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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 18:45

Troll.Troller:c''est le fait de poster un message  vicié dans un forum sur internet.Il en existe de toute nature. 

 

"Le troll méchant est le plus connu, et pour lequel on trouve la littérature la plus abondante. Son but est, consciemment, de tuer les forums (déclencher des flame wars). Par amusement, parce que le sujet du forum lui déplait, parce que les admins du forum l’ont vexé. Parce que dehors il pleut et qu’il s’emmerde au boulot.

Ce qui, au final, nous donne le genre synthétique bien connu du « troll bête et méchant ». Il cumule tous les types détaillés plus haut. Un rapide profil psychologique de ce troll nous donne :
- mauvaise foi à toute épreuve,
- nullité conceptuelle,
- autodérision de façade,
- tics de langage et smileys,
- bassesse inimaginable.

On retrouvera là les marques permettant de diagnostiquer que le sujet est atteint de « fufisme », décrit ainsi dans le Lexique des termes employés sur Usenet : « Maladie contagieuse d’origine virale (HFV : Human Fufismae Virus) dont les syndromes sont : mauvaise foi, perfidie dans les attaques "ad hominem", torpillage des processus de création de groupes, ergotage sans fin pour savoir s’il faut un "s" à maths, si un vote BLANC compte pour 1/4 de OUI ou 2/3 de NON, etc. »"

Voilà. Ne laisser pas les trolls gagner.

 

 source:post  d'un internaute sur le blog de JFK

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 18:22

Nicolas Sarkozy a mal commencé sa semaine. Un nouveau record d’impopularité, un rendez-vous avec Angela Merkel annulé, l’affaire Karachigate qui rebondit, les logements de fonction des ministres en question, les nuages s’amoncèlent en Sarkofrance.


De Paris à Karachi ou à Berlin, Sarkozy cumule les soucis

Impopulaire et isolé
Le gouvernement avait crié victoire trop tôt. Les ténors de Sarkofrance s’étaient modestement félicités de la faible mobilisation des syndicats le 27 mai dernier. A l’époque, le Figaro titrait, comme d’autres, qu’Eric Woerth avait les mains libres pour achever sa réforme des retraites. Les déclarations provocatrices de Laurence Parisot la semaine suivante sur le même thème ont jeté un peu d’huile sur le feu. Après le recul de l’âge de départ à la retraite (de 60 à 63 ans), le gouvernement a laissé entendre qu’il envisageait un allongement de la durée de cotisation et un recul de l’âge pour bénéficier d’une retraite à taux plein (actuellement de 65 ans). Une semaine plus tard, Sarkozy tombe à l’un de ses plus bas niveaux de popularité, entre 28% et 34% suivant les instituts. Ses apparitions aux côtés d’agriculteurs, de gendarmes ou de chefs d’Etat africains n’y auront rien changé.

Lundi, le président français se déplaçait à Berlin pour rencontrer Angela Merkel. Les deux dirigeants devaient accorder leur violons sur la régulation de la finance (et la fameuse taxe bancaire inaboutie à ce jour faute de consensus au sein du G20) et la gouvernance économique de la zone euro. La chancelière a annulé le dîner de travail à la dernière minute, pour des « contraintes de calendrier ». Pour s’excuser, elle avance ses propres négociations internes sur le plan de rigueur allemand, environ 11 milliards d’euros d’économies budgétaires d’ici 2014, avec la suppression de nombreuses allocations sociales. A 10 jours du Conseil européen du 17 juin, la nouvelle fait mauvais effet. La mésentente entre Sarkozy et Merkel est réelle. Les deux dirigeants cherchent à masquer leurs désaccords, pourtant nombreux, sur les sujets du moment. Merkel est favorable à une supervision des budgets pour les Etats demandant une aide financière. Sarkozy y est hostile. L’Allemagne a maintenu sa proposition de nouvelles sanctions et de la mise en faillite des pays trop endettés. Sarkozy préfère miser sur une institutionalisation de l’Eurogroup, sous la forme de réunions plus régulières qu’il se verrait bien présider. Même sur la lutte contre la spéculation, Angela Merkel s’est distinguée, en interdisant les « ventes à nu » sur les marchés spéculatifs. La France attend.

