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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 17:28

Un Saintois sur un trois-mâts coulé en 1917
Adrien-Victor Bride, fils de Zéphirin

     Zéphirin BRIDE, né aux Saintes en 1884, embarqua le  7
mars 1917 sur le trois-mâts "Marthe et Marguerite"  armé  à
Nantes, jaugeant 525 tonnes. Le  capitaine,  Charles  Louis
SAUTREL, était né au Havre en 1872 et le reste  de  l'équi-
page se composait de :
- Felix BERTELHOTE, né en 1879 à Chateauneuf,
- Guy SIVAGER, né en 1877 à Basse-Indre,
- Jules CHARRIER, né en 1883 à Noirmoutier,
- Jules BOCALY, né en 1885 à La Trinité,
- Albert DESPLANQUE, né en 1900 à Coutances,
- Gabriel BICHON, né en 1901 à Saint-Nazaire,
- Pierre HELARY, né en 1891 à Plouezel,
- Georges EVENO, né en 1901 à Nantes.

    Voici les faits, à partir  d'extraits  du  "rapport  de
mer" du 5 novembre 1917,  fait  par  le  capitaine  Charles
SAUTREL :
Le trois mâts avait quitté la petite rade de St-Nazaire  le
12 septembre 1917 à 3 heures du  soir  et  appareillé  à  7
heures du soir à destination de Fort-de-France, la brise 
étant favorable et fraîche de N.N.E.
Du 13 au 17, petite brise; aperçu deux quatre-mâts faisant
même route et rencontré une goélette. Le 18, coup de  vent
de S.O. au S.S.O. en cape courante, mer très grosse, coups 
de roulis très violents.

"Le 19 au lever du soleil, vers 6 heures, sauts de vent au 
N.O., faible brise et calme, établi volants, perroquets et 
brigantine, le navire roule passablement,  cap  au  O.S.O.
Vers 2 heures  15  de  l'après-midi,  latitude  116°33  N,
longitude  12°  Greenwich,   aperçu   un   sous-marin   se
présentant sous l'aspect d'un voilier à perte de  vue  par
2/4 à bâbord, distance 5 à 6 milles, temps très clair.
Presque aussitôt, un coup de  canon,  cru  tiré  à  blanc,
suivi immédiatement  d'un  obus,  passe  au-dessus  de  la
mâture et tombe à 500 mètres du bord, à  deux  quarts  par
tribord arrière puis le navire se trouve  encadré  par  le
feu de l'ennemi qui tire avec deux  pièces;  de  temps  en
temps quelques schrapnels tombent autour de nous  et  très
près, on entend des chocs sur la coque.
Mis au poste de combat dès que le sous-marin fut  reconnu,
mais nous fumes dans  l'impossibilité  complète  de  faire
usage de nos canons, d'abord le  sous-marin  se  tenant  à
bâbord devant et à une trop grande distance, 10.000 mètres 
au moins.
De plus, nous étions presque encalminés et, le  soleil  se
trouvant presque devant à tribord,  nous  étions  dans  la
position la plus défavorable.
Un obus ayant atteint le rouf d'équipage, un autre  venant
de traverser la coque de part en  part,  le  moment  étant
critique, décidé,  d'un  commun  accord,  d'abandonner  le
navire, ce qui s'est  passé  dans  le  plus  grand  ordre,
l'équipage montrant beaucoup de calme et de sang-froid.
Il était à ce moment 2 heures 25.
Je m'estimais à 250 milles de la côte d'Espagne et 330 de 
la pointe de Penmarch.
Fait diligence à l'aviron  à  la  faveur  des  deux  lames
S.S.O. et N.O. Il était temps :  car  obus  et  schrapnels
pleuvaient dru autour de nous et la mâture était  atteinte
successivement dans ses parties hautes.
A 3 heures 25, le pauvre navire coulait après avoir essuyé 
plus de cinquante coups de canons.
Je m'attendais à ce que le sous-marin  vînt  sur  moi,  il
n'en fut rien. Aussi, à la nuit, après avoir nagé  pendant
5 heures environ, j'établis la voilure, une  petite  brise
fraîchissant de l'ouest.  
Fait route à l'Est pendant deux jours, puis le S.S.E. pour 
rallier la côte d'Espagne.
Le 22 à midi, je m'estime cent  mille  de  la  côte,  vent
d'est, mer dure, nous sommes constamment mouillés.
Le soir à 6 heures environ, aperçu  un  vapeur,  manoeuvré
pour lui couper la  route;  à  6  heures  45,  nous  fumes
recueillis; le  vapeur  était  "L'amiral  Troude",  de  la
Compagnie des Chargeurs Réunis, se rendant à  Dakar;  nous
étions exactement par 45° 21' N. et 7° 39' O., un peu plus 
loin que je m'estimais.
A bord, nous reçûmes des soins  empressés,  des  vêtements
secs; un bon repas et un bon  gîte  nous  firent  un  bien
immense.
Pendant ces trois jours et quatre heures  passés  dans  la
baleinière, nous avons souffert affreusement de l'humidité 
et du froid, principalement  la  nuit  car,  en  plus  des
paquets de mer qui embarquaient, notre embarcation faisait 
passablement d'eau et ce, à la suite d'un choc lors de  la
mise à la mer.
Sans arrêt, jour et nuit, un homme a été  occupé  à  vider
l'eau.
Le 23 vers 8 heures 30 du matin, la  sirène  de  "l'Amiral
Troude" se fit entendre sinistrement : une torpille venait 
d'être lancée par bâbord à  800  mètres  environ;  heureu-
sement, elle  nous  manqua,  ne  passant  qu'à  20  mètres
environ de l'arrière.
Une fois encore, nous l'échappions. Personne n'avait vu le 
périscope et le sous-marin ne se  montra  que  25  minutes
après, hors portée des canons et dans le soleil.
Navigué depuis sans encombre jusqu'à Dakar où  nous  avons
mouillé le 30 septembre 1917.
Tel est mon rapport que j'affirme sincère  dans  toute  sa
teneur et que je me réserve d'amplifier si besoin est."
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 07:24
          Les LOGNOS à Terre de Haut des Saintes

