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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 17:30
 

 

 

Si les soupçons adultérins se révèlent exacts, la conversion de Franck Ribery à l'islam risque de ne plus être une assurance vie... 


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Lu dans Le Buteur du 06.05.2009 : 


Lorsque vous vous êtes converti à l’Islam, pourquoi avoir choisi le prénom de Bilal et pas un autre comme Mohamed ou Ali ?

En fait, avant de connaître ma femme, j’ai connu mon beau-frère, c’est-à-dire son frère. Nous étions s’hab s’hab (ami ami) lui et moi et il m’arrivait d’aller chez lui. La grand-mère à ma femme, qui est décédée il n’y a pas longtemps en Algérie, Allah yerhamha, venait parfois en France. Quand elle m’avait vu la première fois, elle n’arrivait pas à prononcer Franck. C’était difficile à prononcer pour elle, car elle ne parlait pas le français. Elle m’appelait tout simplement Bilal pour simplifier. Lorsque je me suis reconverti à l’Islam, j’ai gardé ce prénom.


Sans vouloir être indiscret, peut-on savoir ce qui vous a plu dans l’Islam ? 

C’est la façon de vivre, le comportement des gens, les coutumes, la gentillesse, la simplicité… C’est tout ça. Je pense que les Maghrébins en général et les Algériens en particulier ont un grand cœur. Source 


Le nom islamique complet de Franck Ribery est "Bilal Yusuf Mohammed". Franck Ribery ne parle pas beaucoup de ce choix à la presse et tient à conserver une certaine discretion. Son épouse, Wahiba, originaire d'algérie, est également musulmane. En 2006 il déclare à Paris Match que c'est l'islam qui lui donne la force sur le terrain et en dehors. 

 

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Dans le mensuel gratuit Salamnews, l'international de l'équipe "de France" donnait un entretien dans le numéro de septembre 2008 :

 

"J'ai connu mon beau frère et beaucoup de mes potes, dans la vie de tous les jours, étaient musulmans. J'ai ensuite rencontré ma femme et je voulais absolument me marier avec elle. On a fait tout ce qu'il fallait, je me suis converti à l'islam, j'ai été à la mosquée avec mon beau-père (...) . Tout le monde sait que je suis marié à une femme française de confession musulmane, Wahiba, et que mes deux filles, Hiziya, 3 ans, et Shainez, 7 mois, portent des prénoms arabes" 

 

Affaire à suivre...


Source 


 

A voir également :

 

- Les deux premiers (sur quatre) joueurs de l'équipe de France de foot, Sidney Govou et Franck Ribéry, entendus comme témoins dans une affaire de proxénétisme


- Affaire de mœurs chez les Bleus


- Franck Ribéry, international Français, fête la victoire de… l’Algérie


- Football, amical : Equipe de France 98 en Algérie pour un tournoi de futsal


- Zidane : « J’irai en Afrique du Sud avec le drapeau algérien dans les mains »


- Vidéos : Football et racisme antiblanc : l’avis de Vikash Dhorasoo

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 19:01

Encore aujourd'hui,  nombreux  sont ceux  qui s'interrogent sur l'identité réelle du corbeau charlemagne qui a sevit il y a quelques années à terre de haut...Le témoignage de présomption d'un saintois digne de confiance et le lien qui suit  offrent une piste tres interressante à savoir que "charlemagne" serait un fin connaisseur  en matiere d'histoire  militaire

 

http://suede.uk.free.fr/division%20charlemagne.htm

 

Prevoyez un  parachute .

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 17:30

Il y a près de 120 ans, Arthur Rimbaud disparaissait . Philippe Bilger tente de percer le mystère de son éternelle adolescence.

On n'est (toujours) pas sérieux quand on a 17 ans

On a tous les droits pour les titres et Arthur Rimbaud est une étoile, un mythe, une fulgurance qui résiste à tout. Dans sa jeunesse follement créatrice, lui-même n'était pas à une bêtise près !

Né en 1854 dans les Ardennes, il est mort à Marseille en 1891. On n'avait de lui qu'un portrait, celui de Carjat : Rimbaud est âgé de 17 ans et porte sur son visage l'insolence de son génie et, aussi, le génie de l'insolence. Verlaine est presque symboliquement caché dans l'ombre, prêt à subir le pire et le meilleur de ce garnement miraculeux.

17 ans, et puis plus rien ! La littérature abandonnée, rejetée, niée pour toutes sortes de commerces, la solitude, le désert, l'enfouissement dans une autre vie même pas endurée comme un sacrifice ou une ascèse mais une existence ordinaire, poétique à force de banalités assumées, venant prendre naturellement la relève des moments inouïs qui continuent à faire rêver les esprits et frémir les sensibilités.

17 ans ! Mais il y a deux ans, dans une petite brocante, a été découverte puis achetée une photographie de groupe jaunie, prise sur la terrasse de l'Hôtel de l'Univers à Aden, au Yémen. On est dans les années 1880. Il y a sept personnes, cinq sont assises et deux se tiennent debout derrière les premières. Il n'y a qu'une femme à l'extrême droite. Un homme est assis à côté d'elle. C'est Rimbaud. "Cheveux tombant en triangle sur le front, lèvres épaisses, larges narines, bouche entrouverte, les yeux fixés intensément sur l'objectif " (Le Monde). Il est âgé d'environ trente ans. Commerçant, aventurier au Yemen, c'est son destin d'alors (Le Parisien, Le Figaro).

Le bouleversement qu'on éprouve à tenter de percer les mystères de ce visage où une légère moustache accuse encore davantage la bouche et le menton, est à la mesure de ce qui a été jeté dans nos têtes par ce jeune homme qui usait de l'écrit comme d'une foudre, ce copain fraternel, cet amoureux des voyelles et des couleurs, cette incandescence erratique qui, comme un bateau ivre, se laissait glisser le long du morne en espérant d'incroyables aurores. Ceux qui ont sué sang et eau sur les textes de Rimbaud me comprendront. Cette obscurité mais jamais précieuse ni inutile. Cette puissance, cette sensualité quand il "embrassait l'aube d'été", ces "Illuminations" qui éclairaient et, on ne sait pourquoi, laissaient pressentir que derrière notre quotidienneté il n'y avait qu'à puiser pour devenir riches et singuliers.

Ce visage, on pourrait passer des heures à le scruter. On aimerait tellement rentrer à l'intérieur pour être au fait de ses idées du moment, de ses songes, de ses nostalgies. Y a-t-il dans ce regard tendu et direct encore des fragments des apothéoses et des dérives somptueusement précoces d'hier, ou déjà le pressentiment d'une mort qui surviendra à tente-sept ans ? Peut-être n'y a-t-il rien, au contraire, que la volonté cultivée de faire le vide, de se plonger dans le cours des jours et dans l'ennui désiré d'une destinée ayant réussi à ramener le formidable créateur au rang de son prochain le plus banal ? Etre comme les autres, ce défi relevé, serait-ce la cause de cette gravité sereine  qui transfigure ce visage ? En tout cas, cet homme assis ne regarde pas la femme assise à sa gauche. Il se tient certes dans le groupe mais ne s'y trouve pas. Il a fui, il continue de fuir. Une histoire se déroule en lui dont il est le seul témoin, une mélancolie, la certitude du "dur métier de vivre" l'emplissent quand il ne quitte pas des yeux l'objectif. Il n'est décidément pas comme les autres.

Ou bien écrit-on sur son visage notre propre interrogation ? Rimbaud ne peut pas avoir totalement déserté Rimbaud. Il faut forcément qu'il y ait quelque chose permettant de suivre à la trace le génie, des traces d'hier dans aujourd'hui ? Une étincelle ne peut pas s'échapper comme cela, d'un coup, par caprice, ce serait trop triste, trop absurde.

