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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:30

Le meilleur candi(de)dat republicain  pour la pestinentielle 2012 face à l'hypothèse sarkoko, c'est Lurel , vainqueur au premier tour des régionales de gwada en dépit de la stratégie d'encerclement des sarkozystes.

 

Il a l'avantage d'être de la même taille que sarko -c'est bon pour les uppercut ,le corps à corps et les crochets pugilistiques-,c'est aussi un régatier de la politique, c'est a dire qu'il sait tirer des bords à droite et à gauche.

 

En outre ,c'est un fin connaisseur de la langue de Moliere, c'est a dire qu'il peut transformer l'ordure en vrac en or dur ciselé par la magie de sa mophraséologie...Bay coco pou savon! Et alors ?...

 

Et enfin ,cerise sur le gâteau,à défaut de n'avoir  pu accomplir sa volonté d'être pape, il se verrait bien en président metis de la république, à l'instar d'OBAMA.

 

La pestinentielle de 2012 s'annonce  glaire. Burquaaaaaaahh! Ca chie des bulles.Lol

 

Que demander de plus citoyen auvergnat !

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Published by L'archipélien - dans pastiche
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:30

C’est en 1884 que C. Hugues décrit en psychiatrie les « pathologies limites », pour des états qui oscillaient toute leur vie entre les limites de la démence (au sens de l’époque, c‘est à dire : psychose) et de la normalité. C’est le psychanalyste Stern qui, en 1938, reprend le terme borderline en insistant sur "l’hypersensibilité" des sujets, leur "rigidité défensive" et leur "peu d’estime de soi". En psychanalyse, il est généralement admis que cette catégorie vaste et floue désigne des organisations à la frontière des névroses et des psychoses. Pourtant même cette notion de frontière entre névrose et psychose est très controversée. En réalité, on parle généralement d’un trouble de la personnalité, encore bien mal connu.

Alors tentons de définir ce qu’est un trouble de la personnalité :

Chaque personne a son style de personnalité, c'est-à-dire sa façon de penser, de gérer et d’exprimer ses émotions et d'être en relation avec les autres. Toutefois, lorsque la personne a un style de personnalité inadapté, il est possible qu’elle présente un trouble de la personnalité.

Quand parle-t-on de Trouble de la personnalité ?

On parle de trouble de la personnalité lorsque certains traits de la personnalité se rigidifient, entraînant soit une souffrance, soit des dysfonctionnements.

Il s'agit d'une affection chronique, apparaissant généralement au cours de l'adolescence.

Les troubles de la personnalité sont souvent associés à d'autres affections psychiatriques, dont ils aggravent le pronostic.

Les différents types de trouble de la personnalité :

• Trouble de la personnalité paranoïaque

• Trouble de la personnalité schizoïde

• Trouble de la personnalité schizotypique

• Trouble de la personnalité borderline

• Trouble de la personnalité narcissique

• Trouble de la personnalité psychopathique

• Trouble de la personnalité histrionique

• etc.

Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est un trouble de la personnalité grave qui s'exprime par des humeurs changeantes, par des relations humaines troublées, par un manque de confiance en soi-même et aussi par des comportements auto-agressifs.

L'entourage personnel doit souvent supporter les conséquences de ces instabilités qui nuisent aussi à l'image de soi du malade, à sa vie de tous les jours et à son projet de la vie.

Bon, tout ça c’est de la théorie. Moi je désire avancer chaque jour davantage pour apprendre pourquoi mon enfant portait en elle tant de souffrance

J’ai reçu sur mon blog ouvert en mars 2007 d’incroyables témoignages que je souhaite partager avec vous : http://mon-impossible-reve.kazeo.com

Une maman en mai 2007 :

Mon Fils de 25 ans s'est suicidé à l'étranger et le jour où j'ai pressenti le drame, j'ai contacté le consulat de France du pays, mais le personnel, au lieu de déléguer à un médecin, a géré et mal géré car cela a précipité mon fils dans son geste. Je demandais qu'on envoie un médecin à son hôtel avec la précision que les frais seraient a ma charge, je ne pouvais agir autrement étant à 24 000 kilomètres de lui. On n'a pas voulu, mais on lui a donne un rendez-vous avec une équipe pour l'emmener en HP. Il a pris peur et a préféré partir pour toujours ........ J'ai appris en médecine qu'il devait avoir une personnalité "borderline". Je ne connaissais pas cette maladie.