Jean Pierre LOGNOS, maître cordonnier,
domicilié à Terre de Haut, Petite Anse Fonds Curé
né le 25 avril 1812 à  St-Nazaire-de-Ladarez (34),
décédé à Terre de Haut le 27 mai 1891
marié à Terre de Haut le 11 mai 1841 avec
Marie Antoinette DEHER, sans profession,
domiciliée au même lieu,
fille légitime de Georges Gabriel et de Marie Louise
Anisette FOY
née à Terre de Haut le 1er juillet 1815
décédée à Terre de Haut le 20 décembre 1889

Leurs enfants (sauf indication contraire, actes à Terre de
Haut) :
1 Jean Arthur LOGNOS
  o 3 7 1843                       + 8 11 1843

2 Marie LOGNOS
  o et + 7 9 1844

3 Marie Anne LOGNOS
  o 12 8 1845
  + Pointe-à-Pitre 31 3 1913, 67 ans, angle des rues
     Frébault et Abbé Grégoire
  ax 5 8 1871 Christophe BAUMANN, 25 ans, caporal de la
     2ème compagnie disciplinaire des colonies en
     jouissance à la Basse-Terre, fils légitime de + Jean
     (+ Hunskerich 9 2 1874) et Barbe KRAFF
     o Hunskerich arrondissement de Château-Salins (57),
     + 28 10 1876
  d'où :
     3a.1 Marie Augustine Emilie BAUMANN
          o Basse-Terre 12 10 1872
     3a.2 Jean Auguste BAUMANN
          o 30 12 1874             + 6 1 1875
          b* ?
     3b.1 Parfait Joseph Célestine Albert LOGNOS
          o Terre de Haut 18 4 1882, maison de M. Lognos
            reconnu par sa mère le 26 4 1884

4 Olim Antoinette LOGNOS
  o 12 6 1847
  x 24 6 1871 Jean Eugène Chrysostome FOURNIER LAROQUE,
     propriétaire, domicilié à Terre-de-Haut, fils de +
     Bertrand  et de Ernestine THOMAS
     o Terre-de-Haut ca 1843

5 Jean Isidore LOGNOS
  o 21 10 1849                     + 7 8 1907

6 Casimir André LOGNOS, gardien comptable du lazaret de
  l'Ilet à Cabri
  o 28 9 1851                      + 26 2 1924
  x 22 1 1877 Marie Léontine CASSIN fille d'Etienne
     Guillaume et de Mariette BRIDE
     o 6 5 1850                    + 28 2 1916
  d'où six enfants.

7 Rose Hortense LOGNOS
  o 15 10 1854                     + 1 7 1932


ajout/ Jean Pierre Lognos Occupa les fonctions de Maire de TErre de Haut
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:12

L'erre
des navires
perle et chavire
rade.
Ourlets
de soupirs
à l'assaut de la rive
des ires.
Îlets
las  , pêcheurs
de farces senteur
fumet.
Lèvres
esses alto.
Galbes peau à peau 
ivres.
Sugrée,
gènes allochtones:
Gente autochtone
typée. 


15 septembre2009ψ



mots clés:
 farces : lambis ,poissons, crustacés.
Sugrée(expression saintoise) désignant une confidence,un  secret  ;par exemple:" ban dire"(je vous confie) un sugrée" ou segré ,du latin secretum qui signifie "isolé"
l'erre: vitesse de navigation.
esses: ouïes du violon.
allochtones:populations étrangères
autochtone: natif d'un lieu.