Avant sa mort, on disposera de quatre autoportraits esquissant une silhouette. Rien de précis. La fin ayant déjà dévoré l'être rongé par la maladie. Marseille et son port. Le bateau ivre enfin à quai. La fulgurance à l'ancrage. Les yeux se fermeront sur une énigme. Un gâchis ou un triomphe ?

Ce visage de trente ans offre une clé mais laquelle ?

Par Philippe Bilger

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 17:30

 Une ville chinoise lance le permis de moralité à points

 

  A Suining, ville moyenne de 1.3 millions d’habitants dans la province du Jiangsu, les mérites et les fautes des citoyens sont publiés sur internet. Suining, dans la province du Jiangsu, a mis en place un permis de moralité à points Le secrétaire du Parti de Suining, Wang Tianqi Griller un feu rouge, être endetté, avoir un deuxième enfant... sont de mauvaises actions qui peuvent vous livrer à la vindicte populaire dans la bonne ville de Suining. Le gouvernement a investi 800 000 yuans, soit 86 000 euros, pour créer un système de collecte d'informations sur le comportement de ses ouailles. Plus de 800 personnes ont donc vu leurs noms, adresses, unités de travail, ainsi que leurs fautes ou mérites et le nombre de points gagnés ou perdus, publiés dans la presse locale et sur le site officiel du gouvernement de Suining. Les bons points sont attribués en priorité aux mérites financiers : toute personne qui investit ou attire des capitaux gagne 20 points. « Servir l'intérêt commun», «se porter volontaire», «aider un enfant » : autant de bonnes actions qui valent entre 10 et 15 points de mérite. Comme l'employeur est précisé, il est flagrant que la plupart des mérites sont attribués aux fonctionnaires et cadres locaux. Employés du Bureau du planning familial, du Bureau de l'éducation, des prix ou encore de l'Administration municipale, ils sont près de 300 personnes, hommes et femmes, à avoir gagné le titre de « maman de la société » assorti de 10 points de crédit moral supplémentaire.

 

 Ces points peuvent s'accumuler pour atteindre 1000 et chaque citoyen de la liste sera classé du meilleur au pire en quatre catégories de A à D. Les gentils A se verront accorder des facilités de crédit, l'accès à une meilleure éducation et leur adhésion éventuelle au Parti Communiste sera encouragée. Pour les vilains D au contraire, toute assistance municipale sera refusée, ainsi que l'achat d'une licence commerciale ou l'accès au crédit bancaire. Le Secrétaire du Parti de Suining, Wang Tianqi aurait déclaré dans un article publié par sina.com que trop de mauvais points pourraient exposer les contrevenants à une surveillance renforcée ainsi qu'à des sanctions, car il convient de faire comprendre aux citoyens que « tenir parole amène des avantages divers ; trahir sa parole répand le discrédit».

 

Sur son blog, le nouveau directeur du « Bureau du recensement du comportement des masses», Zhu Pinwu se veut néanmoins rassurant. Il affirme que seul un nombre très élevé de points négatifs pourra avoir des répercussions concrètes et que les informations sont gérées avec prudence. Ainsi certains comportements répréhensibles, notamment la fréquentation de prostituées, ne sont pas rendus publiques. D'après lui, ce sont "seulement" 1928 informations négatives qui ont été publiées sur 3352 reçues. Endetté, M. Gu du village des Trois amis perd 420 points Ce permis à points de moralité a provoqué de nombreuses réactions sur Internet, la plupart indignées. Un blog sur Chengshang-Qixia se demande justement quel est le niveau économique de la population de Suining, district encore considéré comme pauvre.

 

En effet, les mauvais points sont surtout récoltés par les mauvais payeurs et les petites gens au chômage qui tentent de gagner un peu d'argent. On compte plus de 400 personnes répertoriées parce qu'incapables de rembourser leurs dettes, près d'une centaine vendant au détail sans licence commerciale ou dans des lieux non autorisés. Il serait en effet sociologiquement intéressant de savoir par exemple pourquoi M. Gu, habitant le village des Trois amis, n'a pu honorer ses dettes à 14 reprises et totalise ainsi 420 points négatifs.

 

 Plus d'un internaute s'interroge sur la légalité de ce permis moral et dénonce le «procès fait aux pauvres». Les dirigeants de la ville de Suining s'étaient déjà faits remarquer pour leur propension à l'innovation. On ne peut que saluer leur initiative votée l'an dernier afin de limiter la durée des discours officiels et de les débarrasser de leurs formules creuses au nom de l'efficacité. Mais cette fois-ci, c'est au nom de la société harmonieuse que ces gardiens de la vertu sociale ont officialisé la violation de la vie privée, la délation et la diffamation.

 

 Lira t-on un jour :A Terre de Haut le permis de moralité politique à points...Meme la chine fait mieux que nous,c'est désespérant.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 17:30

L’Eglise catholique en crise

Quel mal ronge l’Eglise catholique ? Des clefs pour comprendre et pour changer.

Aujourd’hui, c’est la curée contre l’Eglise catholique ! Un acharnement médiatique sans précédent.. A tel point qu’il en devient malsain et... suspect !

De tous temps des prêtres, condamnés au célibat, à la solitude, à l’abstinence, à une vie monacale, bref à brider les instincts les plus naturels, ont fini par commettre des actes répréhensibles. Et sans faire leur mea culpa, sans demander pardon, en les tenant secrets, honteusement secrets pour qu’ils ne rejaillissent pas sur l’Eglise toute entière. Bref, on en parlait peu ! Alors que maintenant ces actes sont publiquement reconnus, confessés, même par le Pape, et ils font la UNE de nos médias. Pourtant les cas, somme toute, sont rares au regard du nombre de prêtres en exercice...

On peut donc se demander pourquoi un tel acharnement médiatique. Pour occuper le terrain, afin de masquer toute la casse sociale ? Ex-aequo avec la burqa... Je penche pour des motifs plus géo-politiques, pour une croisade, en sous-mains, contre non seulement les Musulmans, bien sûr, mais même contre les frères chrétiens... qui ne sont pas protestants ! Car ce sont les Anglo-Saxons qui veulent dominer le monde, avec en leur sein un maximum de Protestants, de plus en plus évangéliques d’ailleurs, ultra-réactionnaires, rigoristes et adeptes du modèle ultra-libéral militaro-financier. Le gros du troupeau est partisan des chocs de civilisation, quel que soit le coût en vies humaines ! On se demande ce que ces pseudos chrétiens ont d’évangélique... en tous cas, pas l’amour de leur prochain, et, en actes, ils font preuve d’une méconnaissance totale des préceptes divins ! 

Passons sur le choix, certainement, des "chrétiens" néo-évangéliques de régner en maîtres sur les croyants, d’imposer leur modèle de foi, leurs croyances, leur idéologie, au service d’un Système dont on voit tous les jours les ravages ; Ce sont des missionnaires, très prosélytes et même très agressifs, et pour eux la fin - gagner les âmes à leur Christ, celui d’un Bush -, supplante les autres motivations. Tout est subordonné à ce but ! Et pour remporter la palme, il convient, d’abord, de discréditer le rival. Par tous les moyens aussi ! Les cas de pédophilie constituent donc du pain "béni" pour ces croyants servant Dieu à leur façon. Et là, l’Eglise catholique risque de laisser des plumes... ce qui est d’ailleurs l’objectif ! Les Médias, là encore, jettent le trouble, désinforment, grossissent scandaleusement les faits, discréditent, servent des intérêts bien peu... catholiques. Et ravageurs ! Uniformément occidentaux... anglo-saxons !

