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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 19:18

 

 

La voix du vent - Semences de transition
Documentaire franco-espagnol, video HD 1080p, son stereo.

 

Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, realisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agro-ecologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse : des semences paysannes.
Le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur........Un autre monde est possible, ici et maintenant.


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Données sur le voyage :
21 jours de voyage
35 Projects visités
plus de 200 personnes rencontrées
9 parcs naturels traversés
(carte ici : g.co/maps/8mvgt)


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Objectif du projet
Le film repose sur une démarche expérimentale : utiliser le langage audiovisuel pour transmettre des sensations et des concepts. Le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature.
Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, il émerge déjà fortement dans beaucoup de cœurs et en de nombreux lieux.
Les semences échangées lors de notre voyage sont utilisées comme le fil conducteur de nos rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde.
Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de l’agroécologie, la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc.
Plus globalement nous souhaitons témoigner de ce mouvement de pensée actuel dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.
L’idée est de chérir l’espoir que le monde va finalement évoluer au-delà de l’égoïsme, du matérialisme, de la corruption et la concurrence, de surmonter des siècles d’oppression, pour aller vers quelque chose de nouveau, où la reconnexion profonde avec la nature et un radical changement dans notre traitement vers elle et tous les êtres vivants peuvent être la clé.

 

On avait faite un appel à financement coopératif ! fr.ulule.com/mosaic/

 

Auteur : Libriste.

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 17:48

XIMENIA AMERICANA 

Je ne connais qu 'un seul specimen de cet arbre . Il se trouve au sommet de Morne à craie...C'est actuellement sa periode de floraison ( Juin à septembre).

 

Photo ( 13 Aout  2013 ) jointe:   20130814 121534

  

Le fruit est vert olive durant sa periode de croissance et, jaune citron une fois arrivé à maturité,comme le montre le reportage en lien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=POy_oIXJC7s&feature=youtube_gdata_player

 

 

 

Mes recherches - ci contre'- m-ont permis  d'en savoir  un peu plus sur les qualités et proprietes du Ximenia americana.

 

 

 

 

 

 

 Nom scientifique : XIMENIA AMERICANA

                                           Français : citron de mer, prune de mer , Wolof : Ngolen

Arbuste ou petit arbre atteignant 4 à 5 m de haut. Il est quelque fois sarmenteux, Les feuilles sont des entités, simples et alternes Floraisons en petites racines ombelliformes
L'espèce est typique par ses épines rigides, droites, très aiguee, une épine se trouvant ordinairement à l'aisselle de chaque feuille.
Elle est aussi plus ou moins épineuse dans la savane, alors qu'elle est assez épineuse dans des habitats plus humides.
Les feuilles sont entités, simples, alternes, étroitement elliptiques ou ovales oblongues, de 3
A 7 cm de long sur 3 cm de large, obtuses au sommet, parfois marginales, glabres; 4 à 5 paires de nervures latérales presque effacées. Les feuilles sont courtement pétiolées de 6 à 7 mm. La nervure médiane est arquée.
L'écorce est fibreuse, brune foncée, à tranche rouge. Les fleurs verts- jaunâtres sont organisées en courtes grappes pendantes. Elles portent 4 pétales à poils très long et dressées à l'intérieur de la corolle mesurant 1 cm de long.
Les fruits ovales, jaunes à maturité ont l'apparence d'une prune, glabre, comestible, à chair
Acidulée, juteuse et contiennent une graine oléagineuse. Cette graine est une amande de 1,5
cm de diamètre réputée toxique. Le bois est jaune rouge, lourd, dur, gaines fines ressemblant aux caisses en bois et semblable au cendrier. Familles voisine des Celastraceae et santalaceae aux quelles elle est parfois rattachée

 


La plante est présente dans toutes les savanes africaines, sur les sables littoraux, les taillis du bord de mer en contact avec les marées et les galeries forestières. Arbuste pan tropical,
Répandu également en savane de l'Amérique latine, en Australie et en nouvelle Guinée. Il est commun dans les savanes soudano guinéennes, depuis le Sénégal jusqu'à la République
Centrafricaine. Son aire atteint l'Erythrée, la Tanzanie et le Kenya.
Elle pousse dans les sous-bois de la forée sèche soudanienne, notamment sur les sols argileux
Et aussi sur les berges des cours d'eau.
Au Sénégal, où elle est irrégulièrement répartie, on la rencontre dans le Saloum, le Niani, la haute et la moyenne Casamance et le Niokolo Koba.

Ximenia americana est une plante bien connue à travers la savane de l'Afrique Tropical pour ses vertus médicinales. Toutes les parties de cette plante sont utilisées.
La plante est prescrite dans certains cas de blennorragie en faisant une décoction (boisson) de
Rameaux feuillées additionnées de jus de citron. Cette préparation fait beaucoup uriner La racine de Commiphora Africana et Ximenia americana en macération d'une semaine sont utilisées dans le cas des problèmes cardiaques ou la prévention. La poudre de la racine pilée est indiquée dans le traitement de la gangrène. La decoction des racines pour le traitement de l ulcere gastrite et les racines pulvérisées sont utilisées contre les rhumatismes.

 

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 18:39

Tres chers lecteurs, apres deux semaines de suspension de nos  diffusions et reflexions  quasi quotidiennes  depuis 2009 , La Cour des Braves reprend la bride avec la fermeture de son chapitre consacré à la gnose politique nationale et  locale . Notre decision d'accorder moins d'importance aux "gess a makak"  de ce domaine reservé des psychopathes , tient au fait que les débats d,idées  ne suffisent plus pour que les changements  s'opèrent .

 

 En outre, la multiplication sur la toile des intervenants/consultants mediacrates  experts agrées des gestionnaires solferiniens ou umpasseistes constitue à mes yeux une forme de captation de la democratie pour le bien de quelques lobbyes.