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 18:07
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 18:03
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 17:59
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:43

Les Saintois au XVIIe siècle

14-Jean Tanguy "Les premiers engagés partis de Nantes vers
   les  Antilles  (1636-1660)"  Actes  du  97ème   congrès
   national des sociétés savantes,  Nantes  1972,  section
   d'histoire moderne et contemporaine,  tome  II,  Paris,
   Bibliothèque Nationale, 1977.
15-Famille Léchelle, GHC n° 70, avril 1995, p. 1323.
16-Jean  Deveau  "Le  peuplement  de   Saint   Barthélemy"
   bulletin de la S.H. de la Guadeloupe, n°17/18, 1972. 
17-Rec. des Saintes:  1682,  1686,  14/5/1687,  25/8/1697,
   15/3/1698 et 7/8/1699. A.N.S.O.M. G 1 469
18-Les renseignements qui suivent sont tirés des registres 
   paroissiaux des Saintes.
19-Tuërou: espèce de mouette.
20-R.P.Labat, "Nouveau voyage aux  isles  de  l'Amérique",
   Paris 1742, rééd. des Editions des  Horizons  Caraïbes,
   Fort de France, 1972.
21-Il y a confusion sur l'année de la part du R.P.  Labat;
   en effet il date son passage  aux  Saintes  du  3  juin
   1696, alors que le Père Lucien, religieux carme desser- 
   vant la paroisse des  Saintes  n'exerça  son  ministère
   qu'à partir du 3 octobre 1700, date du premier acte  de
   la paroisse qu'il signe, l'acte  précédent  du  6  août
   etant signé de son prédécesseur, le Père Spiridion.
22-Jules Ballet "La Guadeloupe", réédité par les  archives
   départementales de la Guadeloupe, Basse Terre 1972.
   Ce serait là l'origine de la fête patronale de Terre de 
   Haut.  Jean Luc Bonniol, "Terre de  Haut  des  Saintes"
   Editions Caribèennes, 1980.
23-A.N. Col C/7A/3.
24-"Etats des protestants à la Guadeloupe en 1687" G/1/469 
25-Protestants à la Guadeloupe, état dressé le  9  juillet
   1711, A.N.S.O.M. C/8A/19.

COOPÉRATION

de Bernadette et Philippe Rossignol : Les LABATUT

A l'occasion d'une recherche, nous trouvons à St-Pierre le 
Mouillage (Martinique), le 8 juillet 1783, le mariage de :

-  sieur  Pierre  LABATUT,  marchand  clinquailler  (sic),
résidant en cette paroisse, né à Cannes diocèse de  Grasse
en Provence,  majeur,  fils  de  +  Honoré,  capitaine  de
navire, et + Marie Anne CARNATE, et
- demoiselle Jeanne Elisabeth BAJOT, mineur ,  née  à  St-
Nicolas de Rethel, diocèse de Reims en Champagne, fille de 
+ François et + Christine BAUCHERON et résidant  en  cette
paroisse ainsi que son tuteur ad hoc François MEIZENCQ.


de Monique Pouliquen : Papiers ROUSSIER 49 APC 1 (p. 1552)

Il s'agit de Paul ROUSSIER, père de  Michel,  ancien  chef
des Archives du ministère des Colonies puis de  la  France
d'Outre Mer, prédécesseur de Carlo Laroche puis  de  Marie
Antoinette  Menier,  auteur  de  plusieurs   travaux   sur
l'histoire coloniale, parus  en  général  dans  la  "Revue
d'Histoire des  Colonies".  Ces  papiers  contiennent  des
notes préparatoires pour des articles, souvent des  copies
de documents.


d'Adrien Gallet de Saint-Aurin : Les CELLON (p. 1546-47)

     J'ai noté sur les listes  de  passagers  (F/5b),  aux
Archives  nationales,  parmi  les  passagers  débarqués  à
Bordeaux le 1er septembre 1777, "de CÉLON de  BEAUVILLARD,
officier". Ceci confirme et précise son départ  de  Guade-
loupe très peu après son mariage. 
     Très longtemps après, le  7  mars  1820,  "CESLON  de
BEAUVILLARD, rentier" s'embarque à  la  Martinique  et  il
débarque au Havre le 30 avril 1820. Il n'y a pas de prénom 
indiqué mais je pense qu'il s'agit encore du même.
     Puis "CELLON de BEAUVILLARS Max.  Cl.  J.,  d'Embrun,
propriétaire" s'embarque au Havre,  le  10  octobre  1821,
pour  les  Antilles.  Il  s'agit  cette  fois   du   fils,
Maximilien Claude Joseph, né à Paris le 17 août 1797,  qui
était sans doute "propriétaire" par héritage de sa mère.