Une jeune maman Borderline :

« Etre borderline, C'est être emmuré en permanence, ne pas pouvoir avoir une relation normale avec quelqu’un. La moindre chose nous rend hors de nous, nous fait bouillir littéralement. Ces satanées émotions volcaniques !

Etre borderline, c'est être porté à s'autodétruire de toutes les façons possibles pour oublier la souffrance PERMANENTE, qui ne nous lâche jamais. On voudrait être comme les autres.... C'est impossible »

Cette même personne encore :

« A jamais...toujours ce silence de ma part, ce retrait de moi-même face aux autres. Toujours me cacher, toujours me taire jusqu'à ce que je pète ma coche (mon amie est québécoise) dans un instant de souffrance totale. C'est, et ce sera toujours, l'histoire de ma vie jusqu’à la fin. Mais ne soyez pas triste de me voir aussi silencieuse et solitaire, ma vie est bien comme ça. La solitude est de loin la meilleure chose que j'ai connue dans ma vie.

Bien sur, j'ai déjà eu ça, des amies. Une à la fois car je suis très possessive. Mais la dernière que j'ai eu s'est suicidée à l'âge de 19 ans. Fini l'amitié pour moi, le choc a été trop rude. Je relis ses lettres et ça me fait toujours aussi mal après toutes ces années. Je l'envie d'avoir réussi à partir alors que moi, je suis encore ici à me traîner le corps sur cette Terre. J'ai pourtant essayé, moi aussi de partir.... J'en porterai toujours les marques sur moi. Tous ces coups de lame m'ont marquée bien plus profondément que ma peau. Et pourtant, malgré tout, je continue à vivre. Chaque putain de journée où je vois mon bras me rappelle à quel point j'ai déjà souhaité être ailleurs qu'ici.

Ma vie tient à si peu de choses, en fait, mais ce sont surtout des êtres. Ma fille, mon ami Soul, mes parents, ma sœur. Sans eux, je n'ai plus aucune raison d'être là. J'ai pourtant si peu confiance aux humains, j'en suis rendu, avec l'expérience, qu’à ne voir que le mauvais qui est en eux. Je peux bien être agoraphobe....

Lorsque je croise quelqu’un sur le trottoir, c'est plus fort que moi, je le vois comme un ENNEMI. Quelqu’un dont il faut impérativement me méfier. Quelqu’un qui, s'il ose seulement me sourire, me fera encore plus peur, car je verrais là un signe qu'il se fout de moi ou qu'il me veut du mal.... Tant d'années à être abusée, violentée... C’est donc là ou ça me mène ? »

Une jeune fille de 20 ans :

« Je me sens morte, morte mais vivante, mon corps, qui me répugne tant, me semble se décomposer, je pourris de l'intérieur, je me répugne.

Je ne m'autorise plus rien : ni l'amour, ni la réussite, suis je condamnée a me haïr ? »

« Mes cris sont en effet insonores et muets mais mes hurlements ne se voient ils pas dans mon regard, ou sur mes bras : véritables champs de bataille, mutilation barbare …. suis je mon propre bourreau ? »

« Pourquoi personne n'est il là pour moi, moi qui suis présente constamment pour tout le monde, me vouant aux autres... »

« J'aimerai que quelqu'un me prenne dans ses bras, que l'on me serre, que l'on me dise que j'ai le droit d'aller mal, que ce n'est pas de ma faute, que je ne suis pas responsable de mon je ne sais quoi qui me pourrit l'existence »

« Aidez moi ! »

Nul ne peut imaginer la violence de cette souffrance intérieure.

J’ai choisi ces témoignages parmi tant d’autres. Parfois le lien virtuel que m’a autorisé le web se rompt avec le temps, parfois il perdure comme avec ma petite fée de 20 ans qui fait preuve d’un courage inimaginable.

Ce que je ressens parmi ces témoignages reçus, c’est le couperet qui tombe sur le patient lorsque le diagnostic tombe ; c’est encore ressenti à ce jour comme une maladie incurable.

Il faut travailler et travailler encore pour faire naître l’ESPOIR.

 

Auteur Tichote sur Agora Vox

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Published by L'archipélien - dans psychologie
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:18

Afin d'éviter le naufrage de son petit sous marin jaune( ainsi chantaient les beatles)je recommande a monsieur Brown d'aller prendre conseil auprès d'un expert auvergnat  de la Water closer and Ciné ,sis place Beauvau, au pays du béret  blond et  de la braguette rose.

