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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 17:30

Ce jour-là, les petites maisons traditionnelles n(ont pas résisté mais ont laissé aux habitants le temps de s'échapper. Six ans après, Jean-Marie, Alain, Nadine et Delphin sont toujours sous le choc.

"Sovè nous!" "Sovè nou!" Quand il se souvient du jour où la terre a tremblé, l’adjudant-chef Alexis passe sans s’en apercevoir du français au créole. Ce dimanche 21 novembre 2004, il prenait son petit déjeuner avec sa femme et ses deux filles lorsqu’il a entendu un grand boum. Une première détonation. Puis une autre. Et enfin la terre qui tremble pendant quarante longues secondes. « Je suis sorti dans la rue. Il y avait tant de fumée que l’on ne voyait pas à 50 mètres. Les gens sortaient en courant de leur maison. Les personnes âgées s’accrochaient à mon cou en hurlant “Sovè nou Jean-Marie”. L’adjudant- chef Alexis était le seul pompier professionnel de Terre-de-Bas, l’île des Saintes qui a le plus souffert du séisme.

A une vingtaine de minutes de bateau au sud de la Guadeloupe, les Saintes, qui vivent de pêche et de tourisme, sont un petit paradis montagneux de la mer des Caraïbes. Mais le séisme de 2004, d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter – le plus fort touchant la Guadeloupe depuis plus d’un siècle–, a rappelé à ses quelque 2.000 habitants qu’ils vivaient dans une des zones sismiques les plus actives du monde. La plupart ont toujours la conviction qu’ils ont approché, ce jour de novembre, des frontières de l’apocalypse. La moitié des maisons de Terre-de-Bas ont alors été détruites. A Petite- Anse, le bourg principal, il a fallu reconstruire la caserne, la mairie et même l’église. Toutes les archives de la municipalité ont disparu. Plus un meuble ne tenait debout dans les maisons, les télévisions avaient volé en éclats.

"Comme si nous étions les rescapés d’une guerre"

Assis sur la galerie qui court le long de sa maison blanche, le professeur de mathématique du collège, Alain Bordé, raconte avec une émotion à peine contenue. "Je n’arrivais pas à revenir chez moi après le drame. On dormait dans le collège car on redoutait que nos maisons ne s’aplatissent sur nous. Je me souviens avoir pleuré quand j’ai vu les militaires débarquer en fin de journée. Lorsqu’ils nous distribuaient à manger, j’ai repensé aux reportages sur l’Afrique. C’est comme si nous étions les rescapés d’une guerre."

Cet homme a été désarçonné par les suites du séisme: "Je ne savais pas que les répliques dureraient aussi longtemps. Au début, c’était tous les jours. Et cela a duré plus de cinq ans. On ne nous avait pas prévenus que cela se passerait ainsi. Les continentaux [les Guadeloupéens] se moquent de nous. Ils disent que nous sommes sur vibreur, comme les portables." La blague ne l’amuse guère. "Nous avons vécu une véritable catastrophe. Ma vie a changé." Sa voisine, Nadine Félicité, a été la première victime évacuée par hélicoptère. "J’avais tellement peur qu’ils ont redouté que je fasse une crise cardiaque. Aujourd’hui encore, quand elle entend un des rares véhicules de l’île passer devant chez elle, elle se demande si cela recommence."

La seule victime décédée lors de la catastrophe est une habitante de Trois-Rivières, sur la côte. Le tremblement de terre, pourtant moins intense à cet endroit, a provoqué la chute d’un mur qui a écrasé cette jeune fille. En général, les petites maisons traditionnelles de pêcheurs des Saintes n’ont pas résisté aux secousses. Mais elles se sont effondrées progressivement, laissant le temps aux occupants de s’enfuir. "Un tremblement de terre de cette intensité aurait fait de nombreuses victimes à Pointe-à-Pitre ou à Basse-Terre, estime Jean-Marie Alexis. C’est la concentration de l’habitat qui provoque les morts."

Ancien pêcheur à la retraite, Delphin Heureuse était dans les bois où il s’occupait de ses cochons quand la terre s’est réveillée. Son chapeau traditionnel sur la tête, il raconte qu’il a vu de gros blocs de pierre se décrocher de la montagne mais qu’il n’a pas paniqué. "Je ne risquais rien, affirmet- il. J’ai juste attendu que la terre arrête de trembler. C’est en arrivant devant chez moi que j’ai pris peur. L’eau jaillissait du sol éventré." Pour les Saintois, c’est à une protection divine, celle qui veille sur leur île depuis toujours, qu’ils doivent leur salut. Ils en ont la conviction. Cette certitude de ceux qui ont frôlé la mort.

Marie-Christine Tabet, envoyée spéciale, Les Saintes - Le Journal du Dimanche

Dimanche 06 Juin 2010

Et aussi

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 17:30
 

"J'encule Sarkozy" : Didier Porte, tout près de la porte d'Inter ?Injure Reconnue d'utilité publique

L'humoriste reçoit un avertissement de Val, et est poignardé par Demorand

Après une chronique sur France Inter, le 20 mai, dans laquelle, se mettant dans la peau de Dominique de Villepin, Didier Porte a répété à plusieurs reprises "J'encule Sarkozy", l'humoriste a été convoqué dans la journée par le directeur de France Inter, Phlippe Val, a appris @si. Dans la foulée, il a reçu un avertissement par lettre recommandée. Quelques jours plus tard, il était violemment désavoué par l'animateur de la Matinale, Nicolas Demorand, sur le plateau de Canal+. "Ce n'est pas la radio que je veux faire", a notamment déclaré Demorand.

 

Tout commence le 20 mai dernier. Dans sa chronique de la Matinale, Didier Porte conseille amicalement à l'invité politique qui va venir à 8 h 20, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, de se défouler avant l'antenne, en répétant à plusieurs reprises "J'encule Sarkozy".

picto La chronique fatale

Porte, dans le texte : "Monsieur le premier ministre, je sais que vous m'écoutez dans votre voiture. A France inter, on ne peut pas se permettre d'incident à l'antenne, donc si vous avez vraiment besoin d'insulter le Président de la république, faites le tout de suite, libérez vous, comme ça, au micro tout à l'heure, ça sera plus facile de vous contrôler...Allez y, lâchez- vous!...Répétez après moi: J'encule Sarkozy! j'encule Sarkozy, j'encule Sarkozy, il a pas de couilles ce connard!...du calme, du calme, n'en abusez pas!"

Dans l'immédiat, cette chronique, guère plus impertinente que des dizaines d'autres, de Porte ou de Stéphane Guillon, ne "buzze" pas particulièrement.

Deux heures plus tard, Porte reçoit un appel de la secrétaire de Philippe Val qui le convoque pour 14heures. Il est reçu par Val et sa nouvelle directrice adjointe, Laurence Bloch. L'entretien est violent. Les deux responsables estiment , entre autres reproches, que le mot "enculé" sur une antenne publique est une obscénité "sexiste". Pour se défendre, Porte invoque une précédente chronique de 2009, dans laquelle il avait utilisé un dispositif similaire : évoquant la condamnnation d’un manifestant pour avoir brandi une pancarte «Je nique Sarkozy, ce fils de pute», il s'était amusé sur le mode «Comment peut-on dire une telle horreur: «je nique Sarko, ce fils de pute»? Vous pouvez être certain que vous n’entendrez jamais «je nique Sarko, ce fils de pute sur l’antenne de France Inter...D’ailleurs, mon cher Nicolas, si vous sentez qu’un jour, je risque de dire «je nique Sarko, ce fils de pute» à l’antenne, arrêtez moi!», etc, etc... Porte ajoute que dans une de ses chroniques de 2009, son collègue Stéphane Guillon a prononcé au minimum trois fois le mot «enculé», sans encourir aucun reproche.