de Pierre Jourdan : MOSNERON et PITAULT DU MARTRAY 
(p. 1555 et 1566)

Dans "Gé Magazine" n° 146, a paru une généalogie  MOSNERON
avec portrait de Joseph, l'armateur nantais.  L'ascendance
remonte, quatre générations  avant,  à  Jacques  MOSNERON,
bourgeois de marine vivant à St-Gilles sur Vie.
En ce qui concerne les PITAULT,  famille  de  la  mère  de
Joseph,  le   "Journal   des   voyages"   donne   quelques
indications   :   Gilles   PITAULT,    négociant,    natif
d'Hennebont, mourut à Nantes en 1761, âgé de  91  ans.  Il
avait deux fils et quatre filles, dont la dernière  devint
religieuse contre la volonté de son père. 
Les deux fils furent envoyés par leur père à St-Pierre  de
la Martinique. Ils y épousèrent des habitantes et créèrent 
des  "maisons  de  commerce  très  considérables".   L'un,
PITAULT-PAPIN (Alexis,  né  à  Nantes,  St-Nicolas,  le  6
septembre 1700 et marié au Lamentin le 16 avril 1725  avec
Louise Catherine PAPIN d'après GHC pp. 1040 et 1055),  eut
trois filles, Bouillonne "menacée de  pulmonie",  Félicité
et Désirée, qui avaient respectivement 22  et  19  ans  en
1765. L'autre, PITAULT  DU  MARTRAY,  "demeurant  près  de
l'Intendance" (Jean-Baptiste, époux  d'Anne  LEMERCIER  de
BEAUSOLEIL, d'après GHC pp. 990 et 1055),  eut un fils  et
six filles dont les prénoms ne sont pas donnés;  en  1765,
trois des filles étaient mariées et deux religieuses.  Les
deux frères PITAULT étaient alors décédés.   
Marguerite, une des filles de Gilles PITAULT,  soeur  donc
des deux fils installés à St-Pierre, avait épousé en 1735, 
à 25 ans, Gildas MOSNERON. Ce sont les parents de Joseph. 

EN FEUILLETANT BULLETINS ET REVUES

           Généalogie des Pyrénées Atlantiques
  2 place de la Libération, 64000 Pau, n° 45, mars 1996

-  Notaires   et   notariat   dans   les   Pyrénées-Atlantiques
Isabelle Pébay, conservateur adjoint aux AD  :  intéressant
pour l'évolution du notariat jusqu'à la Révolution.
- Enfant illégitime et corsaire, Paul CASSEIN  Philippe  et
Bernadette Rossignol.  
- Famille POEY d'Oloron expatriée à Cuba Emmanuel Boëlle.


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:42

Les Saintois au XVIIe siècle

-Catherine Adrien, sa femme
-François Pitre, leur fils
-Henry Benesteaux
-Alette Valette, sa femme, veuve Raymond Elin
-Sieur Garet dit Dehers et ses  enfants  Alexandre,  Garet
 Dehers, Jean et  Catherine.  Mais  ils  n'habiteront  les
 Saintes qu'après 1700.
    A cette liste, il faut rajouter  Thomas  Demestre  qui
épousera  Agnès  Stems  veuve  Desloges,  et  certainement
d'autres habitants dont l'appartenance  à  la  R.P.R.  est
possible tel que les familles Lenfan et Jean  Ruart  époux
de Hester Valette soeur d'Alette. 
    Ils ne furent guère plus de 10 adultes sur l'archipel. 
En 1687  sur une population de 99 blancs, ils sont 8, donc 
très minoritaires.
   Pour quatre d'entre eux nous avons retrouvé leurs actes 
de sépulture : ils sont tous inhumés dans l'église, privi- 
lège habituellement réservé aux notables de la paroisse.
Il s'agit de Catherine Adrien, Alette Valette, Jean  Melce
"ayant donné toutes les marques d'un  bon  catholique"  et
Nicolas Desloges "dans un  esprit  d'un  véritable  catho-
lique".
Peut-on en conclure que les religieux Carmes étaient  plus
tolérants que d'autres vis à vis  des  religionnaires,  ou
que ceux-ci soient devenus de bons catholiques ?
   En 1711, dans un autre recensement des protestants seul 
le sieur Garet des Saintes est  cité,  il  est  dit  comme
faisant quelques actes de catholicité (25). 
   Si nous regardons les  alliances  contractées  par  les
enfants de la première génération, nous remarquons, malgré 
cette apparente bonne conversion, une plus  forte  propor-
tion d'alliances avec des enfants de  religionnaires.  Ils
seront 4 enfants sur 5 dans la famille Garet-Dehers, 2 sur 
4 chez les Ruart, 2 sur 3 chez les Pitre, 1 sur 1 chez les 
Desloges; seule la descendance de  Jean  Melce  échappe  à
cette règle, seulement 2 enfants  sur  12  épouseront  des
enfants issus de protestants.  A la génération suivante il 
n'y a plus de différence significative avec le reste de la 
population. Mais il existe un biais qui  est  la  position
sociale  et  qui  pourrait,  mais  seulement  en   partie,
expliquer cette proportion.  
  Quelle place tenaient les protestants dans la communauté 
saintoise ? Celle-ci est  difficile  à  déterminer,  c'est
pourquoi nous avons pris comme critère  l'inhumation  dans
l'église, mais en considérant la famille dans son ensemble 
car certaines sont plus nombreuses que d'autres et d'autre 
part, tous les nombreux descendants de Jean  Galon  et  de
Marguerite Lemoine sont inhumés dans l'église, comme  s'il
s'agissait d'une reconnaissance de  leur  ancienneté  dans
l'île. Nous arrivons alors à un total de 14 familles  dont
5 sont protestantes soit une proportion de plus  du  tiers
alors que ceux-ci ne représentent que 8% de la  population
saintoise. Nous pouvons donc dire, comme l'a déjà démontré 
Gérard Lafleur, que les  protestants  tiennent  une  place
prépondérante même dans la petite communauté saintoise. 

