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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 17:30

  En Israël, les seuls droits de l'homme reconnus sont les droits des Juifs S'il y a un point sur lequel les autorités juives d'Israël ne laissent planer aucun doute, c'est que seuls les droits des juifs en Israël sont considérés comme des droits légitimes. Seuls les juifs ont droit à la liberté d'expression sans limite, à la liberté de circulation et de travail, au droit de propriété, au droit à l'éducation, au droit de vivre en paix, au droit de ne pas être arrêtés et emprisonnés sans justifications, au droit de créer des partis politiques, au droit à une justice indépendante, etc.

 

 La population palestinienne, qu'elle soit sur le territoire attribué à Israël en 1948, ou dans les territoires occupés, où elle est régie par les autorités militaires juives d'Israël, n'a aucun droit dans le sens défini et reconnu par les pays les plus avancés, et plus simplement aucun droit humain, si ce n'est le droit de ne pas réclamer de droits et le droit de se soumettre passivement à l'arbitraire des autorités juives d'Israël.

 

On critique souvent les pays arabes pour les mauvais traitements infligés à leurs citoyens ou leurs administrés, et plus particulièrement aux femmes, mais en comparaison du traitement infligé quotidiennement aux Palestiniens par les autorités juives d'Israël, tous ces pays, si justifiées que soient les critiques qui leur sont adressées, peuvent être considérés comme des paradis des droits de l'homme. Aucun d'entre eux ne traite ses populations, même les plus démunies, avec la cruauté, si ce n'est la férocité infligée par les autorités juives d'Israël à la population palestinienne, toutes conditions et tous sexes confondus. Les femmes palestiniennes ne bénéficient d'aucun privilège par rapport à leurs frères du sexe masculin ; elles sont emprisonnées, violées, interdites de circulation, expulsées de leurs maisons avec leurs enfants, torturées au même titre que les hommes et les enfants palestiniens.

 

 Pour les Palestiniens, Israël est un vaste goulag, où même des routes et des villes entières sont exclusivement réservées aux juifs et juives d'Israël, où le nombre de barrages de police ou de l'armée empêchant leur liberté de circulation est de loin supérieur au nombre de barrages installés par les autorités coloniales au temps de la guerre de libération nationale algérienne sur le vaste territoire de notre pays ! Chaque minute de la vie des hommes, femmes et enfants palestiniens, est une minute de violences, d'humiliations et de frustrations qui feraient de l'Afghanistan, alors qu'il était sous contrôle taliban, un paradis sur terre !

 

Les autorités juives d'Israël ne font pas un secret de cette politique qualifiée d'apartheid par l'ex- président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Ces autorités n'ont jamais caché le fait que l'objectif visé par ces mesures, contraires même à la définition la plus restreinte des droits de l'homme, est de forcer les Palestiniens à quitter le territoire sur lequel ils vivent.

 

Même la famine est utilisée comme arme de répression contre les Palestiniens Voici ce que rapporte David Morrison (23 juin 2008 www.david-morrison.org.uk) commentant un document de l'Union européenne qui détaille tous les actes de discrimination et de répression commis par Israël contre les Palestiniens, qu'ils vivent à Ghaza, dans les territoires illégalement occupés et colonisés, ou sur le territoire d'Israël reconnu par les Nations unies en 1948, publié en 2007, soit avant l'agression de fin 2008 dont ce territoire a été l'objet, les Nations unies, l'Union européenne et l'Irlande considèrent de manière ferme qu'en étranglant économiquement Ghaza, Israël a violé les lois humanitaires internationales, et ce n'est pas comme si cet étranglement économique de Ghaza était une erreur momentanée d'un pays qui aurait une histoire sans taches dans le domaine du respect des droits de l'homme.

 

 Au contraire, la punition collective imposée au peuple palestinien de Ghaza est une politique délibérée et affirmée du gouvernement israélien qui a été en vigueur de manière plus ou moins étendue depuis des années. De manière connue de tous, quand Israël a imposé la limitation des importations commerciales de produits alimentaires à Ghaza, un conseiller de haut rang au sein du gouvernement d'Israël, Don Weisglasss, a expliqué que « l'idée est de mettre les Palestiniens au régime, non de les faire mourir de faim ! » Le droit à la sécurité suivant Israël = le droit au génocide du peuple palestinien ?