 

L' offense  au  totem  de l'alterité symbolisant l,union d,un homme et d'une femme que constitue la loi TAUBIRA est  un exemple flagrant . Convaincu de la nécéssité pour l,homme de se fixer des limites (   tabous et interdits  selon Claude Levy-Strauss ) infranchissables ; cette décision  d'ouverture dans la sphere publique d'une pulsion singuliere de  l'entre soi  d'un petit nombre, n'a pas cessé , je dois dire , de heurter ma conscience .

 

Formatés dans le même moule ,nos politiques ne se soucient hélas  plus de  l,interêt général et de la complexité. qui fait sens . Leurs promesses de réenchantement  ne durent  que le temps nécéssaire  au sechage de  la masse de  salive employee  pour decliner leurs programmes et  engagements .

 

Parvenu à un age ou  le reflêxe du vivre pour soi taraude  l'esprit , je prend la tangente  -n'etant pas de nature sociopathe- de vivre au singulier ma liberté de critique et de partager au pluriel mes connaissances et découvertes

 

Desormais notre priorité ,chers lecteurs, c,est de vous faire decouvrir notre écosysteme insulaire à travers ,

 

-sa  végetation,

-sa géologie ,

-sa faune terrestre et maritime.

 

Cela en vaut la peine ,me semble t,il, de promouvoir la connaissance de notre mare nostrum insulaire en direction des jeunes saintois qui , je l,observe , s,en eloignent de plus en plus...

 

Aussi ,nous espérons ,avec la contribution de tous ceux qui s,interressent à ces  sujets et qui souhaiteraient partager leurs savoirs et leurs trouvailles, pouvoir constituer un blog de reference et d,enrichissement  pour tous 

 

Puisse  cette démarche susciter la curiosité et la reconciliation de chacun avec son milieu.

 

 

 

 

 

 

Lien :http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58011188

 

 

 

  . 

 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 17:15

 

b_250_150_16777215_00_images_stories_images_evt_2013_Fernand_13.JPGAu moins treize personnes ont été tuées, dans des glissements de terrain et des inondations provoqués par les pluies torrentielles de la tempête tropicale Fernand, dans l'Etat mexicain de Veracruz, qui borde le Golfe du Mexique.

Toutes les victimes ont péri dans des glissements de terrains suite aux pluies de Fernand. L'état d'alerte a été maintenu dans la zone en dépit de la baisse d'intensité des pluies.

Les victimes ont été répertoriées à Yecuatla (neuf morts), Tuxpan (trois) et à Atzalan (un), trois localités du centre-nord de Veracruz.

Fernand, désormais dégradé en dépression, avait quitté Veracruz pour l'Etat d'Hidalgo (centre) et continuait à perdre en vigueur, selon le dernier rapport du Service météorologique national, qui alertait toutefois sur l'éventualité de pluies soutenues, voire torrentielles.

Après le passage de la tempête, les autorités de Veracruz ont fait état d'un bilan provisoire de 109 habitations endommagées et de près de 300 personnes évacuées.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:57