 

Perfide Albion.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 13:23

Jean Pierre et Aliétte  étaient pour moi l'illustration vivante du couple saintois à travers lequel , lorsque l'occasion se présentait, il m'est arrivé de voir à l'oeuvre le respect de la parole donnée entre deux êtres d'unir leurs flammes amoureuses pour le meilleur et pour le pire.

 

J'avais 7 ans et je me souviens de leur flirt naissant ,à l'ombre du poirier de la porte d'entrée de la coulisse.Par reconnaissance,il m'est arrivé un jour , de le leurs rappeler avec tout le respect du à leur entre-soi.Ils en avaient  manifesté  fierté et pudeur .Ce jour là, mon estime pour eux  avait encore cru ...Honneur et respect ! Dit on.

 

Ne pouvant, pour des raisons professionnelles, assister à l'inhumation de la défunte,j'adresse mes condoléances émues  à son époux jean pierre et à ses enfants. Je leurs souhaite du courage et je leurs dis qu'un être cher ne meurt jamais, tant les souvenirs de son parcours de  vie terrestre restent présents dans le coeur de ses proches.

 

Une pensée pour son frère Euphrase.

 

 

Adieu Vat ! Paix à  son âme.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 06:02

Et voici que le gouvernement ,par la voix de son ministre de l'intérieur ,s'échine à ramener la femme à son statut de personne irresponsable  et dépendante de son conjoint d'il y a plus d'un siècle...Une femme commet une infraction c'est son mari qui se voit rappeler  à ses responsabilités et devoirs vertueux...Il y a un article du code pénal qui dit ceci, je cite  de mémoire : "tout dommage commis à autrui ..par un objet, une chose, un animal dont on a la possession ...engage la responsabilité de son propriétaire..." Dans le cas qui nous concerne,l'esprit des  propos de monsieur Hortefeux semble être parfaitement identique...Ou va la droite Sarkoziste?

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 17:30
Les crapules qui nous gouvernent sont amnésiques quand menace   le glaive de la justice...Ils disent tous « Non, vraiment, je ne comprends pas » ces enfants de choeur.
Mettons leur le nez dans le caca ...

 

Le premier bordereau porte la date du 26 avril 1995.Une note manuscrite à en-tête du Crédit du Nord fait état du dépôt de «quatre sacs» remplis d'argent liquide. Il n'est pas inutile de constater à la lecture de cette note que les sacs en question ne sont remplis que de coupures de billets de 100 et 500 francs.

 

© DR

 

 

Le lendemain, 27 avril, un dépôt plus modeste (200.000 francs) est effectué sur le même compte, toujours en liquide. En bas du bordereau, il est écrit, à la main: «Compléments/versement espèces du 26/04».

 

© DR

 

 

S'il paraît surprenant que plus de dix millions de francs aient pu atterrir, en une seule fois, sur le compte de l'Aficeb, a fortiori trois jours après la défaite d'Edouard Balladur, il n'en demeure pas moins que la circulation des espèces n'était pas forcément illicite à cette période. En vertu de lois de 1988, 1990 et 1995, les dons des personnes physiques aux candidats étaient autorisés, à condition d'être plafonnés à 30.000 francs par personne, dont seulement 1.000 francs en liquide.

 

En outre, le montant global des dons en espèce (donc inférieurs à 1.000 francs par donateur) ne pouvait excéder 20% du montant total des dépenses autorisées par candidat. Soit, dans le cas de M. Balladur, qui pouvait dépenser 90 millions de francs, une somme de 18 millions de francs.

 

Reste à savoir pourquoi le compte en banque de l'association balladurienne a été crédité au lendemain du premier tour de la présidentielle d'espèces exclusivement composées de billets en grosses coupures. Interrogé mi-avril par Mediapart, le trésorier de la campagne d'Edouard Balladur est resté un instant interdit devant les documents bancaires que nous lui avons soumis: «Cela ne me dit rien. Une telle somme, tout de même, je ne l'aurais pas oubliée», a assuré René Galy-Dejean, ancien député et maire du XVe arrondissement de Paris.