Seule « bonne nouvelle », les ministres des finances de la zone euro sont parvenus à un compromis le week-end dernier, sur les modalités techniques du futur fonds européen de stabilisation financière. Ce dernier, dont la création a été décidée le 9 mai dernier pour sauver l’euro, pourra réaliser des emprunts garantis par tous les pays de la zone euro. A l’époque, Christine Lagarde avait expliqué que la France apporterait sa garantie à hauteur de 80 milliards d’euros, sur les 440 milliards d’euros de l’ensemble.
1. Les Parlements nationaux ne seront pas sollicités à chaque activation du fonds. L'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et la Finlande défendaient la position inverse et ont dû céder.
2. Le fonds empruntera aux conditions de marché et sera hébergé par une société de droit luxembourgeois, l’un des rares paradis fiscaux de l’Union (sic !)

3. L’Eurogroup, qui rassemble les dirigeants des 16 Etats membres de la zone euro, décidera des bénéficiaires des prêts par le fonds.
4. Tous les pays de la zone euro garantiront ces emprunts. L’Allemagne était hostile à ce principe.

Inquiet et menacé
En France, le débat sur la maîtrise des dépenses publiques déborde sur des sujets symboliques et dangereux. Rama Yade découvre, à cinq jours de l’évènement, que l’équipe de France de football est logée dans un hôtel cinq étoiles ; la Cour des Comptes critique le coût de la protection des personnalités ; et un député socialiste a proposé de supprimer les logements de fonction des ministres.

A l’UMP, on est gêné aux entournures. Dimanche, le secrétaire général de l’UMP trouvait normal d’un ministre qui vien de province soit logé aux frais de la République, en plus de ses émoluments. Le même expliquait, voici deux ans, il trouvait « raisonnable » qu’un chômeur accepte une offre située à deux heures de transport quotidien. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement soutenait, lundi matin sur France Inter, qu’il doit y avoir de la transparence. Il paraît que le gouvernement veut éviter la démagogie. L'ancien Haut Commissaire aux Solidarités Actives Martin Hirsch ne comprend pas pourquoi des ministres, déjà bien payés, se feraient en plus loger aux frais de la République. Il est vrai que la pratique du cumul des mandats (ministre + élu local), quasiment institutionnalisée par Nicolas Sarkozy, procure à nombre de membres du gouvernement de beaux émoluments mensuels frôlant les 20 000 euros mensuels, hors logement ! Il y a 15 jours, les députés UMP solidaires de leurs ministres (de tutelle ?) ont refusé, à trois reprises, d'interdire que les ministres ne perçoivent une indemnité au titre d'un mandat local...



Plus gênant, l'affaire du Karachigate rebondit à nouveau. Quelques jours après les révélations de Mediapart sur un rapport de la police luxembourgeoise impliquant Nicolas Sarkozy, voici de nouvelles révélations. Dans son édition du 7 juin, le Parisien rapporte que des cadres de la société offshore créée quand Nicolas Sarkozy était ministre du budget d’Edouard Balladur pour faire transiter les commissions d’intermédiaires lors de contrats de vente d’armes, avaient écrit au dit ministre pour l’alerter.

1. Les cadres de la société HEINE n’ont pas apprécié le règlement que le gouvernement français leur a proposé en 2004 comme indemnité transactionnelle suite à la fermeture de leur entreprise: 600 000 euros, alors qu’ils réclamaient 8 millions d’euros.

2. Un courrier a d’abord été adressé à Jacques Chirac en avril 2006 par Yves Schmit, administrateur de la société HEINE : « De très gros montants ont circulé entre DCNI et Heine SA. […] J'attire votre attention sur la personnalité des destinataires, des sommes versées. Je me permets donc de vous solliciter : […] Faute de recevoir de votre part des instructions écrites et précises, le risque fiscal et pénal de la société DCNI et de son actionnaire pourrait être très élevé. » Risque pénal… le terme est lâché.

3. Jean-Marie Boivin, directeur général de HEINE, écrit à Michèle Alliot-Marie à la même période, et à Nicolas Sarkozy en novembre 2006. A l’époque, ce dernier était ministre de l’intérieur, et en campagne pour l’élection présidentielle de 2007. Boivin lui précise : « Votre lettre du 28 septembre dernier nous est bien parvenue. Mais à ce jour, elle n'a pas été suivie d'effets. Nous n'avons toujours pas reçu d'instructions de la part de l'Etat français. Il y a cependant une grande urgence à agir. » Nicolas Sarkozy a donc répondu à un précédent courrier. Une fable ?

Bref, Nicolas Sarkozy était au courant de l’existence de cette société luxembourgeoise baptisée HEINE et de ses activités. Difficile d’imaginer le contraire. La police luxembourgeoise le soupçonne d’en avoir supervisé la création en 1994. L’heure des comptes approche-t-elle ?
source:sarkofrance

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:30

Jean-Bernard de Chabalier est le directeur de l'Observatoire volcanologique et sismique de la Guadeloupe.