Tous dans la rue contre l’intervention occidentale en Syrie La France se prépare à attaquer un pays pour « punir » son régime a déclaré François Hollande. Rien que ce terme de punir devrait être pris pour suspect et faire réagir n’importe quel démocrate. En démocratie, on ne punit pas, on juge d’abord. Sans doute manque-t-il à notre président quelque culture littéraire. Il comprendrait alors en lisant Xénophon que la punition fait partie de l’arsenal exécutif du tyran. Sinon, pour faire plus moderne, devra-t-on rappeler qu’une intervention hors cadre légal de l’ONU nous ramènerait à une triste époque, celle de la SDN. L’histoire récente nous suggère que les résolutions de l’ONU prises en 2002 sur l’Irak puis en 2011 sur la Libye n’ont pas été respectées. En fait, telles qu’elles étaient rédigées, elles se prêtaient à une interprétation assez libre. Pour la Syrie en 2013, gageons que la Russie, pour qui la langue diplomatique n’est pas du chinois, ne se laissera pas entraîner dans quelques approximations sémantiques, pas plus que les Chinois. Cette fois, ce sera niet, aucune résolution, ce qui obligera nos soldats à intervenir en dehors du cadre légal, ce qui serait un précédent depuis 1999 et les frappes contre la Serbie. Une intervention militaire française ne peut pas être tolérée par le peuple qui se de fait, serait complice d’un acte de vengeance guerrière menée par nos troupes et plus grave, cela créerait un précédent annonçant une sombre période de l’Histoire où le droit et la règle deviennent des fantaisies arbitraires face à la loi des armes et des puissants. Les historiens du futur sauront méditer sur cette sinistre boîte de Pandore qu’est le droit d’ingérence, inventé par Kouchner au nom de principes humanitaires puis récemment transcrit en 2005 par une charte de l’ONU incitant à protéger les civils. Ce qui en fait est constitue un permis de faire la guerre. Un prétexte bien ficelé suffit, comme en Libye puis maintenant en Syrie. Pour nous démocrates, les gouvernements français, britanniques et tous les autres protagonistes s’apprêtent à franchir une ligne rouge en mettant en danger un peuple sous prétexte de le protéger. N’oublions pas aussi que lors du premier conflit en Irak, les Américains ont aidé les soldats de Saddam à gazer des Iraniens. Ce Monsieur Kerry ferait mieux de se taire. En plus avez-vous vu comme le glissement s’est produit. Les officiels et les médias parlent d’attaque chimique et même de gazage sans qu’aucun rapport sérieux n’ait été fourni. Les Américains disent en établir un d’ici une semaine et le publier. Mais vu ce que l’on sait des rapports sur les AMD publiés avant la guerre de 2003, qu’il nous soit permis de n’accorder aucune confiance aux Américains. 2013 sera l’année charnière. L’entrée dans un monde dominé par des puissances autoritaires ou bien une petite amorce du regain démocratique mais à la seule condition que des millions de manifestants, en France, en Europe et dans le monde, se décident à affirmer leur refus de cette opération punitive déclenchée pour diverses raisons par de crépusculaires chef d’Etat occidentaux. 1914, Jaurès, temps d’espoirs et de pacifisme mais aussi de sombres desseins nourris par les régimes et leurs dirigeants. Les gouvernements du monde sont responsables de millions d’enfants morts dans tous ces conflits depuis un siècle et des centaines de millions de décès, blessés, soldats déglingués. Des bâtiments détruits, des ruines résultant d’intransigeances mortifères qui n’ont pas pu être corrigées par les vigilances démocratiques. Cette fois, en 2013, les peuples disposent d’une occasion unique pour stopper une intervention injuste et tragique, aux conséquences peut-être épouvantables. Et dire que François Hollande affirme que c’est pour protéger les civils. Sait-il vraiment comment un conflit évolue si on accentue le bruit des armes. Ou bien il est aveugle, ou bien il nous prend pour des cons et cela, c’est insupportable. Nous n’avons pas élus démocratiquement un président pour qu’il heurte nos consciences et se moque de la raison. Sachons exprimer que nous ne sommes pas dupes et que ces manœuvres punitives entrelacées à d’autres actions plus souterraines n’indiquent aucun souci des dirigeants occidentaux pour le peuple syrien. Ces gens là sont aveuglés dans leur bureau. Un exemple, lors de la guerre en Irak, un jeune conducteur de camions a reçu l’ordre d’écraser des gamins s’il s’en trouvait sur le chemin, pas question de prendre des risques. Voilà où se situe l’intérêt des gouvernants pour les populations civiles. Alors, depuis des décennies, la démocratie est parfois efficiente, souvent spectacle, cirque électoral mais un principe a toujours prévalu, celui de l’intérêt supérieur de l’Etat. Bien plus puissant que l’intérêt des peuples. Si au moins une fois nous pouvions nous retrouver dans la rue pour dire que cette époque doit cesser et que le principe des peuples est au-dessus des Etats. Au moins une fois pour honorer Jaurès et la référence étant plus que dans le sujet car la Syrie ne résume pas à un terrain de conflits circonscrits. C’est ce que pensaient les élites européennes lorsque les républiques balkaniques étaient en bisbille en 1913. On connaît la suite. Il faut ouvrir les yeux et ne plus se laisser impressionner par la rhétorique propagandiste propagée par les médias de masse. Certes le régime syrien n’est pas tendre et même très violent mais cette violence, elle est dans le gène de tous les pays occidentaux, y compris les Etats-Unis avec les exactions commises par les GI et j’en passe. Et puis, l’histoire nous a appris que la barbarie n’a pas besoin d’être sur le terrain pour s’exercer. Ceux qui n’entendent pas iront consulter le cas Eichmann. Alors, tous dans la rue pour ne pas ajouter la barbarie occidentale à celle que subissent déjà lourdement les populations, par la faute des quelques pays qui arment des rebelles sans savoir qui ils sont vraiment. Sur les ondes on entend quelques voix glorifier la posture de chef d’Etat de Hollande. Un autre observateur analyse la position de notre président comme celle d’un gouvernant souhaitant montrer la fiabilité de la France à travers sa capacité militaire et l’art de l’employer. Sommes-nous autant gagnés que les Américains par cette culture de la force, de la militarisation et même de la cruauté pour désirer le choix des armes. La France brille bien plus par sa diplomatie et sa capacité à trouver les solutions politiques. Non, Hollande ne grandit pas la France, il la fait régresser d’un siècle. Il n’est pas le seul responsable puisque la presse en rajoute, pas autant qu’aux Etats-Unis où les médias de masses sont devenus ivres de guerre. Les bonnes âmes de chez nous ne mesurent pas la pourriture du système. Les choses sont claires. Nous sommes quelques-uns à savoir que la presse de masse dans les pays occidentaux est devenue une presse belliqueuse, perverse, cruelle et même sadique. Il faut mettre un terme à ce Système sinon nos gosses vont crever dans un univers du chaos. Tout est question de conscience. On ne vit qu’une fois. A la fin on revit sa vie. Et on voit si on a été un con, un complice, un salaud, un déserteur face aux choses du monde, un sous-homme, une raclure de bidet, ou un juste, un homme debout, un résistant, qui a su voir et dire non ! Ce texte est libre de diffusion. Il ne sert que la cause de la démocratie, de la justice et de la vérité. Vous pouvez le faire circuler, ou pas… un jour, la mort vous ramènera à votre vérité.

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 14:37

Nous interrompons nos activites pour une pose estivale...Qu,à cela tienne notre blog reste ouvert aux visiteurs, lecteurs et posteurs.Cette période allégée  va donc  me permettre de remettre un peu d,ordre ,de penser une réorganisation themathique etc...

 

Bien évidemment nous restons à l,écoute de l,actualité et nous ne manquerons pas de la commenter si nécéssaire.

Pour vous nous reprendrons le fil de la coursdesbraves des le debut du mois de septembre.

 

En attendant ,je vous souhaite de bonnes vacances.

 

ψ

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 17:30

Les nouveaux colonisateurs

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Ce reportage tient en un sigle et en six lettres : PNG-LNG… « Pi.ènn.dji / El.enn.dji » pour être juste, car c’est un sigle venu de la langue anglaise. Sa traduction française : « Papouasie-Nouvelle Guinée / Gaz Naturel Liquéfié ».

 

Young girl. Papua New Guinea (jeune femme - Papouasie Nouvelle-Guinée) © World Bank Photo Collection - 2012

 

Il y a du gaz, chez les Papous !!!