Peine perdue. Deux jours plus tard, Porte reçoit un avertissement de la direction en recommandé, avec accusé de réception.

L'affaire semble se calmer.

Mais le 3 juin, à l'occasion de l'annonce du départ de Demorand, quatre journalistes de la Matinale de France Inter (Nicolas Demorand, Thomas Legrand, Bernard Guetta, Philippe Lefébure) sont invités au Grand Journal de Canal+. Et deux d'entre eux, interrogés par Denisot, "exécutent" l'humoriste.

Regardez la vidéo, mise en ligne par Le Post picto

"Proprement inconcevable" lance Guetta, qui assure avoir failli emboutir un bus, au volant de sa voiture, en entendant la chronique fatale. Le plus violent est Nicolas Demorand, qui lance : "ce n'est pas la radio que je souhaite faire". Aucun de ses quatre collègues n'a la moindre parole d'estime ou de respect pour Porte. Cette émission est visible sur le site de Canal+.

 

L'épisode ne va évidemment pas rester sans suites. Porte et Guillon ont suscité moult polémiques de la part des invités politiques qu'ils ont étrillés (tous deux étaient venus le raconter sur notre plateau, dans une mémorable émission), sans avoir jamais été désavoués publiquement par Demorand. La Matinale de lundi sera particulièrement écoutée...

Par ailleurs, Demorand a annoncé cette semaine son départ de la Matinale à partir de la fin de cette saison, évoquant des raisons de fatigue personnelle, après huit ans de mobilisation matinale, sur France Culture, puis sur France Inter. Il est question qu'il se voie confier par la direction une émission politique.

Dernier paradoxe de la situation : Val, comme chacun sait, est l'ancien directeur de Charlie Hebdo, qui se retrouve aujourd'hui dans le rôle du censeur d'une chronique dont l'humour grossièrement provocateur est dans la plus pure tradition de Charlie et de Hara Kiri.

 

Source rézonet

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:30

Par

Voici un texte que Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur des missions civiles en Palestine, a écrit samedi soir depuis le cargo grec faisant partie de la flottille de la liberté. Il y a fait part des pressions exercées par l’armée Israélienne, quelques heures avant qu’elle ne donne l’assaut, assassinant au moins 10 militants. La flotille entendait briser le blocus de Gaza, et y apporter du matériel médical, des maisons préfabriqués, des médicaments, etc.

 

Un jour ou l’autre peut-être, quelqu’un écrira l’histoire complète de cette aventure. Il y aura beaucoup de rires, de véritables cris et quelques larmes. Mais ce que je peux dire maintenant, c’est que nous n’avions jamais imaginé que nous ferions flipper Israël comme ça. Enfin, peut-être dans certains de nos plus beaux rêves.... Tout d’abord, ils ont créé une équipe spéciale d’urgence réunissant le ministère israélien des Affaires étrangères, le commando de marine israélien et les autorités pénitentiaires pour contrer la menace existentielle que nous et nos quelques bateaux remplis d’aide humanitaire représentent. Puis, Ehud Barak lui-même a pris le temps, malgré son agenda chargé, de nous mettre en garde à travers les médias israéliens. Ils nous annoncent maintenant qu’ils nous enverront dans la pire des prisons israéliens, dans le désert près de Beersheva.

 

Ce sont des annonces pour nous faire peur. Et d’une certaine façon nous avons peur. Nous avons peur de leurs navires de guerre, peur de leurs Apaches et de leur commando tout noir. Qui n’en aurait pas peur ? Nous avons peur qu’ils saisissent notre cargaison et toute l’aide médicale, les matériaux de construction, les maisons préfabriquées, les kits scolaires, et qu’ils les détruisent. Toute cette solidarité patiemment rassemblée dans de si nombreux pays pendant plus d’un an. Tous ces efforts et cette vague d’amour et d’espoir envoyés par des gens normaux, d’humbles citoyens de Grèce, Suède, Turquie, Irlande, France, Italie, Algérie, Malaisie.

 

Tout ceci pris comme un trophée par un État agissant comme un vulgaire pirate des îles. Qui ne sentirait pas un certain sentiment de responsabilité et de peur de ne pas être capable d’accomplir notre mission et livrer nos marchandises à la population emprisonnée de Gaza ?

Mais nous savons que la peur est aussi de l’autre côté. Parce que depuis le début de notre coalition, l’Etat d’Israël fait tout ce qu’il peut pour éviter la confrontation avec nous. Depuis le début ils ont essayé de nous empêcher de partir, de regrouper nos forces et de prendre le large tous ensemble vers Gaza. Ils ont essayé de nous briser. Leur scénario idéal était de nous diviser, les Irlandais d’un côté, les Grecs et Suédois d’un autre, les Américains d’un autre encore et les Turcs tout seuls.

 

 Bien sûr, ils savaient qu’ils ne pourraient pas mettre la pression sur la Turquie, ni agir directement là-bas. Alors ils ont concentré leurs attaques sur les parties irlandaises et grecques de notre coalition.

Le premier set a commencé il y a deux semaines quand ils ont saboté le cargo irlandais, l’obligeant à retarder son départ pour près d’une semaine. Mais, les Irlandais ont réparé aussi vite qu’ils le pouvaient et maintenant ils sont à un ou deux jours derrière nous. Puis ils ont mis une pression énorme sur le gouvernement grec, affaibli par la crise économique, pour l’obliger à ne pas laisser partir le cargo grec et le bateau de passagers greco-suédois. A cause de ces pressions, nous avons dû retarder notre voyage deux fois et demander aux Turcs, à leurs 500 passagers et aux amis américains qui étaient prêts à partir de nous attendre. C’est ce qu’ils ont fait heureusement ! Jusqu’à la dernière minute avant leur départ de Grèce, nous ne savions pas si les deux bateaux auraient l’autorisation du gouvernement grec, mais finalement le gouvernement grec a décidé de prendre ses responsabilités en agissant comme un Etat souverain et a laissé le cargo et le bateau de passagers quitter le port du Pirée à Athènes.

 

Le deuxième set a eu lieu hier, dans la partie grecque de Chypre, là où nous avions négocié avec le gouvernement d’embarquer une délégation VIP deparlementaires européens et nationaux de Suède, d’Angleterre, de Grèce et de Chypre. Alors que les deux bateaux de Grèce, le bateau américain venant de Crète et les 4 bateaux turcs étaient déjà au point de rendez-vous attendant que la délégation VIP arrive et embarque à notre bord, nous avons reçu la nouvelle que notre délégation était encerclée par la police chypriote dans le port de Larnaka et interdite de bouger où que ce soit. Chypre, un pays européen, était en train d’interdire a des parlementaires européens de se déplacer librement sur son sol, en rupture complète de toute législation et réglementations européennes ! Alors que nous commencions à négocier avec le gouvernement chypriote, nous avons clairement compris que ce changement soudain d’attitude envers nous était dicté directement par Israël.