 

Les séismes sont-ils fréquents dans cette zone?
Nous en enregistrons en permanence. Mais la plupart du temps, ils ne sont pas perçus par la population. Nous estimons qu'il y a tout de même un séisme ressenti par mois dans cette zone. La sismologie est une science jeune. C'est après le tremblement de terre de 1906 à San Francisco que la recherche se structure dans ce domaine. L'ensemble des données que nous collectons aujourd'hui, nous permettrons de mieux les connaître dans le futur.

Et peut-être de les prévoir…
Je ne sais pas. Pour l'instant, c'est impossible. Il y a des signes annonciateurs de l'éruption volcanique mais pas des tremblements de terre. Les Américains ont découvert qu'Haïti avait vraisemblablement connu un séisme du même ordre il y a près de 300 ans.

Un tremblement de terre du type Haïti est-t-il possible aux Antilles françaises?
Plusieurs types de tremblement de terre menacent les Antilles. La zone est en effet traversée par de nombreuses failles. Le plus dangereux, le "big one", type Haïti, est celui qui serait provoqué par le mouvement de chevauchement de la plaque caraïbe sur la plaque Amérique. La zone concernée par ce séisme de subduction s'étend sur 800 kilomètres du nord au sud de l'arc des petites Antilles. Ces plaques se déplacent de 2 centimètres par an. Un jour la pression devient trop forte et provoque une rupture d'équilibre. L'énergie libérée par ce mouvement est à l'origine des secousses. Le séisme est un relâchement de force accumulées pendant des dizaines, voir des centaines d'années. Il y a d' ailleurs déjà eu un séisme de cette nature en Guadeloupe en 1843 et en 1839 en Martinique, d'une magnitude estimée de 8. Il s'en produira un autre. L'échelle de temps est le siècle. Le dernier a eu lieu il y a 150 ans. Il peut se reproduire à n'importe quel moment dans les cent ans à venir. C'est-à-dire dans l'heure qui vient ou dans beaucoup plus longtemps.

Puisqu'il s'agit d'une certitude pourquoi les hommes ne se préparent-ils pas plus?
Ce risque pour réel qu'il soit est difficile à intégrer dans la pensée humaine. Le séisme de 1843 n'est pas inscrit dans la mémoire collective car les générations actuelles ne l'ont pas connu. Elles n'ont pas non plus côtoyé les témoins de l'époque. C'est difficile d'appréhender un risque

 

JDD

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:43

Afrique du Sud  qualifiée pour le second tour. J'y croire à cause  des enjeux financiers du show bizness...Mr Darmon ne me démentira pas.

 


Il  reste à la FIFA  :Uruguay, Mexique et France, trois équipes pour une place...Faites vos jeux!!

 

 

PUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT!

 

  lien:

www.dailymotion.com/video/xdl3le_internet-pour-les-bleus-sortez-vous_music

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:30

A l’approche des grandes vacances, de nombreuses balades sont proposées en Guadeloupe. L’une d’entre elles se situe à Trois-Rivières, au Parc archéologique des Roches Gravées, à 13km de Basse-Terre.

  C’est un jardin hors du temps. L’un de ceux où les frontières séculaires n’existent pas et où la rêverie accompagne les formes et les senteurs. Le Parc archéologique des Roches Gravées de Trois-Rivières est classé monument historique, il offre au visiteur un voyage spatio-temporel dans le monde amérindien des Petites Antilles. Sur un hectare, à l’initiative de la Société d’histoire de la Guadeloupe, le parc rassemble des essences forestières, symboles de la vie première dans l’arc antillais. Des traces amérindiennes perceptibles à tous les recoins, comme preuve d’un passé pas si lointain que cela.

 

Des essences caractéristiques

 

 
Ici, un roucou, qui donne les graines dont la pulpe et le cœur amènent cette sève rougeâtre qui protégeaient les premiers habitants des insectes et parfumaient les plats ; là, un génipa, dont le bois, dense, servait à fabriquer les arcs et les flèches ; là encore, un figuier, dit « maudit » par les créoles, en Guadeloupe, notamment parce qu’il pousse partout, même au milieu des moulins. Il est, au contraire, considéré comme sacré, dans d’autres pays de la Caraïbe. Et puis, apparaît le manioc, qui fait partie de l’alimentation de base des groupes amérindiens. Au sortir d’un chemin, on perçoit la senteur capiteuse des mombins, ces petits fruits jaunes très savoureux ; le « pied » de mombins est placé non loin d’un « pied » de piments. Les piments servaient aussi de stimulants, pour les premiers habitants.

