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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:29

Les Saintois au XVIIe siècle

  * 4 seraient nées en Amérique:
     -Jeanne Angot, à La Capesterre de Guadeloupe
     -Françoise Angot, à La Capesterre
     -Hélène Compoint, à Saint Christophe
     -Marguerite Lemoine, au Brésil
  * 3 ont une origine métropolitaine connue: 
     -Anne Hébert, de Honfleur
     -Jean Galon, de Provence
     -Pierre Balot, est engagé à Dieppe en 1660. (11)

   Sur les 5 épouses dont nous  connaissons  l'origine,  4
sont créoles, c'est un phénomène qui se  retrouve  pendant
toute  la  colonisation  des  Antilles   comme   l'avaient
démontré Bernadette et Philippe Rossignol dans leur 
ouvrage sur l'ascendance de Saint John Perse (13).

                  Résidences antérieures
 
   J'entends par là le lieu où ils demeuraient avant  leur
arrivée aux Saintes. Nous la connaissons pour  15  d'entre
eux :   
  * 11 viennent de la Guadeloupe:
     -Vivien Saulnier, Trois Rivières
     -Jeanne Angot, La Capesterre 
     -Françoise Angot, La Capesterre
     -Jean Durand, ?Basse Terre
     -Pierre Olivier, la montagne Bellevue
     -Jacques Feuillet, Trois Rivières
     -Marie Léchelle, Vieux Fort 
     -Jacques Raby, la Montagne St Charles
     -Berthe Lémy Lesueur, la Montagne St Charles 
     -Noël Collet, la montagne de l'Espérance
     -Marguerite Lemoine,native du Brésil
     Les quartiers d'origines les  plus  représentés  sont
     ceux qui se trouvent face aux îles  des  Saintes.  Ce
     sont aussi les quartiers  les  plus  peuplées  de  la
     Basse Terre. 
  * 4 viennent de Saint Christophe:
     -Martin Marette
     -François Marchand (14) 
     -Marie Vincent
     -Hélène  Compoint   native   de   Saint   Christophe,
      installée au Vieux Fort vint aux Saintes  après  son
      mariage avec Noël Collet. 

                 Devenir des Saintois de 1671

  Sur les 26 célibataires ou couples:
  * Seulement 4 auront une descendance aux Saintes:
     -Jean Galon et son épouse Marguerite Lemoine
     -Martin Marette dont le fils restera aux  Saintes  et
      aura deux filles mariées au Vieux Fort. 
     -François Lemire et Anne Hebert dont la  famille  est
      toujours représentée aux Saintes.
     -Fremy ou Romain Varin, marié après 1671 et qui  aura
      une   fille
  * 3 sont décédés aux Saintes sans descendance:
     -Alexis Carel est décédé aux Saintes sans enfant
     -Noël Collet est décédé aux Saintes sans enfant,  son 
      épouse se remariera avec un habitant de  Vieux  Fort
      et ils iront s'installer à Saint François de  Grande
      Terre où ils laisseront une nombreuse descendance.
     -Jacques  Feuillet  est  décédé  aux   Saintes   sans
      enfants, son épouse est retournée dans sa famille au 
      Vieux Fort où elle épousera Guillaume Pochon (15)
  * 3 ont quitté les Saintes:
     -Pierre Martel pour  s'installer  avant  1671,  à  La
      Capesterre quartier de résidence de sa belle famille
     -Jacques Raby est parti avant 1686 pour retourner sur 
      son  habitation  à  la  Montagne  St  Charles  qu'il
      possédait déjà en 1664. Il est possible qu'il fît un 
      séjour  aux  Saintes  comme  "faisant  fonction"  de
      commandant.  
     -François Vitel avant 1681 pour s'installer  à  Saint
      Barthélem      (16)
     -Auxquels il faut rajouter  les deux épouses devenues
      veuves, Hélène Compoint et Marie Léchelle. 
  * Pour 13 d'entre eux soit plus de 56%, leur devenir est
    inconnu. Parmi eux,  Jean  Durand,  Vivien Saulnier et
    François Marchand étaient mariés.