 

De sept heures du matin jusqu’au soir, le gouvernement de Chypre nous mentait, disant que c’était un malentendu que les VIP aient été autorisés à embarquer pour n’importe quelle direction qu’ils souhaitaient, que c’était juste une question bureaucratique à résoudre. Mais rien ne s’est passé et nos parlementaires ont été pris au piège. Le gouvernement chypriote agissait comme un auxiliaire d’Israël et nous a fait perdre un temps crucial. Ce matin, la délégation VIP a décidé que le seul choix qui restait était d’aller au port de Formogossa dans le Nord de Chypre sous contrôle turc, et de là prendre un bateau rapide pour nous rejoindre au point de rendez-vous. Bien sûr, parce que notre coalition est formée de Turcs et de Grecs et de Chypriotes, la Chypre du Nord qui est sous occupation turque, est une question politique très importante. Et envoyer notre délégation prendre un bateau dans le port de Formogossa, encore sous embargo des Nations Unies, est une question politique encore plus importante. Cela aurait pu briser le dos de nos amis grecs et chypriotes de la coalition. Ce fut presque le cas. Mais c’est le contraire qui s’est révélé. Notre coalition tient toujours. C’est le parti chypriote au pouvoir qui est sur le point de se briser, et les 7 parlementaires grecs et chypriotes qui faisaient partie de la délégation et ne pouvaient pas aller au nord de Chypre sont furieux contre le gouvernement chypriote. Un immense débat a toujours lieu en ce moment en Grèce et à Chypre sur ce qui s’est passé et sur notre flottille pour Gaza. Dans une heure ou deux, 80% de notre délégation VIP embarquera sur nos bateaux et nous partirons pour Gaza comme prévu. Donc nous pouvons dire qu’Israël a perdu les deux sets qu’il a joués.

 

Dans quelques heures, le dernier set, crucial, commencera quand nous entrerons dans les eaux de Gaza. Bien sûr, matériellement, il serait très facile pour Israël de nous stopper et nous arrêter, mais le coût politique qu’ils auront à payer sera énorme. Vraiment énorme, à tel point que toutes les ruses et les pièges qu’ils ont tenté de mettre sur notre route ont réussi à faire une seule chose : sensibiliser de plus en plus de gens partout dans le monde sur notreflottille et sur la situation de Gaza. Et de tout ça, nous apprenons quelque chose : la peur n’est pas de notre côté, mais du côté d’Israël. Ils ont peur de nous parce que nous représentons la colère des gens tout autour du monde. Les gens qui sont mécontents de ce que l’Etat criminel d’Israël fait aux Palestiniens et à chaque amoureux de la paix qui ose prendre le parti des opprimés. Ils ont peur de nous parce qu’ils savent que, dans un proche avenir il y aura encore plus de bateaux à venir à Gaza comme il y a de plus en plus de personnes à décider de boycotter Israël chaque jour.

 

Thomas Sommer-Houdeville, depuis l’un des bateaux de la flottille de Gaza

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:30

Les phénomènes "paranormaux" sont l’objet de nombreux fantasmes et de croyances irrationnelles. On appelle ainsi tous les phénomènes qui ne sont pas expliqués par la science et semblent échapper à ses lois : la télépathie, la voyance, le déplacement d’objets à distance, la manifestation d’entités surnaturelles... Au-delà des fantasmes, qu’en est-il de l’état de nos connaissances scientifiques sur le sujet ?

 

 
Interprétations d’un cas concret

Il est toujours plus aisé de travailler sur des exemples concrets, et le hasard faisant bien les choses, j’ai moi même vécu il y a quelques jours un phénomène qu’on peut interpréter comme étant paranormal. Tandis que je marchais près de mon lieu de travail sur un chemin de terre reliant un bâtiment à un autre, à quelques centaines de mètres de distance, je croisai un homme assez âgé qui marchait dans l’autre sens, et tandis que je regardais brièvement son visage et que nos regards se croisaient, perdu dans mes pensées, le mot (ou l’idée) "un lapin" émergea soudain de manière inexplicable en mon esprit. Pendant les quelques secondes suivantes, je me questionnais sur la cause possible de l’irruption impromptu de ce mot : était-ce son visage qui m’avait évoqué l’animal ? Cet homme devait avoir quelque chose du lapin... Et puis, quelque mètres plus loin, arrivant près d’un sous-bois, je vis, non pas un, mais deux puis trois lapins sautillant calmement sur la pelouse.

Je ne pense pas être quelqu’un d’extraordinaire, mais, peut-être parce que je m’intéresse aux choses de l’esprit, ce type de phénomène m’arrive très fréquemment, pas toujours de manière aussi claire et frappante, plus souvent sous la forme de vagues intuitions qui se confirment ensuite sans qu’elles ne prouvent quoi que ce soit. Ils se produisent volontiers quand je me trouve dans des états légèrement somnolents et peu attentif. Enfin je ne suis pas le seul à qui ça arrive : de nombreuses personnes rendent compte quotidiennement de ce type de phénomènes, et d’autres, comme les prémonitions, si bien qu’on ne peut pas nier qu’il s’agisse d’une réalité, quelle que soit l’interprétation que l’on en a, paranormale ou non.

Justement, comment interpréter ceci ? Il existe de nombreuses explications possibles. Il se peut que j’ai vu à distance les lapins sans en avoir conscience. Personnellement je ne le pense pas, parce que je regardais le visage du passant et je ne pense même pas qu’ils étaient en vue, mais ce n’est pas exclu. Il se peut qu’il s’agisse simplement d’une coïncidence, et si je n’avais pas vu les lapins ensuite, j’aurai simplement continué à me questionner sur l’irruption du mot, et puis j’aurais oublié l’événement. Ce sont des choses qui m’arrivent aussi très fréquemment. Enfin il est important de noter qu’il y a beaucoup de lapins à cet endroit, pas forcément à l’endroit précis où je les ai vu, mais au moins dans les alentours, et c’est peut être l’allure légèrement champêtre du bonhomme associée au fait de me trouver sur ce chemin qui aurait évoqué chez moi l’idée du lapin, coïncidant ensuite de manière troublante, mais non surprenante, avec la présence réelle d’un lapin. Cette dernière explication me semble douteuse, parce que c’est bien la première fois que le mot "lapin" s’impose à moi de cette manière sur ce chemin, au point de m’interroger, et parce que le mot n’a pas été associé d’emblée, en mon esprit, à l’environnement dans lequel je me trouvait. C’est ensuite seulement, en arrivant au sous-bois et juste avant de voir les lapins, que j’ai fait l’association avec les lapins qui s’y trouvent effectivement assez souvent. Mais cette hypothèse n’est pas exclue pour autant.

Toutes ces interprétations sont envisageables a priori, mais n’oublions pas au passage une dernière explication, qui est en fait la première qui m’est venue naturellement à l’esprit (et peut être à vous aussi), et qui est la suivante : le brave homme que j’ai croisé était en train de marcher quand il a vu des lapins sur l’herbe. Rêvassant tout comme moi en marchant, le fil de ses pensées s’est mis à tourner autour de l’idée de lapin, et au moment même où, un peu plus tard, mon regard à croisé le sien, il s’est produit un phénomène de communication favorisé par nos états mentaux respectifs, propices à la rêvasserie, et qui a fait émerger chez moi l’idée de lapin qui occupait son esprit à lui. Je me suis mis à mon tour à penser aux lapins, me questionnant sur cette irruption de pensée, jusqu’à ce que je tombe sur les mêmes petites bêtes qu’il avait vu un peu plus tôt.

Les phénomènes paranormaux et la science

Cette dernière explication, bien qu’elle soit la plus cohérente de toutes en regard de ce que j’ai vécu (elle seule explique l’irruption du mot de manière convaincante), possède un défaut majeur, qui est d’impliquer un phénomène qui n’est pas sous-tendu pas une théorie scientifique, c’est-à-dire un phénomène paranormal. Il est important de ne pas oublier qu’il s’agit de l’explication qui m’est apparu comme évidente a priori, et que les autres explications sont venues à posteriori comme alternative à celle-ci, simplement parce que cette première explication implique quelque chose "qui n’est pas possible", à savoir la télépathie. C’est d’ailleurs presque toujours le cas lors de l’interprétation de phénomènes vécus comme paranormaux, que ce soit les prémonitions ou les phénomènes télépathiques : les explications rationnelles, moins convaincantes pour l’intéressé, viennent a posteriori à l’issue d’une réflexion visant à palier au fait que l’explication naturelle, celle à laquelle l’intéressé adhère en premier lieu, "n’est pas possible".