Certes, il ne fait pas faire d’amalgame entre l’Institution, Rome, le Vatican - et les catholiques. Ceux-ci sont souvent, on le sait, fort critiques vis-à-vis de leur hierarchie et de ses dogmes forts rigoureux. De plus en plus de fidèles désertent leur Eglise, considérant parfois l’Institution comme un boulet, sans pour autant franchir le rubicon et aller ches les Protestants... évangéliques. Mais la question n’est pas là. Celle que je voudrais soulever dans cet article me semble bien plus grave pour l’Eglise catholique, dans le contexte évangélique actuel. Et il ne s’agit pas du célibat des prêtres, induisant une crise des vocations. Ni du rigorisme bien peu dans l’air du temps... il suffit de songer aux prises de position concernant la pillule, avec les dégâts que l’on sait dans certains pays comme l’Afrique. 

Le problème que je voudrais soulever est tout autre. J’ai commencé à le faire dans des articles récents, j’aimerais y revenir. Pour moi, le principal problème de l’Eglise catholique, dans un contexte de concurrence, de compétition (entre les différentes croyances), modernité oblige, et face à un monde évangélique très vivant, en pleine expansion - le principal problème, donc, est... d’avoir assassiné, le mot n’est pas trop fort, les courants les plus prometteurs de la galaxie catholique : Les prêtres ouvriers et la Théologie de la Libération.

Des serviteurs de l’Eglise catholique avaient choisi de témoigner de l’amour de Dieu dans le monde, sur le terrain, là où travaillent, luttent, souffrent, tant de citoyens. Au milieu d’eux, partageant leurs préoccupations, leurs difficultés, leurs espérances, aussi, d’un monde meilleur. Les prêtes ouvriers ont été discriminés, ostracisés, et même humiliés, brimés. Jusqu’à ce qu’ils ne soient plus qu’une poignée ou qu’ils ne finissent par abandonner l’Institution...

Rome a commis une faute majeure dont l’Eglise catholique risque de ne pas se relever. Dans un contexte social de plus en plus difficile, le Vatican a tout fait pour briser l’élan prometteur des Communautés de base, de la Théologie de la Libération (dont je suis sympathisante). Le Pape et ses conseillers ont taxé ces chrétiens de "Christo-Marxistes", parce qu’ils étaient épris de Justice sociale et politisés, et leurs principaux efforts ont consisté à éradiquer à la fois cette théologie pronant la libération de l’être tout entier, même sociale, et aussi les prêtres ouvriers choisissant de vivre dans le monde du travail et de partager leur foi sur le terrain. Quelle erreur !

Les Communautés de base étaient un atout pour l’Eglise Catholique, elles attiraient à elles, entre autres, le petit peuple des Latinos, très opprimé, très pauvre. Les célébrations étaient vivantes et ancrées dans le quotidien, notamment socio-politique, des gens. Ces Communautés ecclésiales étaient en plein essor, et elles seules pouvaient constituer un rempart contre le prosélytisme anglo-saxon. En tuant la Théologie de la Libération, le Vatican a ouvert un boulevard devant les néo-évangéliques... Et ce n’est pas en ayant ici ou là un prêtre charismatique, doué pour le chant ou pour la musique, qu’il pourra remonter la pente. 

Le succès des Evangéliques tient au fait que leur foi est vivante, et ancrée dans la vie quotidienne des gens, comme pour la Théologie de la libération. Ils supplantent peu à peu toutes les communautés catholiques aujourd’hui privées de ce qui était leur sève, et se polarisant seulement sur les dogmes les plus réactionnaires. Mais attention ! Les Néo-Evangéliques sont encore plus réactionnaires - et très politisés ! Et là, nous rejoignons le géo-politique... car en évangélisant, ces chrétiens ont aussi en vue des considérations très politiques tenant en quelques mots : Amener le fidèle à épouser l’idéologie anglo-saxonne du libéralisme financier et si nécessaire, militaire. Pour que triomphe partout sur la planète le modèle... anglo-saxon. Autant dire, un repoussoir !

Face au danger évangélique, face à la vitalité des petites communautés évangéliques, Rome n’a rien à proposer. Les Communautés ecclésiales de base, si vivantes, tendent à disparaître, laissant le champ libre aux néo-évangéliques pour imposer leur foi... et leurs choix de société, encore plus crispés, rétrogrades, fondamentalistes, que ceux des Catholiques romains.

Est-il trop tard pour redresser la barre ? En tous cas, avec un Benoït XVI, oui. Si le prochain Pape n’a pas l’intelligence de comprendre que les prêtres peuvent fonder une famille, comme leurs homologues protestants, s’il n’est pas un peu plus ouvert en matière de contraception et de remariage des divorcés, et surtout s’il culpabilise et discrédite les derniers adeptes de la Théologie de la Libération ou les derniers prêtres ouvriers, alors on peut parier que les jours de l’Eglise catholique sont comptés, face à la vitalité des communautés évangéliques qui pullulent un peu partout, et surtout face à l’agressivité de leur prosélytisme s’embarrassant de bien peu de considérations.

Le temps presse. Si Rome ne laisse pas la bride aux expériences liées à la Théologie de la Libération et aux prêtres-ouvriers, elle risque fort de sonner le glas d’une Eglise catholique en pleine perte de vitesse. 

Et si elle laisse le champ libre aux néo-évangéliques "anglo-saxons", il y a fort à parier que le monde des croyants chrétiens sera unipolaire lui aussi. Avec les conséquences que l’on sait en matière de Système économique et social, et de rejet de la 3e Religion du Livre, musulmane. Car ce sont les Catholiques qui, encore aujourd’hui, fraternisent le plus volontiers avec les Musulmans souvent arabes, notamment en "terre sainte". Songeons en particulier à un Saint homme, Mgr Sabbah, portant encore et toujours une parole de paix au Proche-Orient, travaillant à établir des ponts... un authentique chrétien, celui-là, comme on les aime tant ! Fraternel, ouvert, aimant, et engagé. Courageux ! 

Et si, de surcroît, il y avait aussi, en fin de compte, un écrasement de la minorité orthodoxe ? Sans exagérer, on peut parler d’un "combat" du Nord contre le Sud.

Voilà bien des défis à relever. Il est temps que l’Eglise catholique change radicalement de cap, si elle veut encore compter, demain, face à des frères très motivés, très vivants, et... très fanatiques, très sectaires, très conservateurs, et prêts à mener toutes les croisades qu’il faudra, même militaires, contre ceux qui ne leur ressemblent pas. 

C’est pourquoi je m’adresse aux Catholiques : Il est temps de faire votre mue, en profondeur, et d’exiger de votre Pape qu’il en fasse autant, si vous voulez que ce en quoi vous croyez ait encore, demain, sinon un avenir, au moins droit de cité... face à des évangéliques particulièrement peu tolérants. Et qui risquent bientôt de vous écraser sous leur nombre, sous leur mépris, et sous leur fanatisme sectaire ! 

Eva R-sistons à la domination des Protestants Anglo-Saxons sur la planète, et à un monde unipolaire intransigeant. 

N.B. : Je rappelle ce qu’entre autres j’écrivais récemment : "Ces croyants-là (évangéliques) desservent la cause qui les anime - et leur Dieu, le même pour tous, mais annexé pour eux seuls. Et effectivement, en sous-mains les Protestants anglo-saxons font tout pour déconsidérer le Catholicisme, à travers leur Chef. A des fins coloniales, de domination... bien peu évangéliques. Mais s’en rendent-ils compte ? Et c’est la raison pour laquelle je les ai quittés : Je ne voulais ni de leur fanatisme sectaire, ni de leur idéologie ultra-réactionnaire et impériale... (..) Peut-être devons-nous, si nous sommes attachés à un monde multipolaire, cesser d’alimenter le feu qui couve" (contre les Catholiques, donc, notamment via les Médias à la recherche, aussi, de sujets pouvant masquer tout ce que le Pouvoir, en France, fait en sous-mains).

in AGORA-VOX

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:30

  En Israël, les seuls droits de l'homme reconnus sont les droits des Juifs S'il y a un point sur lequel les autorités juives d'Israël ne laissent planer aucun doute, c'est que seuls les droits des juifs en Israël sont considérés comme des droits légitimes. Seuls les juifs ont droit à la liberté d'expression sans limite, à la liberté de circulation et de travail, au droit de propriété, au droit à l'éducation, au droit de vivre en paix, au droit de ne pas être arrêtés et emprisonnés sans justifications, au droit de créer des partis politiques, au droit à une justice indépendante, etc.