Et du gaz, le monde en redemande, surtout les Chinois, si nombreux. Plus les réserves de pétrole diminuent, plus le gaz a la cote. Aux Etats-Unis d’Amérique, on a compris l’urgence qu’il y avait à pomper les ressources gazières du sous-sol papouan-néoguinéen pour vendre  cette manne aux pays de la région : à la Chine,  bien sûr, mais aussi au Japon et aux Etats de l’Asie du sud-est. A Washington, on voit dans cette affaire (faut-il dire : « ce business » ?)  un enjeu « stratégique ».

Depuis deux ans, la compagnie américaine Exxon Mobil arrose de billets verts la Papouasie-Nouvelle Guinée. Là-bas, ça sent le gazodollar à plein nez. Le projet PNG-LNG pèse 15 gros milliards de dollars U.S., autant dire de quoi bouleverser la vie des Papous, désorganiser leur société, faire imploser leurs traditions, encourager l’alcoolisme, la prostitution, la corruption… de quoi aussi faire accourir de l’étranger ceux qu’hypnotisent l’odeur du gaz et l’attrait de l’argent.

 

"Les nouveaux colonisateurs", un reportage de Céline Rouzet, réalisé avec le soutien financier du Centre Pulitzer  et l'aide de Philippe Gigliotti, créateur de l'agence " Voyages en Papouasie".

invité(s)

Céline Rouzet

Chroniqueuse, Reporter, Documentariste
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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 18:33

L’image que projette l’humanité, celle des guerres, des famines, des crises économiques, n’a pas de quoi la révéler dans ce qu’elle a de plus humain. Elle est plutôt un champ de bataille où se commettent les crimes les plus atroces et son destin est plus près de l’abîme que de la plénitude d’humanité dont elle porte pourtant le germe.

Que l’on soit croyant ou pas, l’HUMANITÉ ne porte-t-elle pas dans sa propre nature une réalité et des valeurs qui rejoignent toutes les personnes de bonne volonté de la planète terre ? Serait-elle donc condamnée par un mystérieux destin à n’être que la contradiction d’elle-même ?

Pourtant, depuis la nuit des temps où elle s’est mise en marche vers un destin non encore atteint, elle a fait des pas de géants pour franchir, étape après étape les résistances de la matière, de l’ignorance, de l’esclavitude, de l’individualisme, des pouvoirs de domination et de conquêtes. Des peuples ont conquis leur indépendance, les droits des personnes ont été reconnus dans des chartes internationales, etc.

Cette HUMANITÉ, à laquelle nous appartenons tous et toutes, est une semence dont les principales caractéristiques se révèlent au fur et à mesure qu’elle se développe dans le temps. Celles qui s’imposent à ce moment précis des temps que nous vivons ce sont, cette fois-ci dans leur dimension universelle et planétaire, la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, la dignité, le respect des personnes et des peuples. Nous n’en sommes plus au village qui se prend pour le monde pas plus qu’à l’individu qui se prend pour l’humanité. Nous passons du « tout pour moi  » au « tout pour l’humanité  ». Nous passons, comme dirait le grand philosophe Gabriel Marcel, du moi au nous.

Le monde que nous connaissons n’est plus une entité uniforme, mais une réalité multiforme et multipolaire, se présentant comme un prisme aux mille couleurs et se révélant sous diverses facettes. Chaque fois où ces valeurs prennent forme et consistance, l’HUMANITÉ se révèle plus lumineuse, plus belle, plus diversifiée et plus authentique. Nous en sommes à ce passage. Un passage où tout n’est pas évident. De nouveaux paradigmes de la gouvernance mondiale s’imposent. À nous de les identifier, d’en prendre pleinement conscience et d’en faire les références d’un monde nouveau à naître.

LES RÉSISTANCES À LA CROISSANCE DE L’HUMANITÉ

Autant la matière brute fut une résistance aux premiers pas de la vie de cette HUMANITÉ, autant les pouvoirs dominants de nos sociétés, guidés par les ambitions de conquête et d’asservissement, emportés par la cupidité sans limites de ses artisans, la consommation chloroformante des esprits, sont devenus les résistances qu’elle doit vaincre pour poursuivre sa route par en avant.

Ce combat s’avère d’autant plus ardu que ces forces de résistance sont parvenues, jusqu’à un certain point, à transformer leurs mensonges en vérité et la vérité en mensonge, leur cupidité en générosité et la générosité en cupidité, leurs guerres, en guerres humanitaires et les guerres humanitaires, en terrorisme. On parle de certaines choses tout en passant sous silence d’autres pour mieux tromper. Une toile, tissée habilement et finement, présente ce mirage comme l’authentique et véritable humanité.

Les dernières techniques de communication et les médias les plus puissants sont, évidemment, au service de cette grande tromperie. La majorité des esprits n’ont plus le temps de s’arrêter pour regarder ce qui se passe réellement, envoûtés qu’ils sont par leur quotidien. Ils s’en remettent à ce que leur racontent les journaux et leur journal télévisé qu’ils reçoivent comme paroles d’Évangile. Les dirigeants des pays développés auxquels plusieurs d’entre nous appartenons nous vendent l’idée que nous sommes les bâtisseurs d’une humanité nouvelle aux mille vertus.

Le fameux discours de G.W. Bush, alors président des États-Unis, définissant ce qui est bon et ce qui est mal, les bons étant les États-Unis d’Amérique et tous leurs alliés, les méchants étant tous ceux qui ne se rallient pas à leurs projets de domination et d’empire, marque un tournant dans l’histoire des relations des peuples et des nations.

Les Nations Unies ainsi que toutes ses chartes sur les droits des personnes et des États passent au second rang, l’arbitre n’étant plus la communauté internationale, mais plutôt les principaux artisans des pouvoirs de l’État étasunien. Même l’Église catholique, à travers sa papauté et sa hiérarchie, s’est faite complaisante avec cette façon de définir le bien et le mal.