Pourtant il faut nous dégager de deux idées reçues, en comprenant bien que :
  • La science n’a jamais réfuté les phénomènes télépathiques. Elle ne propose pas d’explication de ces phénomènes, ce qui est tout différent, et c’est ce défaut d’explication uniquement qui justifie le scepticisme rationnel à l’égard de la télépathie (et d’autres phénomènes "paranormaux").
  • La télépathie n’est pas fondamentalement incompatible avec nos théories scientifiques. Ce défaut d’explication ne signifie pas qu’elle qu’elle entre en contradiction avec les principes fondamentaux dégagés par notre connaissance scientifique du monde naturel. Même la prémonition, qui semble pourtant contredire la causalité, peut trouver des explications en accord avec les théories scientifiques, comme nous le verrons plus loin.

Il convient également de distinguer deux choses quand on parle de phénomènes paranormaux :
  • Les assertions extraordinaires de personnes s’affirmant dotées de super-pouvoirs, ou la croyance en des manifestations incroyables d’entités surnaturelles s’étant produites de manière unique. Ces assertions entrent plus frontalement en contradiction avec nos connaissances scientifiques, d’une part, et d’autre part, étant isolées à certaines personnes, elles semblent plus relever du fantasme et trouver facilement des explications socio-psychologiques. Les "prix-défi" mis en place par les mouvements sceptiques visent uniquement ce types d’assertions.
  • Les phénomènes paranormaux conçus comme relevant de l’expérience quotidienne, banale, accessibles à chacun d’entre nous pour peu qu’il y prête attention, qu’on associe volontiers à la notion "d’intuition" ou de "coïncidence", et qui ne sont pas nécessairement troublants mais peuvent l’être parfois quand leurs caractères paranormal se révèle de manière particulièrement surprenante. Un très grand nombre de personnes en rendent compte. Ces phénomènes sont à priori relativement faibles (et masqués par notre attention consciente) et se produisent de manière incontrôlable. Ils peuvent également recevoir une explication psychologique, mais entre moins frontalement en contradiction avec nos connaissances scientifiques.

La première acceptation est finalement peu intéressante de mon point de vue : elle concerne quelques excentriques et autres allumés. L’absence de résultat scientifique (avec les prix défis) semble la discréditer. La seconde est donc beaucoup plus intéressante sur le plan scientifique, puisqu’elle met en jeu l’hypothèse qu’il puisse exister un phénomène naturel de l’esprit (et non pas un phénomène surnaturel, ou extraordinaire).

Cette hypothèse est en concurrence avec des explications psychologiques, et son principal défaut et de ne pas entrer dans le cadre d’une théorie scientifique établie, mais elle est plus convaincante et cohérente que les explications psychologiques, comme on l’a vu dans le cas du lapin (de manière générale, les explications "par les probabilités" ne rendent pas compte du caractère particulier que revêt l’expérience), et pour sa décharge, remarquons qu’il n’existe pas aujourd’hui de théorie scientifique de l’esprit qui soit bien établi, si bien que le phénomène de l’esprit lui-même, si nous n’avions pas en permanence la confirmation immédiate qu’il est bien réel, pourrait tout aussi bien être qualifié de "paranormal", puisque lui non plus ne reçoit aucune explication satisfaisante dans le cadre de nos théories scientifiques.

En effet comment expliquer qu’il existe ce phénomène unique, irréductible, qu’est l’esprit à l’échelle du corps humain dans une conception de la matière réductionniste tel que celle qu’offre généralement la science, où tout n’est qu’agrégat de particules indépendantes ? Pourquoi donc toutes ces particules, si elles sont indépendantes, donnent naissance à une entité unique ? Et puisque ce phénomène existe bien à l’échelle du corps humain, en dépit de notre conception de la matière, pourquoi n’existerait-il pas à l’échelle de plusieurs corps humain interagissant, et donc pourquoi, sous cette forme, la télépathie n’existerait-elle pas ?

On le voit l’hypothèse paranormale n’est pas si mal placée face aux hypothèses psychologiques si on prend acte de la faiblesse de nos connaissances scientifiques en matière d’esprit.

La recherche en parapsychologie

Si vraiment cette hypothèse est intéressante et pertinente, elle devrait pouvoir être étudiée scientifiquement, et rien ne s’oppose fondamentalement à ce qu’elle le soit. Ainsi, si on arrive à surmonter les problèmes de reproductibilité (l’aspect a priori faible et incontrôlable du phénomène), il devrait être possible de savoir par l’expérience s’il s’agit ou non d’un authentique phénomène de l’esprit. C’est l’objet d’étude de la parapsychologie, et le phénomène en question y est surnommé "effet psi".

Il existe différents types de recherches : les recherches sur la télépathie, et notamment avec le protocole Ganzfeld, les recherches sur l’influence de l’esprit sur des événements aléatoires, par exemple l’expérience des poussins de René Peoc’h, ou encore le global counsciousness project. Toutes ces études donnent des résultats positifs : sur le plan statistique, les résultats obtenus lors de ces expériences sont significativement différents de ce qu’on obtiendrait par le fruit du hasard. Si l’on en croit les parapsychologies, l’effet psi existe bel et bien et ces expériences le prouvent, et s’il s’agissait d’expériences sur la fiabilité d’un médicament, les résultats seraient dors et déjà admis par la communauté scientifique.

Pour autant le domaine reste controversé. La parapsychologie n’a pas encore acquis ses lettres de noblesse, et ses résultats restent contestés. Il existe plusieurs raisons à ceci, qui sont les suivantes :
  • Les résultats semblent difficilement reproductibles en dehors des milieux de la parapsychologie, et ils le sont toujours par les mêmes personnes.
  • On invoque un possible biais de publication : seuls les études donnant par hasard un résultat positif seraient publiées. On invoque également la possibilité de fraude.
  • Puisque l’effet psi est à priori extraordinaire (il ne reçoit pas d’explication scientifique), on exige une preuve extraordinaire, supérieure à ce qu’on attend par exemple pour un médicament, et les résultats (l’écart du hasard) sont jugés insuffisants.
  • Il est possible qu’il existe d’autres biais aujourd’hui inconnus qui expliquent l’effet psi.

On trouvera un bon exemple de cet argumentaire ici. On voit bien que les protocoles ne sont plus remis en causes (ils ont déjà été revus et corrigés par les sceptiques), pas plus que les résultats (également contrôlés), mais les arguments énumérés ci-dessus sont invoqués.

Il est difficile de trancher. D’un côté les problèmes de reproductibilité sont bien réels, et les arguments de défense des parapsychologues (comme "l’effet expérimentateur" faisant échouer les expériences de ceux qui ne croient pas au psi, ou l’élusivité, c’est à dire la tendance de l’effet psi à disparaitre sur un grand nombre d’expériences) tendent à rendre l’hypothèse de l’effet psi de plus en plus irréfutable et prennent l’aspect de justifications a posteriori, du type "pile je gagne, face tu perds".

D’un autre côté les recherches de ces domaines sont sujète à beaucoup plus de suspicions que dans n’importe quel autre domaine. On reproche aux parapsychologues de ne publier que dans leurs propres revues, mais les grandes revues scientifiques sont peu enclines à publier des articles de parapsychologies, et quand elles le font, ils sont plus ou moins ignorés. On pourrait accorder bonne foi aux arguments des parapsychologues sur l’effet expérimentateurs, mais il faudrait sans doute énormément plus de moyen que ceux dont ils disposent pour en avoir le coeur net. Les parapsychologues semblent enfermés dans un cercle vicieux qui leur ôte toute crédibilité en les marginalisant.