 

 La population palestinienne, qu'elle soit sur le territoire attribué à Israël en 1948, ou dans les territoires occupés, où elle est régie par les autorités militaires juives d'Israël, n'a aucun droit dans le sens défini et reconnu par les pays les plus avancés, et plus simplement aucun droit humain, si ce n'est le droit de ne pas réclamer de droits et le droit de se soumettre passivement à l'arbitraire des autorités juives d'Israël.

 

On critique souvent les pays arabes pour les mauvais traitements infligés à leurs citoyens ou leurs administrés, et plus particulièrement aux femmes, mais en comparaison du traitement infligé quotidiennement aux Palestiniens par les autorités juives d'Israël, tous ces pays, si justifiées que soient les critiques qui leur sont adressées, peuvent être considérés comme des paradis des droits de l'homme. Aucun d'entre eux ne traite ses populations, même les plus démunies, avec la cruauté, si ce n'est la férocité infligée par les autorités juives d'Israël à la population palestinienne, toutes conditions et tous sexes confondus. Les femmes palestiniennes ne bénéficient d'aucun privilège par rapport à leurs frères du sexe masculin ; elles sont emprisonnées, violées, interdites de circulation, expulsées de leurs maisons avec leurs enfants, torturées au même titre que les hommes et les enfants palestiniens.

 

 Pour les Palestiniens, Israël est un vaste goulag, où même des routes et des villes entières sont exclusivement réservées aux juifs et juives d'Israël, où le nombre de barrages de police ou de l'armée empêchant leur liberté de circulation est de loin supérieur au nombre de barrages installés par les autorités coloniales au temps de la guerre de libération nationale algérienne sur le vaste territoire de notre pays ! Chaque minute de la vie des hommes, femmes et enfants palestiniens, est une minute de violences, d'humiliations et de frustrations qui feraient de l'Afghanistan, alors qu'il était sous contrôle taliban, un paradis sur terre !

 

Les autorités juives d'Israël ne font pas un secret de cette politique qualifiée d'apartheid par l'ex- président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Ces autorités n'ont jamais caché le fait que l'objectif visé par ces mesures, contraires même à la définition la plus restreinte des droits de l'homme, est de forcer les Palestiniens à quitter le territoire sur lequel ils vivent.

 

Même la famine est utilisée comme arme de répression contre les Palestiniens Voici ce que rapporte David Morrison (23 juin 2008 www.david-morrison.org.uk) commentant un document de l'Union européenne qui détaille tous les actes de discrimination et de répression commis par Israël contre les Palestiniens, qu'ils vivent à Ghaza, dans les territoires illégalement occupés et colonisés, ou sur le territoire d'Israël reconnu par les Nations unies en 1948, publié en 2007, soit avant l'agression de fin 2008 dont ce territoire a été l'objet, les Nations unies, l'Union européenne et l'Irlande considèrent de manière ferme qu'en étranglant économiquement Ghaza, Israël a violé les lois humanitaires internationales, et ce n'est pas comme si cet étranglement économique de Ghaza était une erreur momentanée d'un pays qui aurait une histoire sans taches dans le domaine du respect des droits de l'homme.

 

 Au contraire, la punition collective imposée au peuple palestinien de Ghaza est une politique délibérée et affirmée du gouvernement israélien qui a été en vigueur de manière plus ou moins étendue depuis des années. De manière connue de tous, quand Israël a imposé la limitation des importations commerciales de produits alimentaires à Ghaza, un conseiller de haut rang au sein du gouvernement d'Israël, Don Weisglasss, a expliqué que « l'idée est de mettre les Palestiniens au régime, non de les faire mourir de faim ! » Le droit à la sécurité suivant Israël = le droit au génocide du peuple palestinien ?

 

 L'ancienne ministre des Affaires étrangères d'Israël, actuellement objet d'une poursuite judiciaire auprès d'un tribunal anglais, pour crimes contre l'humanité, a très bien exprimé cette politique, non seulement en proposant officiellement l'expulsion d’un million cinq cent mille Palestiniens de « 1948 », mais également en ajoutant le commentaire suivant : « Les Palestiniens doivent comprendre qu'ils n'auront aucune vie ici et qu'ils ont intérêt à partir. » Les considérations de sécurité que les autorités juives d'Israël avancent ne sont donc que des prétextes destinés à cacher la vraie raison, qui est d'épurer le territoire, — donné par Dieu aux juifs — de tout groupe considéré comme non-juif.

 

Face à ce refus délibéré des autorités juives d'Israël de se conformer aux normes internationalement acceptées de définition des droits de l'homme, position qui aurait dû mettre cet Etat au ban de la communauté internationale depuis belle lurette, les prétentions à donner des leçons sur les droits de l'homme apparaissent comme des écrans de fumée cachant des desseins de politique étrangère n'ayant rien à voir avec la défense des principes de respect de la personne humaine ; ces critiques sont adressées exclusivement aux pays qui refusent de montrer « patte blanche » et de se plier aux desseins avoués comme aux desseins secrets des pays distributeurs de leçons sur les droits de l'homme !

 

 Éliminer les Palestiniens sous couvert de tout prétexte : ligne politique proclamée d'Israël L'attaque barbare contre la population de Ghaza par l'armée juive d'Israël, et où des armes interdites, y compris des munitions radioactives ont été généreusement utilisées contre des populations civiles désarmées, a été présentée comme la conséquence d'une série de faits divers, marqués par le lancement de roquettes et d'obus de mortier sur le territoire, dont les Palestiniens vivant à Ghaza ont été expulsés dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique menée en application de l'idéologie sioniste résumée ainsi : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Nombre ont été les commentateurs qui sont allés dans ce sens, y compris parmi ceux qui n'ignorent rien de l'idéologie sioniste.

 

Pourtant, les déclarations cohérentes faites, avant et après l'agression, par les autorités juives d'Israël, n'ont fait aucun secret de la nature génocidaire de leur action, en totale symbiose avec l'idéologie sioniste : tuer les Palestiniens ou leur rendre la vie impossible, toutes localisations confondues, pour qu'ils quittent de leur propre gré le territoire considéré comme bibliquement réservé exclusivement aux juifs. Le général grand rabbin d'Israël a confirmé le caractère religieux de cette opération d'annihilation physique, ne faisant que répéter la politique déclarée des autres autorités juives d'Israël.

 

Ghaza et Haïti On a vu la solidarité internationale se manifester, à juste titre, et on ne peut que s'en féliciter, à l'occasion de la catastrophe naturelle dont a été frappée Haïti. Cette catastrophe, si violente qu'elle ait été, a fait, en termes relatifs comme en termes absolus, moins de sans-abris que l'attaque des forces armées juives d'Israël contre Ghaza, dont 90% de la population a perdu son logis.

 

Avec son cynisme habituel, Israël a exploité le drame du peuple haïtien frappé par une catastrophe naturelle imprévisible et aveugle, et a volé au secours de la population haïtienne sous les caméras bienveillantes et toutes en pamoison devant les exploits de son équipe de sauvetage, des médias internationaux — prompts à reporter chacune de ses « bonnes actions », mais toutes aussi promptes à censurer tout ce qui peut porter atteinte à la réputation d'Israël, pays censé refléter les « valeurs occidentales » dans ce qu'elles ont de plus parfait.