 

 L'ancienne ministre des Affaires étrangères d'Israël, actuellement objet d'une poursuite judiciaire auprès d'un tribunal anglais, pour crimes contre l'humanité, a très bien exprimé cette politique, non seulement en proposant officiellement l'expulsion d’un million cinq cent mille Palestiniens de « 1948 », mais également en ajoutant le commentaire suivant : « Les Palestiniens doivent comprendre qu'ils n'auront aucune vie ici et qu'ils ont intérêt à partir. » Les considérations de sécurité que les autorités juives d'Israël avancent ne sont donc que des prétextes destinés à cacher la vraie raison, qui est d'épurer le territoire, — donné par Dieu aux juifs — de tout groupe considéré comme non-juif.

 

Face à ce refus délibéré des autorités juives d'Israël de se conformer aux normes internationalement acceptées de définition des droits de l'homme, position qui aurait dû mettre cet Etat au ban de la communauté internationale depuis belle lurette, les prétentions à donner des leçons sur les droits de l'homme apparaissent comme des écrans de fumée cachant des desseins de politique étrangère n'ayant rien à voir avec la défense des principes de respect de la personne humaine ; ces critiques sont adressées exclusivement aux pays qui refusent de montrer « patte blanche » et de se plier aux desseins avoués comme aux desseins secrets des pays distributeurs de leçons sur les droits de l'homme !

 

 Éliminer les Palestiniens sous couvert de tout prétexte : ligne politique proclamée d'Israël L'attaque barbare contre la population de Ghaza par l'armée juive d'Israël, et où des armes interdites, y compris des munitions radioactives ont été généreusement utilisées contre des populations civiles désarmées, a été présentée comme la conséquence d'une série de faits divers, marqués par le lancement de roquettes et d'obus de mortier sur le territoire, dont les Palestiniens vivant à Ghaza ont été expulsés dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique menée en application de l'idéologie sioniste résumée ainsi : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Nombre ont été les commentateurs qui sont allés dans ce sens, y compris parmi ceux qui n'ignorent rien de l'idéologie sioniste.

 

Pourtant, les déclarations cohérentes faites, avant et après l'agression, par les autorités juives d'Israël, n'ont fait aucun secret de la nature génocidaire de leur action, en totale symbiose avec l'idéologie sioniste : tuer les Palestiniens ou leur rendre la vie impossible, toutes localisations confondues, pour qu'ils quittent de leur propre gré le territoire considéré comme bibliquement réservé exclusivement aux juifs. Le général grand rabbin d'Israël a confirmé le caractère religieux de cette opération d'annihilation physique, ne faisant que répéter la politique déclarée des autres autorités juives d'Israël.

 

Ghaza et Haïti On a vu la solidarité internationale se manifester, à juste titre, et on ne peut que s'en féliciter, à l'occasion de la catastrophe naturelle dont a été frappée Haïti. Cette catastrophe, si violente qu'elle ait été, a fait, en termes relatifs comme en termes absolus, moins de sans-abris que l'attaque des forces armées juives d'Israël contre Ghaza, dont 90% de la population a perdu son logis.

 

Avec son cynisme habituel, Israël a exploité le drame du peuple haïtien frappé par une catastrophe naturelle imprévisible et aveugle, et a volé au secours de la population haïtienne sous les caméras bienveillantes et toutes en pamoison devant les exploits de son équipe de sauvetage, des médias internationaux — prompts à reporter chacune de ses « bonnes actions », mais toutes aussi promptes à censurer tout ce qui peut porter atteinte à la réputation d'Israël, pays censé refléter les « valeurs occidentales » dans ce qu'elles ont de plus parfait.

 

 Ces mêmes médias se cachent délibérément la face devant les actes barbares de l'armée juive d'Israël, qui a détruit à Ghaza, non seulement les lieux d'habitation, mais également les mosquées, les hôpitaux, les écoles, les établissements d'éducation sous toutes leurs formes et leurs niveaux de manière générale, les unités de concassage, les unités de mixage du ciment, les ponts, les routes, les serres de cultures, les champs, les vergers, etc., d'une manière systématique visant à rendre impossible la reconstruction, et maintient depuis quatre ans le siège de près de deux millions d'êtres humains ! Israël impose, sous les yeux indifférents des puissants de ce monde qui, pourtant, se proclament grands maîtres de la nouvelle religion des « droits de l'homme », et depuis plus de quatre ans, un blocus sans faille contre les Palestiniens, et a été jusqu'à classer le ciment comme importation militaire !