                        La Milice

     Au cours du XVII° siècle, la  milice  semble  n'avoir
qu'un seul officier, le commandant, qui avait le grade  de
lieutenant à la fin du siècle, et la  troupe,  représentée
par les hommes pouvant porter les armes.
L'organisation avec un officier en second, en l'occurrence 
un enseigne, et un ou deux sergents  n'apparaît  que  dans
les toutes dernières années. 
  Il n'y a que pour 1696 que nous connaissons son effectif 
qui est de 60 hommes. Quelques  années  plus  tard  le  RP
Labat rapporte qu'elle était formée de 90  hommes  "vieux,
jeunes, blancs, bruns et marrons, bien armez, et  en  état
de faire le coup de fusil, et de  défendre  l'île  et  les
barques qui y viennent mouiller." (20)
  Cette milice se distingua en août 1666, sous les  ordres
de Desmeuriers, lors de l'attaque des Anglais et  en  mars
1703, sous les ordres de Nicolas Rivière, lors d'une autre 
attaque des Anglais qui ne purent débarquer sur l'île.
Elle défendit l'île contre  les  attaques  fréquentes  des
flibustiers anglais lors des vingts  dernières  années  du
siècle, notamment en  1689, mais elle ne put empêcher  que
l'île soit dévastée. 

Liste des commandants

 -Isaac Lemoine Dubuisson dit Le Hasier, 1er commandant de 
  1652 à 1664/5?
 -Des Meuriers, commandant de 1664/5 à 1670/1
 -?Jacques Raby, faisant fonction de  commandant  en  1671
 -Gilles Portail, commandant de ? à 1691,  avec  grade  de
  lieutenant 
 -Nicolas Rivières, commandant de  1691 à 1730, avec grade 
  de lieutenant de 1691 à 1704 puis capitaine dès 1719.
 
Notes
1-"La Guadeloupe, Atlas  des  départements  d'Outre  Mer",
  publié par le C.N.R.S. sous la direction de Guy Lasserre 
2-A.Lacour, "Histoire de la Guadeloupe", Basse Terre 1855, 
  réédition de 1988.
3-Père  Raymond  Breton,  "Relations  de   l'île   de   la
  Guadeloupe",BasseTerre,S.H. dela Guadeloupe, 1978.           
  Père André Chevillard, "Les desseins de son Eminence  de
  Richelieu pour l'Amérique", reproduction de l'édition de 
  1659, Basse Terre, Société d'Histoire de la  Guadeloupe,
  1973. Le RP Chevillard date cet événement du 15 octobre.
4-R.P. J.B. Du Tertre, "Histoire  Générale  des  Antilles,
  habitées  par  les  François"  Réédition  des   Horizons
  caraïbes 1973, d'après l'édition de Th Jolly de 1667/71. 
5-Recensement de la Guadeloupe de 1671, A.N.S.O.M. G 1 468 
6-registres de Sainte Rose 1769
7-registres de La Capesterre 1666
8-Ph. et B. Rossignol "A propos d'une liste d'habitants de 
  la Guadeloupe datée du 30 octobre 1664" bulletin  de  la
  société d'histoire de la Guadeloupe n°65/66, 1985.
9-Recensement de la Guadeloupe de 1664, A.N.S.O.M. G 1 469
10-Recensement de Marie Galante de 1665
11-Notariat de Dieppe:
   Denis Doynel et Pierre Balot engagé par  contrat  passé
   le 16 décembre  1660  pour  500  livres  de  pétun  par
   Lelaizant et Davidon, habitants de la Guadeloupe.
   Le 31 décembre  1660,  Nicolas  Lelaizant  engage  Jean
   Balot de Guainville le Regnard, pour 300 l. de pétun 
12-Registres de La Capesterre 
13-B. et Ph. Rossignol "Ascendance antillaise de Saint John 
   Perse" Dossier n°2, C.G.H.I.A.  Paris 1982