 

 Ces mêmes médias se cachent délibérément la face devant les actes barbares de l'armée juive d'Israël, qui a détruit à Ghaza, non seulement les lieux d'habitation, mais également les mosquées, les hôpitaux, les écoles, les établissements d'éducation sous toutes leurs formes et leurs niveaux de manière générale, les unités de concassage, les unités de mixage du ciment, les ponts, les routes, les serres de cultures, les champs, les vergers, etc., d'une manière systématique visant à rendre impossible la reconstruction, et maintient depuis quatre ans le siège de près de deux millions d'êtres humains ! Israël impose, sous les yeux indifférents des puissants de ce monde qui, pourtant, se proclament grands maîtres de la nouvelle religion des « droits de l'homme », et depuis plus de quatre ans, un blocus sans faille contre les Palestiniens, et a été jusqu'à classer le ciment comme importation militaire !

 

C'est la première fois dans les annales douanières internationales qu'un des éléments indispensables à la construction est classé comme matériel militaire ! Il faut souligner, s'il le fallait encore, que, face à la souffrance du peuple palestinien, déjà objet de l'injustice de l'expulsion de son territoire par la violence, la passivité de la communauté internationale, si prompte à s'émouvoir pour les victimes d'une catastrophe naturelle, a été quelque peu passive, si ce n'est complice de la politique génocidaire délibérée menée contre Ghaza. L'expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est entre dans la même logique que l'opération dite « Plomb Durci » de destruction militaire de l'enclave.

 

 La politique est la même ; la méthode change ; mais l'objectif est tout tracé par les écrits bibliques auxquels se réfèrent les autorités juives d'Israël, car l'objectif clairement affiché par Israël ne souffre pas d'ambiguïté. Ce n'est pas ce qu'on peut dire de l'attitude des pays, toutes croyances religieuses, toutes ethnies et tout système politique, confondus, vis-à-vis de la volonté génocidaire d'Israël actuellement mise en œuvre contre le peuple de Palestine, de manière clairement incontestable, à Ghaza, comme à Jérusalem-Est, même si c'est sous une forme aussi brutale, mais moins sanglante ! Accélérer le génocide du peuple palestinien pour amener la Paix ?

 

On trouve même des analystes qui justifient ces souffrances par la nécessité d'aboutir rapidement à l'unification des rangs palestiniens, certes digne d'être soutenue. Il est facile de voir, en toute logique, la liaison entre, d'un côté, le blocus de Ghaza et l'interdiction aux Palestiniens y vivant de reconstruire leurs logis et leurs vies, comme la décision d'expulser les habitants originaux de la ville de Jérusalem-Est, et de l'autre, et l'objectif sioniste ultime. Mais il est difficile, sinon impossible, de voir la liaison entre ces deux événements, d'un côté, et de l'autre, non seulement la nécessité d'unifier les rangs des Palestiniens, mais également avec l'aspiration à la paix dans la dignité à laquelle rêvent légitimement les Palestiniens comme les autres Etats concernés. Il est à remarquer que la politique sioniste à l'égard du peuple palestinien ne changera pas d'un iota, que la direction palestinienne soit unie ou non.

 

 La preuve en a été donnée depuis longtemps, alors même qu'il y avait une organisation politique prépondérante. La logique sioniste est une logique génocidaire que les autorités juives d'Israël poursuivront, que les Palestiniens soient soumis à une seule direction, ou confrontent en rangs dispersés les violences qui sont faites contre eux. Nul Etat concerné et intéressé par une paix juste dans la région ne peut se prévaloir de cette situation malheureuse des choses pour justifier sa passivité vis-à-vis de la présente phase du génocide du peuple palestinien.

 

Ce sont la sécurité et l'existence du peuple palestinien qui sont menacées ! La pression de la communauté internationale, tous Etats confondus, doit se porter non sur les Palestiniens mais sur Israël pour qu'elle renonce à son rêve d'un Etat nettoyé de tout autre population que celle professant la religion juive, qu'elle laisse tomber son projet de Grand Israël, qu'elle abandonne son caractère théocratique et adopte les normes internationales modernes de gouvernance ; en bref, qu'elle se transforme d'un Etat rabbinique en un Etat démocratique au sens du terme accepté par les Etats avancés qui s'en réclament. Est-ce trop demander à un Etat que beaucoup présentent comme un modèle reflétant les valeurs modernes ?

 

 En conclusion Les mécanismes de la démocratie moderne ne peuvent pas servir de couverture au sionisme, une idéologie qui ne cache pas ses visées à la fois génocidaires et expansionnistes et constitue une menace, comme une insulte constante, contre la loi et l'ordre international, dont elle fait une moquerie ; le génocide comme le militarisme expansionniste ne peuvent se justifier par la loi de la majorité, surtout si cette majorité a été créée par la répression massive, brutale, barbare et délibérée de la population originale du pays en cause ; les valeurs démocratiques et les droits de l'homme, que l'Occident veut incarner, ne sont-ils que des armes de guerre que l'on utilise exclusivement contre les ennemis déclarés, quelle que soit la source de l'inimitié ? ; tel pourrait apparaître le cas. Israël est la pierre de touche contre laquelle est et sera établie la crédibilité de ces appels au respect des règles de droits et de moralité internationale — dont les pays les plus importants sont les hérauts, et se veulent les défenseurs sans concession, et auxquelles aucun membre de la communauté international, sans exception, ne devrait échapper ; car une seule exception les transformerait en simples prétextes pour justifier des interventions qui n'ont rien à voir avec le besoin pour cette communauté d'accepter un minimum de critères de bonne conduite qui distinguent les Etats normaux des Etats « voyous » à bannir du concert des nations et à exclure des bienfaits de relations internationales fondées sur des principes acceptés par tous, parce que dans l'intérêt de tous ; la décision délibérée du gouvernement juif d'Israël d'expulser la population palestinienne de Jérusalem-Est n'est qu'une étape dans la politique de purification ethnique et religieuse qui constitue le fondement de l'idéologie sioniste ; cette décision, aussi brutale, mais moins sanglante certes, que l'agression sauvage dont Ghaza a été la victime — et qui continue à être sous état de siège, plus longtemps que le siège de Leningrad par les nazis —, entre dans la même logique d'épuration ethnique menée par Israël depuis ces soixante-deux dernières années ; cette décision, même si elle recourt à des méthodes moins violentes et se pare même des oripeaux du système judiciaire d'Israël, qui donne un semblant de légalité à des actes de génocide, s'explique dans la même perspective que l'opération « Plomb Durci » ; il serait vain de considérer que les tenants du sionisme soient disposés à accepter de faire de leur idéologie un objet de négociation, car ce serait la seule voie pouvant mener à une paix véritable. Sans renonciation au sionisme, Israël ne saurait être un partenaire de paix, car cette idéologie a une cohérence qui refuse non seulement l'idée de l'évacuation des territoires occupés, mais également l'idée de deux Etats vivant côte à côte en paix !

 

 La valise ou le cercueil pour les Palestiniens : La vision de la paix selon Israël (2ème partie et fin) En Israël, les seuls droits de l’homme reconnus sont les droits des Juifs S’il y a un point sur lequel les autorités juives d’Israël ne laissent planer aucun doute, c’est que seuls les droits des juifs en Israël sont considérés comme des droits légitimes. Seuls les juifs ont droit à la liberté d’expression sans limite, à la liberté de circulation et de travail, au droit de propriété, au droit à l’éducation, au droit de vivre en paix, au droit de ne pas être arrêtés et emprisonnés sans justifications, au droit de créer des partis politiques, au droit à une justice indépendante, etc. La population palestinienne, qu’elle soit sur le territoire attribué à Israël en 1948, ou dans les territoires occupés, où elle est régie par les autorités militaires juives d’Israël, n’a aucun droit dans le sens défini et reconnu par les pays les plus avancés, et plus simplement aucun droit humain, si ce n’est le droit de ne pas réclamer de droits et le droit de se soumettre passivement à l’arbitraire des autorités juives d’Israël.