Le problème fondamental à l’origine de cette suspicion et de cette impossibilité pour les parapsychologues de faire valoir leur domaine réside en fin de compte dans l’absence de théorie explicative bien établie de l’effet psi, c’est-à-dire d’une théorie qui trouverait naturellement sa place dans le corpus scientifique actuel, qui serait appuyée par des preuves expérimentales, et de laquelle l’effet psi découlerait naturellement comme une conséquence. La parapsychologie ne s’inscrit pas dans le cadre de nos connaissances scientifiques. C’est ce qu’on pourrait qualifier de "hors piste", et c’est cette absence de théorie établie qui justifie l’aspect "extraordinaire" de l’hypothèse étudiée et la recherche d’explication alternatives et qui rend dubitatif les sceptiques quant à une hypothèse qui n’est appuyée par rien sur le plan théorique.

Ainsi, de la même manière qu’un esprit rationnel préférera dire que j’ai pensé aux lapins parce que je me trouvais dans un endroit où je savais qu’il y en avait (quand bien même cette explication me semble insuffisante pour expliquer l’ensemble du phénomène), on préfèrera toujours des explications alternatives à l’effet psi, simplement parce que "ce n’est pas possible".

Fondements théoriques des phénomènes paranormaux

On peut dire en un sens que la recherche en parapsychologie est prématurée, puisqu’elle s’attache à prouver une hypothèse qui ne découle pas d’une théorie. Il faudrait d’abord disposer d’une réelle théorie de l’esprit avant de pouvoir étudier les phénomènes qui en découle éventuellement.

Or l’ébauche de théorie de l’esprit que nous avons formulé précédemment (1) (2) (3) (4), basé sur le phénomène d’intrication quantique, semble justement accréditer la possibilité que les esprits puissent "s’agréger" au cours des interactions, de même que l’intrication des particules du champs électrique de notre cerveau "s’agrègeraient" au cours de leurs interactions. Il en irait de la nature même de l’esprit. De tels processus impliquent une forme de télépathie, non pas sous la forme d’un transfert d’information, mais plutôt sous la forme d’états mentaux partagés, c’est-à-dire d’une intrication. Le fait qu’une information puisse alors se retrouver présente dans deux cerveaux serait la conséquence d’une corrélation.

Cette théorie de l’esprit propose donc une explication scientifique en totale cohérence avec nos connaissances actuelles aux résultats des expériences en parapsychologie : les résultats de ces expériences se distinguant du hasard ne s’expliqueraient non pas par un mystérieux transfert d’information inexpliqué, mais par une corrélation quantique des champs électriques cérébraux qui induiraient des réponses similaires de protagonistes ne communiquant pas par un canal classique, et donc assimilables à de la télépathie, en quelque sorte le fruit d’un "hasard partagé", ou corrélé. De par la nature a-temporelle des effets quantiques, une forme de prémonition est également envisageable, sans pour autant s’opposer au principe de causalité : en tout état de cause, c’est d’information quantique dont il est question, et la corrélation n’est mesurable de manière "classique" que statistiquement.

Cette théorie est à même de rendre compte de la relative faiblesse des résultats, de leur aspect incontrôlable (parce que fondamentalement statistiques), et même de l’élusivité, qui serait un affaiblissement de l’intrication en l’absence d’interactions des protagonistes.

Bien sûr la théorie que nous avons développé est une ébauche, elle n’a reçu aucune vérification expérimental à ce jour, mais ceci prouve néanmoins qu’il est un peu prématuré d’exclure la possibilité même d’un effet psi, tout comme il est faux d’affirmer qu’un tel effet vient contredire ce que par la science nous savons du monde.

Conclusion

Aujourd’hui il est difficile de dire si les phénomènes paranormaux sont ou non authentiques, et des interprétations psychologiques ou paranormales lesquelles sont les bonnes. Mon point du vue personnel, qui s’appuie sur nos connaissances scientifiques, mais aussi sur mon vécu et mes réflexions philosophiques, est que ces phénomènes sont authentiques. Cependant d’un point de vue purement rationnel, en l’état actuel de la recherche, nous ne pouvons que nous aligner sur la position du scepticisme scientifique, à savoir qu’il est impossible aujourd’hui d’affirmer que le "psi" existe et que les recherches ne sont pas concluantes, non pas à mon avis parce que le psi n’existe pas, mais plutôt parce que ces recherches manquent de moyens et de reconnaissance. Seule un programme de recherche ambitieux permettrait de trancher définitivement la question, mais dans la situation actuelle, en l’absence d’une véritable théorie de l’esprit communément admise dont découlerait le psi, c’est tout simplement chose impossible.




sources sceptiques :

AGORA VOX

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:04

 

Débutées dans l’indifférence et l’ostracisme au cours des années 80, les études américaines et canadiennes sur la violence conjugale féminine montrent aujourd’hui, une réalité toute différente à celle qui prévaut encore aujourd’hui dans une Europe tétanisée par la théorie patriarcale, comme nous l’avons vu dans un article précédant. Sous l’accumulation des données anglo-saxonnes, on constate que la violence physique et psychologique n’a pas de genre. Toute vérité commence par un blasphème.

 

Sensibilisée à la question des violences faite aux femmes qui émergeait dans les années 70, Erin Pizzey fut une pionnière. Dès 1971, elle fonda le premier foyer d’hébergement pour femmes battues au Royaume-Uni. Très rapidement, elle eut la surprise de constater que 62 des 100 premières femmes hébergées étaient aussi violentes que les hommes qu’elles venaient de quitter1.

Cette première impression, confortée par 40 années de pratique portant sur plus de 5000 hébergements, n’aurait qu’une portée empirique si elle n’avait été confirmée par les 271 études recensées en 2009 par le professeur Martin Fiebert de l’Université de Californie. Études réalisées pour beaucoup, au sein des plus prestigieuses universités anglo saxonnes et plus récemment, par les organismes statistiques gouvernementaux. Portant sur un panel total de 375 000 femmes et hommes interrogées dans de nombreux pays et cultures, ces études, souvent construites selon la méthode stricte des CTS2, font émerger une vérité tout aussi dérangeante que jadis, le mouvement des planètes à l’oreille d’un inquisiteur : si l’on doit admettre des dommages physiques généralement plus graves pour les femmes, il n’en subsiste pas moins qu’en couple, les femmes sont tout aussi violentes, voire plus violentes, que les hommes. Explications et décryptage.

Des violences symétriques ...

L’enquête de victimisation (10600 hommes et 13166 femmes) lancée en 2004 par l’institut national de la statistique Canadien3 est venue confirmer la précédente étude de 1999 : au cours des 5 années précédentes, 5,7 % des hommes et 6,2 % des femmes se sont déclarés victimes de violences physiques constituées, en partie, de 2,9 % et 3 % de violences graves (coups de poing, utilisation d’objets...). Une symétrie, déjà largement décrite dans la méta analyse du professeur de psychologie John Archer4 et constatée dans de nombreux pays. Une symétrie qui se retrouve étonnamment dans des cultures très différentes considérées comme traditionnellement ’machistes’. On relève, par exemple, dans une enquête portant sur 16000 étudiants de 21 pays, un taux de victimisation au cours des douze derniers mois de 29,3 % pour les chinois, contre 25,6 % pour les chinoises, de 32,7 % chez les hommes russes contre 22,5 %, alors que 18,4 % des étudiants Brésiliens se déclaraient victimes de leurs conjointe contre 19,9 % pour les étudiantes5.