 

«Ce qui me trouble le plus, a-t-il ajouté, c'est qu'il s'agisse de grosses coupures, alors que je n'en voyais quasiment jamais passer.» L'ancien trésorier explique en effet que l'essentiel des espèces était collecté à l'occasion des meetings.

 

Des crapules vous disje ,des crapules

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 17:30

Michel Onfray, intellectuel taliban ou bienfaiteur de la philosophie ?

Michel Onfray est au cœur d’une polémique comme la France germanopratine aime en déployer. En ces instants épiphaniques, le monde intellectuel se donne en spectacle et jouit de l’ivresse de l’acteur venant jouer quelques extraits d’une improbable pièce que nul n’a écrit mais dont on connaît le thème. Un écrivain, deux camps, des centaines d’avocat et de procureur. En ce printemps 2010, une fois passé le nuage islandais, la scène médiatique sera disponible pour débattre du dernier opus de Michel Onfray consacré à Sigmund Freud. Mais déjà, le livre fait scandale. Elisabeth Roudinesco s’est chargée de déclencher les hostilités en se positionnant comme première avocate de Freud près la cours germanopratine.

De Freud, je n’ai lu que quelques livres, mais je connais un peu l’inconscient à travers d’autres auteurs moins conventionnels comme Wilber ou Jung. De Michel Onfray, je n’ai lu aucun livre, vu que je n’en ai acheté aucun. C’est un choix intellectuel. Dans ma bibliothèque on trouvera des classiques et des contemporains dont les choix sont motivés par une décision personnelle. Si un livre m’apporte un éclairage, offrant une pièce importante pour reconstituer le puzzle universel, j’achète. Ou alors quand l’auteur offre un regard intéressant, décalé, fait de mises en perspectives. Parmi les vivants, j’apprécie Régis Debray, Peter Sloterdijk, Zygmunt Bauman. Parmi les contemporains décédés, Lasch, Strauss, Foucault et Ellul sont des valeurs sûres. Onfray, je l’ai parcouru en feuilletant tel un voyageur en quête de pittoresque dans une librairie. Onfray a une écriture agréable mais il ne m’apporte rien et je ne veux pas entrer dans son œuvre parce qu’il ne parle pas des philosophes qu’il cite abondamment mais il parle de lui en se servant des œuvres du passé. Tout y est filtré et digéré par son narcissique miroir égotique et pour le dire franchement, j’ai comme l’impression d’avoir en face de moi un faussaire, comparable à un Claydermann revisitant Bach et Chopin ou bien André Rieu tentant d’exécuter un morceau du Floyd. On ne verra dans ma bibliothèque ni Ferry, ni BHL, ni Onfray, pas plus qu’on ne verra dans ma discothèque un U2, un Phil Collins ou un Police.

Et Freud alors ? Eh bien n’étant pas spécialiste de ce philosophe, je m’en remettrai à l’avis de Mme Roudinesco qui a étudié la psychanalyse pendant quelques décennies, alors que le sieur Onfray reconnaît s’y être plongé pendant 5 mois. C’est rapide certes mais qui sait si Onfray n’a pas six cerveaux, comme notre président avec lequel il s’est entretenu dans un numéro de Philosophie Magazine. Le verdict semble sans appel. Le livre d’Onfray est truffé d’erreurs, de mauvaise fois, d’approximations, de falsifications, de narcissisme exacerbé laissant accroire que notre prophète de l’athéologie est le premier à dénoncer le fondateur de la psychanalyse, signant là un Sigmund-gate des plus étincelants. Rien à ajouter de plus. Tout a été dit, y compris le côté financier de l’affaire (Onfray est un salarié de son éditeur et doit livrer un livre dans les délais) ainsi que quelques fréquentations obscures et malsaines avec des écrivains anti-freudiens proches de l’extrême-droite. Elisabeth Roudinesco a bien fait son travail.

Mais au fait, Onfray serait alors plutôt dans le genre extrémiste, tyrannique, intégriste. Etrange, mais pourquoi pas une piste à suivre. Et si la démarche d’Onfray ressemblait à celle des talibans ? Je lance l’hypothèse, qui me met à l’aise parce que le développement de cette thèse risque d’être outrancier et blessant pour certaines personnes. La question. Y a-t-il une similitude dans la démarche des talibans et celle pratiquée depuis une décennie par Michel Onfray ?