     Comme nous l'avons  vu  dans  le  chapitre  précédent,
l'implantation de la population saintoise se fit  au  début
des années 1660/1662. Du  premier  recensement  de  1671  à
celui qui  suivra  en  1682,  la  population  globale  aura
doublé. Dans les 15 ans qui suivent elle  va  être  triplée
pour atteindre plus de 300 habitants en 1697.           
   Les petites baisses de la population en 1687 et en  1698
correspondent aux  périodes  d'incursions  des  flibustiers
anglais. Tous les Saintois  n'étaient  pas  encore  revenus
dans l'archipel, préférant la protection de la  Guadeloupe.

             1671      1682        1686        1687        1697        1698      1699  
Hommes        23        20          45          34          39          36        50
Femmes         9        12          17          26          32          20        55
Garçons        7        13      41 garçons   39 garçons     69          59        57
Filles         4        19      et filles     et filles     55          36        69

Nègres         2         8          20          19          34          31        31
Négresses      5        16          31          27          32          42        42
Enfants        3        11          12          12          14                    15

Mulâtres       1         2           3          11       6 libres    6 libres  3 libres
Mulâtresses              1                      10      14 libres   10 libres  5 libres
Enfants                             13          19                  18 libres 10 libres 


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:13
Yvain Jouveau du Breuil
    L'archipel des Saintes, situées à moins de cinq milles 
au sud de la Basse Terre, comprend deux îles  principales.
Terre de Bas située sous le vent, et Terre de Haut  située
au vent, forment un port naturel à proximité de  la  ville
de Basse Terre, qui justifie l'importance  stratégique  de
ces îles (1).  

                 Les Saintois avant 1671

   Douze ans après l'arrivée des Français à la Guadeloupe, 
HOUëL envoya, pour des raisons stratégiques, les  premiers
colons sur l'archipel des Saintes; ils en prirent  posses-
sion le 18 octobre 1648  (2).  A  la  suite  d'une  grande
sécheresse, cette première tentative fut un échec (3). 
   Une seconde implantation fut tentée au commencement  de
l'année 1652, sous le commandement de LEMOYNE avec un "bon 
nombre d'habitants". Depuis  cette  époque  les  îles  des
Saintes furent toujours occupées (4). 

   En 1671 et semble-t-il depuis 1652, la  population  vit
entièrement sur Terre de Haut.
Les raisons en sont triples : la présence du port naturel, 
la présence de la seule source de l'archipel et la ferti- 
lité du sol. 
   Mais dès 1666, après l'attaque anglaise, le  gouverneur
DU LION  laissa un contingent d'hommes au fort de Terre de 
Bas, car cette île était plus difficile d'accès donc  plus
facile à défendre, et il fit raser le  fort  de  Terre  de
Haut. L'économie, une fois  de  plus  aura  raison  de  la
stratégie, car 5 ans  plus  tard,  Terre  de  Bas  est  de
nouveau  délaissée,  malgré  la  bonne  volonté  du  sieur
DESMEURIERS qui y avait fait planter quelques cannes (5). 

   L'absence de documents  antérieurs  sur  la  population
saintoise nous enlève l'espoir de connaître  avec  détail,
les tous premiers colons  des  Saintes.  Nous  ne  pouvons
recueillir que des fragments de cette population à travers 
les autres sources  de  documents.    L'habitant  le  plus
ancien est, bien sûr, Isaac LEMOINE, commandant de l'expé- 
dition de 1652. Vient ensuite  le  couple  Jean  GALON  et
Marguerite Lemoine, dont l'aînée vit le jour  aux  Saintes
avant 1662. Le Père Du Tertre nous cite le Sr Desmeuriers, 
commandant des Saintes en 1666.  D'autres  sont  retrouvés
dans les registres paroissiaux des quartiers de la  Guade-
loupe, c'est le cas pour Anne HIACINTHE née aux Saintes en 
1665 (6) et Pierre MARTEL, habitant les  Saintes  en  1666
(7). 