    Les pétroglyphes ou le livre indélébile
Au détour d’une allée, le spectacle est saisissant. Les pierres sont les témoins privilégiés de ce qu’a pu être la vie il y a plusieurs siècles, en Guadeloupe. Des roches sont gravées, avec des motifs anthropomorphes, des scènes de vie d’antan, des animaux alors présents aux côtés des hommes. A ce moment-là, le Parc prend une dimension de sanctuaire, il regroupe quelques-unes des traces, indélébiles, laissées par les toutes premières communautés vivant sur l’Archipel. Des polissoirs sont là, intacts. Ils servaient à affuter les outils, à en fabriquer d’autres. Les roches ont été taillées, pour laisser apparaître des bordures tranchantes. Plusieurs polissoirs présentent différentes cavités, autour desquelles les bords sont tranchants.

Une attraction protégée
De façon à le protéger de possibles détériorations provoquées par de trop nombreuses visites, le Parc des Roches Gravées est aujourd’hui fermé au public. Ses portes n’ouvrent que lors de manifestations très ciblées. Le public peut alors y déambuler accompagné d’un guide. C’est là qu’il se rend compte de la richesse du patrimoine régulièrement entretenu et enrichi.

 

source;collectif Dom

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:30

 

 

Les rapports sur le risque sismique ne manquent pas. Sans véritable suivi pour l'instant. Enquête et reportage à la Guadeloupe.

 

"Et si ça nous arrivait à nous?" Depuis le 12 janvier dernier, la question taraude les Antillais. Et pour cause. Ce jour-là, à moins de 1.200 kilomètres de l’archipel français, un tremblement de terre de magnitude 7 à 7,3 a fait plus de 250.000 victimes en Haïti. Or les sismologues sont certains qu’un "Big One", du type de celui qui a terrassé Port-au-Prince et ses environs, surgira un jour des entrailles de la terre dans l’un des deux départements antillais d’outre-mer. Et puis le séisme "historique" qui a frappé la Guadeloupe en 1843, faisant plusieurs milliers de morts, n’a-t-il pas frappé un an après que plusieurs villes haïtiennes ont été détruites?

En Guadeloupe, où le risque d’un séisme majeur est le plus fort, un tel scénario catastrophe aurait de terribles conséquences. L’aéroport serait en partie impraticable, les gros porteurs ne pouvant plus atterrir. Un tiers de la piste, posée sur un terrain "liquéfiable", deviendrait instable… Le centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre ne résisterait pas. Quant au parc HLM, que les bailleurs ont fait expertiser et qui n’est plus aux normes parasismiques, plus du tiers de ses 30.000 logements sont jugés dans un état de vulnérabilité "forte, à très forte". En Martinique, l’état des lieux n’est guère plus rassurant. Le centre opérationnel départemental de Fort-de-France, cœur névralgique de l’organisation des secours en cas de crise, n’est même pas assuré de rester debout.

Cette situation est jugée suffisamment préoccupante pour que la Cour des comptes ait discrètement envoyé un de ses magistrats dans les Caraïbes en février dernier. Ses conclusions, pour l’instant confidentielles, devraient constituer un des morceaux de choix du prochain rapport annuel de la juridiction. Car malgré un plan séisme Antilles ambitieux, annoncé en fanfare en janvier 2007 par Nelly Olin, la ministre de l’Ecologie de l’époque, le chantier n’avance pas vite. Le gouvernement Villepin avait décidé de consacrer 5 milliards d’euros pendant 20 ans pour sécuriser l’habitat en renforçant ce qui peut l’être et en détruisant le reste. Soit un investissement moyen de 250 millions d’euros par an! Un engagement que Nicolas Sarkozy, en visite en Martinique en février dernier, a renouvelé.

Moins de 100 millions de crédits

Quelques réalisations de qualité ont, certes, vu le jour, comme l’hôtel de police de Pointe-à-Pitre ou le centre de secours des pompiers du Robert, en Martinique. Le plan national de rénovation urbaine a aussi permis la démolition et la reconstruction de plusieurs milliers de logements dans le respect des normes parasismiques. Mais trois ans après le démarrage du plan séisme, on reste très loin du compte… Moins de 100 millions de crédits ont été effectivement "engagés" depuis 2007. Et encore… En langage administratif, cela signifie que la décision de financer tel ou tel projet a bien été prise mais que celle-ci ne garantit aucunement que les travaux ont effectivement commencé. Un comble alors que la tâche est titanesque. "C’est un retard criminel, confie un fonctionnaire. On sait qu’un tremblement de terre peut survenir d’une minute à l’autre. Le retard se paiera en milliers de vies humaines."

