Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 18:30

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, s'est exprimé sur Europe 1 à la sortie de l'hôpital du Val-de-Grâce. Retrouvez son interview.

Comment vous sentez vous?

"Je vais bien après trois jours d’examens approfondis, qui ont donné un bilan satisfaisant qui me permet de sortir. D'une certaine manière c'était une cure de repos obligatoire. Mais je vais quand même prendre quelques jours de repos parce qu'il faut être un peu sérieux avec sa santé. On se croit invulnérable, on se croit en pleine forme, et d’ailleurs on l’est sans doute. Et puis il suffit d’un rien, d’un coup de fatigue, d’avoir tiré sur la corde pour qu’un pépin arrive et à ce moment-là, vous découvrez beaucoup de choses : que vous êtes plus fragile ou un être fragile autant qu’un être fort et puis vous découvrez l’extrême compétence des médecins du système de santé, vous découvrez l'extrême gentillesse des gens, j'ai reçu des centaines et des centaines de messages touchants et émouvants c'est l'occasion pour moi de leur dire merci.

Nicolas Sarkozy a été un des premiers à prendre de vos nouvelles?

Le président de la république m'a appelé très gentiment, il a lui même des souvenirs dans cet hôpital puisqu'il a eu un épisode du même genre, il l' a fait tout a fait gentiment et François Fillon aussi et Martine Aubry aussi et la plupart des responsables politiques français et puis beaucoup de femmes et d'hommes qui simplement avaient envie de dire qu'ils pensaient à moi et au souci de mes proches

Que s'est il passé exactement?

Les médecins ont un nom très savant pour qualifier ce que j'ai eu, ils appellent ça un ictus, le miens était léger, c'est à dire une chute brutale de l'attention et de la mémoire alors que vous êtes en pleine forme. Il y a beaucoup de gens chez qui cela va vers une disparition complète de la mémoire, une mise entre parenthèse comme s' il y avait quelque chose qui disjonctait dans l'attention et dans la mémoire.

Le miens était léger mais ça fait une drôle d'impression parce que si c'est dans la vie, dans la rue, dans votre famille ça passe, quand vous êtes sur un plateau de télévision c'est plus compliqué donc j'ai géré ça comme j'ai pu en m'accrochant et puis voilà.

En sortant de l'émission, j'ai essayé de me persuader qu'il ne se passait rien,je me suis quand même rendu compte qu'il fallait faire quelque chose, donc j'ai filé au Val de Grâce sans même prendre le temps de passer chez moi

C'est ce qui explique votre accrochage avec Yann Barthès?

Non, non mais je sentais qu'il se passait des choses bizarres, et donc les journalistes et Yann Barthès n'y sont pour rien du tout. En vérité, çela a commencé avant, pendant un éditorial que Jean-Michel Apathie faisait, et tout à coup tout cela m'a paru fort étrange et bizarre. Je ne comprenais pas ce qu'il disait, ni à quoi il faisait allusion. Je me suis dit que je ne pouvais pas quitter le plateau.

Ce sont des choses qui arrivent dans une vie, alors ce qui est rassurant, c'est que toutes les notices médicales disent que c'est une chose qui arrive une fois dans une vie et que ça ne se reproduit jamais".

Partager cet article

Repost 0
Published by L'archipélien - dans actualités
commenter cet article

commentaires

Profil

  • L'archipélien
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.
  • Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” Einstein.

Archives