Taliban signifie dans la langue pachtoune étudiant. L’origine étymologique provient de l’arabe qui par le mot Taleb désigne un écrivain public. L’origine des talibans est toute récente. Pendant l’invasion soviétique, les Afghans ont résisté avec l’espoir et la volonté de créer un Etat islamique. Pendant ce temps, des millions de jeunes Afghans furent éduqués dans des madrasas sous influence Deobandi, école de pensée soufiste, mais loin d’être homogène si bien que, conformément à la plasticité herméneutique offerte par le Qoran, des divisions se sont produites, comme du reste en pleine hégémonie de l’Islam pendant le Moyen Age où des dizaines de sectes émanant de l’Islam avaient prospéré. Dans les années 1990, la mouvance dite des talibans s’est accentuée. On connaît la suite. Un taliban est donc un ancien étudiant formé par une école de pensée dont la finalité est de revenir à un supposé Islam pur, celui des origines, pratiqué au temps du prophète. Le mode opératoire des talibans est donc simple dans le principe. Il faut expurger, nier, refouler tout ce que les études islamiques ont pu apporter, soufis néoplatoniciens inclus, pour revenir à une « frugalité idéologique » censée représenter un moyen pour le salut.

Comment ne pas être saisi d’étonnement quand on analyse les écrits récents de Michel Onfray, son invitation à un salut matériel et terrestre par une érotique solaire doublée d’un hédonisme pétillant. Et d’un autre côté, le ténébreux intellectuel qui pilonnant les religions, la philosophie académique, la théologie, pour proposer un cycle d’étude portant sur une histoire secrète de la philosophie, joyeuse et matérialiste, enfin purifiée de toutes ces lourdeurs académiques qui, de Platon à Kant, de Thomas à Heidegger, de Plotin à Leibniz, auraient contaminé la jeunesse étudiante et formé des citoyens coincé du neurone, inapte à l’existence solaire, perdu dans les savantes gloses. Onfray est une sorte de messie qui nous délivre des pesanteurs du Logos pour nous amener vers la jouissance de l’Eros.

Dieu merci, Onfray ne fait pas de politique. Et puis ce qu’il expose dans ses livres et ses prestations médiatiques ne s’opposent aucunement à ce qu’on le passe au tamis et qu’on se charge de le dézinguer avec érudition, comme le fait Mme Roudinesco. L’expression est libre dans notre pays. Néanmoins, qui m’interdira de faire un parallèle entre les bouddhas détruits par les taliban et les coups de boutoir asséné aux auteurs académiques par un Onfray survolté. Certes, en Afghanistan, c’était du lourd, du réel, alors que le pilonnage d’Onfray n’a rien d’un gigantesque autodafé et n’engage que ceux qui croient en sa bonne parole. Il y a en. Ils étudient dans une madrasa située dans la ville de Caen. Elle s’appelle université populaire. Les cours sont gratuits. La doctrine est enseignée non pas par un islamologue mais un athéologien féru d’hédonisme solaire offrant une philosophie purifiée. Comment doit-on les appeler ? Les studibans ? Néologisme issu de studere, en latin, étudier. Le studiban étudie l’athéologie et les philosophes matérialistes.

Le cas Onfray est un classique depuis que l’Occident a ses penseurs. Déjà au Moyen Age, les hérétiques avaient formée une secte en dénonçant le monde matériel comme mauvais, impur. La société était perçue comme mauvaise. Un salut, la purification. Toutes les époques ont eu leurs pratiques purificatrices. Chasse aux sorcières en pleine guerre de religion, maccarthysme aux commencements de la Guerre froide, purification esthétique par les nazis. L’Occident est une Histoire faite d’éclats et de souffrance, avec des sociétés exprimant leurs pathologies spécifiques, notamment celle liée à l’urbanisation et l’industrialisation. Parfois, des philosophes inspirés se lancent dans une grande critique. Le plus connu est Nietzsche. Mais Broch vaut autant le détour. Le problème avec Onfray, c’est qu’il est plus proche du taliban, du chef de secte, du gourou purificateur, que de la belle critique contemporaine qui pour l’instant, se fait attendre alors que les fléaux et autres maux s’abattent sur notre civilisation qui elle, est crépusculaire, contrairement au Freud campé en idole et imposteur par Onfray. On notera aussi que le reproche fait à Freud sur un hypothétique goût pour l’argent pourrait tout au si bien s’appliquer à Onfray dont l’intense activité éditoriale semble répondre plus à l’appât du gain qu’au désir de partager un banquet philosophique.