Depuis le drame haïtien, en janvier, l’Elysée a pris conscience que la machine était grippée. Olivier Biancarelli, conseiller politique du président en charge de l’Outre-Mer, a ainsi reçu la consigne de surveiller le dossier de "l’aléa sismique" comme le lait sur le feu. Un dossier sensible qui recèle tous les maux de la difficile relation entre l’Etat central et ses lointains départements : absence d’autonomie financière de collectivités trop pauvres pour prendre en main leur avenir, manquements d’un Etat trop endetté pour rattraper avec un gros chèque les erreurs du passé… D’autant que, chaque mois, il faut honorer la facture sociale de départements plombés par le chômage. Au quotidien, Guadeloupéens et Martiniquais restent plus préoccupés par les prix qui ne baissent toujours pas dans les supermarchés que par le tremblement de terre.

Le préfet de Guadeloupe peste: "Il n’y a pas assez d’argent et les chantiers sont multiples, de l’assainissement des eaux au traitement des déchets en passant par le risque sismique, le cyclone, le tsunami… L’Etat ne peut pas mettre des milliards dans un domaine et oublier les autres", explique Michel Fabre en signalant que son propre bureau est vulnérable. Construit dans les années 1930 à Basse-Terre, l’ancien palais du gouverneur, qui abrite la préfecture et sa cellule de crise (le centre opérationnel départemental), ne répond pas aux normes parasismiques!

Marie-Christine Tabet, envoyée spéciale à Pointe-à-Pitre - Le Journal du Dimanche

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 05:40

Il me plait de publier cette excellente contribution à la compréhension  du capitalisme sportif ,parue dans Le Monde.

 

 

 

 

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".

Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?

 

Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.

 

Pourtant, les Français sont plutôt critiques avec leur équipe nationale.

 

On assiste plutôt à la réduction de chaque citoyen en analyste de café des sports par un processus d'identification. C'est un supportérisme obligatoire déguisé en "pensée critique", dans les bons comme dans les pires moments. Il existe en réalité une propension du plus grand nombre à réclamer sa part d'opium sportif. Mais pour que le désamour des Français à l'égard des équipes de mercenaires millionnaires évolue en véritable prise de conscience, je souhaite que l'équipe de France ne passe pas le premier tour. Leur manière de jouer si mal tout en étalant de manière indécente un rythme de vie particulièrement nauséabond est la preuve d'une morgue terrible vis-à-vis de quelques principes éthiques et moraux élémentaires. Malheureusement, chaque victoire de l'équipe de France fait reculer de plusieurs centimètres la pensée critique dans ce pays. Je n'apprécie pas le développement du totalitarisme sportif. Nous venons d'en finir avec Roland-Garros, le Mondial prend place et nous aurons ensuite le Tour de France. Le système des retraites peut être pulvérisé en silence.

 

Comment appréhendez-vous alors le succès français en 1998 analysé et célébré par de nombreux intellectuels comme un événement positif dépassant le simple cadre sportif ?

 

La victoire de l'équipe de France a généré une défaite de la pensée. De nombreux intellectuels ont choisi de descendre dans les vestiaires au lieu de s'emparer de domaines sociopolitiques d'importance. Ils mettent en œuvre une pensée caricaturale qui consiste à constater amèrement les dérives du sport mais à noyer le tout dans un discours idéaliste sur les "valeurs positives" du sport : "Oui, le sport entraîne parfois des comportements limites mais je ne peux pas faire autrement que de m'y laisser prendre". Trop d'intellectuels ont succombé aux "passions vibratoires" et aux "extases" sportives ; ce sont eux qui légitiment à présent l'horreur sportive généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters, etc.

 

Votre thèse réfute l'idée du football ou du sport en général comme simple reflet de la société avec son lot de violences.

 

En effet, une grande partie de ceux qui défendent le sport et le football les dédouanent en leur conférant un simple effet miroir d'une société violente. "On ne peut pas demander au football d'être moins violent que la société". A mon sens, il n'est pas seulement le reflet, le football est également producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles. Il impose un modèle de darwinisme social. Cela tient à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d'affrontement. Jouer ce spectacle par des acteurs surpayés devant des smicards et des chômeurs est aussi une forme de violence. Une logique contradictoire se fait d'ailleurs jour. D'un côté, les supporters ont conscience du fait que les sportifs gagnent des sommes folles par rapport au néant qu'ils produisent mais de l'autre côté, dans une soif d'identification liée à leur propre misère, il y a une impossibilité à ne pas "rêver" devant cette marchandise vivante qui démontre que l'on peut se hisser au sommet de l'échelle.