   Certains habitants figurant sur la liste de l'Espérance 
en 1664 (8) mais ne se retrouvant ni sur le recensement de 
la Guadeloupe de la même année (9), ni sur celui de  Marie
Galante  de  1665  (10),  habitaient  peut-être  déjà  aux
Saintes puisque nous les retrouverons aux Saintes en 1671. 
Il s'agit de: Nicolas de BRAY, Alexis CAREL et son  épouse
Madeleine VAUTIER, Pierre DUFLOS, Martin MARETTE,  Jacques
ROULLAND et Fremin (ou Romain) VARIN. 
  Pierre BALOT, habitant des Saintes en 1671, a été engagé 
comme scieur de long le 16 décembre 1660 à  Dieppe.  Après
ses trois ans de contrat, on  peut  supposer  qu'il  s'est
installé peu après sur l'archipel (11). 
   Le second enfant du  couple  François  LEMIRE  et  Anne
HEBERT, naquit aux Saintes avant 1671.  François  Marchand
et son  épouse  Marie  Vincent  font  baptiser  leur  fils
François à La Capesterre en  1665  :  habitaient-ils  déjà
l'archipel ? (12)
   Pour les autres habitants présents en  1671,  sept  ont
été recensés en 1664 dans divers quartiers  de  la  Guade-
loupe comme nous le verrons dans le chapitre suivant.
 
   De cet inventaire nous pouvons conclure que durant  les
dix premières années, il s'agissait  plus  d'une  présence
permanente que d'une colonisation,  qui  ne  débuta  réel-
lement qu'avec l'implantation du couple de Jean  Galon  et
Marguerite Lemoine vers 1661/2. En 1664, si les hypothèses 
émises plus haut sont exactes,  nous  avons  deux  couples
mariés, dont l'un sans enfant et l'autre avec deux filles, 
un veuf avec un garçon et 5 célibataires,  soit  13  indi-
vidus. Sept ans plus tard, ils seront 54. 

                  Le recensement de 1671

   Le premier recensement de la Guadeloupe effectué le 1er
août 1664 ne comprend pas les îles saintoises.  Il  faudra
attendre 7 ans de plus pour avoir le premier  état  de  la
population en  1671,  soit  19  ans  après  l'arrivée  des
premiers colons (5). 
   A cette date, la population totale est de 54  habitants
avec 43 blancs et 11 esclaves. Il n'y a pas un seul engagé 
ni un seul serviteur. 

   La population blanche est  composée  de  23  hommes,  9
femmes et 11 enfants soit respectivement  des  proportions
de 53,5%, 21% et 25,5%. Une population témoin  prise  dans
les quartiers les plus proches, à  savoir  Vieux  Fort  et
Trois Rivières, montre des proportions d'environ 40%  pour
les hommes, 18% pour les femmes et 35% pour  les  enfants.
Les célibataires sont fortement représentés,  14  sur  23,
soit 60% des hommes.  Dans  les  autres   quartiers  cette
proportion est deux à quatre fois moins importante  :  30%
aux Trois Rivières et 15% au Vieux Fort. Les couples  sans 
enfants sont également fortement représentés :  4  sur  11
soit plus de 36% alors que cette proportion est de  6  sur
18 soit 32% au Vieux Fort et de 7  sur  26  soit  27%  aux
Trois Rivières.                                  
  Cette forte prédominance des célibataires et des couples 
sans enfants  confirme  l'implantation  récente  de  cette
jeune population. 

  La population de couleur est constituée de 2  hommes,  5
femmes, 3 enfants et un mulâtre. Ils représentent à  peine
21% de la population globale contre 36% au Vieux  Fort  et
56% aux Trois Rivières, cette dernière paroisse ayant plus 
de grandes habitations que la paroisse du Vieux  Fort.  La
quasi-totalité des esclaves de l'archipel, soit 7 d'entre- 
eux appartient à un seul habitant, le sieur Alexis CAREL.

              Origines des Saintois de 1671

 Sur les 32 habitants  recensés, le lieu de naissance nous 
est connu ou est supposé pour seulement sept d'entre eux : 


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 07:20

La politique,
un sérail
de magouilleurs.
Et  toi
électeur
 la pauvre victime .
Croire toujours
icelui qui tuerait
 père et mère
 pour réussir
 et enfin ,devenir
 l'ami des trafiquants 
et consorts riches,
 d'argent sale caché 
des paradis fiscaux. 
 Oui,Toi l' imbécile
rabatteur
tu l'auras pas volé.
Suffrage encore
ces infâmes graines
d'édiles criminels.
Et que germent
 mille échafauds
à l'affût de tes libertés 

 

saint claude le 13 septembre 2009  Ψ

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 19:55
Un esprit indépendant ou free lance...Amoureux  d'équité.  Adhérant  oui  militant  jamais .De la chose politique.,s'il m'arrive de prendre parti ,c'est sans parti pris.
Comme tout saintois qui se respecte je regarde le monde de façon horizontale avec un sens aigu de l'altérité: Tout moun cé moun.