Le retournement du miroir est terrible et ce que reproche à Freud et indirectement à la société, l’appât du gain, l’absence de rigueur, c’est exactement ce par quoi pèche notre prophète de l’hédonisme dont on pourra aussi déceler l’appât du gain. N’a-t-il pas attendu d’avoir assis sa notoriété et sécurisé ses revenus avant de démissionner de son boulot de prof de lycée ? A part ça, on pourra jouer le verre à moitié vide ou plein. Reconnaître à cet énergumène le talent d’avoir amené vers les auteurs philosophiques des gens qui n’avaient pas spécialement vocation à rencontrer la philosophie.

Taliban ou bienfaiteur ? Chacun jugera. Onfray n’est pas un mauvais bougre. Il est quelque peu surfait, tout autant que Minc ou BHL mais il est plus près des bobos et du peuple de gauche, ce qui le rend sympathique en dépit de fréquentations douteuses dénoncées par E. Roudinesco. Mais question rigueur philosophique, ça craint, et son raccourci de Kant à Eichmann est bien plus gravissime que l’épisode du Botul piégeant BHL.

Pour finir un conseil avisé. Si vous voulez entrer dans la philosophie, allez à la fac, les professeurs sont certifiés et vous aurez une instruction fiable ou bien lisez les grands philosophes, Aristote, Platon, Kant, Hegel, Foucault… et bientôt… un certain D. comme Descartes, ou ?

 

Bernard Dugué Agora Vox

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 19:38
Dimanche 25 avril 2010

 


Une centaine de sodomites se sont rassemblées samedi à Paris à l’appel d’un groupuscule homophile devant le palais de Tokyo (XVIe arrondissement) pour faire part de leur incompréhension devant les propos du numéro deux du Vatican liant homosexualité et pédophilie. A l’appel de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) les manifestants ont voulu “dénoncer les propos scandaleux venus du Vatican, étant donné que c’est le numéro deux du pape qui les a tenus”, a déclaré Daniel Meyer trésorier de l’organisation.


Pendant un peu plus d’une heure, ils ont scandé des slogans dont “Vatican, Etat homophobe” ou “Oui à la capote, non à la calotte”. Au milieu du rassemblement, un militant qui a souhaité rester anonyme a jugé que “le message venu du Vatican est haineux”. “C’est une atteinte à la communauté homosexuelle”, a-t-il ajouté.


Le cardinal Tarcisio Bertone, numéro deux du Vatican, avait déclaré début avril au Chili: “Nombre de psychologues, de psychiatres ont démontré qu’il n’y avait pas de relation entre célibat et pédophilie, mais beaucoup d’autres ont démontré, et m’ont dit récemment, qu’il y avait une relation entre homosexualité et pédophilie”.


“Les propos tenus par le cardinal Bertone nous ont profondément blessés (…) en plus cet amalgame n’a aucun fondement ni scientifique ni médical”, s’est offusqué Patrick Sanguinetti, co-président(e) de l’Association David & Jonathan. Bien que mouvement homosexuel chrétien, “ça ne nous empêche pas d’être opposés à certaines positions du Vatican”, a-t-il poursuivi.


Le rassemblement qui devait initialement se tenir devant la Nonciature a été délocalisé non loin de là devant le palais de Tokyo après que les organisateurs eurent appris que des “organisations d’extrême droite” comptaient les corriger, a précisé M. Meyer.


L’Inter-LGBT regroupe une soixantaine d’associations de défense des droits des personnes homosexuelles et de lutte contre les discriminations. Source
 libre paix

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:30

Il me plait de vous livrer quelques éléments à inscrire au débat.

 

La parenté n'est pas un état mais une relation, un lien juridique établi à partir de la naissance d'un enfant. Elle est une liberté qu'on ne peut empêcher, non un droit qui donnerait lieu à une créance. Il n'y a ni droit à "être parent" ni droit à l'enfant. On se sert aujourd'hui de la notion de "parents d'intention" pour fonder un droit à l'enfant et donc, si nécessaire, l'usage d'une "mère porteuse". Mais, on oublie que cette notion est en fait le produit direct de la pratique même de la "gestation pour autrui": c'est en effet la cour de justice californienne qui, à partir d'un conflit entre parents commanditaires et une femme porteuse, à donné gain de cause à ceux qu'elle a appelés, après coup, les "intended parents", les "parents d'intention" (Johnson contre Calvert). On fait donc une pétition de principe lorsqu'on utilise cette expression comme allant de soi et comme si elle avait un sens en dehors de l'usage du corps d'autrui (usage de l'utérus ou des cellules).