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:41

Les Saintois au XVIIe siècle

pois, par le tabac,  le  coton  et  l'indigo.  Il  y  aura
jusqu'à 5 indigoteries en 1687 et 1697, détruites  l'année
suivante. Trois d'entre  elles  seront  reconstruites  dès
1699. L'élevage a également beaucoup  progressé  avec  les
volailles, beaucoup de chèvres,  bon  nombre  de  cochons,
quelques bêtes à cornes; de 6 en 1682 à 13 en 1697, et  24
en 1699 plus 3 bêtes à laines.  L'année  1698,  verra  une
chute du cheptel à 3  animaux,  probablement  à  la  suite
d'une  descente  des  Anglais.  La  présence  de  nombreux
ramiers,  perroquets,  perriques,  tourterelles,   grives,
oiseaux de mer,  justifie la place importante de la chasse 
dans l'activité des Saintois.        
   "La pêche y est très bonne  et  l'on  trouve  dans  les
rochers beaucoup de coquillages, d'écrevisses de  mer,  de
homards, de pompars et de congres."
    La production locale dépassant largement  les  besoins
des insulaires, les Saintois  exportent  leurs  volailles,
des vivres, le coton et le pétun.  Cela   leur  permet  de
"vivre commodément sans être riche", d'après le Commandant 
de l'île. Celui-ci rajoutera  que  l'île  est  assez  bien
pourvue en argent (21). 
    Cette présence du  numéraire  dont  les  Antilles  ont
toujours plutôt manqué est liée à l'activité du  port  qui
amène  beaucoup  de  marins  et  donc  l'implantation   de
cabarets où ces derniers devaient dépenser leur solde.
Il n'est pas surprenant que le Père Labat ne rapporte  pas
cette présence, ces lieux de perdition étant  ignorés  par
l'Eglise. Le pouvoir royal, lui, au contraire, les  recon-
naissait, et il avait nommé dès 1702 un sous  fermier  des
droits des cabarets, receveur du Domaine pour les îles des 
Saintes: le sieur Georges Chevalier. Après lui, il y  aura
deux  receveurs:  Marc  Antoine  Barthélemy   et   Charles
Trocard, qui exerceront, semble-t-il, en même temps.

                       La Religion

   En 1666, le gouverneur de la Guadeloupe donna une rente 
de mille kilogrammes de  sucre  aux  Pères  Jacobins  pour
chanter un Te Deum, chaque année afin  de  commémorer  aux
Saintes, la reddition des Anglais le 15  août  (22).    La
première mention de la présence d'un  prêtre  aux  Saintes
nous est apportée par le recensement de 1671 qui  constate
l'absence d'un religieux "quoy qu'il y ais  trois  neigres
de resté (...) et une habitation à la cure"  e  qui  sous-
entend qu'il y avait eu peu de temps auparavant un  ecclé-
siastique. Dans le recensement de  1682, il n'y a toujours 
pas de prêtre à demeure (5).
   L'ordonnance de Blénac et  de  Bégon  du  12  mai  1684
délimitait, pour la première fois,  les  paroisses  de  la
Guadeloupe  et  les  Saintes  étaient   "attribuées"   aux
Religieux carmes "en cas qu'ils y établissent un religieux 
sédentaire" (23). Malgré  cela,  dans  le  recensement  de
1686, soit deux ans après, il n'est pas fait mention de la 
présence d'un prêtre. Celui-ci est  arrivé  peu  de  temps
après puisque l'acte paroissial  le  plus  ancien  parvenu
jusqu'à nous atteste la présence du Frère  Chrysogome  dès
le 28 juillet  1686.  Depuis  cette  date  l'archipel  fut
toujours pourvu d'un Religieux carme. En  voici  la  liste
d'après les registres paroissiaux:
  -Frère Chrysogome  ou  Chryssogone  de  juillet  1686  à
   novembre 1687.
  -Frère Boniface d'avril 1688 à janvier 1693.
  -Frère Prosper, qui fit un  premier  intermède  en  Juin
   1688 puis d'avril 1693  à  une  date  indéterminée  (il
   existe une lacune jusqu'en juin 1696).
  -Frère Spiridion d'avant juin 1696 à juin 1700.
  -R.P. Etienne de Saint Quentin,  Vicaire  des  Religieux
   carmes en octobre 1700, qui dû assurer un petit intérim 
  -Frère Lucien de Saint Louis de  novembre  1700  à  mars
   1710. 
  -Frère Louis de Sainte Catherine  à  partir  de  juillet
   1710. 