Le pape Jean-Paul II n’a-t-il pas reçu la médaille de la liberté des mains de ce G.W. Bush, cet envahisseur d’Irak et Benoit XVI ne s’est-il pas prêté à une célébration grandiose de son anniversaire de naissance dans les jardins de la Maison Blanche en compagnie de plus de 10 000 invités, la plupart engagés dans les guerres criminelles contre « ces terroristes », à savoir ceux qui ne s’allient pas à leur volonté de puissance et de domination ? Sur ce point, je vous réfère à un article qui fait état de cette grande alliance entre l’Église et l’Empire.

Les guerres en Libye et en Syrie, les coups d’État au Honduras et au Paraguay ainsi que les multiples tentatives de renversement de gouvernements en Bolivie, au Venezuela, en Équateur ont tous un objectif commun, celui de contrer l’émergence d’un autre monde et de reconquérir les richesses et les pouvoirs de l’État.

Lorsque les « indignés  » ont pris la rue en Europe et aux États-Unis, ils ont voulu dire, assez c’est assez. Le scandale du 1% de l’humanité, disposant à volonté des 99%, a assez duré. 

LES FORCES MONTANTES DE L’HUMANITÉ

 

Derrière cette image officielle que nous donnent les principaux médias de l’empire et de leurs alliés politiques et religieux, il y a une humanité qui avance, fragilisant toujours plus ce montage médiatique et démasquant avec toujours plus d’acuité l’hypocrisie et le mensonge qui en constituent les fondements.

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, qui a brisé la glace du secret en dévoilant des milliers de documents mettant en cause le gouvernement des États-Unis Bradley Manning, ce jeune soldat (26 ans) qui a dénoncé les crimes commis par l’armée et les services secrets de son pays, Edward Snowden, cet autre jeune (29 ans) qui vient de révéler tous les dessous de l’espionnage criminel des États-Unis dans le monde sont, tous les trois, de véritables chefs de file dans cette lutte contre le secret couvrant des crimes et des criminels. Leurs interventions lèvent le voile derrière lequel se cachent les véritables visages de ceux et de celles qui se font passés pour des grands serviteurs d’humanité, alors qu’ils n’en sont que des fossoyeurs. 

Au-delà de ces évènements tout récents, il y a eu et a toujours de plus en plus de leaders et de peuples qui prennent conscience de cette grande manipulation et qui l’affrontent avec courage, dignité et une détermination indéfectible au service de la vérité, de la justice et de la solidarité.

La deuxième moitié du siècle dernier nous fournit de nombreux exemples de ces prises de conscience de la grande tromperie. Que ce soit en Afrique ou en Amérique latine ces pourfendeurs des pouvoirs dominants et de leurs tricheries ont, pour un grand nombre, témoigné de leurs convictions jusqu’au sacrifice de leur propre vie. Qu’on pense aux centaines de milliers de victimes des coups d’État militaire que ce soit au Guatemala, au Brésil, au Chili, en Bolivie, en Uruguay, en Argentine, sans oublier toutes ces victimes du Plan Condor.

En juillet dernier, le peuple cubain célébrait le 60e anniversaire de l’attaque à la caserne militaire « La Moncada ». Un groupe de jeunes, encore dans la vingtaine, scandalisés par la dictature de Batista, par les injustices sociales, par la domination des multinationales, par le maintien d’un régime d’esclavitude, se sont attaqués, un 26 juillet 1953, à la caserne militaire La Moncada, symbole de ce pouvoir. Certains y laissèrent leur vie, plusieurs autres furent blessés ou fait prisonnier. Fidel parviendra à s’enfuir à la montagne, mais il sera vite dénoncé et fait prisonnier. Le jeune Fidel Castro, 26 ans et avocat de formation, assumera lui-même sa propre défense. Cette défense est devenue une référence fondamentale pour tout ce qui va suivre en Amérique latine et dans de nombreux pays du Tiers-monde, « L’Histoire vas m’absoudre  ». Il a d’ailleurs terminé sa plaidoirie par ces mots :

« "Je terminerai ma plaidoirie d'une manière peu commune à certains magistrats en ne demandant pas la clémence de ce tribunal. Comment pourrais-je le faire alors que mes compagnons subissent en ce moment une ignominieuse captivité sur l'île des Pins ? Je vous demande simplement la permission d'aller les rejoindre, puisqu'il est normal que des hommes de valeur soient emprisonnés ou assassinés dans une République dirigée par un voleur et un criminel. Condamnez-moi, cela n'a aucune importance. L'histoire m'absoudra."

 

Le 1er janvier 1959, Batista est renversé et les jeunes révolutionnaires, soutenus par la grande majorité du peuple feront une entrée triomphale à la Havane. Depuis plus de 53 ans, ce petit pays des Antilles est soumis à un des pires blocus économiques de son puissant voisin du nord. En dépit de toutes ces difficultés, la Cuba révolutionnaire a survécu, devenant la référence continentale pour ses médecins et ses services de santé, offrant gratuitement l’éducation à tous ses citoyens et citoyennes et déployant une solidarité internationale qui fit dire à l’ex-président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miguel Descoto, que Fidel était l’homme le plus solidaire de notre temps.

Les forces dominantes ne l’entendent pas ainsi, mais Fidel, cible de plus de 635 tentatives d’assassinat, est toujours là pour écouter et conseiller les nombreux présidents et dignitaires de l’Amérique latine et des Caraïbes, de même que ceux venant de partout à travers le monde.

Depuis lors, le germe d’une pensée nouvelle pour un autre monde, une autre humanité, a pris racine et s’est développé. Les pays émergents de l’Amérique latine ainsi que les diverses organisations d’intégration régionale en font de plus en plus la démonstration. Ils confondent l’empire et ses oligarchies en réalisant par des voies entièrement démocratiques les changements profonds qui redonnent à leurs peuples le véritable pouvoir de leur destin.

Voici ce qu’avait à dire Pepe Mujica, président d’Uruguay, ancien révolutionnaire Tupamaros, 14 ans de prison dans des conditions où le respect de la personne n’avait pas sa place, en ce 60e anniversaire de l’attaque de la caserne de la Moncada.