Arrière arrière petit fils d'une esclave créole -Rosiette Bélenus- née a la Dominique  et d'un cadet de famille désargentée tout la bas en France,je revendique et je crois au métissage miscégéné comme l'a écrit jean luc  Bonniol dans son ouvrage Particularisme ethnique et contraintes insulaires

Du reste ,je connais  très bien Man floresty  , sa boutique (en face de mamie germaine)et  souvenirs souvenirs, les bagarres entre autochtones et marins de la jeanne après quelques coups de rhum ;

Aussi, j'ai défilé avec les partisans du docteur Germain ,bien  malgré l'ire de Papaul (Paul joyeux)mon grand père maternel; j'avais a peine 17 ans et je croyais  au respect de la parole donnée: l'atelier de fabrication de bikinis dans le local du sphinx ,  j'y ai cru le temps d'un scrutin! Comme d'autres  croient aujourd'hui encore aux vaines promesses politiciennes.

Enfin,Eugene Samson, un réactionnaire?... je dirai plutôt  Paternaliste. Pouvait il y échapper quand on sait qu'il excercait  les métiers d'armateur, de boulanger et  d'épicier, dans une île en marge des centres décisionnels. Je laisse le soin à son fils jean claude que j'ai pris plaisir a rencontrer récemment  la liberté de réagir.

 Au total,l 'hydre du fatalisme  qui squatte l' imaginaire créole et que l'on retrouve dans les expressions populaires bien ancrées chez  les mille captifs de notre  commune- ile : "c'est comme çà" "il faut l'accepter" " çà changera pas" " yo interchangeables" "hilaire et louis bof ! yin et yang" ,est tranquille pour longtemps encore

Jean Bélénus  et  Germaine Joyeux , de la ou ils sont ,vous remercient de l'attention portée aux  modestes contributions citoyennes de leur fils.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 17:30
Mefiance,

Rien d'anodin en politique!

Il s'agirait d'une tentative d'OPA sur le FN cela ne me surprendrait nullement."L'esprit tordu"(je cite de villepin) attaché a l'objet  obsessionnel de son seul désir d "abus de pouvoir"(écrit par bayrou) a démontré sa rouerie politicienne.
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 15:33
  Extrait des travaux des états généraux
 in atelier  évolution  institutionnelle
voici la réponse d'un internaute à mon article " réflexion citoyenne sur la visite présidentielle en guadeloupe"paru sur  AGORA VOX



PROPOSITION D'EVOLUTION STATUTAIRE DES ILES SAINTES EN COLLECTIVITE
D'OUTRE-MER A L'ARTICLE 74 DE LA CONSTITUTION.

L'archipel des Saintes, forme un canton du département de la Guadeloupe,
divisé en deux communes, depuis la loi organique du 19 mars 1946 « dite de
départementalisation ».

Régi par l'article 73 de la constitution, il a initié son développement en
tant que « dépendance » de la Guadeloupe, à l'instar des îles françaises
avoisinantes, pour des raisons administratives sans avoir demandé
l'assentiment de sa population jusqu'à ce jour.

A l'heure des Etats Généraux de l'outre-mer, il convient de remettre en
cause cette organisation jacobine et d'interroger la population de ce
territoire sur son avenir, à savoir, continuer à faire partie de l'ensemble
guadeloupéen actuel mis en place par l'Etat ou devenir une collectivité
d'outre-mer à part entière comme ses consoeurs de Saint-Martin et
Saint-Barthélémy l'ont fait précédemment.

En effet, Les Saintes se sont toujours démarquées par leur forte identité
culturelle, leur économie propre et leur histoire.

En conséquence, il est nécessaire d'instaurer une politique et des
institutions qui considéreraient les particularités de ces îles et
pallieraient aux problèmes majeurs de la départementalisation et surtout de
la dépendance à la Guadeloupe.

I- Situation économique globale : ressources et problèmes de la politique
actuelle.

Les Saintes siègent honorablement au club des plus belles baies du monde
et se hisseraient au rang de troisième selon le classement de l'UNESCO.