 

C'est la première fois dans les annales douanières internationales qu'un des éléments indispensables à la construction est classé comme matériel militaire ! Il faut souligner, s'il le fallait encore, que, face à la souffrance du peuple palestinien, déjà objet de l'injustice de l'expulsion de son territoire par la violence, la passivité de la communauté internationale, si prompte à s'émouvoir pour les victimes d'une catastrophe naturelle, a été quelque peu passive, si ce n'est complice de la politique génocidaire délibérée menée contre Ghaza. L'expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est entre dans la même logique que l'opération dite « Plomb Durci » de destruction militaire de l'enclave.

 

 La politique est la même ; la méthode change ; mais l'objectif est tout tracé par les écrits bibliques auxquels se réfèrent les autorités juives d'Israël, car l'objectif clairement affiché par Israël ne souffre pas d'ambiguïté. Ce n'est pas ce qu'on peut dire de l'attitude des pays, toutes croyances religieuses, toutes ethnies et tout système politique, confondus, vis-à-vis de la volonté génocidaire d'Israël actuellement mise en œuvre contre le peuple de Palestine, de manière clairement incontestable, à Ghaza, comme à Jérusalem-Est, même si c'est sous une forme aussi brutale, mais moins sanglante ! Accélérer le génocide du peuple palestinien pour amener la Paix ?

 

On trouve même des analystes qui justifient ces souffrances par la nécessité d'aboutir rapidement à l'unification des rangs palestiniens, certes digne d'être soutenue. Il est facile de voir, en toute logique, la liaison entre, d'un côté, le blocus de Ghaza et l'interdiction aux Palestiniens y vivant de reconstruire leurs logis et leurs vies, comme la décision d'expulser les habitants originaux de la ville de Jérusalem-Est, et de l'autre, et l'objectif sioniste ultime. Mais il est difficile, sinon impossible, de voir la liaison entre ces deux événements, d'un côté, et de l'autre, non seulement la nécessité d'unifier les rangs des Palestiniens, mais également avec l'aspiration à la paix dans la dignité à laquelle rêvent légitimement les Palestiniens comme les autres Etats concernés. Il est à remarquer que la politique sioniste à l'égard du peuple palestinien ne changera pas d'un iota, que la direction palestinienne soit unie ou non.

 

 La preuve en a été donnée depuis longtemps, alors même qu'il y avait une organisation politique prépondérante. La logique sioniste est une logique génocidaire que les autorités juives d'Israël poursuivront, que les Palestiniens soient soumis à une seule direction, ou confrontent en rangs dispersés les violences qui sont faites contre eux. Nul Etat concerné et intéressé par une paix juste dans la région ne peut se prévaloir de cette situation malheureuse des choses pour justifier sa passivité vis-à-vis de la présente phase du génocide du peuple palestinien.

 

Ce sont la sécurité et l'existence du peuple palestinien qui sont menacées ! La pression de la communauté internationale, tous Etats confondus, doit se porter non sur les Palestiniens mais sur Israël pour qu'elle renonce à son rêve d'un Etat nettoyé de tout autre population que celle professant la religion juive, qu'elle laisse tomber son projet de Grand Israël, qu'elle abandonne son caractère théocratique et adopte les normes internationales modernes de gouvernance ; en bref, qu'elle se transforme d'un Etat rabbinique en un Etat démocratique au sens du terme accepté par les Etats avancés qui s'en réclament. Est-ce trop demander à un Etat que beaucoup présentent comme un modèle reflétant les valeurs modernes ?