« Les changements sociaux ne sont pas au coin de la rue. Les changements sociaux ne disposent pas de laboratoires où on peut expérimenter à froid. Les changements sociaux sont le résultat de l’expérimentation directe de la lutte avec les peuples.

« La révolution cubaine a été une révolution d’auto-estime pour les Latino-Américains. Les changements matériels sont plus faciles que les changements culturels qui sont en définitive le ciment de l’histoire.

Quant à Nicolas Maduro, président du Venezuela, ancien chauffeur d’autobus et de Métro il a eu ces paroles à l’endroit du peuple cubain :

« Merci au peuple cubain si l’Amérique latine est aujourd’hui ce qu’elle est. Cuba est responsable de la création d’institutions comme l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), la CELAC (Communauté d’États latino-américains et Caribéens), de qui nous avons l’espérance de ce que nous sommes aujourd’hui. Il a fallu attendre 60 ans de lutte. Grâce à Cuba, grâce à Fidel, grâce à Bolivar. » 

Nos médias et nos gouvernants ont tellement diabolisé Cuba et ses dirigeants que nous avons peine à comprendre que des dirigeants de pays démocratiques, des intellectuels de réputation internationale, des prix Nobel de la paix, puissent avoir un tel respect et une telle admiration pour ces derniers.

N’empêche que l’Humanité de l’avenir, celle dans laquelle tous les humains pourront s’y reconnaître, doit passer par cette voie de la solidarité, de la démocratie participative, du respect des différences à travers l’intégration qui soudent les peuples et les personnes les unes aux autres. La justice doit devenir une référence constante et la vérité doit s’imposer par sa transparence.

L’Humanité n’a plus besoin de ces maîtres qui s’imposent aux peuples pour se les asservir, mais de ces maîtres qui s’unissent aux peuples pour les servir.

 

CONCLUSION

Un vent d’optimisme se filtre un passage à travers la morosité des temps que nous traversons. Les pays émergents de l’Amérique latine avancent avec leurs peuples, fondements de leur capacité de vaincre ces forces occultes qui les ont pendant de si nombreuses années manipulés et asservis.

Le premier geste de ces nouveaux gouvernements est de doter leurs peuples d’une nouvelle constitution qui soit à leur image. Les anciennes constitutions, élaborées par les oligarchies, répondaient prioritairement aux intérêts de ces derniers. Ce fut, entre autres, le cas pour le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur. Dans les trois cas, les nouvelles constitutions ont été reconnues et acceptées à travers un référendum populaire.

Le pape François avec Rafael Correa, président de l’Équateur

Il y a aussi, avec l’arrivée du pape François, une ère nouvelle qui s’annonce pour l’Église, alliée traditionnelle des forces de l’Empire. Beaucoup d’ingrédients indiquent que cette alliance tire à sa fin.

De fait, l’option pour les pauvres et avec les pauvres qu’il prêche ne pourra fraterniser longtemps avec les forces qui sont à la source d’une grande partie de cette pauvreté. L’appel à la charité qui s’impose actuellement comme unique moyen de résoudre les problèmes de pauvreté ne pourra résister longtemps à la nécessité de s’attaquer au système qui en est le germe et la principale cause.

La charité qui fait appel à la générosité et à la bonté doit se conjuguer avec la justice qui fait appel aux droits des personnes et des peuples. Les jours et les mois qui viennent seront déterminants pour voir plus clairement la direction vers laquelle se dirige le pape François.

Pour l’Amérique latine, un changement de cap de l’église institutionnelle aurait un impact déterminant sur les forces oligarchiques et impériales du Continent.

Parfois il m’arrive de penser que j’aurai vu naître le Nouveau Monde, l’homme nouveau, l’humanité dans ses derniers pas vers son plein achèvement. Le livre de l’Apocalypse a sa manière bien lui de nous raconter cet avènement.

"Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer, du trône : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. » Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l'univers nouveau. » Puis il ajouta : «  Écris : Ces paroles sont certaines et vraies. » (Apoc. 21, 1-5)

Oscar Fortin

Québec, le 9 juillet 2013

http://humanisme.blogspot.com

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:28

 vous êtes Supergrugés !

Et oui, quand vous entrez dans un supermarché, vous en ressortez supergrugés.

Consternant. Toutes ces pubs vantant les mérites de Leclerc, de Carrefour, d’Auchan, de Super U me sortent par les yeux. Que ce soit des pubs comparatives, ou bien Daniel Prévost vantant les petits suisses de Super U, l’objectif est le même : vider votre porte monnaie.

A ce propos, je me demande d’ailleurs comment Daniel Prévost, avec son CV, a pu accepter de prêter sa voix pour des pubs aussi mièvres. Vous me direz, chacun fait ce qu’il veut.

Un des rares avantages à faire ses courses dans les hyper reste le prix des matières basiques telles que le sucre, les huiles, le liquide vaisselle, le sopalin, les croquettes pour le toutou etc…

Pour le reste, c’est le désert.

Les viandes sont médiocres, les poissons et fruits de mer également, les plats cuisinés (cuisinés ?) insipides, les poulets à la broche indigestes, les charcuteries industrielles banales, et les fruits et légumes pas mûrs et hors de prix.

Et les gens en redemandent. Incroyable mais vrai. J’ai failli oublier les « délicieux » plats surgelés industriels. Lasagnes sauce boulettes, Saint Jacques sauce ketchup etc… 

En fait, sous prétexte d’économies, on dépense plus dans un supermarché que chez les petits commerçants. D’une part, parce qu’on est tenté à chaque rayon d’acheter plus que nécessaire, mais en plus ils utilisent pas mal de techniques de vente. Je ne vais pas les énumérer toutes mais en voici quelques unes :

Liste non exhaustive. Pour en revenir au label saveur de l’année, c’est une belle arnaque. Les produits ne sont en général pas meilleurs que d’autres, mais par contre ça dope les ventes et surtout ce n’est pas gratuit. Deux liens explicatifs ci-dessus.