Les études récentes confirment que les femmes jeunes sont désormais, non pas aussi, mais plus violentes que leurs homologues masculins et plus particulièrement lorsqu’elles vivent en relation de concubinage6. Elles reconnaissent, elles-mêmes par exemple, avoir plus souvent recours à la contrainte physique (60 % des cas) que les hommes7. Cet écart de violence qui semble s’accentuer dans les pays occidentaux comme le Canada ou les États-Unis, où la violence conjugale envers les femmes est en nette régression8 alors que celle subie par les hommes stagne, s’explique aisément : épousant les schémas culturels dominants, désinhibées et déculpabilisées par le discours médiatique et les multiples campagnes de sensibilisation où l’homme est systématiquement représenté sous les traits de l’agresseur, paternées par les organismes de polices et maternées par une justice bienveillante toute acquise au concept machiste d’excuse de féminité9, les femmes ont les plus grandes difficultés à identifier et à reconnaître leur violence. A contrario, les hommes, aliénés par les mêmes représentations culturelles puissantes oscillant entre le ridicule et la culpabilisation, ont une nette tendance, non seulement, à nier et à sous déclarer les violences subies mais aussi, à mieux se contrôler en cas d’agression10.

L’invention de la légitime défense ...

Sous l’accumulation des données, les féministes radicales se sont empressées de construire un contre feu qui prospère désormais en Europe. Le contre feu de la légitime défense. La violence des femmes ne serait que la réponse légitime, légale et parfois préventive aux actes d’agression et de terrorisme conjugal qu’elles subissent dans le couple. Malheureusement pour la théorie patriarcale, déjà mise à mal par les taux de violence élevés constatés chez les femmes les plus jeunes, donc chez les femmes les moins intoxiquées par le patriarcat, l’excuse absolutoire de la légitime défense aura quelque peine à justifier les nombreuses données montrant sans ambiguïté des tords équitablement répartis. Des responsabilités partagées entre les conjoints, tant dans la dynamique de la violence, que sur ses causes profondes.

Pour ce qui est de la dynamique de la violence, la méta étude réalisée en 2005 par l’université de Vancouver est sans ambiguïté. On s’explique, en effet, difficilement les raisons pour lesquelles la légitime défense pourrait justifier que les femmes reconnaissent initier la violence tout aussi souvent que les hommes (28 % contre 23 % pour les hommes), admettent donner le premier coup dans 52 % des cas (42,6 % pour les hommes) et confessent être 3 fois plus nombreuses que les hommes (11,8 % pour 4,3 %) à infliger des violences physiques sur un conjoint ... passif11.

Quand aux causes de la violence, qu’elles soient situationnelles ou issues d’un terrorisme conjugal de la part d’un partenaire, les responsabilités sont, là encore, largement réparties :

  • Les violences situationnelles12, sont des violences réciproques trouvant leur cause dans un ou plusieurs éléments déclencheurs. Des éléments déclencheurs tels le manque de communication, d’attention pour les femmes, les conditions de vie stressantes, la précarité et la privation d’activité professionnelle pour les hommes, la jalousie... Par construction, de part leur aspect progressif et concomitant, les violences situationnelles qui sont les plus fréquentes dans le couples (env. 60 % des cas) et génèrent, sauf caractère répétitif, les violences les moins graves, excluent toute idée de légitime défense.
  • Pour le terrorisme conjugal, largement minoritaire mais seule forme de violence reconnue par les féministes radicales et toujours illustré dans l’inconscient collectif par un mâle en manque de domination qui se met à frapper pour une soupe trop froide ou une frustration sexo/professionnelle, là encore, force est de constater qu’il n’a pas de sexe. Même si dans l’Enquête Sociale Générale canadienne, on note une certaine sur représentation de femmes victimes (239100 pour 158000)13, le terrorisme conjugal touche autant les hommes que les femmes. Par ailleurs et lorsque l’on examine les ressorts profonds et individuels du terrorisme conjugal, on constate que la majorité, soit 9 des 12 facteurs de risque permettant de prédire un comportement de terrorisme conjugal chez une personne et, pour l’essentiel attribuables à des problèmes psychologiques générés par des maltraitances dans l’enfance, sont communs aux hommes et aux femmes14.

Enfin, que penser de la violences dans les couples lesbiens ? Faut-il, comme certaines féministes le suggèrent, encore, toujours et sans échappatoire possible, comme c’est le cas dans toute pensée totalitaire, y voir la marque indélébile d’un patriarcat rampant15 ? Que dire alors d’une étude de 1991 portant sur 350 lesbiennes montrant des taux victimisation physiques (45 %) et sexuels (56,8%) qui n’ont rien à envier à ceux que l’on retrouve dans les couples hétérosexuels16 ?

Combien ? Combien a-t-il fallu de femmes humiliées dans les commissariats devant des policiers suspicieux et goguenards face à leur plainte pour violences sexuelles ? Inversement, combien faudra-t-il de vies brisées devant les fausses déclarations de violences et de viols avant que la parole des hommes soit prise en compte ? La réponse est simple : elle est dans les chiffres. Des chiffres qui risquent de glisser, pour longtemps probablement, sur le plumage bien huilé de la théorie patriarcale et l’esprit satisfait du législateur et des médias sur la question. La théorie patriarcale ? Un sophisme à succès aux enjeux politiques et sociaux majeurs. C’est ce que nous proposons d’aborder en troisième et dernière partie de ce dossier consacré à la violence féminine.

Olivier MALVOLTI

Notes et références :

1 Erin PIZZEY, ’My vieuw on domestic violence’, 2008, préc.

Et comme suggéré aussi par la psychologue Sylvianne SPITZER, présidente de ’SOS HOMMES BATTUS’, dans un article d’Agoravox du 19 juin 2009 : ’Si l’on se fie aux différentes études sur le sujet, le chiffre noir des statistiques des hommes victimes est important’.

 

2CTS ou Conflict Tactic Scale : mode d’enquête le plus fiable reposant sur l’emploi d’une liste de comportements concrets (avez-vous lancé un objet ? donné une gifle ? un coup de poing ... ?), par opposition à une évaluation subjective variant en fonction des individus, des cultures et du genre et telle que souvent utilisée dans les enquêtes Européennes (avez-vous été victime de violence ... ?). Voir aussi note 8 en article 1, où l’on constate que la France utilise des méthodes beaucoup moins fiables.

3 / Denis LAROCHE, Enquête Sociale Générale (E.S.G.), ’Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004’

4 / J. ARCHER, Méta étude portant sur 82 études, University of Central Lancashire, 2000

5 / Les taux élevés de violence sont essentiellement liés, comme nous le verrons, à la jeunesse du panel : plus les couples sont jeunes et plus les taux de violence sont élevés. Ko Ling CHAN et autres, ’Prevalence of Dating Partner Violence ... worlwide’, tableau 2.

6 / Murray A. STRAUS et autres, ’The relation of criminality and dominance ... in four eastern nations’ p.11, sous ’Gender Differences In Perpetration And Injury Rates’

7 / Denis LAROCHE, E.S.G., préc., p. 21 col 2. et aussi, Ignacio Luis RAMIREZ et autres, ’Gender Symétrie ... in Mexico and USA’, 2007, p. 6.

8 / On constate au Canada notamment une baisse de - 44 % des violences graves faites aux femmes sur la période 1993/2003, in Denis LAROCHE, E.S.G., préc. p. 23.

9 / Dans le très peu suspect de sympathie masculinistes rapport National Violence Against Women Survey (NVAW) publié en 2000, enquête de victimisation conduite par le ministère américain de la justice sur 16000 personnes des deux sexes, on remarque que les hommes déposent nettement moins plainte que les femmes en cas d’agression physique (13,5 % contre 26,7 %). De plus, et sans que cela interroge vraiment, on constate que 34 % des hommes dénoncés sont arrêtés contre 12 % des femmes, que 27 % sont conduits devant un tribunal contre 4,3 % des conjointes, et qu’ils sont condamnées dans 13 % des cas alors que les chiffres de condamnation des conjointes sont tellement insignifiants que l’on ne juge même pas utile de les mentionner ... NVAW, 2000 tab. 20 p. 57.