 

 En conclusion Les mécanismes de la démocratie moderne ne peuvent pas servir de couverture au sionisme, une idéologie qui ne cache pas ses visées à la fois génocidaires et expansionnistes et constitue une menace, comme une insulte constante, contre la loi et l'ordre international, dont elle fait une moquerie ; le génocide comme le militarisme expansionniste ne peuvent se justifier par la loi de la majorité, surtout si cette majorité a été créée par la répression massive, brutale, barbare et délibérée de la population originale du pays en cause ; les valeurs démocratiques et les droits de l'homme, que l'Occident veut incarner, ne sont-ils que des armes de guerre que l'on utilise exclusivement contre les ennemis déclarés, quelle que soit la source de l'inimitié ? ; tel pourrait apparaître le cas. Israël est la pierre de touche contre laquelle est et sera établie la crédibilité de ces appels au respect des règles de droits et de moralité internationale — dont les pays les plus importants sont les hérauts, et se veulent les défenseurs sans concession, et auxquelles aucun membre de la communauté international, sans exception, ne devrait échapper ; car une seule exception les transformerait en simples prétextes pour justifier des interventions qui n'ont rien à voir avec le besoin pour cette communauté d'accepter un minimum de critères de bonne conduite qui distinguent les Etats normaux des Etats « voyous » à bannir du concert des nations et à exclure des bienfaits de relations internationales fondées sur des principes acceptés par tous, parce que dans l'intérêt de tous ; la décision délibérée du gouvernement juif d'Israël d'expulser la population palestinienne de Jérusalem-Est n'est qu'une étape dans la politique de purification ethnique et religieuse qui constitue le fondement de l'idéologie sioniste ; cette décision, aussi brutale, mais moins sanglante certes, que l'agression sauvage dont Ghaza a été la victime — et qui continue à être sous état de siège, plus longtemps que le siège de Leningrad par les nazis —, entre dans la même logique d'épuration ethnique menée par Israël depuis ces soixante-deux dernières années ; cette décision, même si elle recourt à des méthodes moins violentes et se pare même des oripeaux du système judiciaire d'Israël, qui donne un semblant de légalité à des actes de génocide, s'explique dans la même perspective que l'opération « Plomb Durci » ; il serait vain de considérer que les tenants du sionisme soient disposés à accepter de faire de leur idéologie un objet de négociation, car ce serait la seule voie pouvant mener à une paix véritable. Sans renonciation au sionisme, Israël ne saurait être un partenaire de paix, car cette idéologie a une cohérence qui refuse non seulement l'idée de l'évacuation des territoires occupés, mais également l'idée de deux Etats vivant côte à côte en paix !

 

 La valise ou le cercueil pour les Palestiniens : La vision de la paix selon Israël (2ème partie et fin) En Israël, les seuls droits de l’homme reconnus sont les droits des Juifs S’il y a un point sur lequel les autorités juives d’Israël ne laissent planer aucun doute, c’est que seuls les droits des juifs en Israël sont considérés comme des droits légitimes. Seuls les juifs ont droit à la liberté d’expression sans limite, à la liberté de circulation et de travail, au droit de propriété, au droit à l’éducation, au droit de vivre en paix, au droit de ne pas être arrêtés et emprisonnés sans justifications, au droit de créer des partis politiques, au droit à une justice indépendante, etc. La population palestinienne, qu’elle soit sur le territoire attribué à Israël en 1948, ou dans les territoires occupés, où elle est régie par les autorités militaires juives d’Israël, n’a aucun droit dans le sens défini et reconnu par les pays les plus avancés, et plus simplement aucun droit humain, si ce n’est le droit de ne pas réclamer de droits et le droit de se soumettre passivement à l’arbitraire des autorités juives d’Israël.

 

 En comparaison avec Israël, les pays arabes exemplaires du respect des droits de l’homme et de la femme ! On critique souvent les pays arabes pour les mauvais traitements infligés à leurs citoyens ou leurs administrés, et plus particulièrement aux femmes, mais en comparaison du traitement infligé quotidiennement aux Palestiniens par les autorités juives d’Israël, tous ces pays, si justifiées que soient les critiques qui leur sont adressées, peuvent être considérés comme des paradis des droits de l’homme. Aucun d’entre eux ne traite ses populations, même les plus démunies, avec la cruauté, si ce n’est la férocité infligée par les autorités juives d’Israël à la population palestinienne, toutes conditions et tous sexes confondus. Les femmes palestiniennes ne bénéficient d’aucun privilège par rapport à leurs frères du sexe masculin ; elles sont emprisonnées, violées, interdites de circulation, expulsées de leurs maisons avec leurs enfants, torturées au même titre que les hommes et les enfants palestiniens. Pour les Palestiniens, Israël est un vaste goulag, où même des routes et des villes entières sont exclusivement réservées aux juifs et juives d’Israël, où le nombre de barrages de police ou de l’armée empêchant leur liberté de circulation est de loin supérieur au nombre de barrages installés par les autorités coloniales au temps de la guerre de libération nationale algérienne sur le vaste territoire de notre pays ! Chaque minute de la vie des hommes, femmes et enfants palestiniens, est une minute de violences, d’humiliations et de frustrations qui feraient de l’Afghanistan, alors qu’il était sous contrôle taliban, un paradis sur terre ! Les autorités juives d’Israël ne font pas un secret de cette politique qualifiée d’apartheid par l’ex- président des Etats-Unis, Jimmy Carter. Ces autorités n’ont jamais caché le fait que l’objectif visé par ces mesures, contraires même à la définition la plus restreinte des droits de l’homme, est de forcer les Palestiniens à quitter le territoire sur lequel ils vivent. Même la famine est utilisée comme arme de répression contre les Palestiniens