 

 En comparaison avec Israël, les pays arabes exemplaires du respect des droits de l’homme et de la femme ! On critique souvent les pays arabes pour les mauvais traitements infligés à leurs citoyens ou leurs administrés, et plus particulièrement aux femmes, mais en comparaison du traitement infligé quotidiennement aux Palestiniens par les autorités juives d’Israël, tous ces pays, si justifiées que soient les critiques qui leur sont adressées, peuvent être considérés comme des paradis des droits de l’homme. Aucun d’entre eux ne traite ses populations, même les plus démunies, avec la cruauté, si ce n’est la férocité infligée par les autorités juives d’Israël à la population palestinienne, toutes conditions et tous sexes confondus. Les femmes palestiniennes ne bénéficient d’aucun privilège par rapport à leurs frères du sexe masculin ; elles sont emprisonnées, violées, interdites de circulation, expulsées de leurs maisons avec leurs enfants, torturées au même titre que les hommes et les enfants palestiniens. Pour les Palestiniens, Israël est un vaste goulag, où même des routes et des villes entières sont exclusivement réservées aux juifs et juives d’Israël, où le nombre de barrages de police ou de l’armée empêchant leur liberté de circulation est de loin supérieur au nombre de barrages installés par les autorités coloniales au temps de la guerre de libération nationale algérienne sur le vaste territoire de notre pays ! Chaque minute de la vie des hommes, femmes et enfants palestiniens, est une minute de violences, d’humiliations et de frustrations qui feraient de l’Afghanistan, alors qu’il était sous contrôle taliban, un paradis sur terre ! Les autorités juives d’Israël ne font pas un secret de cette politique qualifiée d’apartheid par l’ex- président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Ces autorités n’ont jamais caché le fait que l’objectif visé par ces mesures, contraires même à la définition la plus restreinte des droits de l’homme, est de forcer les Palestiniens à quitter le territoire sur lequel ils vivent. Même la famine est utilisée comme arme de répression contre les Palestiniens

 

Voici ce que rapporte David Morrison (23 juin 2008 www.david-morrison.org.uk) commentant un document de l’Union européenne qui détaille tous les actes de discrimination et de répression commis par Israël contre les Palestiniens, qu’ils vivent à Ghaza, dans les territoires illégalement occupés et colonisés, ou sur le territoire d’Israël reconnu par les Nations unies en 1948, publié en 2007, soit avant l’agression de fin 2008 dont ce territoire a été l’objet, les Nations unies, l’Union européenne et l’Irlande considèrent de manière ferme qu’en étranglant économiquement Ghaza, Israël a violé les lois humanitaires internationales, et ce n’est pas comme si cet étranglement économique de Ghaza était une erreur momentanée d’un pays qui aurait une histoire sans taches dans le domaine du respect des droits de l’homme. Au contraire, la punition collective imposée au peuple palestinien de Ghaza est une politique délibérée et affirmée du gouvernement israélien qui a été en vigueur de manière plus ou moins étendue depuis des années.

 

 De manière connue de tous, quand Israël a imposé la limitation des importations commerciales de produits alimentaires à Ghaza, un conseiller de haut rang au sein du gouvernement d’Israël, Don Weisglasss, a expliqué que « l’idée est de mettre les Palestiniens au régime, non de les faire mourir de faim ! » Le droit à la sécurité suivant Israël = le droit au génocide du peuple palestinien ? L’ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël, actuellement objet d’une poursuite judiciaire auprès d’un tribunal anglais, pour crimes contre l’humanité, a très bien exprimé cette politique, non seulement en proposant officiellement l’expulsion d’un million cinq cent mille Palestiniens de « 1948 », mais également en ajoutant le commentaire suivant : « Les Palestiniens doivent comprendre qu’ils n’auront aucune vie ici et qu’ils ont intérêt à partir. » Les considérations de sécurité que les autorités juives d’Israël avancent ne sont donc que des prétextes destinés à cacher la vraie raison, qui est d’épurer le territoire, — donné par Dieu aux juifs — de tout groupe considéré comme non-juif. Face à ce refus délibéré des autorités juives d’Israël de se conformer aux normes internationalement acceptées de définition des droits de l’homme, position qui aurait dû mettre cet Etat au ban de la communauté internationale depuis belle lurette, les prétentions à donner des leçons sur les droits de l’homme apparaissent comme des écrans de fumée cachant des desseins de politique étrangère n’ayant rien à voir avec la défense des principes de respect de la personne humaine ; ces critiques sont adressées exclusivement aux pays qui refusent de montrer « patte blanche » et de se plier aux desseins avoués comme aux desseins secrets des pays distributeurs de leçons sur les droits de l’homme !

 

Éliminer les Palestiniens sous couvert de tout prétexte : ligne politique proclamée d’Israël L’attaque barbare contre la population de Ghaza par l’armée juive d’Israël, et où des armes interdites, y compris des munitions radioactives ont été généreusement utilisées contre des populations civiles désarmées, a été présentée comme la conséquence d’une série de faits divers, marqués par le lancement de roquettes et d’obus de mortier sur le territoire, dont les Palestiniens vivant à Ghaza ont été expulsés dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique menée en application de l’idéologie sioniste résumée ainsi : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Nombre ont été les commentateurs qui sont allés dans ce sens, y compris parmi ceux qui n’ignorent rien de l’idéologie sioniste.

 

 Pourtant, les déclarations cohérentes faites, avant et après l’agression, par les autorités juives d’Israël, n’ont fait aucun secret de la nature génocidaire de leur action, en totale symbiose avec l’idéologie sioniste : tuer les Palestiniens ou leur rendre la vie impossible, toutes localisations confondues, pour qu’ils quittent de leur propre gré le territoire considéré comme bibliquement réservé exclusivement aux juifs.

 

 Le général grand rabbin d’Israël a confirmé le caractère religieux de cette opération d’annihilation physique, ne faisant que répéter la politique déclarée des autres autorités juives d’Israël. Ghaza et Haïti On a vu la solidarité internationale se manifester, à juste titre, et on ne peut que s’en féliciter, à l’occasion de la catastrophe naturelle dont a été frappée Haïti. Cette catastrophe, si violente qu’elle ait été, a fait, en termes relatifs comme en termes absolus, moins de sans-abris que l’attaque des forces armées juives d’Israël contre Ghaza, dont 90% de la population a perdu son logis.

 

 

 Avec son cynisme habituel, Israël a exploité le drame du peuple haïtien frappé par une catastrophe naturelle imprévisible et aveugle, et a volé au secours de la population haïtienne sous les caméras bienveillantes et toutes en pamoison devant les exploits de son équipe de sauvetage, des médias internationaux — prompts à reporter chacune de ses « bonnes actions », mais toutes aussi promptes à censurer tout ce qui peut porter atteinte à la réputation d’Israël, pays censé refléter les « valeurs occidentales » dans ce qu’elles ont de plus parfait.

 

Ces mêmes médias se cachent délibérément la face devant les actes barbares de l’armée juive d’Israël, qui a détruit à Ghaza, non seulement les lieux d’habitation, mais également les mosquées, les hôpitaux, les écoles, les établissements d’éducation sous toutes leurs formes et leurs niveaux de manière générale, les unités de concassage, les unités de mixage du ciment, les ponts, les routes, les serres de cultures, les champs, les vergers, etc., d’une manière systématique visant à rendre impossible la reconstruction, et maintient depuis quatre ans le siège de près de deux millions d’êtres humains ! Israël impose, sous les yeux indifférents des puissants de ce monde qui, pourtant, se proclament grands maîtres de la nouvelle religion des « droits de l’homme », et depuis plus de quatre ans, un blocus sans faille contre les Palestiniens, et a été jusqu’à classer le ciment comme importation militaire !