    Toujours d'après le recensement de 1671,  la  première
cure se trouvait  sur  la  Terre  de  Haut,  première  île
occupée de façon permanente. Dans les recensements de 1682 
et 1686, l'église n'est pas mentionnée alors  qu'elle  est
citée dans celui du 14 mai 1687. D'après les actes parois- 
siaux qui débutent en juillet  1686,  l'église,  dédiée  à
Saint Nicolas, se trouve sur Terre de  Bas.  Une  nouvelle
église sera bâtie dans le fond dit Petites Anses, au bourg 
de Terre de Bas, sur le terrain de Madame Veuve Galon dite 
Provence. Elle  sera  consacréele  8  septembre  1730,  et
dédiée, comme la précédente, à Saint Nicolas.
    Dès mars 1687, l'église de Terre  de  Haut  avait  été
reconstruite alors qu'elle n'est pas citée dans le  recen-
sement de cette année, mais dans un acte  effectué  le  20
mars 1687 il est précisé "fait en  l'église  de  Terre  de
Haut". En 1698, elle semble avoir été détruite lors  d'une
descente des Anglais puis reconstruite  l'année  suivante.
Elle fut de nouveau détruite vers 1716 date à laquelle est 
citée l'ancienne église du Mouillage de Terre de Haut.
Elle fut d'abord dédiée à la Sainte Vierge d'après un acte 
d'août 1692, puis, à partir  de  1719,  à  Notre  Dame  de
L'Assomption.   Le prêtre résidait sur Terre de Bas, où se 
trouvait la plus  grande  partie  de  la  population,   et
effectuait les cérémonies religieuses soit à Terre de  Bas
pour les habitants de cette île soit à Terre de  Haut,  et
dans ce cas le  prêtre  le   précisait.  Cette  île  était
fréquemment évacuée; nous retrouvons des actes d'habitants 
de Terre de Haut fait à Terre de Bas, nous précisant ainsi 
les périodes d'évacuation, comme en mars 1692 et mai 1692. 
En juin 1692, tous les habitants des Saintes sont au Vieux 
Fort de l'Olive, mais dès juillet, ils sont de  nouveau  à
Terre de Bas. C'est seulement en août  1692  qu'une  céré-
monie sera de nouveau faite à Terre de Haut.  Par  contre,
pour Terre de  Bas,  à  partir  d'août  1692  et  jusqu'en
décembre 1692, les  cérémonies  religieuses  avaient  lieu
devant la chapelle Sainte Thérèse du couvent des Carmes de 
Terre de Bas, probablement à la suite de la destruction de 
l'église du bourg par une descente de flibustiers.

                      Les protestants

  Sur la liste des membres de  la  R.P.R.  de  1687  (24),
certains demeuraient aux Saintes. Il s'agit de :
-Jean Melce dit Le Flamand, sa femme  Catherine  Léchelle,
 Marguerite, sa fille 12 ans et Marie 1 an.
 Aucun de ses fils et  filles,  pourtant  déjà  mariés  ne
 figure sur cette liste. La famille Léchelle est  recensée 
 en 1671 au Vieux Fort comme catholique.
-Nicolas Desloges
-Agnès Stems, sa femme 
-Josse ou Jean Pitre


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:39

Les Saintois au XVIIe siècle

Nous retrouvons des traces de ces attaques dans le  recen-
sement de 1698. Les indigoteries et l'une des deux églises 
ont été détruites et ne sont   pas  encore  reconstruites.
L'année suivante l'île comprend deux églises et  3  des  5
indigoteries ont été rebâties (17). 
   Bien que les Saintois soient 6 fois  plus  nombreux  en
cette fin de  siècle qu'en  1671,  la  progression  a  été
différente pour les  trois  populations  qu'il  nous  faut
étudier séparément. 

La population blanche

     Entre 1671 et 1682, le nombre d'adultes  sera  sensi-
blement le même. Le nombre d'hommes va  doubler  dans  les
quatre ans qui suivent pour rester constant durant la  fin
du siècle. Les femmes resteront deux fois moins nombreuses 
que les hommes jusqu'en 1687. A partir de cette date  leur
nombre va croître régulièrement  pour être plus nombreuses 
que les hommes en 1699. Ce "déficit" de femmes  s'explique
par l'immigration surtout masculine, et il faudra attendre 
la première génération d'enfants  nés  aux  Antilles  pour
arriver à un relatif équilibre entre les deux sexes.
L'augmentation démographique des trente  dernières  années
est consécutive  à  un  véritable  "baby  boom",  grâce  à
l'installation  dans  l'archipel  de  jeunes  couples  qui
auront 11 enfants en 1671, 4 fois plus en 1686, et 11 fois 
plus en 1697. 