Par ailleurs, une étude du ministère de la justice américain analysant les peines prononcées sur 540 meurtres conjugaux aux États-Units (318 femmes et 222 hommes) montre que les femmes sont, pour les mêmes crimes, condamnées en moyenne à une peine de prison inférieure de 10 ans à celle prononcée à l’encontre des hommes. Le rapport conclue par la formule sibylline ’pas d’explication des raisons pour lesquelles les peines de prisons prononcées étaient, en moyenne, de 10 ans inférieures pour les épouses accusées que pour les hommes’.

10 / Donald G. DUTTON T, Tonia L. NICOLLS, ’The gender paradigm in domestic violence ...’, 2005, ’In fact, considerable evidence suggests that there are strong social prohibitions inhibiting men from aggressing against women (e.g.Chivalry ; Arias & Johnson, 1989 ; Archer, 2000a), legal sanctions against men who transgress (the U.S. Violence Against Women Act of 1994 : (VAWA) ; Brown, 2004), p. 683 § 2. and fewer social prohibitions inhibiting women from aggressing against men’. Voir aussi p. 684 note 1 où, quelques que soient les cultures, hommes et femmes confondus, trouvent plus normal qu’une femme batte un homme que l’inverse et ce, dans des proportions non équivoques.

11 / In Donald G. DUTTON, Tonia L. NICOLLS, ’The gender paradigm in domestic violence ...’, préc. pp. 687/688. Par ailleurs, les chiffres donnés sont les plus consensuels : certaines études citées donnent des taux d’initiative de la violence bien plus élevés pour les femmes. Voir aussi, E.S.G., préc. pp. 21/22

12 / E.S.G., préc, p. 35.

Violences situationnelles aussi décrites sous le terme de schismogénèse complémentaire par le psychologue Québecois Yvon DALLAIRE.

13 / Une sur représentation en partie liée au meilleur seuil de tolérance des hommes à la violence et à la taille des échantillons retenus puisqu’ils ciblent des populations respectives de 646 000 femmes et 539 800 hommes victimes au cours des 5 années précédant l’enquête, toutes violences confondues. E.S.G., préc., p. 40 et 41.

14 / Rose A. MEDEIROS et autres, ’The relation of criminality and dominance to physical assault .... 2006. Etude portant sur un échantillon 854 étudiants de pays de l’est, p. 22.

15 / Vanessa Watremez, ’La violence des femmes et des lesbiennes ...’, 2005, § 25 et s. Les lesbiennes seraient violentes parce-qu’elles auraient intériorisé les archétypes de dominance masculine ... En somme, les lesbiennes, ne seraient pas vraiment des femmes.

 
 
par rodier sur Agora
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 18:15

Aperçu de la page “Monseigneur, georges Magloire:l'employé de commerce(4)” :

Suite...

Georges a bien des parents à Capesterre,mais il ne les connait pas;il n'y a pas de lycée à Basse Terre,il faut aller à Pointe à pitre,payer une pension.Son parrain ne veut pas qu'il…

Lire la page “Monseigneur, georges Magloire:l'employé de commerce(4)”

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 18:12
La chlodécone fait toujours débat /

Ouverture judiciaire

Trois ans après la plainte déposée par des associations des Antilles dans l’affaire de contamination à la chlordécone, la justice procède ce jeudi à l’audition des plaignants.

C’est une première étape pour l’association « Pour une écologie urbaine ». Par la voix de son président Louis Boutrin, le juge chargé du dossier au pôle santé du tribunal de Grande Instance de Paris, entendra les récriminations. L’audience est prévue ce jeudi en début d’après-midi.

Fichier:Caribbean - French West Indies.PNG

L'archipel des Antilles

Plainte
L’association dénonce l’emploi de la chlordécone et autres pesticides organochlorés dans des exploitations agricoles sur une période allant de 1972 au début de 2002 .Elle a donc porté plainte le 31 mai 2007 pour « administration de substances nuisibles et mise en danger de la vie d’autrui ».

La chlordécone, du fait d’une forte suspicion de toxicité, a été interdite dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis dès 1976, en France hexagonale en 1990, et aux Antilles françaises en 1993 seulement. Dix sept ans plus tard, la molécule est encore bien présente dans certains sols des Antilles, et se retrouve dans des produits alimentaires comme les légumes racines, certains crustacés et poissons. Les impacts sur la santé humaine étant mal connus, l’Agence française de sécurité des aliments a lancé à de nombreuses reprises des recommandations auprès des populations concernées.

structure et représentation du chlordécone

Structure et représentation du chlordécone

Réclamations
L’association réclame un procès, où les coupables seront clairement identifiés, et sanctionnés. Louis Boutrin va remettre son mémoire au juge parisien. Un mémoire bien fourni et argumenté, pour celui qui a co-écrit avec Raphaël Confiant, un livre de 240 pages intitulé « Chronique d’un empoisonnement annoncé ».

Alerte
Outre le volet judiciaire, un impact gouvernemental est attendu. Dans un courrier adressé à la ministre de la Santé en septembre 2009, le président de l’association « Ecologie urbaine » formulait trois demandes urgentes. La première concerne le recensement de la population d’ouvriers agricoles et de planteurs utilisateurs de la chlordécone. La deuxième porte sur le financement d’un suivi médical. L’association réclame également une étude épidémiologique spécifique.

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:30
Un train de sénateur !!! Publié le Mardi 29 Juin 2010 à 09:57:00

Les cancres de l’Outre-mer

Le magazine Lyon Capitale a publié le premier palmarès de l’activité des 343 sénateurs français. Revue de l’Outre-mer.

  Sous le titre « Sénat : ceux qui bossent, ceux qui se planquent », le mensuel Lyon Capitale a réalisé, pour la première fois dans l’histoire de cette institution, le classement des 343 sénateurs français. Tout cela est édifiant. L’enquête du magazine nous apprend entre autres que « l’activité des sénateurs échappe à tout contrôle. Ils ne sont pas pointés en séance publique ». En 2009-2010, 150 sénateurs ont participé à moins de 20 commissions, « séchant ainsi plus de la moitié des séances auxquelles ils étaient censés participer ».

Trois familles
Le classement révèle trois « familles » : les bons élèves (une centaine), les médiocres et les cancres. Pour ces derniers, « l’étiquette cancre n’est pas assez forte », note le journal. « L’école buissonnière leur convient mieux. Et certains l’assument. »

Parmi ces différentes familles de sénateurs, à la moyenne d’âge de 63,5 ans, existe cependant une constante quelle que soit l’assiduité dans l’hémicycle : la rémunération (indemnité parlementaire), de 7.064,84 euros bruts mensuels. A laquelle il faut ajouter une indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) de 6.209,13 euros nets mensuels plus un crédit mensuel pour le recrutement d’assistants de 7.510,55 euros bruts hors charges patronales.

La chambre du sénat

Piètre figure
Les sénateurs d’Outre-mer font piètre figure dans le classement de Lyon Capitale. Aucun ne pointe parmi les « bons élèves », mais la quasi totalité d’entre eux se retrouve chez les cancres. Premier des cancres, si l’on ose dire, le sénateur de Mayotte Soibahadine Ibrahim Ramadani (UMP), 340e sur 343. Suivi par l’ineffable Gaston Flosse de Polynésie (339e), préoccupé sans doute par ses nombreux ennuis judiciaires. Pour ces deux-là, pas même une question écrite en un an, une seule présence en commission pour Ramadani, et deux pour Flosse !