Récemment on a vu fleurir les « scans », qui permettent aux gens de suivre leur addition. Ah oui ! Très important de suivre son addition au centime d’euro près. Pensez donc ma brave dame, dès fois qu’on dépenserait 20 centimes de plus ! Tu parles. Sous prétexte que le consommateur moyen va mieux contrôler ses dépenses avec se système. Sauf que c’est faux, puisque les gens achètent quand même sous le coup de l’impulsion. Et puis le slogan « Avec le scan, pas d’attente aux caisses » a enfoncé le clou rapidement.

Les dirigeants des grandes surfaces ont mis le paquet pour le lancer. Comme ils savent le faire. A grand renfort de panneaux publicitaires, prospectus, guichet ouvert avec une charmante blonde, carte gratuite, caisse spéciale scan pour éviter l’attente etc…Pas moyen de l’ignorer. Du coup, la mayonnaise à l’air de prendre.

Côté des producteurs, vendre aux hypermarchés, c’est l’angoisse. Ils sont étranglés de plus en plus. Coincé entre vendre ou ne pas vendre. Autrement dit, manger ou être mangé. Deux liens :

http://www.agrobiosciences.org/arti...

http://www.lanouvellerepublique.fr/...

C’est paradoxal pour le consommateur. Les légumes, fruits, viandes, poissons très cher et très souvent hors de prix, alors que les producteurs vendent aux hyper de moins en moins cher.

Seuls les actionnaires jubilent. Café, pousse café, cigare…

Du coup, je me tourne de plus en plus vers les petits commerçants. Je redécouvre avec bonheur les étals des marchés, l’épicerie du coin, l’artisan boucher sur la place, avec qui il fait bon blaguer. Parce que côté blagues dans les hypermarchés, c’est plutôt coincé ou inexistant.

Surprise. Chez mon épicière, le kilo de Salers à 15€. Pas plus cher que chez Leclerc. Mais avec un goût incomparable. Et puis en discutant avec elle, j’apprends qu’elle torréfie son café, que la machine date de son père, et que c’est un pur arabica. Elle m’en offre même 250 grammes pour goûter. Il est excellent. Bien meilleur que les cafés bas de gamme des grandes enseignes. Prix : 3 € les 250gr.

J’en vois certains qui vont me dire qu’ils trouvent du café à 1,50€ chez Carrefour. Peut être, mais il est infect. Si vous voulez du café potable dans les grandes surfaces, il faut mettre au minimum 2,50€ les 250gr. La différence n’est pas si grande.

Et puis, quel plaisir de faire ses courses sur les marchés. Les fruits et légumes sont en général pas plus chers qu’ailleurs mais beaucoup plus mûrs et gouteux. L’ambiance est de plus bon enfant, convivial, et détendu. Le bonheur.

J’en ai marre de subventionner tous ces actionnaires qui ne pensent qu’à eux-mêmes et surtout pas au bien être du producteur et du consommateur. Les monopoles ont toujours été dangereux, car pas de concurrence. C’est bien là le drame.

Trop de petits commerçants ont disparu. Aidons ceux qui restent, car sinon nos villes, nos villages seront bien déserts. Il ne restera bientôt plus que des enseignes. Pas de surprise. Vous pourrez trouver un Gifi partout, mais un bon boucher, beaucoup moins sûr.

 

 

  par Clojea


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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 17:38

La France n’est plus en démocratie mais en régime Système

Depuis les péripéties du traité européen, du TCE rejeté en 2005 au traité de Lisbonne tout aussi illisible, les citoyens français qui réfléchissent crient leurs colère face à une démocratie piétinée. Encore faut-il réfléchir avec les bonnes données. Ce prétendu camouflet infligé au peuple français par Nicolas Sarkozy à Lisbonne s’avère plutôt symbolique. Si la démocratie est en défaut, cela tient à des dispositions plus drastiques et du reste parfaitement accessibles pour qui veut bien lire les documents officiels. Dans une démocratie intégrale, le minimum serait que le droit soit voté par le Parlement et que le gouvernement fasse exécuter les lois. Or, la constitution de 1958 prévoit que le gouvernement puisse déroger à ce principe à travers la possibilité, notamment avec l’article 34 qui limite les domaines d’intervention du Législateur alors que le gouvernement est libre d’user de son pouvoir réglementaire avec arrêtés et décrets. Ensuite, dans la pratique, la plupart des lois ne sont pas issues d’une initiative parlementaire mais proposées par l’exécutif. Allez, on ne va pas pinailler, puisque l’exécutif est sous l’autorité d’un chef suprême que les Français élisent au suffrage universel. Mais bon, ce Parlement de godillot agace quand même le démocrate. Notons quand même quelques lois initiées par des parlementaires et qui portent leur nom. Neuwirth pour la contraception, Carrez pour la surface des logements.

Mais la plus grande entorse à la démocratie, c’est l’abandon de souveraineté législative consécutive à l’application des directives européennes qui doivent être transposées par le Parlement pour qu’elles s’inscrivent dans le droit français. Cela signifie que des instances non élues, celles de la Commission européenne, peuvent décréter des textes de droit qui de facto sont transposées de manière automatique sans qu’ils ne soient débattus par nos élus du Parlement. Les plus radicaux diront que nous sommes dans un système totalitaire ou plus modérément, dans une sorte de despotisme éclairé depuis Bruxelles.