 

La parenté est faite de devoirs qui résultent de l'établissement de la filiation d'un enfant. Cette filiation est établie soit à partir de la filiation naturelle, accouchement et reconnaissance paternelle, soit à partir de l'adoption. Dans le cas ou la procréation doit être assistée médicalement et recourir à un don de gamètes, il est nécessaire de recourir à une tierce personne pour substituer ses ovocytes ou son sperme à l'un des deux parents. On sait que l'un des grands débats bioéthiques actuels en Europe concerne la levée de l'anonymat du don procréatif de façon à assurer à l'enfant son droit à s'inscrire dans un ordre humain, c'est à dire à naître de personnes identifiables (ses géniteurs, même si ce ne sont pas ses parents), et non pas à avoir le statut d'un objet fabriqué à partir de matériaux biologiques anonymes.

 

Les limites éthiques de la procréation assistée reposent avant tout sur le droit de l'enfant, non sur un droit à l'enfant:

 

- droit de l'enfant à ne pas être l'objet d'une convention ou d'un contrat ;

- droit de l'enfant, qui est une personne, à n'être pas traité comme une marchandise (ce qui est le cas si sont vendus ou "indemnisés" la grossesse et l'accouchement) ;

- droit de l'enfant à connaître les conditions de sa naissance, c'est à dire (même si les parents ne sont pas ou ne peuvent pas être les géniteurs) à savoir de quel homme et de quelle femme ils sont issus.

 

Il y a donc un progrès éthique vers une meilleure prise en compte des droits de l'enfant dans le cadre de l'Assistance médicalisée à la procréation. En outre, si la simple FIV (Fécondation In Vitro) peut être considérée comme une thérapie de la stérilité d'un couple, le recours à des tiers pour fournir des gamètes manquants n'est pas une thérapie mais la substitution d'une personne à une autre comme géniteur ou génitrice, ce qui est très différent.

 

Il reste que le recours à ces géniteurs de substitution, par la voie du don (encore anonyme pour l'instant) reste inscrit dans un processus médical destiné à pallier la stérilité d'un couple, que le problème vienne de l'homme ou de la femme. De ce point de vue, il est assez étrange de considérer que des couples homosexuels doivent être concernés par la médecine procréative. Car l'homosexualité n'a aucun rapport avec la procréation. Un couple formé par deux personnes du même sexe (qui a toute sa raison d'être) n'est ni fécond ni stérile et, dans cette mesure, n'a aucun besoin de la médecine. D'autre part, l'homosexualité n'affecte en rien la fécondité d'un homme, ni celle d'une femme qui peuvent donc, comme tout le monde, avoir les enfants qu'ils veulent, ce qu'ils ont d'ailleurs toujours fait et continuent de faire. La "coparentalité" est une façon de faire une nouvelle forme de famille avec un couple parental qui n'est pas le couple sexuel. Cela marche assez bien, sauf si l'on veut délibérément et a priori priver un enfant de père ou de mère.

 

Un père ou une mère ne se définissent par leur orientation sexuelle mais par leur sexuation : homosexuel ou non, un homme peut devenir père, et une femme peut devenir mère, mais aucun des deux ne peut occuper la place de l'autre sauf confusion des sexes préjudiciable pour l'enfant. Je ne suis pas sûre qu'il soit très "responsable" d'invoquer la psychanalyse pour justifier l'indifférence sexuelle des parents.

 

Maintenant si l'on considère que l'enfant doit pouvoir être l'objet d'une commande d'une ou de plusieurs personnes (pourquoi pas trois ou quatre? si le sexe des parents est indifférent, le deux n'a plus de signification), et qu'il doit être fabriqué par tous les moyens possibles, on entre dans une autre logique. L'enfant devient un produit désirable, et les techniques deviennent des moyens de le produire. On pourrait à la rigueur examiner ce point de vue, sauf qu'on ne peut considérer comme "une technique" l'usage d'une femme pour porter un enfant et en accoucher. De même, la vie d'une femme pendant neuf mois de grossesse n'est certainement pas "un procédé thérapeutique" (sic).