Viennent ensuite Robert Laufoaulu (UMP, Wallis et Futuna, 335e), Simon Loueckhote (UMP, Nouvelle-Calédonie, 334e), Louis-Constant Fleming (UMP, Saint-Martin, 329e), Denis Detcheverry (RDSE, Saint-Pierre et Miquelon, 323e), la mère de la ministre de l’Outre-mer Lucette Michaux-Chevry (UMP, Guadeloupe, 321e), Adrien Giraud (Union centriste, Mayotte, 318e), Gélita Hoarau (Groupe communiste, La Réunion, 307e), et Richard Tuheiava (PS, Polynésie, 299e).

Le « meilleur » sénateur de l’Outre-mer est une sénatrice, Anne-Marie Payet (Union centriste) de la Réunion, qui pointe à la 148e place (soit parmi la famille des "médiocres" selon le classement). Elle est suivie des deux sénateurs PS de Guyane, Georges Patient (229e) et Jean-Etienne Antoinette (252e).
Les autres sénateurs ultramarins : Claude Lise (Martinique, PS), Jean-Paul Virapoullé (la Réunion, UMP), Michel Magras (Saint-Barthélémy, UMP), Daniel Marsin (Guadeloupe, RDSE), Serge Larcher (Martinique, PS), et Jacques Gillot (Guadeloupe, PS) se situent entre la 267e et la 294e place, dans la famille des "cancres".

L’établissement du classement

Lyon Capitale a sélectionné dix critères. « Ils mettent l’accent sur la présence en séance et en commission au travers de critères comme les interventions par projet ou proposition de lois, le nombre de séances où le sénateur est intervenu, le nombre total d’interventions en séances, sa présence en commission, le nombre de commissions où il a pris la parole et combien de fois il l’a prise. »
« Le travail d’un parlementaire étant aussi et avant tout de produire des lois, nous avons intégré à notre classement trois critères représentatifs de cette mission : le nombre de lois signées et cosignées et la quantité de rapports rendus. Quant au critère des questions écrites, il permet de mettre en lumière le travail de relais des élus locaux des sénateurs. La plupart n’ont en effet que des portées micro-locales » précise le mensuel.

 

blog collectif dom

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:30

 

30 chevaux à suivre pour le mois de Juin 2010

 

 

AU TROT

 

OSAKA DEGE

 Bonne droitière, c'est un pari des plus amusants.

PETUNIA DU PONT

 Ménagé, il va se régaler sur pistes plates. Saisonnier.

POMEROL DU MOURIEZ

 Revient enfin à son top. Régulier à souhait.

QUEEN LEGEND

 Très bonne jument, ménagée et réservée pour cet été.

QUID DE CHAHAINS

 A un super engagement en vue début juin. Si D4 !

QUO WILLIAMS

 Très utile provincial et bon finisseur. A suivre en juin.

RACING RAINBOW

 Va trouver des engagements hyper favorables.

RECITAL DU LYS

 Doué, il peut gagner plusieurs quintés. Sans hésiter !

ROI VERT

 Le vrai cheval pour les beaux jours. JMB l'aime

 beaucoup.

ROXANA

 Remarquée fin mai en vue d'un prochain engagement.

 A jouer !

RHYTHM AND BLUES

 Va revenir compétitif après une longue absence.

ROY DE VORE

 Le cheval-type pour la province au monté.

ROYAL DAIDOU

 Au top, il peut franchir les paliers. Perfectible.

ROYALE DE CREPON

 Une petite championne taillée pour les pistes plates.

SABORD

 Son mentor l'annonce au top et capable de progresser

 rapidement.

SALVINELLO

 Remarqué à Vincennes, peut y gagner rapidement au

 monté.

SAPHIR D'HAUFOR

 Le "Lavater" avant le "Président" ? Un drôle de cheval !

SIMPLY BUE

 N'est pas dans ses gains encore. Un "Dubois" à suivre.

SPEEDO GRAFFITI

 L'impasse sur le Critérium va lui être profitable.

SUN DANOVER

 Un pur droitier. Pour Vichy ?

SUN SIMARDIERE

 Un poulain délicat mais à coup sûr d'avenir.

THALYS SAINT JUVIN

 Très bonne jument, qui va gagner très bientôt.

TOMBEUR DE KACY

 Christophe Gallier le présente comme son meilleur

 élément.

TRAJAN

 Son jeune entraîneur l'aime bien. Enghien est son

 jardin.

TRUST DE LEUHAN

 Que de regrets dans la "belle" à Caen. Va se venger

 à Vincennes.

AU GALOP

 

IT'S SO YOU

 Des débuts très prometteurs à Maisons-Laffitte.

LOCHINVER

 Est tombé sur un "avion", un autre "Fabre", en mai.

ICE BLUE

 Le gagnant du Prix du Jockey-Club ?

PRINCE BISHOP

 Un "Fabre" qui va gagner rapidement sa course.

SARAFINA

 Le Prix Diane lui tend les bras. Une phénomène.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 17:30

Morts en Amérique centrale

La tempête tropicale Agatha, première de la saison cyclonique, a fait 144  morts et des milliers de sinistrés lors de son passage dimanche en Amérique centrale, principalement au Guatemala qui déplore 82 morts mais aussi au Salvador et au Honduras.

Photographe : Johan Ordonez AFP :: Des habitants de Palin au sud de Guatemala City, le 30 mai 2010 au milieu des dégats occasionnés par la tempête Agatha

Pays le plus touché par les pluies torrentielles, le Guatemala dénombrait au moins 82 morts et 4 disparus et quelque 112.000 personnes évacuées, selon un bilan officiel donné dans la nuit de dimanche à lundi. L'état d'urgence avait été décrété samedi dans le pays.

Le département le plus touché est celui de Chimaltenango, à 55 km à l'ouest de la capitale) avec au moins 49 morts.

Dans le département de Solola (ouest), à San Antonio Palopo, les pluies ont provoqué un glissement de terrain qui a emporté 25 habitations, faisant au moins 15 morts, selon le maire de la ville. Les secours ont indiqué que les corps allaient être enterrés immédiatement pour éviter la propagation de maladies.

Douze touristes autrichiens et américains ont été évacués d'un centre de vacances situé à 220 km à l'ouest de la capitale, Guatemala City. 

La tempête Agatha fait près de 50 morts en Amérique centrale

 

Fichier:Central america.jpg

L'amérique centrale

 

Guatemala: 20.000 personnes affectées par la tempête après l'éruption volcanique

Au Salvador voisin, le directeur de la Protection civile, Jorge Melendez, a annoncé le décès de neuf personnes, liés au passage d'Agatha.

Le président Mauricio Funes a décrété l'"alerte rouge" sur tout le territoire, qualifiant la situation de "critique".

Le Honduras a fait état de dix morts, douze disparus et de quelque 2.300 personnes évacuées, ainsi que d'importants dommages matériels. L'état d'urgence nationale a été décrété par le président Porfirio Lobo et l'alerte rouge concerne cinq des 18 départements.

Première tempête tropicale d'une saison cyclonique (1er juin-30 novembre) prédite comme particulièrement violente, Agatha s'est transformée dimanche en dépression.

Le Guatemala est également confronté à l'éruption du volcan Pacaya, qui a fait deux morts et trois disparus. L'aéroport international de la capitale guatémaltèque a été fermé et le restera les prochains jours, en raison de travaux de déblaiement des cendres du volcan sur les pistes, compliqués par les précipitations de la dépression tropicale.

La Colombie et les Etats-Unis ont offert un appui aérien pour transporter l'aide ou participer aux évacuations. Le Mexique a autorisé l'utilisation d'un aéroport à la frontière avec le Guatemala pour transporter l'aide.

 

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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