 

Voici ce que rapporte David Morrison (23 juin 2008 www.david-morrison.org.uk) commentant un document de l’Union européenne qui détaille tous les actes de discrimination et de répression commis par Israël contre les Palestiniens, qu’ils vivent à Ghaza, dans les territoires illégalement occupés et colonisés, ou sur le territoire d’Israël reconnu par les Nations unies en 1948, publié en 2007, soit avant l’agression de fin 2008 dont ce territoire a été l’objet, les Nations unies, l’Union européenne et l’Irlande considèrent de manière ferme qu’en étranglant économiquement Ghaza, Israël a violé les lois humanitaires internationales, et ce n’est pas comme si cet étranglement économique de Ghaza était une erreur momentanée d’un pays qui aurait une histoire sans taches dans le domaine du respect des droits de l’homme. Au contraire, la punition collective imposée au peuple palestinien de Ghaza est une politique délibérée et affirmée du gouvernement israélien qui a été en vigueur de manière plus ou moins étendue depuis des années.

 

 De manière connue de tous, quand Israël a imposé la limitation des importations commerciales de produits alimentaires à Ghaza, un conseiller de haut rang au sein du gouvernement d’Israël, Don Weisglasss, a expliqué que « l’idée est de mettre les Palestiniens au régime, non de les faire mourir de faim ! » Le droit à la sécurité suivant Israël = le droit au génocide du peuple palestinien ? L’ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël, actuellement objet d’une poursuite judiciaire auprès d’un tribunal anglais, pour crimes contre l’humanité, a très bien exprimé cette politique, non seulement en proposant officiellement l’expulsion d’un million cinq cent mille Palestiniens de « 1948 », mais également en ajoutant le commentaire suivant : « Les Palestiniens doivent comprendre qu’ils n’auront aucune vie ici et qu’ils ont intérêt à partir. » Les considérations de sécurité que les autorités juives d’Israël avancent ne sont donc que des prétextes destinés à cacher la vraie raison, qui est d’épurer le territoire, — donné par Dieu aux juifs — de tout groupe considéré comme non-juif. Face à ce refus délibéré des autorités juives d’Israël de se conformer aux normes internationalement acceptées de définition des droits de l’homme, position qui aurait dû mettre cet Etat au ban de la communauté internationale depuis belle lurette, les prétentions à donner des leçons sur les droits de l’homme apparaissent comme des écrans de fumée cachant des desseins de politique étrangère n’ayant rien à voir avec la défense des principes de respect de la personne humaine ; ces critiques sont adressées exclusivement aux pays qui refusent de montrer « patte blanche » et de se plier aux desseins avoués comme aux desseins secrets des pays distributeurs de leçons sur les droits de l’homme !

 

Éliminer les Palestiniens sous couvert de tout prétexte : ligne politique proclamée d’Israël L’attaque barbare contre la population de Ghaza par l’armée juive d’Israël, et où des armes interdites, y compris des munitions radioactives ont été généreusement utilisées contre des populations civiles désarmées, a été présentée comme la conséquence d’une série de faits divers, marqués par le lancement de roquettes et d’obus de mortier sur le territoire, dont les Palestiniens vivant à Ghaza ont été expulsés dans le cadre de la politique de nettoyage ethnique menée en application de l’idéologie sioniste résumée ainsi : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre. » Nombre ont été les commentateurs qui sont allés dans ce sens, y compris parmi ceux qui n’ignorent rien de l’idéologie sioniste.