 

 C’est la première fois dans les annales douanières internationales qu’un des éléments indispensables à la construction est classé comme matériel militaire ! Il faut souligner, s’il le fallait encore, que, face à la souffrance du peuple palestinien, déjà objet de l’injustice de l’expulsion de son territoire par la violence, la passivité de la communauté internationale, si prompte à s’émouvoir pour les victimes d’une catastrophe naturelle, a été quelque peu passive, si ce n’est complice de la politique génocidaire délibérée menée contre Ghaza. L’expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est entre dans la même logique que l’opération dite « Plomb Durci » de destruction militaire de l’enclave. La politique est la même ; la méthode change ; mais l’objectif est tout tracé par les écrits bibliques auxquels se réfèrent les autorités juives d’Israël, car l’objectif clairement affiché par Israël ne souffre pas d’ambiguïté. Ce n’est pas ce qu’on peut dire de l’attitude des pays, toutes croyances religieuses, toutes ethnies et tout système politique, confondus, vis-à-vis de la volonté génocidaire d’Israël actuellement mise en œuvre contre le peuple de Palestine, de manière clairement incontestable, à Ghaza, comme à Jérusalem-Est, même si c’est sous une forme aussi brutale, mais moins sanglante ! Accélérer le génocide du peuple palestinien pour amener la Paix ?

 

 On trouve même des analystes qui justifient ces souffrances par la nécessité d’aboutir rapidement à l’unification des rangs palestiniens, certes digne d’être soutenue. Il est facile de voir, en toute logique, la liaison entre, d’un côté, le blocus de Ghaza et l’interdiction aux Palestiniens y vivant de reconstruire leurs logis et leurs vies, comme la décision d’expulser les habitants originaux de la ville de Jérusalem-Est, et de l’autre, et l’objectif sioniste ultime. Mais il est difficile, sinon impossible, de voir la liaison entre ces deux événements, d’un côté, et de l’autre, non seulement la nécessité d’unifier les rangs des Palestiniens, mais également avec l’aspiration à la paix dans la dignité à laquelle rêvent légitimement les Palestiniens comme les autres Etats concernés. Il est à remarquer que la politique sioniste à l’égard du peuple palestinien ne changera pas d’un iota, que la direction palestinienne soit unie ou non.

 

 La preuve en a été donnée depuis longtemps, alors même qu’il y avait une organisation politique prépondérante. La logique sioniste est une logique génocidaire que les autorités juives d’Israël poursuivront, que les Palestiniens soient soumis à une seule direction, ou confrontent en rangs dispersés les violences qui sont faites contre eux. Nul Etat concerné et intéressé par une paix juste dans la région ne peut se prévaloir de cette situation malheureuse des choses pour justifier sa passivité vis-à-vis de la présente phase du génocide du peuple palestinien.

 

 Ce sont la sécurité et l’existence du peuple palestinien qui sont menacées ! La pression de la communauté internationale, tous Etats confondus, doit se porter non sur les Palestiniens mais sur Israël pour qu’elle renonce à son rêve d’un Etat nettoyé de tout autre population que celle professant la religion juive, qu’elle laisse tomber son projet de Grand Israël, qu’elle abandonne son caractère théocratique et adopte les normes internationales modernes de gouvernance ; en bref, qu’elle se transforme d’un Etat rabbinique en un Etat démocratique au sens du terme accepté par les Etats avancés qui s’en réclament. Est-ce trop demander à un Etat que beaucoup présentent comme un modèle reflétant les valeurs modernes ?

 

 En conclusion Les mécanismes de la démocratie moderne ne peuvent pas servir de couverture au sionisme, une idéologie qui ne cache pas ses visées à la fois génocidaires et expansionnistes et constitue une menace, comme une insulte constante, contre la loi et l’ordre international, dont elle fait une moquerie ; le génocide comme le militarisme expansionniste ne peuvent se justifier par la loi de la majorité, surtout si cette majorité a été créée par la répression massive, brutale, barbare et délibérée de la population originale du pays en cause ; les valeurs démocratiques et les droits de l’homme, que l’Occident veut incarner, ne sont-ils que des armes de guerre que l’on utilise exclusivement contre les ennemis déclarés, quelle que soit la source de l’inimitié ? ; tel pourrait apparaître le cas. Israël est la pierre de touche contre laquelle est et sera établie la crédibilité de ces appels au respect des règles de droits et de moralité internationale — dont les pays les plus importants sont les hérauts, et se veulent les défenseurs sans concession, et auxquelles aucun membre de la communauté international, sans exception, ne devrait échapper ; car une seule exception les transformerait en simples prétextes pour justifier des interventions qui n’ont rien à voir avec le besoin pour cette communauté d’accepter un minimum de critères de bonne conduite qui distinguent les Etats normaux des Etats « voyous » à bannir du concert des nations et à exclure des bienfaits de relations internationales fondées sur des principes acceptés par tous, parce que dans l’intérêt de tous ; la décision délibérée du gouvernement juif d’Israël d’expulser la population palestinienne de Jérusalem-Est n’est qu’une étape dans la politique de purification ethnique et religieuse qui constitue le fondement de l’idéologie sioniste ; cette décision, aussi brutale, mais moins sanglante certes, que l’agression sauvage dont Ghaza a été la victime — et qui continue à être sous état de siège, plus longtemps que le siège de Leningrad par les nazis —, entre dans la même logique d’épuration ethnique menée par Israël depuis ces soixante-deux dernières années ; cette décision, même si elle recourt à des méthodes moins violentes et se pare même des oripeaux du système judiciaire d’Israël, qui donne un semblant de légalité à des actes de génocide, s’explique dans la même perspective que l’opération « Plomb Durci » ; il serait vain de considérer que les tenants du sionisme soient disposés à accepter de faire de leur idéologie un objet de négociation, car ce serait la seule voie pouvant mener à une paix véritable.

 

Sans renonciation au sionisme, Israël ne saurait être un partenaire de paix, car cette idéologie a une cohérence qui refuse non seulement l’idée de l’évacuation des territoires occupés, mais également l’idée de deux Etats vivant côte à côte en paix !

 

 Par Mourad Benachenhou publié sur El Watan

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 08:08

Deux enfances. 

Elle, vous ou moi.

Ci ! La place

des hors la loi 

Gît! La plage

de l'entre-soi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T d H ψ

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 07:26

L’affaire pourrait faire grand bruit. Selon une information exclusive de M6, quatre joueurs de l’équipe de France de football seraient concernés par une affaire de proxénétisme sur mineure. Selon la chaîne, ces joueurs auraient eu recours aux services d’une prostituée mineure dans une boîte de nuit parisienne. Toujours selon l’information de la chaîne basée à Neuilly-sur-Seine, deux des quatre joueurs auraient déjà été entendus par la police judiciaire parisienne en qualité de témoins, l’un d’entre eux serait «un joueur majeur dans un club étranger», l’autre évoluerait «dans le championnat de France.» Deux autres joueurs des Bleus devraient être prochainement entendus par les enquêteurs, indique encore M6. Lire la suite

 

NDLR : Les noms des joueurs concerncés d'après nos sources :


Gallas et Govou (déjà entendus par le juge)
Benzema et Malouda (qui seront bientôt interrogés)


La prostitué avait 17 ans à l’époque des faits (qui datent de 2009).

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 17:30

Les « Bric » peuvent-ils changer la façon dont tourne le monde ?