 

La surrogate mother, c'est-à-dire la mère de substitution, est une femme qui "met son utérus à la disposition d'autrui". Elle ne vit plus pour elle-même mais pour autrui, le temps de faire un bébé. Certains considèrent que le consentement d'une femme - généralement sans formation et sans emploi - suffit à fonder la légitimité de cette "pratique", exactement comme la "liberté" des femmes légitime la disponibilité de leur corps sur le marché du sexe. Alors que le marché procréatif s'étend où la loi le permet, que les femmes sont incitées à vendre leurs ovocytes ou à louer leur ventre à des prix variables en fonction directe de leur niveau de vie, on ne peut pas faire semblant de s'intéresser à la beauté des dons gratuits. La gauche "progressiste" s'intéresse-t-elle encore aux progrès sociaux et aux progrès éthiques? A-t-elle une vague idée des formes modernes de l'aliénation ou de l'exploitation? S'intéresse-t-elle à l'emprise du marché sur le corps des femmes? That is the question

 

Sylviane Agacinski,auteure de "Corps en miettes"

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 17:30

Il me plait de soumettre à vos critiques la reflexion d'un blogueur franco-suisse...

Nos pays Occidentaux seraient-ils devenus des Républiques Bananières ? S’il est vrai que collusion entre pouvoir public et oligarchie est une constante qui débouche systématiquement sur une confiscation des profits et sur une mise en commun des pertes, alors nous sommes bien en république bananière...

Roubini n’affirme-t-il en effet pas que "ceci est une crise de solvabilité (...) car les pertes des institutions financières ont été socialisées et reportées sur le bilan de l’Etat." ?

Stiglitz n’évoque-t-il pas un "socialisme pour les riches" ?

Et Taleb ne déplore-t-il pas que la masse des passifs "appartient aujourd’hui au Gouvernement (...) qui les transformera en dettes à régler par nos enfants et petits enfants" ?

Depuis l’éclatement de cette crise en 2007, la stratégie des Etats-Unis - et de certains Etats Occidentaux - a consisté à absoudre la finance et à exiger des sacrifices à un citoyen qui se devait d’ingérer les ardoises des Banquiers et à qui l’on expliquait que la croissance économique passée avait en réalité été édifiée sur du vent ! Les Etats-Unis, et avec eux l’Union Européenne qui était pertinemment au fait des tricheries grecques, des excès espagnols, de la folie des grandeurs irlandaise, etc... - sont des républiques bananières (sans banane ! ) qui animent et transforment nos économies en partie de poker dont les jetons ne sont distribués en quantités suffisantes qu’à certains joueurs privilégiés.

En réalité, Banques Centrales et autorités économiques - bien conscientes que ce jeu d’un capitalisme tronqué ne saurait perdurer que si les joueurs mineurs disposent d’un minimum de liquidités - prodiguent parcimonieusement ces jetons à ceux qui en ont le plus besoin - les consommateurs - et ce dans le seul but que cette partie, lucrative pour une infime minorité, ne se termine pas. Il est inutile de se lancer dans de savants débats opposant adeptes de Keynes à ceux de Friedman ou droite contre gauche car les dés sont pipés sinon pourquoi nos Gouvernements n’auraient-ils pas distribués ces gigantesques liquidités créées ces derniers mois directement et sans l’intermédiation du système financier au citoyen-consommateur qui, lui, aurait ainsi contribué à une rapide sortie de crise ?

En réalité, jetons et liquidités sont concentrés dans les mains d’une infime minorité pendant que les autres (petits) joueurs sont priés d’emprunter pour continuer la partie ! Nos démocraties s’accommoderont-elles éternellement de la défense et de la préservation systématiques de certains intérêts privés ? L’hyper concentration des richesses et des ressources est absolument et fondamentalement inconciliable avec les préceptes démocratiques et c’est pourquoi le sauvetage acharné des institutions financières ou l’usage des deniers publics pour payer de gigantesques rémunérations transforment insidieusement nos pays en Républiques Bananières où nous, simples citoyens, sommes réduits à l’état de figurants, voire de bêtes de somme...

En privilégiant une élite et en mettant au régime sec la masse des citoyens, nos dirigeants politiques et financiers tuent le capitalisme et mettent nos démocraties en péril. Car point de démocratie politique sans démocratie économique.
 Michel Santi  Sur Agora vox
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