 

 Pourtant, les déclarations cohérentes faites, avant et après l’agression, par les autorités juives d’Israël, n’ont fait aucun secret de la nature génocidaire de leur action, en totale symbiose avec l’idéologie sioniste : tuer les Palestiniens ou leur rendre la vie impossible, toutes localisations confondues, pour qu’ils quittent de leur propre gré le territoire considéré comme bibliquement réservé exclusivement aux juifs.

 

 Le général grand rabbin d’Israël a confirmé le caractère religieux de cette opération d’annihilation physique, ne faisant que répéter la politique déclarée des autres autorités juives d’Israël. Ghaza et Haïti On a vu la solidarité internationale se manifester, à juste titre, et on ne peut que s’en féliciter, à l’occasion de la catastrophe naturelle dont a été frappée Haïti. Cette catastrophe, si violente qu’elle ait été, a fait, en termes relatifs comme en termes absolus, moins de sans-abris que l’attaque des forces armées juives d’Israël contre Ghaza, dont 90% de la population a perdu son logis.

 

 

 Avec son cynisme habituel, Israël a exploité le drame du peuple haïtien frappé par une catastrophe naturelle imprévisible et aveugle, et a volé au secours de la population haïtienne sous les caméras bienveillantes et toutes en pamoison devant les exploits de son équipe de sauvetage, des médias internationaux — prompts à reporter chacune de ses « bonnes actions », mais toutes aussi promptes à censurer tout ce qui peut porter atteinte à la réputation d’Israël, pays censé refléter les « valeurs occidentales » dans ce qu’elles ont de plus parfait.

 

Ces mêmes médias se cachent délibérément la face devant les actes barbares de l’armée juive d’Israël, qui a détruit à Ghaza, non seulement les lieux d’habitation, mais également les mosquées, les hôpitaux, les écoles, les établissements d’éducation sous toutes leurs formes et leurs niveaux de manière générale, les unités de concassage, les unités de mixage du ciment, les ponts, les routes, les serres de cultures, les champs, les vergers, etc., d’une manière systématique visant à rendre impossible la reconstruction, et maintient depuis quatre ans le siège de près de deux millions d’êtres humains ! Israël impose, sous les yeux indifférents des puissants de ce monde qui, pourtant, se proclament grands maîtres de la nouvelle religion des « droits de l’homme », et depuis plus de quatre ans, un blocus sans faille contre les Palestiniens, et a été jusqu’à classer le ciment comme importation militaire !

 

 C’est la première fois dans les annales douanières internationales qu’un des éléments indispensables à la construction est classé comme matériel militaire ! Il faut souligner, s’il le fallait encore, que, face à la souffrance du peuple palestinien, déjà objet de l’injustice de l’expulsion de son territoire par la violence, la passivité de la communauté internationale, si prompte à s’émouvoir pour les victimes d’une catastrophe naturelle, a été quelque peu passive, si ce n’est complice de la politique génocidaire délibérée menée contre Ghaza. L’expulsion des Palestiniens de Jérusalem-Est entre dans la même logique que l’opération dite « Plomb Durci » de destruction militaire de l’enclave. La politique est la même ; la méthode change ; mais l’objectif est tout tracé par les écrits bibliques auxquels se réfèrent les autorités juives d’Israël, car l’objectif clairement affiché par Israël ne souffre pas d’ambiguïté. Ce n’est pas ce qu’on peut dire de l’attitude des pays, toutes croyances religieuses, toutes ethnies et tout système politique, confondus, vis-à-vis de la volonté génocidaire d’Israël actuellement mise en œuvre contre le peuple de Palestine, de manière clairement incontestable, à Ghaza, comme à Jérusalem-Est, même si c’est sous une forme aussi brutale, mais moins sanglante ! Accélérer le génocide du peuple palestinien pour amener la Paix ?

 

 On trouve même des analystes qui justifient ces souffrances par la nécessité d’aboutir rapidement à l’unification des rangs palestiniens, certes digne d’être soutenue. Il est facile de voir, en toute logique, la liaison entre, d’un côté, le blocus de Ghaza et l’interdiction aux Palestiniens y vivant de reconstruire leurs logis et leurs vies, comme la décision d’expulser les habitants originaux de la ville de Jérusalem-Est, et de l’autre, et l’objectif sioniste ultime. Mais il est difficile, sinon impossible, de voir la liaison entre ces deux événements, d’un côté, et de l’autre, non seulement la nécessité d’unifier les rangs des Palestiniens, mais également avec l’aspiration à la paix dans la dignité à laquelle rêvent légitimement les Palestiniens comme les autres Etats concernés. Il est à remarquer que la politique sioniste à l’égard du peuple palestinien ne changera pas d’un iota, que la direction palestinienne soit unie ou non.