La démocratie souffre de quelques entorses qu’on trouvera dans les petits détails, là où se loge le diable. Il fut un temps où les ministres avaient à leur disposition des fonds spéciaux qu’ils pouvaient utiliser de manière discrétionnaire. Ainsi, nombre de hauts fonctionnaires dans les cabinets ont pu bénéficier de fonds occultes, avec des revenus soustraits au fisc. Ce dispositif a perduré pendant des décennies avant d’être abrogé par le gouvernement Jospin. C’est étrange comme les gouvernants savent transgresser les règles de l’Etat de droit. Un chef d’entreprise qui ferait de même en octroyant des dessous de table à ses cadres serait passible des tribunaux. Alors je me demande si les dirigeants et les élus ont dans leurs gènes une authentique et sincère culture démocratique.

On peut en douter, au vu des récentes informations livrées sur les fonds spéciaux du Parlement. Nos députés ont à leur disposition des fonds leur permettant de subventionner de manière discrétionnaire des collectivités locales ou des associations relevant de leur circonscription ou parfois de choix personnels comme par exemple Laurent Fabius allouant des fonds dans une commune d’Ariège où il possède une résidence secondaire. Dans une pratique républicaine, ce type de mesure fait l’objet de débats publics. Il suffit d’assister à une séance de conseil municipal pour vérifier que le moindre euro alloué à une association est discuté publiquement. Mais lorsqu’il s’agit des fonds spéciaux parlementaires, le fait du prince prévaut. Et l’on peut soupçonner une entorse à l’équité des candidats dans les élections en supposant que ces fonds versés à des associations sont implicitement assortis d’une connivence électorale. Ce qui fait inévitablement penser aux pratiques d’une république bananière.

Nous venons de constater quelques éléments de la face éclairée des pratiques anti-démocratiques parfaitement assumées par les gouvernants. A côté, il y a la face cachée avec des affaires dont je ne peux pas parler car elles se déroulent dans la face cachée des connivences politiques et que je ne les connais pas puisqu’elles sont cachées. Parfois, elles parviennent au grand jour grâce à des investigations de reporter ou plus souvent des fuites organisées. Ne soyons pas dupes, le journalisme à la Watergate est une exception. Les infos ne sont pas cherchées par les journalistes, car ce sont plutôt les infos qui cherchent les journalistes. Mais on ne va pas pinailler, même si parfois on a le sentiment que les médias nous jouent la comédie de la transparence. La face cachée dévoilée tient parfois à un informateur, une fuite, comme pour l’affaire Cahuzac, avec ensuite un travail d’enquête, ou alors un épisode malencontreux et improbable dans une chambre de l’hôtel Sofitel.

Bref, tous ces éléments tendent à nous persuader que nos élites n’aiment pas trop la démocratie même s’ils jurent le contraire dans les médias. La démocratie, c’est la participation du peuple et des citoyens aux décisions publiques. Les dirigeants n’aiment pas trop que le peuple se mêle des affaires publiques jusqu’à aller contester certaines pratiques du pouvoir et même quelques formes du pouvoir. Frondes contre le Larzac, Nôtre Dame des Landes, les lignes LGV inutiles. Je suis convaincu que nombre d’élus apprécient la démocratie pour ses avantages matériels, pour le plaisir du pouvoir, d’entendre du monsieur le président, le député, le maire… pour le fun d’apparaître dans l’écran, les journaux, ou de parler à la radio puis de procéder à des inaugurations. Mais les élus n’aiment pas forcément que les citoyens se mêlent des décisions et s’immiscent dans les choix politique. Pour les élites du monde industriel, aucun doute, ces gens n’aiment pas trop la démocratie sauf si elle tourne à leur avantage, en se calquant sur le dialogue social.

Définition du dialogue social : négociation serrée entre deux parties qui presque toujours tourne à l’avantage du plus fort.

Maintenant, si l’on examine le cas des citoyens, gageons que les classes supérieures, souvent imprégnée de culture des parvenus et de narcissisme, se sentent quelque peu distinctes du bas peuple tout en prisant une version de la démocratie qui tourne à leur avantage. Quant aux citoyens de classe moyenne, une faible portion revendique son droit de visite sur les chantiers de la vie politique, car cela demande du temps et aussi un effort pour se documenter afin de prendre en défaut les décisions publiques contraires à l’intérêt général.

Ces considérations conduisent à interroger le politique en examinant la possibilité d’une transition de régime advenue progressivement depuis quatre décennies, voire même six, avec une accentuation depuis 1990. Comme d’autres pays, la France aurait alors pris quelques distances avec la démocratie représentative pour adopter un régime système. Dans ce type de régime, la société est composées de strates organisées et d’ensembles systémiques qui sont antagonistes mais qui se co-régulent pour donner au final un régime stabilisé mais subissant en permanence des instabilités que les observateurs appellent crises. Les élections et les médias de masse constituent des régulateurs du système mais aussi des dispensateurs d’humeurs et de goût. Celui qui plaît au peuple sera élu, même s’il n’est pas à la hauteur.

Dans le régime système, plusieurs composantes persistent ; la démocratie dans les régimes ayant choisi ce mode de gouvernance, l’Etat de droit aussi. Mais l’on voit se dessiner quelques abus autoritaires et sécuritaires. L’Etat de droit est menacé, aux Etats-Unis, et peut-être aussi dans les pays européens. On voit notre police républicaine mener quelques opérations d’intimidation, quelque fois dans les cités et d’autres fois dans les transports en commun ou bien les véhicules privés investis par les pattes d’un chien renifleur en quête de quelques grammes d’herbe qui fait rire. En Amérique, Jimmy Carter, un homme d’Etat sérieux, vient d’affirmer que les Etats-Unis ne sont plus un régime démocratique. C’est bien possible, si l’on cumule la surveillance de la NSA, les actions « inamicales » de la police, Guantanamo et d’autres privations de droit et pour finir, les drones qui tuent des gens jugés coupables sans procès. Dans le régime système, les libertés reculent au profit des régulations sécuritaires et des normes systémiques qui peuvent être scientifiques, techniques, idéologiques ou religieuses.

 

B DUGUE

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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