Un petit globe terrestre sur un porte-clef (Horia Varlan/Flickr)

Ils représentent 40% de la population du monde, 15% de son produit intérieur brut, mais surtout 50% de la croissance économique actuelle. Ce sont les Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine), qui se sont réunis jeudi en sommet à Brasilia et qui sont unis sur au moins un objectif : casser le monopole occidental sur la gestion des affaires planétaires.

De fait, le premier à avoir pensé à réunir ces quatre pays n'est pas un stratège altermondialiste, mais une banque d'affaires, Goldman Sachs, qui, en 2003, conçoit l'acronyme et le concept de ces quatre économies émergentes qui méritaient que les investisseurs s'y intéressent.

Le concept a fait son chemin, au point que les quatre pays en question ont progressivement formalisé leur relation pour un faire un vrai club, passant de réunions régulières de ministres des Affaires étrangères à des sommets, le premier l'an dernier à Iekatrinenbourg, en Russie, et le deuxième cette semaine au Brésil.

 
Les BRIC
Brésil :
191 millions d'habitants
8,5 millions de km2
PIB : 1 500 milliards de dollars

 

Chine :
1,350 milliard d'habitants
9,6 millions de km2
PIB : 4 758 milliards de dollars

 

Inde :
1,156 milliard d'habitants
3,2 millions de km2
PIB : 1209 milliards de dollars

 

Russie :
141 millions d'habitants
17 millions de km2
PIB : 1 254 milliards de dollars

 

Qu'est-ce qui les rassemble ?

Ces quatre pays ont un point commun : fortement peuplés (Voir encadré), leurs économies connaissent une croissance robuste depuis au moins une décennie, plus forte que celle des pays industriels, et leur part de l'économie mondiale ne cesse de croître.

Leur caractéristique, c'est aussi d'avoir développé les relations commerciales entre eux, d'avoir fait décoller un commerce « Sud-Sud » jusque-là inexistant.

Ainsi, la Chine a supplanté les Etats-Unis comme premier partenaire commercial du Brésil, et est même en passe de devenir le deuxième partenaire de l'Amérique latine, devant l'Union européenne.

Mais ce qui les rassemble, surtout, c'est une volonté commune de casser l'hégémonie occidentale sur les leviers du monde. Ils ont déjà remporté un premier succès avec la création du G20 qui les a admis à la « table des grands », supplantant le G8 qui ne réunissait que les pays les plus industrialisés (plus la Russie, héritière de l'URSS).

Leurs discussions portent ainsi sur l'idée de faire émerger une monnaie de substitution au dollar ou au moins la possibilité de facturer leurs échanges bilatéraux en monnaie locale, sans passer par la devise de l'Oncle Sam. On en est encore loin, même si le yuan chinois s'impose progressivement dans la zone d'influence chinoise en Asie et pourrait en sortir.

Pour la première fois, ces pays « émergents » sont en mesure de prendre toute leur part dans la définition des règles du jeu international, au lieu de subir celles que décideraient les Occidentaux. Cette volonté apparaît, par exemple, dans le communiqué final de Brasilia, dans l'allusion du « processus de Doha », c'est-à-dire les négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Avec la réunion de Brasilia, ils ont fait un pas supplémentaire en discutant du dossier nucléaire iranien, une manière de montrer qu'aucun sujet ne leur est tabou, même si leur capacité de médiation dans une affaire aussi délicate reste à prouver.

Qu'est-ce qui les divise ?

A la veille du sommet, un site russe, RIA-Novosti, s'est risqué, dans son édition française, à un jeu de mot : « Brasilia, un sommet de Bric et de broc » (comment dit-on en russe ? ). Pas étonnant que ce soit de Russie que soit venue cette touche d'ironie pour mettre en avant le manque de cohérence de ce nouveau club.

La Russie est en effet une ex-superpuissance qui se vivait autrefois à égalité avec les Etats-Unis, et vient de revivre un peu de ce statut de « Grand » lors de la signature du nouveau traité Start (réduction des armes stratégiques) avec Barack Obama.

Seuls les Etats-Unis et la Russie ont (encore) le potentiel de destruction nucléaire de la planète. Pour Moscou, les Bric sont un pis aller, un marche pied pour reconquérir une influence disparue avec l'URSS. Une ambiguité accentuée par le fait que la Russie a hérité du strapontin de l'URSS au G7 devenu G8.

De fait, les contradictions ne manquent pas au sein de ce quatuor, à commencer par leurs systèmes politiques : régime autoritaire de tradition communiste pour la Chine et post-communisme musclé en Russie, tandis que la Russie et l'Inde ont des présidents élus dans des scrutins pluralistes et disputés, des sociétés civiles fortes et une liberté d'expression totale.

Leur vision du monde n'est pas nécessairement la même et les grincements de dents entre eux sont légion. L'Inde continue de voir la Chine comme un ennemi potentiel et révise sa doctrine militaire pour pouvoir mener « deux conflits à la fois » (Pakistan ET Chine), tandis que les Brésiliens vivent mal la nature très « Nord-Sud » de leurs échanges avec la Chine (matières premières et produits agricoles contre biens manufacturés).

Les Bric ont néanmoins la capacité de susciter des coalitions ponctuelles, entre eux et élargies (la Turquie a ainsi été associée aux discussions de Brasilia sur l'Iran, l'Afrique du Sud en est l'extension africaine sur les questions économiques) sur des dossiers précis.

La fin du monopole occidental

De ce fait, les Bric ont d'ores-et-déjà changé la règle du jeu international en privant les Occidentaux, et singulièrement les Etats-Unis, de leur leadership exclusif sur la marche du monde. Mais cela ne suffit pas à changer le monde.

Il reste à prouver qu'au-delà de l'influence individuelle indéniable que chacun de ces Etats est en passe d'acquérir à mesure que son poids économique augmente, ils parviendront à forger une cohérence et une influence collective.

Et plus généralement, la question reste ouverte de savoir quel poids ils auront sur la marche du monde : leur ambition est-elle simplement d'être à la table du festin sans en changer la règle du jeu, ou sont-ils porteurs d'autres valeurs ? Ceux qui espéraient que l'affaiblissement américain cède la place à un « autre monde » risquent fort d'être déçus.

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 12:41

Antoine

Humour

vendredi 16 avril | 23:35

Un jour de Mai 2012, un vieux Monsieur est assis sur un banc face à la grille du Coq du Palais de l'Elysée. Après quelques minutes, il se lève et va voir le Garde Républicain : - Bonjour monsieur, j'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy. Le Garde Républicain lui répond : - Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici. Le vieux Monsieur s'en va sans dire un mot..... Le lendemain le vieux Monsieur est encore assis sur le banc....il se lève, va voir le Garde Républicain et lui dit : - Je veux visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy. Le garde lui dit : - Monsieur Sarkozy n'est plus président et il n'habite plus ici...... Le vieux Monsieur s'en va sans dire un mot..... Pour une troisième journée consécutive le vieux Monsieur est assis sur le même banc du parc et regarde toujours l'Elysée. Il se lève enfin et va voir le Garde Républicain et lui dit à nouveau : - J'aimerais visiter l'Elysée et rencontrer le président Nicolas Sarkozy. Le pauvre Garde Républicain est très embêté. - Monsieur, ça fait 3 jours que vous me demandez de rencontrer Monsieur Sarkozy et ça fait 3 jours que je vous dis que Monsieur Sarkozy n'est plus président et qu'il n'habite plus ici..... Est-ce qu'il y a quelque chose que vous ne comprenez pas ? - Non... Non... dit le vieux Monsieur, c'est juste que ça me fait tellement plaisir de l'entendre dire... Alors le Garde Républicain se met au garde-à-vous, le salue et lui dit : - A demain, Monsieur. :D

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Published by L'archipélien - dans actualités
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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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