L'archipel connaît une fréquentation touristique à lui seul dépassant la
barre des 350 000 visiteurs par an, se répartissant entre le tourisme de
journée ou de court séjour, la plaisance (voiliers et yachts) et la
croisière (80 escales par an en saison de Novembre à Mai) qui fait vivre la
majorité de ses 3000 habitants, ainsi que la pêche artisanale.

Il est doté d'infrastructures portuaires et aéroportuaires qui
malheureusement ne sont consacrées qu'au trafic régional et qui ont
pourtant la capacité de s'ouvrir au trafic international de la zone
caraïbe. (LIAT, WINNAIR…)

Au niveau énergétique, les îles sont alimentées en électricité par un
câble sous-marin provenant de la Basse-Terre et par des éoliennes
nouvellement installées à Terre-de-Bas, il en est de même pour l'eau
potable.

L'organisation départementale actuelle obère le développement de ces îles
par l'application rigoureuse de ses lois protectionnistes françaises et
communautaires inadaptées à la configuration locale. La centralisation des
pouvoirs et des structures publiques (Douanes, Hôpitaux, établissements
scolaires et de formation professionnelle…) sur la Guadeloupe, une
fiscalité lourde, et une double insularité, voir triple pour l'île de
Terre-de-Bas freinant l'installation des Banques et la création
d'entreprises, bassin d'emplois, provoquent un exode massif de la
population active.

L'approvisionnement des îles Saintes est très limité.

En effet la Guadeloupe demeure l'unique distributeur de produits
commerciaux et alimentaires, compte tenu de la taxation douanière
importante imposée aux commerçants saintois s' ils importent des produits
pourtant moins chers dans les îles étrangères avoisinantes. Elle est
coupable parfois de sérieuses pénuries aux Saintes en cas de longs
mouvements sociaux paralysant le port autonome de la Guadeloupe.

Le développement singulier de Terre-de-Haut et Terre-de-Bas existant
jusqu'à ce jour est à proscrire, l'une est le moteur de l'autre, d'où les
revendications d'une seule collectivité et de l'application de la
continuité territoriale entre les deux îles.

En matière statutaire pour l'outre-mer, la constitution prévoit deux
évolutions possibles, soit pour les département d'outre-mer en l'article 73
et pour les collectivités spécifiques en l'article 74.

Ce dernier offre de plus large possibilités permettant une organisation et
une autonomie plus ou moins large en fonction des particularités de chaque
collectivité.

II- Fondement légal, ressources budgétaires et prérogatives de la nouvelle
collectivité.

Afin de surmonter ces difficultés, et dans un respect de la volonté de ses
habitants, il est indispensable de proposer un statut de collectivité
territoriale d' outre-mer se substituant aux communes, à la région et au
département, régi par l'article 74 de la constitution.

Les ressources de cette nouvelle collectivité comprendront les dotations
attribuées aux communes, au département et à la région pour l'exercice
habituel de leurs compétences. Ces dotations seront prélevées au prorata de
la population concernée, sur celles versées au département et à la région
de la Guadeloupe.

De nouvelles ressources seront dégagées par l'application d'une fiscalité
propre et adaptée à l'archipel. (création d'une taxe à l'entrée et à la
sortie de la collectivité des non résidents, d'une taxe au mouillage des
plaisanciers, d'un droit de quai, vignette annuelle sur les véhicules à
moteur immatriculés.)

La nouvelle collectivité exercera les prérogatives suivantes dans les
domaines de la fiscalité, régime douanier, réglementation des prix,
urbanisme, aménagement du territoire, cadastre, domanialité publique,
construction de logement, circulation et sécurité routière, voierie,
gestion des ports et de l'aéroport, énergie, droit de l'eau, tourisme,
environnement, sport, culture, actions sanitaires et sociales, organisation
et gestion des établissements de santé, centre de secours, établissement
d'enseignement primaire et secondaire et la formation professionnelle,
poste et télécommunication, transports, musées et patrimoine historique.

L'archipel s'établira en collectivité à fiscalité privilégiée ne
s'inscrivant pas dans le cadre d'un paradis fiscal et se protégeant de
toute dérive.

Quant aux compétences régaliennes de l'Etat, elles resteraient à la charge
de celui-ci.