 

Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.

 

 

La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée

 

Vous regrettez le ralliement de la gauche aux valeurs de droite léguées par le sport de pointe. En quoi consiste-il ?

 

 
Le sport est indéniablement politique. A ce titre, il génère des valeurs politiques. Il est intéressant d'essayer de savoir si ces valeurs sont de droite ou de gauche. Il me semble que la gauche a rompu avec ses valeurs pour se rallier au modèle de droite fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie et de compétition. Voir Marie-George Buffet dénoncer le foot-spectacle et se retrouver en finale de la Coupe du monde 98 vêtue du maillot et criant ses encouragements à l'équipe de France, c'est assez schizophrénique. Il y a une défaite politique de la gauche vis-à-vis de la stratégie de développement capitalistique effectuée par le sport de pointe à travers les multinationales privées qui l'organisent tels que la FIFA, l'UEFA et le CIO. L'exemple de l'attribution de l'Euro 2016 à la France est frappant. A gauche, les Verts, le PCF ont signé une lettre de soutien à la FFF. Par cet acte, ils ont fourni un blanc-seing à toute forme de dilapidation de l'argent public. En période de crise, comment la gauche peut-elle ne pas être sensible à l'attribution d'une enveloppe d'1,7 milliard d'euros à la rénovation des stades ? Il paraît incroyable que cela soit des multinationales privées qui décident de ce qu'un Etat doit mettre en œuvre en matière de politique économique.
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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:30

La France de l'avenant et courtois Raymond D., incarnation du caractère national, et de Thierry Henry, l'homme à la main d'or, a donc emporté de haute lutte le privilège d'organiser sur son sol l'Euro 2016 de football (faut-il préciser ?), le «troisième événement médiatique» sur la planète, après la Coupe du Monde (de football !) et les Jeux Olympiques (de tout et n'importe quoi). Au vu des performances économiques et financières des deux derniers pays du "Club Med" (célèbre marque de loisir née en France) ayant accueilli ces manifestations sportives, Grèce et Portugal, les agences internationales de notation devraient de toute urgence priver la République française de son triple A.

 


A défaut de Rafale au Brésil ou de centrales nucléaires à Abou Dhabi, Nicolas Sarkozy a enfin réussi à rapporter de l'étranger (la Suisse) un trophée dans sa besace de commis voyageur. Grâce, semble-t-il, à la complicité active du patron du football européen, Michel Platini, dont la presse turque, mauvaise joueuse, dénonce l'interférence dans le choix qui a vu Paris l'emporter sur Ankara.

Les Turcs ont tort. Demain, ils remercieront Allah (ou la main de Platini) de ne pas avoir à supporter le fardeau budgétaire de ces festivités. Il suffit de contempler le cadeau empoisonné laissé par Tony Blair à une Grande-Bretagne touché de plein fouet par la crise financière globale, avec l'organisation à Londres des JO de 2012 dont le budget explose. Mais non, là ou Chirac avait eu la bonne idée de perdre, il a fallu que Sarkozy gagne. Gagne quoi, au juste ?

Evanescente ministre des Sports, Mlle Yade est venue expliquer sur les ondes que pour une facture de même pas deux milliards d'euros (il faut construire ou rénover dix stades), on allait créer 15.000 emplois, dont 4.500 permanents. Admettons que les emplois permanents consomment la moitié du budget. On est à plus de 220.000 euros par emploi créé. C'est la logique «économique» de la TVA à taux réduit pour la restauration: trois milliards de manque à gagner chaque année pour le fisc, contre 40.000 créations d'emploi, fictives pour une large part.

Et d'ailleurs de quels emplois «permanents» s'agit-il ? De gardiens de stades qui accueilleront tout au plus deux rencontres de l'Euro 2016 et pour le reste de leur longue existence, le public famélique des prestations du FC Strasbourg (150 millions budgétés pour une nouvelle arène) en Ligue Un. Du riche Japon (Coupe du Monde 2002) au pauvre Portugal (Euro 2004), les grands messes du ballon rond ont semé la planète d'éléphants blancs, dont l'entretien des gradins obstinément vides plombent pour des décennies les budgets de collectivités locales que l'on entend pourtant pleurer misère. En France, certaines d'entre elles, qui n'ont pas eu l'honnêteté de se désister (Nantes l'a fait), tendent déjà la sébile à un Etat impécunieux («en faillite» dirait François Fillon).