 

 La preuve en a été donnée depuis longtemps, alors même qu’il y avait une organisation politique prépondérante. La logique sioniste est une logique génocidaire que les autorités juives d’Israël poursuivront, que les Palestiniens soient soumis à une seule direction, ou confrontent en rangs dispersés les violences qui sont faites contre eux. Nul Etat concerné et intéressé par une paix juste dans la région ne peut se prévaloir de cette situation malheureuse des choses pour justifier sa passivité vis-à-vis de la présente phase du génocide du peuple palestinien.

 

 Ce sont la sécurité et l’existence du peuple palestinien qui sont menacées ! La pression de la communauté internationale, tous Etats confondus, doit se porter non sur les Palestiniens mais sur Israël pour qu’elle renonce à son rêve d’un Etat nettoyé de tout autre population que celle professant la religion juive, qu’elle laisse tomber son projet de Grand Israël, qu’elle abandonne son caractère théocratique et adopte les normes internationales modernes de gouvernance ; en bref, qu’elle se transforme d’un Etat rabbinique en un Etat démocratique au sens du terme accepté par les Etats avancés qui s’en réclament. Est-ce trop demander à un Etat que beaucoup présentent comme un modèle reflétant les valeurs modernes ?

 

 En conclusion Les mécanismes de la démocratie moderne ne peuvent pas servir de couverture au sionisme, une idéologie qui ne cache pas ses visées à la fois génocidaires et expansionnistes et constitue une menace, comme une insulte constante, contre la loi et l’ordre international, dont elle fait une moquerie ; le génocide comme le militarisme expansionniste ne peuvent se justifier par la loi de la majorité, surtout si cette majorité a été créée par la répression massive, brutale, barbare et délibérée de la population originale du pays en cause ; les valeurs démocratiques et les droits de l’homme, que l’Occident veut incarner, ne sont-ils que des armes de guerre que l’on utilise exclusivement contre les ennemis déclarés, quelle que soit la source de l’inimitié ? ; tel pourrait apparaître le cas. Israël est la pierre de touche contre laquelle est et sera établie la crédibilité de ces appels au respect des règles de droits et de moralité internationale — dont les pays les plus importants sont les hérauts, et se veulent les défenseurs sans concession, et auxquelles aucun membre de la communauté international, sans exception, ne devrait échapper ; car une seule exception les transformerait en simples prétextes pour justifier des interventions qui n’ont rien à voir avec le besoin pour cette communauté d’accepter un minimum de critères de bonne conduite qui distinguent les Etats normaux des Etats « voyous » à bannir du concert des nations et à exclure des bienfaits de relations internationales fondées sur des principes acceptés par tous, parce que dans l’intérêt de tous ; la décision délibérée du gouvernement juif d’Israël d’expulser la population palestinienne de Jérusalem-Est n’est qu’une étape dans la politique de purification ethnique et religieuse qui constitue le fondement de l’idéologie sioniste ; cette décision, aussi brutale, mais moins sanglante certes, que l’agression sauvage dont Ghaza a été la victime — et qui continue à être sous état de siège, plus longtemps que le siège de Leningrad par les nazis —, entre dans la même logique d’épuration ethnique menée par Israël depuis ces soixante-deux dernières années ; cette décision, même si elle recourt à des méthodes moins violentes et se pare même des oripeaux du système judiciaire d’Israël, qui donne un semblant de légalité à des actes de génocide, s’explique dans la même perspective que l’opération « Plomb Durci » ; il serait vain de considérer que les tenants du sionisme soient disposés à accepter de faire de leur idéologie un objet de négociation, car ce serait la seule voie pouvant mener à une paix véritable.

 

Sans renonciation au sionisme, Israël ne saurait être un partenaire de paix, car cette idéologie a une cohérence qui refuse non seulement l’idée de l’évacuation des territoires occupés, mais également l’idée de deux Etats vivant côte à côte en paix !

 

 Par Mourad Benachenhou publié sur El Watan

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