III- Institutions et fonctionnement des organes de la future Collectivité
des Saintes.

En ce qui concerne les règles d'organisation et de fonctionnement des
institutions et le régime électoral de son assemblée délibérante, ils
seront fixés par la loi organique qui suivra la consultation populaire. Ils
seront dans tous les cas similaires aux institutions existantes dans les
collectivités des îles du nord, sauf adaptations spécifiques géographiques
en raison de la proximité de la Guadeloupe.

Soit, une assemblée délibérante, un conseil territorial élu pour 5 ans
composé de 19 membres, d'un président du conseil territorial assisté d'un
conseil exécutif, un conseil économique, social et culturel de 15 membres,
7 acteurs économiques, 5 acteurs sociaux culturelles, 3 personnels
qualifiés nommé par le ministère de l'outre-mer, un représentant de l'Etat
en la personne du Préfet de la Guadeloupe.

Compte tenu de la situation d'archipel de la future collectivité, 2
conseils des îles à titre de conseil sans pouvoirs exécutifs sont à
prévoir, l'un à Terre-de-Haut, l'autre à Terre-de-Bas, sur le modèle des
conseils de quartiers de la collectivité de Saint-Martin. Un député et un
sénateur représenteront l'archipel au parlement.

La collectivité sera dotée d'un régime législatif fondé sur le principe de
l'identité législative commune nationale, avec des exceptions relevant de
la spécialité législative, lui permettant d'adapter les lois et règlements
en vigueur localement et fixer les règles dans les domaines fiscaux, de
voierie et de tourisme.

Enfin, le nouveau statut intégrera de nouvelles mesures de démocratie
locale et d'intervention pour conclure des accords internationaux afin
d'intégrer l'archipel dans son espace régional.

Quant au droit communautaire, il restera inchangé et la nouvelle
collectivité conservera son statut de région ultra périphérique de
l'Europe, tout en assouplissant certaines politiques contraignantes
inadaptées à la situation des îles.

Pour limiter l'effet de la double insularité l'archipel serait doté d'un
port franc, indispensable au développement des instituts bancaires et
commerciaux et à la création d'une zone de Fret sur le port de l' Anse des
Mûriers à Terre-de-Bas.

Il est nécessaire de rappeler que chaque île a le droit à
l'autodétermination et que la révision constitutionnelle du 28 mars 2003
rend possible cette évolution.

La tenue des états généraux de l'outre-mer est l'occasion pour l'archipel
des Saintes de décider de son avenir institutionnel et à sa population de
se prononcer sur un référendum qui lui est propre, d'instaurer un
partenariat avec la Guadeloupe et non une dépendance qui lui est
destructive.

« De l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace ! » Danton 1792.

 Remarque personnelle: il serait bon de lier cette proposition  à mon article" solutions et engagements pour 2014  diffusé ici même, le 24 juin 2009 ;notamment à travers les points A , C et H
Je suis favorable a l'érection de l'archipel des saintes en une collectivité distincte de la guadeloupe. Le débat politique est désormais ouvert entre les évolutionnistes  et les étatistes ,pour faire simple.J'aurai l'occasion  d'étayer ici même ou sur le 5/3 ma position

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 07:53
un lieu insoupçonné
vue sur le rocher du pélicanque vous découvrirez
depuis le grand courbaril
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 07:29

 
Purificatrice
Bienfaitrice
Dévastatrice
Tu as tranversersé
les époques
hautaine aux vents
craintive a la pluie
sourmoise aux hommes
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 19:43

Caterpillar!Ballets maléfiques
bulls,voici la Coulisse arasée
Progrès désastres écologiques
Modernité!La brèche excisée.

Poules d'eau,nénuphars étang Bélénus.
Cocotiers, monarques narcissiques
et,si belle dune en mont de vénus.
Proto catastrophe anthropique

Temps hivernage en plein carème
 vanne Alizés noroît chatouilleux
Avril frissons mornes callipyges,
stigmates ravines en flux boueux.

Temps carême en plein hivernage
Juin Solstice des forges tropicales.
Xérodermie  au sol jardinage,
calliandras et rosées  matinales.
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 18:07
sous le duvet
médiatique
du mouvement
populaire.
Vis le ballet
merdique
du figurant
suicidaire
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Profil

  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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