Sans surprise, Mlle Yade nous a fait également miroiter les formidables retombées touristiques liées à l'événement. C'est pour le moins sujet à caution. Dans bien des cas, la perspective de se heurter à des hordes de braillards éméchés, coiffés de chapeaux ridicules et déguisés en panneaux publicitaires, a fait fuir le visiteur ordinaire. Ce fut le cas au Portugal en 2004 où le bilan touristique s'est avéré négatif. Au passif, il faut inclure les dépenses considérables de sécurité liées au caractère pacifique et civilisé bien connu d'une partie des supporteurs. Dépenses assumées par le contribuable, comme la mise en place des infrastructures, alors que l'essentiel des recettes directes va dans les proches profondes de la FIFA et de l'UEFA, qui font main basse notamment sur les droits de retransmission télévisuels. Il n'y a pas que les banquiers qui savent socialiser les pertes et privatiser les bénéfices!  

Bien audacieux dans un pays où le football est une des trois religions officielles (avec Fatima et le fado), un ancien ministre portugais des Finances a proposé récemment de raser certains des stades construits pour l'Euro 2004 (le Portugal battu en finale par...la Grèce !) afin de soulager le fardeau des municipalités. Il y a une meilleure solution: ne pas les construire et laisser Messieurs Blatter et Platini aller planter leur cirque ailleurs.

 

Publié initialement sur Orange.fr, le 1er juin 2010 ,auteur Philippe Ariès

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 17:30

 

En juillet 2006, le secrétaire général de la présidence écrit au directeur de cabinet de Dominique de Villepin, alors Premier ministre.

"Le risque sismique aux Antilles est l’un des risques majeurs naturels les plus graves pouvant toucher le territoire de la République. Un séisme à Fort-de-France équivalant à celui de 1939 provoquerait, selon les estimations, jusqu’à 4.700 morts. En Guadeloupe, un séisme équivalant à celui de 1843 aurait comme conséquence jusqu’à 10.300 morts à Pointe-à-Pitre. […] La responsabilité de l’Etat est susceptible d’être engagée depuis la parution de plusieurs rapports d’inspection. […] Le problème de la tenue des bâtiments publics et de secours à un séisme a été identifié." Ce courrier confidentiel daté du 21 juillet 2006, que le JDD s’est procuré, montre que le problème antillais est connu de l’appareil d’Etat depuis de nombreuses années.

Une missive inquiétante

Cette lettre est adressée par Frédéric Salat-Baroux, alors secrétaire général de la présidence de la République, à Bruno Le Maire, qui était directeur de cabinet du Premier ministre, Dominique de Villepin. Une missive suffisamment inquiétante pour qu’elle ne reste pas sans réponse. Elle est d’ailleurs à l’origine du plan séisme Antilles présenté un an plus tard par le gouvernement, le premier qui prenne en compte la question de la vulnérabilité des constructions.

Il ne s’agissait pourtant pas de la première alerte. Dès 1995, les scientifiques et des militants tiraient régulièrement la sonnette d’alarme. En 2005, Vincent Courtillot, le directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, membre de l’Académie des sciences, faisait part de ses craintes aux préfets des deux îles. "L’arrivée d’un séisme de magnitude 8 est chose certaine […] La prédiction étant impossible et la prévision ne pouvant se faire qu’en termes statistiques, c’est la prévention qui doit être l’attitude à adopter […]. Si le séisme devait se produire bientôt et rendre évidentes les impréparations par le biais de dommages majeurs, humains et matériels, il me semble que nos concitoyens […] demanderaient à chacun compte de son action."

 

source JDD

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 18:49

Pourquoi je mise sur le Brésil...

A quelques jours de l’ouverture de la dix-neuvième coupe du monde de football de la FIFA, la planète du ballon rond commence déjà à frémir d’impatience et les pronostics vont bon train. L’Espagne de Vicente Del Bosque et le Brésil de Dunga font figure de favori (voir mon article 100 jours pour convaincre) et quel spectacle constituerait une finale entre les deux nations ! A titre personnel, si je ne vois pas la Roja atteindre un tel stade, je mise sans aucune hésitation sur une victoire finale du Brésil, le 11 juillet, à Soccer City. La Seleçao dispose de tous les arguments sportifs mais aussi statistiques, pour coudre au maillot auriverde une sixième étoile, après les succès de 1958,1962,1970,1994 et 2002.