Les esclaves

    Représentant un Saintois sur cinq en 1671, ils  seront
un peu plus de un sur quatre en 1699, passant de 10 à  88.
Ils resteront toujours très minoritaires dans ces îles  de
petites exploitations vivrières.

La population des gens de couleur libre

    Ils sont très minoritaires avec un  seul  individu  en
1671, atteignant  un  habitant  sur  6  en  1697  avec  49
personnes qui quittèrent l'archipel  progressivement  pour
n'être plus que 24 en 1699. 
    Comme pour la population  blanche,  les  enfants  sont
fortement représentés étant deux fois  plus  nombreux  que
leurs aînés en 1699. A travers les registres  paroissiaux,
aucun élément ne nous permet  de  distinguer  cette  popu-
lation du reste des Saintois.

Origines de la population masculine (18)

     Sur 58 hommes habitants aux Saintes dans  le  dernier
quart du siècle:
 - 13 ont une origine inconnue.
 - 12 sont d'origines métropolitaines  sans  autres  préci-
   sions. 
 - 17 ont une origine connue en France: 
   Saumur, Nantes, Fontenay le Comte, La Rochelle,  Rennes,
   Bordeaux, Calais, Paris , deux de  Dieppe.  Pour  les  6
   restants nous ne connaissons que la région :  Normandie,
   Provence, Picardie, Anjou, Bretagne et Lorraine. 
 - 3 ont une origine hollandaise dont un d'Amsterdam
 - 1 vient d'Irlande 
 - 12 sont créoles: 2 de Saint Christophe
                    3 de la Guadeloupe sans lieu précis
                    1 de Marie Galante
                    2 de Vieux Fort
                 et 4 des Saintes
    Seulement 12 hommes sur 46 sont créoles,  l'immigration
européenne est importante et la colonisation  est  récente.
Les créoles sont encore des enfants, ils atteindront  l'âge
de se marier à partir du début du siècle suivant,  et  leur
proportion s'inversera alors. Dans les 20 premières  années
du XVIII° siècle, il y a eu 50 mariés à Terre de  Bas  dont
seulement 16 sont  d'origine  européenne  et  24  sont  des
créoles, presque tous des Saintes.                      

Origines de la population féminine

Sur les 48 saintoises: 
 - 12 ont une origine inconnue.
 - 3 sont européennes:  Flessingue,  Beaugé  en  Anjou  et
   Honfleur 
 - 2 sont natives du Brésil
 - 31 sont créoles: 11 des Saintes
                     5 aux Trois Rivières
                     5 de la Guadeloupe sans lieu précis
                     4 du Vieux Fort
                     1 du Baillif
                     1 de La Capesterre
                     1 de Basse Terre 
                  et 3 de Saint Christophe
  Contrairement aux hommes, la très large majorité d'entre 
elles (31 sur 35) sont antillaises, deux sont brésiliennes 
et seulementtrois sont métropolitaines. 

              L'économie saintoise au XVIIe

   Avant la colonisation de l'archipel, d'après le R.P. du 
Tertre,  les  Caraïbes  cultivaient  quelques  "jardins  à
coton" et les habitants  de  la  Guadeloupe  venaient  aux
Saintes pour chasser la tortue et le tuërou (19).
   Il faudra, encore une fois, attendre le recensement  de
1671, 19 ans après l'arrivée  des  premiers  colons,  pour
connaître l'état de l'agriculture saintoise qui était  des
plus déplorables. La terre y  était  alors  fort  ingrate.
Les habitants y faisaient quelques vivres  tel  que  pois,
manioc, patates et un peu de  pétun.  Mais  ces  dernières
sont loin de suffire à satisfaire les besoins  des  colons
encore peu nombreux, puisqu'ils ne sont que 54.  Un  essai
de plantation de cannes à sucre avait été fait  sur  Terre
de Bas mais avait échoué "à  cause  des  rats".  L'élevage
n'est représenté que par "quelques cabrits en très  petite
quantité".  La pêche a déjà pris une place importante (5).

   Trente ans plus tard, le Père Labat (20) nous fait  une
description   complètement   opposée.   Cette   différence
s'explique par la mise en  valeur  de  la  terre  par  une
population  six fois  plus  nombreuse  et  majoritairement
décidée à rester dans l'île contrairement à 1671.
   "Les deux îles ont de bonnes terres dans les revers des 
mornes et dans les fonds,  les  sommets  quoique  pierreux
sont couverts de bois". Les cultures sont toujours  repré-
sentées par les vivres avec le manioc,  les  patates,  les


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Profil

  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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