère que lors des ventes à quai, au sortir du bateau, que le poisson peut être tracé. Une fois partis dans les circuits de distribution, tout les poissons se valent, côté traçabilité. La mise en place d’un véritable label, à l’image du logo AB pour l’agriculture biologique fait partie des demandes des artisans pêcheurs. En attendant, les consommateurs peuvent aussi se référer aux tableaux et calendriers établis par Greenpeace ou l’association Slow food. Comme pour les fruits et légumes de saison.

Nolwenn Weiler

@NolwennWeiler sur Twitter

Photos : Ivan du Roy / Basta !

- Lire aussi : Comment éviter d’encourager la surpêche ?

Notes

[1Entre 20 et 50 % des prises de poissons effectuées par le secteur industriel sont rejetées à la mer.

[3Boris Worm travaille en collaboration avec le biologiste français Daniel Pauly, Directeur du Fisheries Centre de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes mondiaux des ressources halieutiques. Il a développé la plus grande base de de données au monde sur la biodiversité, ainsi qu’une base de données qui cartographie les prises de pêche sur tous les océans.

[4 Consulter le rapport de la Cour des comptes européennes en 2011.

[5 Rapport 2011 de la Cour des comptes européenne sur la PCP.

[6UK Fisheries, détenue à 50 % par une filiale de Parlevliet & Van Der Plas B.V., un membre néerlandais de l’association des chalutiers-congélateurs pélagiques (PFA), l’un des groupements professionnels les plus puissants défendant les intérêts du secteur de la pêche industrielle en Europe.

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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