 

1 - La loi des séries leur est favorable. Non, dans le football, la loi de la série ne peut être assimilée à un jeu de tarot marseillais ou un exercice de voyance. Or, depuis le premier mondial uruguayen, d’ailleurs remporté par le pays organisateur, jamais une sélection européenne ne s’est imposée hors du vieux continent. L’Uruguay en 1930 et 1950, le Brésil en 1962 et 1970, l’Argentine en 1978 et 1986, le Brésil à nouveau en 1994 et 2002 : toutes les éditions de la coupe du monde de la FIFA qui se sont tenus en Amérique ou en Asie ont accouché d’une victoire finale des sud-américains. Or, à ce que je sache, l’Afrique du Sud n’est pas en Europe.

 

En outre, (attention, le théorème est complexe) la sélection nationale du lauréat du ballon d’or de l’année qui précède une coupe du monde ne décroche jamais le trophée l’année d’après. Donc, Messi, ballon d’or en 2009 porte poisse à l’Argentine, qui déjà handicapée par un sélectionneur qui semble-t-il, choisi son équipe en tirant la courte paille, perd toute chance de triompher au Cap de Bonne Espérance cet été. Ne reste que le Brésil et l’Uruguay mais si on voit mal la bande à Forlan passer la phase de poules (ils sont dans le groupe de la France tout de même...ah bon bah oui alors passer le premier tour admettons) alors décrocher un troisième titre...

 

2 - Parce qu’ils ont la meilleure défense du monde. Si le Brésil est habituellement apprécié pour ses vertus offensives, cette Seleçao cru 2010 se distingue par un dispositif défensif défiant toute concurrence (sauf la Grèce évidemment qui jouera comme à son habitude en 8-1-1). A l’image de son sélectionneur, Dunga, milieu défensif rugueux champion du monde 1994, qui vit sa première expérience professionnelle en tant qu’entraîneur, le Brésil en a fini avec les fioritures, a remballé dans les placards la samba et le foot de plage et cultive une culture de la gagne (non non je ne parle pas de l’Allemagne) au profit du beau jeu, ce qui a don d’exaspérer la presse brésilienne. S’il faut jouer sale pour gagner, nous le ferons, ce qui compte avec la Coupe, c’est gagner ! a déclaré Luis Fabiano, l’avant centre sévillan passé par Rennes en 201-2002 (ah si si je vous assure, vous ne l’avez pas vu ? Non bah c’est normal, il était occupé à cirer le banc).

 

En conséquence de cause, les auriverdes ont terminé leur campagne de qualification en tête de la zone AmSud avec en prime la meilleure défense (11 buts encaissés seulement contre 16 pour le Paraguay deuxième) ! Il faut dire que Dunga dispose du meilleur côté droit du monde (avec Maicon et Daniel Alves), d’une charnière centrale solide (Lucio et Juan) et d’un arrière gauche capable d’insuffler un dynamisme sans pareil lors de ses montées offensives, un certain Michel Bastos, auteur d’un but somptueux cette semaine face au Zimbabwe sur coup-franc, un véritable missile qui a failli percer le filet du portier africain enregistré à 139km/h (voir vidéo).

 

3 - Parce que le "carré magique" de 2006 passera l’été devant la télé. Kaka-Adriano-Ronaldinho-Ronaldo : le carré magique de 2006, celui qui devait à coup sur ramener la coupe du monde à Brasilia, a fait son temps et, à l’exception du ballon d’or 2007, passera l’été devant la télévision. La sélection de Carlos Parreira avait trébuché en quarts de finale contre la France, un cataclysme pour une équipe largement favorite. A son arrivée, contestée, Dunga a remis les choses au point : finis les frasques et l’accumulation de stars, place à la rigueur, au sérieux, exit les stars place aux joueurs de l’ombre tant qu’ils forment un collectif et une équipe qui gagne. En toute logique, Ronaldinho et Adriano n’ont pas été retenus, (Ronaldo non plus, retenu au Brésil en raison d’une cure d’amaigrissement tout frais payés par les Corinthians) ainsi que Pato, qui revient certes de blessure.

 

A la place, un 4-4-2 efficace, avec un milieu de terrain peut-être trop faible mais compensé par une charnière Maicon-Juan-Lucio-Bastos infranchissable, un duo Luis Fabiano-Robinho (l’ancien Citizen qui peut être remplacé par Grafite ou Nilmar) certes pas aussi talentueux que la fourmilière argentine en attaque mais la plus efficace des éliminatoires zone Amsud et Kaka en milieu offensif gauche qui devra retrouver son niveau d’antan après une saison mièvre avec le Real (voir mon onze flop de la saison) pour compléter la Seleçao idéale de Dunga.

 

source AGORA VOX

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  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
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